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 Time is going over and over

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Hajimari Mariko
Creature † Walker

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MessageSujet: Time is going over and over
Mer 13 Juin - 18:51



    &
    Hajimari Mariko & Takeshi Miura

    L’eau. Si immense. Si bleue ou azure, marine ou noire. Si changeante, si imprévisible. Calme et reposante. Violente et meurtrière. Un des éléments indispensable à la nature. Capable de prodige qu’ils soient constructifs ou destructeurs. Capable des pires horreurs et des plus beaux bien faits. Indispensable. Nécessaire.

    C’est dans cet élément que Mariko était né, c’est dans cet élément qu’elle continuait de vivre en partie et c’est dans ce dernier qu’elle ferait en sorte de mourir. L’eau était en elle comme son sang, son oxygène, son soleil, son repère. C’était son élément. Reptile des eaux, elle ne vivait réellement qu’en lui. Elle ne pouvait survivre sans eau. Et sans doute l’eau, se sentirait bien pauvre sans cette créature si grande et si belle en son sein. En rien elle ne contrôlait les eaux, mais ensemble ils ne faisaient plus qu’un. Comme chaque créature vivante, elle avait un lien particulier avec un des éléments. Les hommes avaient la Terre. Ils avaient beaux vouloir contrôler l’eau, jamais ils ne le feraient avec autant de savoir-faire que Mariko. Les animaux ailés avaient le ciel et l’air. Les animaux marins comme Mariko avaient l’eau. Chacun avait son élément.

    Paressant au bord du fleuve vers la Tour de Tokyo, Mariko marchait lentement, les yeux rivés dans cette eau. Elle n’était pas aussi pure et attirante que celle des Cieux, mais pour une ville comme Tokyo, l’eau ici n’était pas trop polluée. On pouvait encore sentir la force animal et végétal qui habitait près et dans ces eaux. La folie humaine n’avait donc pas tout touché. Heureusement. Car la colère de Mariko aurait été légitime. Elle portait en elle tellement de douleur, de souffrance et de blessure. Son bien-aimé lui avait été enlevé lorsque Dieu avait créé les humains par peur qu’ils ne décident de reprendre la Terre. Leur terrain de jeu. Leur nid. Mais le partage avait été fait sans problème. Les Hommes sur la Terre, les deux uniques Léviathan existant dans les eaux. Tout allait si bien. Mais la peur fait commettre tellement d’horreur. Et Dieu avait eu peur. Il l’avait tué. Il lui avait pris sa moitié.

    Mais elle était unique en son genre. Il fallait qu’un des deux survive. Que l’espère ne disparaisse pas. Alors Il avait laissé Mariko en vie. Seule. Immortelle. Sinon, comment s’assurer l’existence de cette créature si grandiose dans ce monde ? Il fallait qu’elle puisse traverser le temps et l’espace, pour qu’elle reste auprès de Lui. Car Lui, l’aimait comme un Père aime sa Fille. Mais quel Père peut infliger de telle souffrance à sa Fille ? Lui ôter son bien aimé avait été une des douleurs les plus infernales qu’avait connues Mariko. Mais le châtiment de la rendre immortelle lui avait ôté tout espoir.

    Car aujourd’hui Mariko, n’était qu’une coquille vide qui n’attendait que l’Apocalypse. Qu’elle se déchaine contre tout et tous. Que Dieu lui rende enfin sa liberté. Alors elle attendait. Encore et encore. Mais le destin avait mis deux jeunes demoiselles sur sa route. Deux Aïons. Deux petites créatures fragiles et haïs de tous. Elle avait alors décidé de les prendre sous sa protection. De les protéger. Comme ses petits qu’elle n’avait jamais eus. Comme si sa vie ne dépendait que d’elles. C’était rassurant et se trouver enfin une raison d’errer sur Terre. Une raison de fuir le Paradis. De le fuir Lui. Les humains n’étaient pas responsables de la mort de son aimé. C’était Dieu et Dieu seul qu’elle blâmait.

    Elle était lasse et laissa un soupire lui échapper. Elle était fatiguée de vivre. Elle ôta alors ses chaussures, remonta son pantalon et s’assit sur la pierre par terre, laissant ses jambes patauger dans l’eau. Quelque chose bougea dans l’eau sur sa droite et la jeune femme, apparemment d’une vingtaine d’année tourna la tête. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. C’était si rare de nos jours. Elle tendit la main et un reptile long, fin et coloré glissa lentement sur sa main, puis remonta sur son bras. Un serpent d’eau. Plus précisément une couleuvre à collier. Comment diable était-elle arrivée ici ? En tout cas, elle s’était trouvé un bien gros compagnon. En montant sur son bras, Mariko senti le serpent la serrer doucement avant de desserrer son étreinte. Entre reptile on se comprend ?

    Mariko se figea soudain. Une présence se fit sentir. Le dragon fronça les sourcils et se concentra. Elle avait déjà senti cette aura mais pas comme ça. Plus lumineuse, plus blanche… Elle ne fit alors aucun geste. Qu’importe. Si elle la connaissait vraiment, la personne viendrait d’elle-même. Elle était lasse et fatiguée. Et puis elle venait de se faire une amie. Le serpent siffla alors doucement avant de s’installer sur ses épaules, comme pour piquer un somme. Bonne idée tient.


