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 Sur un fil (libre)

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MessageSujet: Sur un fil (libre)
Mer 27 Juin - 11:53

Je suis assise sur un banc et je regarde depuis maintenant dix bonne minutes une vieille dame avec son chien. Ce n'est pas la femme âgé qui m'attire, mais son chien. Elle a l'air heureuse avec un animal de compagnie. Devrais je en prendre un ? Je ne serais pas m'en occuper. Et parfois, je suis obligée de remonter au ciel. Il m'est donc difficile de laisser un animal seul. Mais je sais, je sens, que j'ai besoin de serrer quelque chose dans mes bras. Comme un doudou. Je me sens si seule depuis ma destruction. Je ne sais pas comment remonter la pente. Pourtant Sakura Toya a été un homme extrêmement généreux. Sans un seul échange avec lui, il m'a offert une couverture dans cette ville. Un travail et un toit. Je lui en suis très reconnaissante et redevable. Mais je me sens faible, inutile et fragile. Je ne me reconnais plus. La femme que je vois dans le miroir, ce n'est pas moi. Je ne sais pas qui elle est. Mais je ne l'aime pas.

Je lève les yeux vers le ciel et je me souviens de celle que j'étais. L'étoile des cieux. Voilà qui j'étais. Une femme forte, puissante. Mais ce n'était pas ce que je renvoyais comme image en premier. Non. C'était ma douceur, ma bonté, mon amour pour tous.

Je baisse les yeux vers mes mains jointes sur mes genoux. Je porte une petite robe très simple, blanche. A défaut d'être l'Ange que j'étais, je continue d'en porter la couleur blanche. J'aimerais redevenir celle que j'étais. Les évènements se précipitent dans cette ville. Je suis au courant, mais je n'interviens pas. L'épisode de la gare n'ayant pas encore eu lieu ... Mais bientôt. Des morts, par centaines, en si peu de temps. C'est impossible. J'ai sentit tellement d'énergie différentes que j'en ai le tournis. Celle des démons est très forte et elle me terrifie ! J'ai passé plusieurs nuits à dormir dans un coin de ma maison. Même pas dans mon lit. Tant je suis terrifiée. Mais j'ai aussi senti d'autres énergies, des Anges, extrêmement puissants. Qui sont ils ? Que veulent ils ?

Je n'ai pas reçu d'ordre, alors, j'ai honte de l'avouer, mais j'en suis si soulagée. Je ne veux plus de conflit. Je suis ... Inutile. Et la peine m'envahit. Je suis inutile. Oui. Ils le savent. Alors c'est pour cette raison que je n'ai pas de ligne de conduite à suivre. Pourquoi m'en donner, alors que je serais incapable de les réaliser ? Mais une question me taraude. Est ce la fin ? L'Apocalypse ? Car les faits relatés à la télévision semble me prouver que c'est le cas. Et si c'est réellement cela alors ... Alors je dois prendre à ces évènements.

Je relève les yeux vers le ciel. Moi, l'étoile des cieux, je serais descendu et j'aurais jugé cet humanité. La sentence : La mort.

Mais ... Mais j'ai souffert. J'ai connu bien des sévices en enfer. Je sais maintenant ce que ressente les humains. Je lève une main vers mon coeur. J'ai mal. Il me fait souffrir. Mon coeur, mes souvenirs, Genzo. Je ne dois pas douter ! Je suis incapable de douter ! Je dois intervenir !

Je sursaute car le chien de la vieille dame est devant moi, assis. Il agite sa queue en tout sens, ravi. Je finis par lui sourire. Un sourire bon et honnête et je lève doucement ma main pour la mettre au dessus de sa tête. Et sans attendre, le chien lève sa tête pour quémander une caresse. Je ri doucement.

C'est si simple pour eux. Pourquoi ? Pourquoi les humains ne suivent ils plus Dieu ?
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Takasugi Kei
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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Ven 29 Juin - 18:01

    J'aime le hasard, parce qu'il s'oppose au destin. Pour une créature de mon âge, le hasard est une bénédiction, pardon du blasphème. C'est aussi pour cela que les Humains sont si intéressants. Il y a déjà longtemps qu'ils avaient décidé de ne plus croire en Dieu, pour la plupart. Dieu était le destin, et les Hommes devaient l'accepter. Un jour, ils n'ont plus voulu se laisser malmener pour une raison aussi extraordinaire que Dieu. Accepter le destin que Dieu leur imposait, c'était accepter de ne pas pouvoir y échapper. Accepter que leur histoire était écrite à l'avance. Alors les Hommes inventèrent le hasard. Le hasard laisse la place à l'espoir. Il permet aux Hommes de se dire "peut-être ai-je une chance". Dieu et les Anges pensent que les Hommes se voilent la face, mais moi je sais que le hasard existe et que Dieu ne contrôle pas tout. Pourquoi ? Parce que j'étais là avant les Hommes. J'étais là avant que Dieu ne les créé, dans le seul but visible, à mes yeux, de les asservir. J'ai vécu des temps sans destin, des temps où il n'y avait que moi et mes propres décisions. Malgré tout ce qu'il voulait faire croire, le Ciel ne contrôlait pas le destin des Hommes.

