† Code : Kakumei †
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 Strolling in the Moonlight

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MessageSujet: Strolling in the Moonlight
Ven 8 Juin - 12:41

Partir
pour ne plus revenir
Echapper
à l'étreinte glacée
des jours imbéciles...
*

Souffle. Une voix laisse échapper des paroles dures, à la rythmique saccadée. Staccato. Des pointes de mots qui blessent. Des cris. Une porte qui claque. Et la nuit retrouve son calme. Jusqu'à ce qu'un grincement attire l'oeil d'un observateur curieux : une fenêtre qui s'ouvre, un store soulevé discrètement... Et une petite silhouette mince, vêtue de noir, qui s'éclipse par l'escalier de secours. Sans que personne - du moins le croit-elle - ne sache qu'elle a quitté la sécurité douillette de sa chambre pour s'aventurer dans Tokyo qui dort.

Akane, encore. Une demoiselle aux exigence élevées, intransigeante. Une petite fille qui veut vivre pleinement, sans se freiner aux interdits. Une gosse, qui se cogne dans des barrières invisibles élevées par une mère angoissée. Elle se croit seule dans ce cas, l'adolescente déchaînée. Elle ne comprend pas pourquoi on l'enferme, pourquoi on la retient prisonnière chez elle le soir, elle qui aime tant l'air frais de la nuit. Pourquoi on l'empêche de profiter de la musique de ses pas résonnant dans le silence. Pourquoi on lui refuse le droit de contempler la pleine lune, allongée sur une table de pique-nique dans un parc. Pour sa sécurité ? Qu'est-ce qui pourrait bien lui arriver ?

Elle a l'inconscience de la jeunesse, l'intrépidité de ces enfants qui croient que le malheur, ça n'arrive qu'aux autres. Elle a 17 ans, elle se sent invincible. Alors elle fugue dans le noir. Elle s'enfuit, Akane, et elle court jusqu'à un parc immobile, qui se recueille dans le silence. Là, elle pourra se calmer. Oublier les mots qu'elle a eus avec maman, oublier les cris qu'elles ont poussés toutes les deux, chacune braquée, incapable de bouger de sa position. Persuadées toutes les deux qu'elles ont raison, elles refusent de faire des concessions et se blessent mutuellement.

Là, un banc. Va Akane, va t'asseoir, souffler un bon coup. Pleurer même, si tu veux, hypersensible que tu es. Tu as des émotions à digérer, des cris à faire sortir. C'est que ça bouillonne à l'intérieur de toi. C'est que tous tes sentiments s'agitent et s'entrechoquent, et que parfois, tu crois que tu vas exploser. Et tu ne comprends pas pourquoi, alors que Tokyo est un peu plus calme maintenant, pourquoi on t'empêche de voguer à ta guise ? C'est que tu es déjà grande, non ? Ces histoires de calme avant la tempête... Bêtises.

Assise sur son banc, la jeune fille se calmait progressivement. Frissonnant légèrement dans l'air frais de la nuit, elle se renversa contre le dossier, le regard en l'air, pour tenter de distinguer quelques étoiles ou un bout de lune. Une tâche bien difficile, avec le nuage de pollution qui brouillait la voûte céleste. Ce faisant, du coin de l'oeil... Une silhouette sombre, immobile, lui apparut. Il y avait quelqu'un. Un autre promeneur solitaire, méditatif ? On aurait dit une femme.

Et curieusement... Elle pensait savoir qui c'était. C'était dans ce parc, déjà, qu'elle l'avait rencontrée pour la première fois. Dans ce parc qu'elle avait vaincu cette drôle d'appréhension qui s'emparait d'elle quand elle la voyait, qui lui criait de s'enfuir, de ne pas s'approcher. Un drôle de sentiment, comme si l'air autour de Mariko hurlait son besoin de solitude... tout en pleurant son isolement.

Car il s'agissait bien d'elle, effectivement. Hajimari Mariko, cette jeune femme aux abords si froids... Qui semblait si seule. Dès la première fois, alors qu'elle se sentait repoussée par cette froideur, cette indifférence... Akane avait eu envie d'aller vers elle. De lui apporter quelque chose : sa joie, ses rires. Ses coups de blues. Ses coups de colère... Elle se sentait portée vers elle, alors même que Mariko n'était jamais vraiment ravie de la voir. Elle la tolérait, simplement, et même une enfant comme notre petite Aïon pouvait s'en rendre compte. Ce qui ne l'empêchait pas, comme d'habitude, de n'en faire qu'à sa tête et de la coller quelque peu, avec toute son impulsivité habituelle :

"Mariko ? Surprise ! Devine qui c'est ?"

Impulsion de bébé Akane, check. Arrivée par derrière, sur la pointe des pieds, la demoiselle avait plaqué ses deux mains sur les yeux de la jeune femme, dans une vague tentative de jeu. Areuh. Retourne en enfance avec Akane, d'accord ? Non ?