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MessageSujet: Re: Time is going over and over
Mer 20 Juin - 21:25

Aaaaaaaaaaah ! Enfin ! J’ai fini ma journée ! Et celle-ci fut longue … Certes, j’aime aider les humains et mon métier d’infirmier me permettait entre autre d’assouvir ma philanthropie en douce car étant un démon, il est mal vu de mes congénères d’aider un humain. La race vouée à mourir. La race qui allait être détruite par son créateur. Bref, la race rejetée de tous, dont personne ne voulait ni ne tenter d’y apporter main forte. J’avais choisi d’apporter en cachette mon soutient à cette race. Car oui, de part mon métier d’infirmier, j’aide en quelque sorte les humains. J’aime les humains. Leur innocence. Leur pureté. Leur naïveté. Après, si certains sont mauvais, je tente le mieux que je peux dans le remettre dans le « droit chemin ». Je n’aime pas cette expression, même si c’est la plus appropriée. Si je ne l’aime, c’est pour une raison toute simple : je renie tout ce qui touche à Dieu. Autrefois, je servais cet être. Quand j’y repense, je me demande comment j’ai pu être aussi servile pendant toutes ses années. Il m’a peut être fallu un déclic pour pouvoir me rendre compte de la situation dans laquelle j’évoluais. Oui. Ce déclic fut mon boulot d’ange gardien. C’est pourtant un boulot prestigieux. On vous l’accorde car vous êtes digne de confiance. De confiance, oui. Lorsque j’ai appris à connaître l’humain que je servais, j’ai été répugné de ce travail. Ainsi donc, même les pires ordures avaient leur propre étoile ? Les gens qui contrôlaient la vie des autres comme bon leur semblent, faire voir l’enfer sur terre à d’autres ou tout simplement, supprimer leur existence d’un simple claquement de doigts. Car oui, l’humain que je me devais de protéger été comme cela : vil et perfide. J’avais bien sur demandé à mes supérieurs pourquoi cet être abject avait obtenu le privilège d’avoir un ange gardien à ses cotés. La raison ne me regardait pas. Oui, la confiance. Comment faire confiance maintenant ? Tout mon bon sens de la vie, que j’avais acquis au cours des siècles, avait été déréglé. Ainsi, ce n’était pas les bons et les justes qui triomphaient mais seulement les plus forts ? Tout cela était injuste. Comme l’apocalypse. Dieu est mécontent des humains qu’il a crée alors maintenant qu’ils ne leur conviennent plus, il décide, juste par le fait qu’il a créé les deux premiers humains, de les éradiquer. Tous. Jusqu’au dernier. La vie humaine avait donc si peu de valeur à ses yeux ? La vie humaine. C’est quelque chose dont je ne me souviens pas. Tous mes précieux souvenirs m’ont été enlevé de par me déchéance. Encore quelque chose d’injuste. Pourquoi ? Pourquoi oublier ses souvenirs ? Alors qu’ils étaient partie intégrantes de nous. La vie humaine est ce qui a forgé notre caractère d’ange. Elle a fait de nous ce que nous sommes. Dieu s’octroi encore une fois de nous retirer ses souvenirs qu’on ne veut pas oublier en plus de nous arracher les ailes. J’avais voulu lutter contre ça. Malheureusement, le laps de temps entre la décision et ma sentence et son exécution a été trop court et moi et mes quelques amis anges restés fidèles n’avons eu le temps de trouver le moyen d’échapper à cela. Néanmoins, je persiste à croire que je peux encore recouvrir mes souvenirs de ma vie humaine. Lorsque je m’étais réveillé de ma déchéance, je m’étais senti inconnu à moi-même. Qui étais-je ? Comment j’étais devenu ce que je suis maintenant ? Me mêler aux humains, pensais-je, me raviverais, peut être, quelques bribes. Je n’en savais rien à vrai dire. Je cherchais toujours une réponse à ma question. Certains anges essayaient de m’aider, mais je savais bien que la tâche n’était pas facile. Je prenais donc mon mal en patience. J’attendais. J’espérai. Parfois, j’avais quelques impressions de déjà vu, de vagues souvenirs qui surgissaient, mais tout cela s’évanouissaient l’instant d’après. A cette pensée, je donnai un coup de pied dans un petit caillou qui alla s’échouer dans l’eau.

Je levai alors la tête, analysant l’environnement autour de moi. Perdu dans mes pensées, j’avais marché jusqu’aux bords du fleuve. Une jeune femme était dans l’eau. Eau qu’elle avait jusqu’aux genoux. Son regard me transperça. Ce n’était pas une femme ordinaire. Elle imposait une forte présence. Elle devait être très forte mais ce qui m’attira le plus chez cette femme, c’était le sentiment de tristesse qui émanait d’elle. Je m’approchai un peu, doucement, pour ne pas l’effrayer. Au fur et à mesure que je me rapprochais, je pouvais lire dans ses yeux, une profonde rancœur. Je pense qu’elle n’avait rien contre moi, sinon elle m’aurait éliminé dès l’instant où elle aurait senti ma présence, après tout, je suis un démon. En cette fin de journée du mois de mai, la température devenait plus fraiche. Je m’accroupis sur le bord du fleuve pour finir pour finir par m’asseoir complètement. On se regarda quelques instants sans rien dire, puis finalement, je mis fin au silence :

- Vous devriez sortir de l’eau, le temps commence à se rafraîchir, vous allez attraper froid. Saviez-vous que l’on s’enrhume le plus généralement par les pieds ? Je sais que quoi je parle, je suis infirmier … Que diriez-vous si je vous emmenai vous réchauffer autour d’un chocolat chaud ?
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