    Sinon, jamais il n'aurait mis sur ma route un des Anges préférés de Dieu. Du moins l'était-elle il y a longtemps. L'étoile des Cieux était là, assise sur un banc, et aucune lumière ne se dégageait d'elle. Son aura était terne, sans vie. Je connaissais son histoire, bien sûr, comme bon nombre d'anciens démons et presque tous les Anges. Horrible, terrible, dramatique, voilà ce que j'entendais quand on parlait de Shion.

    Eh bien... les gens critiquaient Genzô pour ce qu'il avait fait, mais au fond, à mes yeux, il n'avait fait qu'être lui-même... Les gens auraient plutôt dû se poser la bonne question. Où était Dieu, pendant tous ces jours son son étoile se faisait torturer en enfer ? Etait-ce donc ainsi qu'il prenait soin de ses enfants ?

    Je m'approchai de Shion, et ma seule présence suffit à faire fuir le petit chien avec lequel elle semblait jouer. L'animal détala en couinant et l'ange leva la tête et me vit. Je lui souris tranquillement.

    - La Terre est un endroit merveilleux pour errer, n'est-ce pas ? C'est mon activité préférée, je dois dire.

    Son aura terne s'anima enfin, mais il n'y avait plus rien de l'ange qu'elle avait été autrefois en elle. A présent, la seule chose capable de la réveiller un peu, c'était la peur. Ou devrais-je dire la terreur ? Car en ce seconde, Shion était terrifiée, un peur absolument incontrôlable. Elle savait pourtant qu'elle n'avait pas à me craindre. Mais comment lui en vouloir ? La peur est comme une créature qui loge en vous sans que vous puissiez la contrôler. Elle se montre sans vous demander votre avis, et il faut du temps et de la patience pour la contrôler.


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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Ven 29 Juin - 19:31


Je suis à ce moment simple et parfait. Il me procure beaucoup de joie et il m'apaise. Je comprends pourquoi les humains aiment tant les animaux. Ils ne parlent pas, ils se contentent de vous aimer. Je lève mon visage vers la vieille dame au loin et elle crie après son chien. Oui, les humains sont ainsi. Eux, ils ne se contentent pas d'aimer. Ils hurlent, ils pleurent, ils crient, ils haïssent. Je suis si triste pour cette femme, pour ce chien. Je baisse de nouveau les yeux vers lui. Il ne demande rien. Juste de l'affection, c'est tout. Pourquoi les humains ne savent ils plus donner ce simple sentiment ? Mais je n'ai finalement pas le temps de chercher à comprendre plus que je vois le chien filer. Ma main était encore en suspens dans le vide, regardant ce chien partir. Mes yeux s'écarquillèrent et mon coeur fit un bond quand j'entendis sa voix. Je n'avais pas besoin de me retourner pour voir que j'étais à côté d'un démon. Comment ? Comment avait il fait pour que je ne le sente pas ? J'avais été déconcentré ? Jamais cela ne me serait arrivé du temps ... De mon ancien temps. Je me retournais au ralenti face à lui et je me levais, terrorisé en voyant à qui j'avais affaire !

Je ne le connaissais, je ne l'avais jamais vu, mais pourtant je savais parfaitement à qui j'avais à faire ! Maintenant qu'il était face à moi, il pouvait bien se présenter de différentes façons face à moi, je le voyais telle qu'il était vraiment. Un prince, un prince démon et pas n'importe lequel ! Je voulais bouger, fuir, tout du moins tourner les talons, mais j'en étais incapable. Je ne pouvais que le regarder lui. Lui, splendide, divin, terrifiant, omniprésent. Je ne pouvais détacher mes yeux de cet être qui était hors du commun. Mais je sentais la panique revenir au galop. Je sentais mes souvenirs remontaient dans le creux de mes reins, de mon coeur, de ma gorge. Je sentais que j'avais envie d'hurler. Il ne faisait rien, mais sa présence était déjà un blasphème suffisant !

En d'autre temps, je me serai retourné et je l'aurais toisé de toute ma grandeur d'âme. Mais là, je n'étais qu’une coquille qui se recroquevillait autant qu'elle le pouvait sur elle même pour qu'il l'oublie. Peut être que si je ne bougeais plus, il m’oublierait ? Et mes yeux finirent par bouger difficilement de lui et de son aura tentatrice pour regarder les alentours. Était-il seul ? Avec ... Avec lui ? Il me terrifiait, mais penser à Genzô me donne encore plus peur ! Peut être qu'il n'apprécierait pas trop de voir qu'un de ses subalternes réussissaient mieux que lui à me donner la frousse ... Peut être ...

Je ... Je ne savais pas que vous étiez parmi eux ... Je ...

Je veux partir ! Je veux m'enfuir ! Laissez-moi !