* J. Rainbow, Poèmes mineurs
[HRP : Ce rp se situe un peu avant l'event actuel - parce que comme il n'est pas fini je ne connais pas les répercussions qu'il aura sur Mariko ou Akane. Voilou ~ ♥ Si souci quelconque, n'hésite pas à me le dire...]
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Hajimari Mariko
Creature † Walker

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Localisation : ici, là, ou encore ailleurs, ça change quoi?

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MessageSujet: Re: Strolling in the Moonlight
Sam 9 Juin - 12:25

    Une brise légère, un temps agréable, des températures douces, un parfum de nuit reposant, se promener dans les jardins la nuit était un des passe-temps préféré de Mariko. La créature en effet, adorait plonger son regard dans le ciel. Une immensité. Tout comme son lieu de création. Les eaux des cieux. Des eaux pures, merveilleuses. Une immensité. Elle-même était immense en réalité. Un Léviathan, il ne faut pas se faire d’illusion, ça prend de la place ! Et deux, ça en prend encore plus. Parce qu’un Léviathan tout seul c’est… comme les fraises sans chantilly, comme des pommes caramélisées sans glace à la vanille, comme le soleil sans la lune, comme… Comme Roméo sans Juliette ? Bon, la comparaison n’était guère flatteuse, mais cela reflétait une certaine réalité. L’amour de sa vie lui avait été arraché et elle avait voulu de nombreuses fois le rejoindre. Mais non, Dieu lui avait fait la pire des vacheries possible et imaginable : la rendre immortelle.

    Lorsque la vie est éternelle, on ne perçoit plus du tout, les choses comme un être mortel. La vie semble extrêmement longue. On a le temps. La patience. Mais rien n’est durable autour. Tout avance, alors que l’être immortel, reste figé. Il continue de vivre, sans pour autant avancer. Non. En réalité il existe, mais ne vit pas. Comment vivre sans joie, sans amour, sans émotion autre que la haine et le sentiment d’injustice. Un feu qui brûle sans pour autant s’arrêter et qui continue de ravager encore et encore aussi bien le corps que l’âme de son hôte. Sans le laisser connaitre la paix. Qui recule encore et encore. Petit point à l’horizon. Que l’on ne peut attraper. On ne peut que l’observer de loin, fournir autant d’effort possible pour tenter de le faire sien. Tenter juste. Car tout est vain. Tant qu’Il ne la libèrera pas, elle ne pourra rien. Prisonnière à jamais de la volonté de son créateur. Egoïste et peut-être pas aussi bon qu’il le prétend finalement.

    La nuit. Moment où les villes sont plus calmes que pendant les heures de pointes. Où l’air frais, arrive à se créer un chemin pour parvenir vers les âmes brisées. Là où le monde, semble enfin ralentir, et prendre son temps. Là où enfin, le calme règne dans les cœurs. Ou presque. Moment où chacun se met à rêver. A se reposer. A réfléchir. Car couchée dans l’herbe d’un des jardins de Tokyo, Mariko laissait son regard errer dans le ciel, sa tête réfléchir, et son cœur rêver. Il avait d’autres choses à faire. Elle avait donc la possibilité d’être tranquille. De baigner seule dans sa peine et ses blessures sans qu’Il ne vienne tout réveiller, et rendre insupportable. Elle ne pouvait rien contre son créateur. Physiquement du moins. Alors elle se contemplait de le haïr, alors qu’elle lui obéissait. Encore et encore. La créature se redressa et se leva.

    Physiquement elle ressemblait à n’importe qui. Une jeune femme d’une vingtaine d’année, belle et attirante, sensuelle et pleine de vie. Mais les apparences sont trompeuses. En réalité, elle était terriblement âgée. Presque autant que la Terre, qui avait été son terrain de jeu avec sa moitié. Belle oui, attirante à n’en point douter. Sensuelle, sans le vouloir dans le fond et pleine de vie, alors là bien au contraire. Son but dans la vie, n’était que d’attendre la Mort. Attendre enfin sa délivrance.

    Très vite pourtant Mariko cessa de broyer du noir. Une présence se fit sentir, et elle n’eut aucune peine à découvrir le détenteur de cette aura. Si énergique, si pleine de vie, si rebelle, si jeune. Insouciante qu’elle était cette petite. Se balader à cette heure-ci toute seule ? Décidément, elle était en pleine crise d’adolescence. La Créature ne bougeait désormais plus un seul doigt. Peut-être la demoiselle comprendrait son erreur et rentrerait chez elle. Mais il était vrai qu’avec Akane, c’était comme demander la lune. Tiens, il faudrait un jour demander à Dieu pourquoi le soleil avait eu le droit de conserver sa compagne alors qu’elle n’avait pas eu le droit de garder le sien. Un soupire. Akane l’avait vu et venait vers elle. Sans même se retourner Mariko savait.

