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 Une matinée difficile

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MessageSujet: Une matinée difficile
Jeu 15 Sep - 15:18

  • 11 mars _ 09h00

    Genzô avait laissé sa voiture à plusieurs centaines de mètres de la banque. Marcher ne le dérangeait pas. Il avait même réalisé aimer la ville. Et même si aujourd'hui il avait un but, marcher au hasard était souvent le meilleur moyen de découvrir un terrain de chasse. L'agitation constante, les odeurs insupportables de l'asphalte et des fumeroles provenant du métro, une population aussi grouillante qu'une ruche même à cette heure matinale et cela malgré une pluie incessante... Cela provoquait en lui une accélération de son sang...
    Et Genzô y reconnaissait le plaisir du Conquistador découvrant une terre à conquérir....

    Il était à quelques pas de l'entrée de la Banque, quand il s’arrêta pour la contempler un court instant. Sa présence n'était pas nécessaire et il aurait pu facilement déléguer ce genre d'obligation à un quelconque subalterne. Mais cela l'aurait privé du plaisir de satisfaire sa curiosité. Car il y avait bien des endroits ou les humains perdaient facilement toute dignité. Et ce lieu qui puait l'avidité, en était un.

    Il ne lui fallu pas plus que quelques secondes le porche franchit, pour en être certain. Alors qu'il passait devant le vigile en uniforme, il vit venir droit sur lui et tout sourire une hôtesse qui ne semblait dédiée qu'aux VIP. Et tout en lui rendant son sourire et se dirigeant vers elle, il se demanda si leurs caméras avaient en mémoire le profil de chaque client détenteur d'une carte noire.
    La rapidité instantanée de l’hôtesse à son arrivée l'aurait incité à croire que oui.

    Elle le guida en sous sol, vers la salle des coffres et l'y laissa seul. Car Genzô était ce genre de client que l'on interroge pas, que l'on ennuie pas par une présence inopportune, même si elle est féminine et laisse trainer derrière elle l'odeur d'un délicieux parfum Français mêlé à des phéromones femelles entêtants....

    Passé ce premier moment de distraction, Genzô alla ouvrir un des coffres muraux. Une pile de papier y était entassé. Une compilation de contrats... autant de rêves de gloires puérils autant qu’éphémères signés par des rêveurs pathétiques... Genzô y rajouta quelques feuillets puis remonta...

    Une fois revenu dans le hall d'entrée, il le traversa de sa démarche nonchalante pour se rendre vers la sortie...

    Puis tout s'emballa...

    La porte du sas de sécurité s'ouvrit brutalement sur une silhouette hurlante et gesticulante. L'individu portait un bandana qui lui cachait la moitié du visage. Il tenait un fusil mitrailleur dans une main. Il tira en l'air et une énorme plaque de plâtre tomba du plafond.

    Toute le monde à plat ventre!


    Genzô eut un temps de retard en voyant tous les clients dans le Grand Hall obéir. Le canon de l'arme se pointa vers lui...

    Et toi Mon Prince... Tu veux mourir...

    Genzô s'exécuta lentement. Il était désormais à plat ventre quand il sentit le canon de l'arme se pointer sur l'arrière de son crane. Il entendit une voix aussi marquée par la peur que par l'adrénaline...

    Tu pues le fric toi... T'es surement pas le genre à jouer les héros...


    Genzô en était encore à se demander comment un humain réagirait à sa place quand une rafale d'armes automatiques interrompit ses pensées. Le truand venait d'abattre le vigile qui avait du vouloir sortir son arme.

    Debout! Allez tous vous mettre à genoux devant le comptoir.

    En quelques minutes, une quinzaine de personnes de tous les âges s'étaient retrouvés alignés et à genoux. Et pendant que le voleur menaçaient les employés derrière le comptoir Genzi jeta un regard sur le coté. Une petite fille de huit était à genoux. Il venait de faire pipi dans sa culotte de peur. Elle sanglotait très fort. Le voleur vint droit sur elle... visiblement énervé.