Je suis en mission pour ma part. Je n'ai guère le temps de me prélasser ...

Comme vous ? Je disais n'importe quoi. L'ancienne moi n'aurait jamais dit ce qu'elle faisait ici ! Depuis quand on disait aux démons ce que l'on faisait ? Depuis quand j'étais aussi débile ?

Je ... Je vais vous laissez profiter de ce parc à votre gré Monsieur ...

Laissez-moi partir. Ne dites rien.

Malheureusement, je ne bougeais pas. J'en étais incapable. Non. Je le regardais lui. Je ne détachais pas mon regard de lui. Et j'étais terrifié. Je commençais à trembler doucement et je sentais ce cri que je voulais sortir qui était dans ma gorge. Bientôt, je ne pourrais plus le retenir. Bientôt je me mettrais à genoux et je le supplierais de m'épargner ... Voilà celle que j'étais devenue ...
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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Mer 4 Juil - 21:24

    Il y a longtemps que je n'avais pas ressenti une telle terreur. En vérité, il y a longtemps que je n'ai plus fait quoi que ce soit qui mérite qu'on ait peur de moi à ce point. On se méfiait de moi, on me respectait, on avait peur, oui. Mais une telle terreur, qui tordait son aura au point que celle-ci semblait en hurler de douleur, cela faisait très longtemps. Et ce n'était pas désagréable. C'était même tout à fait délicieux. Ses yeux, ses lèvres, ses mains s'agitaient, et pourtant elle restait là, comme punaisée sur place, par la seule force de sa peur. Quelque part, c'était triste. Un Ange de Dieu ne devrait pas avoir peur d'un Démon, même un Démon comme moi. Les Anges ne devraient craindre que leur Créateur, c'était ainsi qu'Il les avait créés. Cette Ange-là avait peur de son ombre. Pas étonnant qu'elle soit sur Terre. Je souris en entendant ses explications, que je n'avais pas demandé. Ils avaient dû s'en débarrasser. Inutile dans les Cieux, alors on l'envoyait sur Terre, la poubelle du Ciel et des Enfers, où on envoyait tous ceux qui gênaient. Je pouvais sentir un peu de l'aura de Toya sur elle. Mon vieil ami Toya, mon plus ancien ennemi... Je n'étais pas étonné de savoir qu'il l'avait recueillie. Il était trop bon pour un Ange de sa stature. Un jour, un jour prochain, Sakuya Toya disparaîtrait du paysage, éliminé par ses propres doutes et sa propre charité.

    Je m'assis sur le banc à coté de Shion. Son aura était un orage de terreur. J'étais un Démon, j'étais un prince, et pire, son cauchemar travaillait dans mon entreprise, je le voyais tous les jours. Peut-être même sentait-t-elle son aura sur moi. Kusanagi Genzô. Et pourtant, je n'avais aucune affinité avec lui. J'aime assez les fous, ils sont imprévisibles et amusants. Mais celui-là est un fou d'une stature à surveiller, et il travaille dans mon entreprise, sans être pour autant sous mes ordres. Une situation quelque peu inconfortable, mais je préfère cent fois l'avoir sous la main à la Hellsing que le savoir en train de errer sur Terre à répandre sa folie.

    - Ne m'appelle pas Monsieur, je ne suis pas un Humain.

    J'avais parlé d'un ton tranquille, sans aucune colère ou remontrance. Mais comprenait-elle seulement ce que je disais... c'était amusant, et en même temps, bien dommage... J'aurais pu lui dire que je ne toucherai jamais à un seul de ses cheveux. On ne pouvait pas savoir comment réagirait son Créateur, cette fois... J'aurais pu lui dire qu'elle n'avait rien à craindre avec moi, mais ça aurait été inutile.

    - Je sais que tu es en mission. Tu travailles même pour Toya. C'est un Ange comme on en fait plus...

    Un peu comme elle, songeai-je à part moi. Le genre d'Ange à ne pas pouvoir s'empêcher de croire, en tout, en Dieu, en les Humains, en une issue positive à cette guerre... Il n'y avait que lui pour recueillir cette Ange dysfonctionnelle.


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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Ven 13 Juil - 6:40