      « Mariko ? Surprise ! Devine qui c'est ? »


    Un moment de réflexion. Que répondre ? » Retourne chez toi triple imbécile » ? Non, trop violent. Elle risquerait de le prendre mal, de fuir, de se perdre et Dieu sait ce qu’il lui arriverait après. « Tiens tiens tiens … Mais qui donc peut-il bien être » ? Beaucoup trop faux. Akane elle-même sentirai cette réaction peu adaptée au caractère du dragon. Non décidément rien n’allait. Mariko soupira alors avant de lever ses mains pour ôter celle de la jeune femme.

    Quelle ironie. C’était exactement dans ce parc quelques temps auparavant qu’elle l’avait rencontré pour la première fois. Mariko s’assit à nouveau par terre et de sa main droite, tapota le sol à côté d’elle. Elle n’avait pas besoin de parler. Elle savait suffisamment d’Akane pour savoir qu’elle ne rentrerait pas encore tout de suite. Elle se doutait même de devoir rester encore longtemps ici. La demoiselle avait un besoin de parler sans doute. De laisser aller ses émotions. Et pour une fois Mariko se sentait d’humeur à l’écouter. Peut-être même à la consoler. Après tout, elle n’avait pas décidé de veiller sur cette petite pour rien.


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MessageSujet: Re: Strolling in the Moonlight
Mar 17 Juil - 11:34

Oh non, Mariko avait tout de suite deviné ! Même pas marrant, elle avait à peine eu l'air surprise... Cette fille devait vraiment avoir des yeux derrière la tête... Elle semblait souvent deviner les choses à l'avance ... Pourtant, Akane n'avait pas fait beaucoup de bruit en arrivant. Sa voix, peut-être ? Elle la changerait la prochaine fois, la rendrait rauque et éraillée. Plus imposante que la sienne, en tout cas, qui était si menue et aiguë !
Souriante, elle s'assit comme le lui suggérait la jeune femme, babillant comme à son habitude.

"Je ne te dérange pas trop, dis ? Tu faisais quoi toute seule dans ce parc à cette heure-ci ? Tu profitais de l'air frais ?"

C'est vrai qu'il faisait bon, effectivement. Il ne vint même pas à l'esprit de la petite que sa compagne aurait pu préférer en profiter seule, qu'elle pouvait ne pas avoir envie de compagnie et encore moins de celle d'une petite pie bavarde comme elle... Non, jamais. Et même si l'idée l'avait effleurée, elle se serait empressée de la repousser. C'est que Mariko avait l'air siiii triste et esseulée qu'elle avait tout de suite envie de lui apporter quelque chose. Sa présence, ses sourires, ses joies et ses peines...

Parce qu'en fait, Mariko était souvent sa confidente. Elle ne la croisait que lorsqu'elle était dans un état d'agitation extrême, prête à tout pour bouger. Là, la solitude de la jeune femme agissait à la fois comme un baume apaisant mais aussi... comme une peau irritée qui demande de la crème. Akane avait envie de la faire bouger, de la tirer et de danser avec elle. Ou de lui faire un câlin. Jamais elle n'avait fait ça, jamais. Elle aurait tout de suite été rejetée, elle le sentait. Mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Sauf dans des moments comme celui-ci où elle bouillait tellement d'indignation que ça devait sortir à tout prix. Elle se sentait de nouveau emplie par un flot de paroles qui ne demandaient qu'à être exprimées. Juste avant de libérer le flot, une vague pensée : *Un jour elle en aura marre...* en croisa une autre : *Pourquoi Mariko ne parle-t-elle jamais d'elle ?* mais elles furent promptement repoussées et la demoiselle se mit à parler à vive allure :

"C't'un peu idiot de te demander ce que tu fais dehors toute seule alors que moi aussi j'suis sortie en douce - mais non toi tu vis pas chez ta mère, t'as pas besoin de demander la permission si tu veux aller te balader. Ahlala comme je voudrais avoir mon chez-moi... J'en ai marre, maman est de plus en plus incompréhensible, elle m'étouffe... Tout va bien en ville, ça fait quelque temps qu'on n'a rien eu de bizarre depuis l'accident en plein milieu du concert mais rien n'y fait, elle me dit que c'est dangereux dehors, que je dois me cacher et tout et tout..."

Oui, vraiment, c'était énervant au plus haut point.

"Je suis plus une gamine maintenant, elle n'a plus à essayer de me faire peur en me racontant des histoires de grand méchant loup ! C'est pas comme s'il risquait de m'arriver quelque chose, hein ? Tu en pense quoi toi ?"

Oups. Et on finit ici la logorrhée peut-être, Akane ? Jette donc un coup d'oeil à ta confidente, elle s'est peut-être endormie. Coup d'oeil prudent. A première vue, non, elle avait l'air tout à fait réveillée. La petite se tint donc tranquille en attendant une quelconque réaction.
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