Je le regardais s’asseoir incapable de prendre mes jambes à mon cou. Tout en moi hurlait de bouger, mais je continuais de le dévisager. Dévisager cet humain en face de moi qui était d'une beauté ténébreuse. Etant un ange; je n'étais nullement attiré par les humains ou les apparences humaines, mais les démons revêtaient souvent une apparence trompeuse, doucereuse, voir dangereuse pour attirer à eux bien plus d'humains qui voulaient se brûler les ailes. Il suffisait que ce démon se balade dans la rue pour augmenter le nombre dans ses rangs. Un simple regard, un simple geste nonchalant de la main et des homme comme des femmes se précipiteraient à sa suite. Comment les humains pouvaient être aussi idiot pour ne pas se rendre compte de son aura ? Immonde. Abject. Il ne devait pas être là ! Il était une abomination. L'espace de quelques secondes, ma détermination du sans doute transparaître. Un éphémère moment de mon ancienne aura. Droite, fière et sûr d'elle. Mais dès qu'il parla, je me mis à sursauter comme si il venait de me gifler ! Il n'avait pourtant rien fait de mal mais la conversation s'avérerait très difficile entre nous deux. Surtout que j'avais vraiment la désagréable impression que Kusanagi Genzö était prêt de lui. Se cachait il de moi pour me sauter dessus une nouvelle fois ? Je savais que si je retombais dans ses filets, cette fois-ci, je ne me remettrais pas. Il suffisait de voir celle que j'étais actuellement. Je levais mes mains vers mon bras pour me protéger d'un froid inexistant. Le froid de mon coeur, le froid de mon âme. Un geste de faiblesse face à ce démon, mais j'étais incapable de réfléchir correctement en sa présence.

Comment dois je vous appeler en ce cas ?

Je n'avais aucune envie de l'appeler, mais si je pouvais connaître son véritable nom, cela était toujours tentant de le faire. Je savais que c'était idiot. Surtout qu'il me ferait sans doute taire une fois cette information en ma possession. Autant dire qu'il faudrait que je "cours" vite ! Je sursautais de nouveau quand il parla, et le rouge me monta aux joues quand il parla de Toya. Inutile de feindre de ne pas le connaître ! J'étais vraiment une piètre menteuse. Je dévoilais les informations sans rien dire et sans qu'il ne fasse quoi que ce soit pour les avoir ! J'étais si faible ... Si bête. Je fermais les yeux au prix d'un grand effort. Car il me terrifiait. Et si je fermais les yeux, il pouvait en profiter pour je ne sais quoi faire. Mais j'avais besoin de ne plus le voir. De me recentrer quelques secondes.

Sakuya-Sama est ... C'est ...

Je rouvris les yeux et je le regardais avec une flamme vive dans les yeux, une dévotion.

Il est ce que nous devrions tous être.... Vous y compris ...

Je marchais sur des oeufs, je tremblais, mais je ne pouvais me taire.

Quand allez vous commencer à semer la mort ...

Je ne devrais pas poser ce genre de questions. Surtout pas à lui. Surtout pas à eux. Mais c'est dans l'air. Et en tant qu'Ange de la Domination, je me devrais de participer à tout cela. Mais y arriverais je ?
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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Sam 21 Juil - 16:48

    Sa question était pleine de défi, même si elle-même ne s'en rendait pas forcément compte. Des réminiscences de ce qu'elle avait été... en un temps où l'aura qu'elle dégageait était si lumineuse qu'elle suffisait à faire détourner les yeux à beaucoup de démons. Mais c'était aussi pour cela que Genzô l'avait emmenée. Je ne pouvais que le comprendre... Non pas que j'aurais fait la même chose, bien sûr. Simplement, une aura aussi pure, aussi dorée, ne pouvait qu'attirer les pires monstres de ce monde et des autres. C'était le revers de la médaille. Et les Humains reproduisaient ceci à la perfection : plus ils avaient du pouvoir, plus ils avaient de l'influence, et plus les gens se rassemblaient pour les jeter à terre. Et plus la chute était rude, bien sûr. Jalousie. Crainte. Incompréhension. Désir. Toutes ces choses qui avaient menées Genzô à éteindre à jamais la flamme de l'aura de Shion, et qu'aujourd'hui les Humains reproduisaient à la perfection au sein même de la Hellsing...

    Je levai les yeux aux ciel, faisant mine de réfléchir à sa question.

    - Voyons voir... j'ai eu tellement de noms au fil des siècles... Mais puisque tu es une amie de Toya, appelle-moi comme il m'appelle : Kei.

    Soudain, je fus curieux de savoir si pendant tout le temps où Genzô l'avait eue entre les mains, Shion lui avait révélé son nom véritable. Le lui avait-il arraché à force de la torturer ? J'en doutais fortement. Peut-être que du fin fond de son enfer, Shion avait encore eu la force de se raccrocher à cette ultime part de sa personnalité et de ce qui faisait d'elle un Ange. Le nom véritable des Ange leur est donné par Dieu en personne. C'est lui qui le leur souffle à l'oreille lors de leur renaissance. C'est quelque chose que beaucoup d'entre eux ne voient comme une faiblesse, mais Shion était assez sage pour savoir que c'était plus que cela. C'était un ultime cadeau de leur Dieu. Elle n'avait pas pu le dire à Genzô. De toute façon, s'il l'avait su, il s'en serait déjà servi pour la retrouver et faire d'elle ce qu'il voulait. Il en mourait d'envie, mais il ne l'avait pas encore fait, ce qui prouvait qu'il ne le connaissait pas.

    L'entendant parler de Toya, je laissai échapper un petit rire ravi. Il était comme ça, Toya. Capable de rassembler les gens autour de lui, son aura, ses paroles, ses croyances... Ça n'était pas un hasard s'il était un des trois Anges les plus puissants juste après Dieu. Et pourtant, il avait tant de faiblesses... Ses brebis s'en rendaient-elles compte seulement ? Shion savait-elle tout le mal que Toya avait causé à cette Terre et aux Hommes qui la peuplaient au fil de leur Histoire ? Bien sûr, c'étaient les ordres de Dieu... la défense ultime des Anges, la pire de toute à mon sens... Nous, Démons, assumions nos actes. Toya continuait de se voiler la face, même si ce voile commençait à se déchirer. Enfin, après des millénaires, il acceptait de se poser des questions. cela le plongeait dans une torture mentale absolument délectable. Pauvre Toya.

    - Tu parles de l'Apocalypse ? Dois-je te rappeler que c'est le choix de ton Dieu ? La destruction viendra des Cieux et non pas des Enfers. Même s'il est évident que les Démons se feront un plaisir d'y participer.

    Je ris à nouveau, puis levai deux doigts en l'air d'un air malicieux. Deux années, au regard des Hommes, c'était long. Pour nous, créatures immortelles, cela revenait à demain.

    - Ne me dis pas que tu y trouves à redire ? Ce ne serait pas très angélique de ta part... à moins que tu veuilles te rebeller contre ton Père ? Si tu faisais ça, tu serais la bienvenue en Enfer...

    Car tout Ange qui se rebellait contre Dieu tombait en Enfer. Au-delà du dégoût que cela devait provoquer en elle, trahir Dieu, il y avait aussi ce détail amusant : elle retrouverait Genzô en Enfer. ne serait-ce pas charmant ?


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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Sam 21 Juil - 18:40

J'avais du le mettre sur une fausse piste et cela me gênait. Je n'étais pas l'amie de Toya. Juste une employée, rien de plus. Enfin, une employée, non, un ange à son service. Mais je n'étais pas son amie. J'avais besoin de lui dire, de me justifier, mais je gardais le silence. Moins je parlais, plus je me sentais en sécurité. C'était ridicule, mais c'était ainsi. Je le nommerais donc Kei, mais je savais qu'il était bien plus qu'un Kei ou qu'un Démon. Qui était il donc vraiment ? Je le regardais car j'avais peur et il me regardait rarement préférant regarder le ciel. Dieu sans doute. Cela me convenait parfaitement. Qu'il prie Dieu, peut être le pardonnerait il pour ses péchés ... Peut être. Mais je ne le comprenais pas et je ne comprenais pas ses réactions. Pourquoi riait-il ? Qui avait-il de drôle ? Qu'avais je dis ? Rien et pourtant il riait. Je n'en prenais pas ombrage et je ne m'en vexais pas. J'étais certes un Ange déchu ... Sans doute ... Mais j'étais âgée, très âgée et je savais qu'il y avait des choses que faisait les Démons juste pour nous chercher, nous trouver, nous faire sortir de nos gonds. Mais cela ne fonctionnait pas avec moi. Bon, ok, il y avait plus de tremblements que je ne voulais en montrer, mais en tout les cas, il pouvait bien rire de moi ou de mes paroles, cela ne me toucherait pas !

Je le regardais parler de l'apocalypse et j'avais envie de le gifler. Oui, c'était contradictoire avec mes pensées d'avant. Mais tout était de leurs fautes ! LEURS fautes !

Vous pervertissez les humains ! Vous leur susurrez des mots, vous les tentez, vous les détournez du droit de chemin. A cause de vous ils se perdent. Ils s’égarent. Et ils ne veulent pas admettre qu'ils ont eu tort. Bien trop fier pour oser dire pardon. Bien trop honteux pour s'agenouiller. Bien trop démonisé pour nous ouvrir leur bras. Vous les insistez à croire que le pardon leur sera refusé alors que je n'attends qu'une chose, ouvrir mes bras pour les accueillir en mon sein. Vous les avez détournés de nous. L'Apocalypse n'est que la conséquence de VOS actes.

Il parlait à moi, Shion, ancienne chef de la Domination. Première guerrière de l'Apocalypse. Je ne devrais être que dans un seul lieu, en première tête lors de l'assaut final. Pourtant, je savais que je n'y serais pas. J'en serais incapable. Et cela me donnait envie de pleurer, de m’effondrer. Et rien que d'y penser, je baissais mes bras. Ma main droite vint se mettre sur mon bras gauche et je le serrais fortement. Mes lèvres se crispèrent et je mordis ma lèvre inférieure en tremblant. Mes yeux étaient baissés vers le sol, la verdure et j'avais envie d'hurler devant tant de détresse. Ma détresse. J'étais si faible ! Je devais être là pour mon Dieu. Je devais lui rendre hommage, lui rendre l'amour qu'il m'avait donné sans concession. Et pourtant, je n'étais plus que l'ombre de moi même. Me pardonnerait-il cet affront ? Me pardonnerait-il ma faiblesse ? Ma peur ? Peut être que si il me disait juste quelques mots, je repartirais aussi vite et aussi forte que l'étais avant ? Mais n'était ce pas injuste de ma part d'attendre un geste de la sienne ? Non. Je ne voulais rien de lui. C'était à moi de lui prouver que j'étais plus forte que cela ! Mais fasse à Kei, par exemple, je n'en menais pas large. Il suffisait que je relève les yeux vers lui pour trembler de nouveau. Je finis par me fermer à ses commentaires et un certain calme transparu dans ma voix. Car j'étais sûr de ce que je disais.

Je vous remercie pour votre proposition ... Kei. Mais nous savons parfaitement tous les deux que je ne suis pas prête à servir un autre Dieu que le mien. Je suivrais ses ordres qu'elle qu'il soit. Et je mourrais pour lui bien avant de rejoindre vos enfers ...

Mais la dernière phrase me trahit !

J'avais prononcé son prénom pour lui montrer que j'avais confiance en moi et sans doute le narguer un peu. Juste un tout petit peu. Mais quand je citais le mot enfer, un petit cri de souris sortie de ma bouche. Je reculais d'un pas puis deux, me sentant chuter et je le regardais incrédule. Je tenais encore debout, je ne savais trop comment, mais le mot enfer résonnait dans mes oreilles. Il me vrillait les tympans et le coeur. Je revoyais certains instants, je revivais certaines douleurs, et j'avais envie de m'accroupir, de fermer les yeux et d'oublier. Et c'est ce que j'aurais fait si il n'était pas là ... Cependant, maintenant, je le regardais terrorisé. Non pas par lui, mais par ma réaction. Par l'opportunité que je lui laissais de m'atteindre encore plus ! Je n'osais plus bouger, respirer, parler. Je me contentais de le regarder en espérant qu'il partirait ...
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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Lun 23 Juil - 20:03

    Décidément, elle me rappelait Toya par bien des aspects. Lui aussi m'avait tenu ce discours, au moins un bon millier de fois. La différence entre eux était que Toya n'y croyait plus, et c'était cela qui le dévorait de l'intérieur. Shion, elle, voulait encore y croire. Elle voulait se raccrocher à cette vision des choses, parce que cela était commode : les Démons étaient mauvais et les Anges étaient bons. Et ainsi, la limite était claire. Et cela donnait un sens à ce qu'elle avait subi. Elle était un Ange et Genzô un Démon, donc, il était logique qu'il s'en soit pris à elle, et elle n'était pas en faute. Tout ça était si simple, dans son esprit, jusque dans sa bouche qui véhiculait à la perfection la propagande des Anges...

    Ainsi donc ce serait les Démons qui ont perverti l'Humanité ? Mon sourire disparut, car j'étais plongé dans mes pensées. Heureusement, les choses n'étaient pas si simples, sinon elles auraient été d'un ennui... Lorsqu'un Homme naissait, il était comme une page blanche, et c'était son éducation, son environnement, l'exemple de ses parents, son expériences de la vie qui feraient de lui un être sans cesse en balance, capable du pire comme du meilleur et en toute conscience des choses. Bien sûr, il existaient des Humains vraiment mauvais, et des Humains foncièrement bons. Mais il s'agissait là d'extrêmes. Non, la grande majorité des Humains oscillaient sans cesse entre les deux, et oui, il était beaucoup plus simple pour eux de faire le mal que de faire le bien, et ce depuis toujours. Les Humains aimaient penser qu'ils étaient devenus plus individualistes en ce 21e siècle, et que c'était pour cela qu'ils connaissaient une époque de violence physique et morale sans égale. Mais il en a toujours été ainsi. Il est toujours plus simple de dépouiller le mendiant que de lui donner une pièce. Toujours plus facile de jalouser son voisin que d'admirer sa réussite. Toujours plus facile de se déchirer que de s'aimer. Dieu avait fait les Hommes à son image, disait-on - l'un des plus grands mensonges de l'Humanité. Les premiers Anges étaient à l'image de Dieu. Les Hommes ne ressemblaient à personne d'autre qu'à des Hommes.

    - Si ça te plaît de penser ainsi, grand bien te fasse. Mais les Démons comme les Anges ne font qu'ouvrir la porte. Ce sont les Humains qui choisissent de franchir le pas. Ils profitent comme ils l'entendent de leur fameux libre-arbitre. Et c'est leur croyance en Dieu qui les contraint.

    Pauvre créature brisée. Bien sûr qu'elle se raccrochait à cela. Sans Dieu, qu'est-elle ? Sans le Créateur et le rôle qu'Il lui a confié, à quoi sert-il de vivre ? Dieu est sa définition même, et si elle l'abandonne, alors elle disparaît. Devenir un Démon n'était pas une option pour elle. Sa terreur jaillit en elle, si puissante que j'en sentis le goût sur ma langue, un goût que je n'avais pas senti depuis longtemps. J'aurais pu lever la main, lui saisir doucement le poignet, mais je doutai que cela la calme, au contraire. Et pourtant, il y avait encore des choses à dire, des choses qu'elle ne voulait certainement pas entendre.

    - Il est ici, étoile des Cieux. Ton pire cauchemar marche sur cette même Terre où tu te trouves. Tu as fait le choix de venir ici, réduisant la distance entre vous. Ne le crois-tu pas capable de te sentir, à présent que vous partagez le même monde ?

    Pour le moment, Genzô ne m'avait pas donné l'impression de l'avoir ressentie. Il faut dire que l'aura de Shion était si terne qu'elle aurait pu passer pour une Humaine. Mais cette ville était petite, contrairement à ce que pensaient les Humains. Un jour, ils seront de nouveau face à face. Un moment intéressant, sans nul doute.


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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Mar 24 Juil - 7:15

Il restait là assis tranquillement. Il ne faisait rien. Il n'était ni méchant, ni hautain, juste là. Il ne me terrifiait pas de son regard, il ne me violentait pas physiquement. Non, il était juste "normal". Je sentais son aura écrasante, mais même celle-ci ne semblait pas me vouloir du mal. Non, je ne ressentais rien émanant de lui. Mais on sait que le malin prend bien des formes ! Cependant, cela me troublait d'être en face de ce démon et de discuter avec lui. Discuter ... Je ne le faisais pas avec les démons. Je les chassais et je les tuais. C'était aussi simple que cela. Et quand je m'étais retrouvée face à mon pire cauchemar, je l'avais supplié des jours durant. Oui, c'était bien la seule fois où j'avais discuté ... Pour ma vie. Et j'en avais honte ! Car je n'étais pas forte. J'avais baissé les bras dès les premiers jours. Dès les premiers jours j'étais devenue une créature faible et sans avenir. Méritais je encore mon statut d'Ange ? Je le supposais vu que j'en étais encore un. J'écoutais ses paroles et je continuais de le répondre, ne comprenant pas pourquoi je continuais cette discussion avec lui.Elle était vaine de toute façon. Jamais nous ne serions d'accord.

Ce que vous promettez aux humains et bien plus facile à obtenir que ce que nous leur proposons. Nous leurs demandons de tendre l'autre joue, nous leurs demandons de donner aux faibles, même si eux même le sont. Ils doivent vivre dans leur foi la plus pur sans jamais se plaindre de leur propre vie et en embélissant la vie des autres. Et s'ils suivent cette voix, nous leur ouvrirons un Paradis qu'ils ne pourront même pas imaginer ! Nous leurs demandons une vie de sacrifice. Vous leurs demandez une vie d’oisiveté, de permissivité et d’opulence ! De plus, les humains attendent trop de miracles. Ils attendent trop de Dieu. Mais ceux qu'ils n'ont toujours pas compris, c'est que c'est à eux d'obtenir les choses. Par leur travail, leur force de caractère, leur engagement. Leur croyance en Dieu, c'est ce qu'il y a de plus beau. Car plus ils souffrent, plus le Paradis ...

Je n'avais pas sentit les larmes coulaient le long de mes joues; Je croyais en ce que je disais. La vie n'était pas que joie et richesse. Elle était peine et douleur. Il fallait avoir la foie et être fort pour endurer ce calvaire. Et une fois que la mort viendrait nous faucher, il fallait l’accueillir à bras ouvert, ne pas en avoir peur et ouvrir les yeux sur ... Dieu. Avec toutes les nouvelles technologies, toutes les nouvelles religions, les humains ne croyaient plus et ils se perdaient. Et cela me percer le coeur aussi fort qu'une lance. Car je perdais ceux pour qui je me battais. Je croyais en eux. Alors pourquoi eux ne croyaient ils pas en lui ? Je ne cachais pas mes larmes, c'était inutile. Je n'en avais pas honte. C'était ma foi qui transparaissait dans ses larmes d'eau et de sel.J'aimerais tellement faire plus. Tellement. Je finis par écarquiller les yeux quand il prononça mon nom. Je me doutais qu'il savait qui j'étais, mais cela me surprenait toujours. Et cela me peinait. Car avant, mon nom inspirait le respect, la méfiance et le prudence. Maintenant, il n'était plus qu'un nom. Maintenant, je n'étais qu'une étoile tombée du ciel ... Etais je bannis des cieux ? Mais un froid s'empara de mon corps et de mon coeur. Je ne respirais plus, je ne bougeais plus, je ne vivais plus. Ainsi donc il était ici. Je l'avais sentit mais je m'éloignais vite de cette aura que je ne pourrais jamais oublié. Est ce que l'autre était ici aussi ? Ce fameux démon qui m'avait donné son nom véritable ? Je me maudis de penser à lui dans un tel moment ! Mais si il m'avait sauvé une fois, le ferait il une seconde fois ? Et pourquoi l'avoir fait ? Pour qu'un Ange se sente redevable envers un Démon ? Pour leurs propres histoires de politiques et de hiérarchie ?

Je ... Il ... C'est ...

Froid. Oubli. Terreur. Torpeur.

Je n'y arrivais plus. Je me laissais tombé sur le banc, à côté d'un de mes pires cauchemars. Je ne voulais pas être si proche de ce démon, mais mes jambes ne me portaient plus. Je regardais droit devant moi, l'herbe. Je ne voulais voir personne et je devais ressembler à une personne en crise. Ce que j'étais à me tenir les bras avec les deux mains. M'entourant comme je pouvais pour me réchauffer. Je ne pouvais pas fermer les yeux de peur qu'il apparaisse devant moi. Et je ne cherchais même plus à surveiller mes arrières. J'oubliais tout sauf ma détresse.

Lai ... Laissez le loin de moi ... Si ... S'il vous plaît. Je ... Je vous en supplie, je ne veux plus qu'il m'approche ...

Tristesse. Peine. Douleur.

Je faisais ce qu'un Ange ne devait pas faire. Je suppliais un démon. Combien en avais je supplié en enfer ? Je n'étais pas un Ange. Je n'étais qu'un déchet !

Pardonnez moi.

Pardonnez moi. Je vous en supplie.

Pardonnez moi ... Dieu !
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Takasugi Kei
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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)
Sam 28 Juil - 8:43

    Si tous les Anges de Dieu étaient comme elle, cela fait longtemps que la question aurait été réglée entre eux et les Démons. Je suppose qu'elle est l'Ange idéal, telle que leur Créateur l'avait imaginé. Dans son esprit à Lui, tous ses Anges auraient dû être comme elle. Quelque chose a raté quelque part et aujourd'hui ils sont tous plus méprisant et violents les uns que les autres, mais quelques anges véritables existent encore et Shion en fait partie. Ils sont peu, les anges capable de prendre la défense des Humains tout en acceptant qu'ils se soumettent aux règles de Dieu telles qu'Il les a édictées. Certains anges prônent plutôt la liberté des Humains, un comportement passible de mort, pour ce que je sais. Mais Shion a gardé cet équilibre-là. Ma théorie est que les choses ont mal tourné à partir du moment où Dieu a décidé que les anges seraient désormais des humains réincarnés. Pour moi, un Humain sera toujours un Humain, même après sa mort et sa renaissance sous forme d'ange.

    Moi je n'ai jamais été ange, je n'ai pas déchu, j'étais avant, comme on dit. Quand les anges ont commencé à déchoir, devenant des démons, ils ont pris possession des royaumes souterrains, chassant mes frères, même s'ils n'étaient pas vraiment mes frères, les démons originels. C'était une période très intéressante. Mais n'ayant jamais été dans les Cieux, n'ayant jamais vu Dieu, je suis fasciné par Lui. J'espère un jour pouvoir le rencontrer. Et si je dois forcer les portes de l'Eden pour cela, ainsi soit-il.

    Mais même la plus parfaite des Ange était facile à troubler. Il avait suffit que je prononce son nom, que je lui dise qu'il était aussi, pour qu'aussitôt elle perde tous ses moyens, et ce fut spectaculaire. Je pouvais presque lire sur son visage et dans ses yeux que mes quelques mots l'avaient renvoyées dans le passé. Comme un film qui passerait et repasserait inlassablement dans sa tête sans qu'elle puisse rien n'y faire... Une vraie malédiction. Je la sentis s'éloigner, comme si se couper du monde extérieur était sa meilleure défense. Ne plus rien voir, ne plus rien entendre, enfermée dans un cocon de terreur, paralysée. Telle qu'elle était en cette seconde, elle tait totalement vulnérable. J'aurais pu la tuer d'un geste. Cette pensée effleura mon esprit, mais sans que l'envie de passer à l'acte l'accompagne. C'était une simple constatation.

    J'envisageai un instant de partir. Mais la laisser là revenait à la condamner à mort. N'importe quel ange ou démon qui passerait par là pourrait la tuer, et je songeai que Toya m'en voudrait certainement pour cela. De même, je n'avais aucune intention de la toucher ou de lui parler, puisque cela ne ferait qu'aggraver les choses. Je souris légèrement; étrange chose que la psychée des Ange. Dieu les avait vraiment créés si vulnérables... Et quelle ironie, en vérité, que Shion, dans sa terreur absolue, ait atteint une sorte de folie en tout point semblable à celle de Genzô.

    - Vous vous ressemblez tous les deux.

    Je n'étais pas certain que mes paroles l'atteignent, mais cette constatation était si amusante que je l'émis tout haut, plus pour moi-même que pour elle.

    - Il vit avec le même genre de terreur, même si elle est d'une toute autre origine. La différence entre vous, c'est que sa peur le pousse à agir, même quand cela le dessert, alors que la tienne te paralyse sur place. Il est le loup et tu es l'agneau.

    Quelque part, je me demandais si ça n'était pas par pure solitude que Genzô avait agi ainsi. Plus on est fou et plus on se sent seul. Briser quelqu'un était le meilleur moyen de ne plus se sentir seul. Sacré Genzô.


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MessageSujet: Re: Sur un fil (libre)

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