    Ferme-la!!

    Et bien les sanglots redoublèrent. Ce fut cet instant que qu'elle choisit pour se blottir contre Genzô...

    Toi le père, fais la taire ou je la bute...

    C'était bien sur une menace sans effet.

    Et pourquoi vous ne prendriez l'argent. Vous pourriez disparaitre et nous foutre la paix.

    Est-ce l'attitude qu'un homme aurait eu... Il entendit distinctement le bruit de l'arme qu'on enclenche juste avant de tirer.

    Dis-moi... Tu crois que tu iras au ciel...

    Genzô allait rire et lui répondre qu'il espérait bien que non... mais aucun homme dans cette situation n'aurait été insolent... Il s'inclina et sa tête toucha le sol comme un suppliant...

    Par pitié... Épargnez-moi...

    Pas très glorieux pour un Prince. Mais le voleur passait à deux doigts de perdre littéralement la tête.
    Avec tout ces témoins, ainsi que les caméras de surveillance, il fallait que Genzô se serve de sa... raison....

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Sanada Miwa
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MessageSujet: Re: Une matinée difficile
Mar 20 Sep - 16:56

- Tout le monde à plat ventre!

- Et m...

Voilà la première chose qui m'est venue à l'esprit quand j'ai entendu brailler cette phrase. Je l'avais dite tellement de fois en tant que flic que je savais reconnaître le ton intimidant d'un braqueur lorsqu'il l'employait.

J'avais mon pistolet semi-automatique Sig Sauer SP 2022 dans mon holster, mais mieux valait le garder en réserve, sachant qu'il était si bien planqué sous ma veste, contre ma poitrine. Je m'exécutai donc, m'allongeant sur le sol, les mains derrière la tête pour que l'agresseur se désintéresse de moi.

- Et toi Mon Prince... Tu veux mourir... Tu pues le fric toi... T'es surement pas le genre à jouer les héros... Debout ! Allez tous vous mettre à genoux devant le comptoir. [...]Ferme-la!! Toi le père, fais la taire ou je la bute...

- Et m...

Deuxième fois. Le braqueur n'avait vraiment pas l'air commode. Très nerveux ? Non. Limite hystérique. Ce devait être un mec un peu dérangé et il allait falloir la jouer fine pour faire en sorte que les balles ne fusent pas au moindre événement qui contrarierait notre voleur.

- Et pourquoi vous ne prendriez l'argent. Vous pourriez disparaitre et nous foutre la paix.

Surprise par cette réplique, je me tournai assez légèrement pour voir qui avait parlé. C'était un grand homme plutôt classe aux allures ténébreuses. Une petite étouffait ses sanglots contre son épaule. A première vue, on aurait pu croire qu'il était un riche homme d'affaire, mais à y regarder de plus près, il y avait dans ses yeux une absence de peur qui me fit tiquer. Peut-être avait-il confiance en l'efficacité prochaine des services de sécurité ? Je ne sus me l'expliquer mais j'étais persuadée que non. Cet homme ne redoutait pas le braqueur. Excellent ! Un allié de poids dans la prise d'otages !

- Dis-moi... Tu crois que tu iras au ciel... cracha le voleur en enlevant la sécurité de son arme.

- Par pitié... Épargnez-moi...

Comme pendant mes interventions passées, je réfléchissais à fond la caisse. Il me fallait plus de temps pour observer le criminel et trouver une faille chez lui. Je pensais donc faire quelque chose de stupide. De très stupide. Mais avant, il me fallait planquer mon arme et ma plaque. Par chance, mon sac était juste à côté de moi. Je l'avais déposé par terre pendant que je retirai de l'argent au guichet et il n'avait pas bougé d'un poil. Pile à ma porté désormais. Lentement, je portais une main à mon cœur pour décrocher mon arme et la glisser dans le sac, avant de pousser ce dernier un peu plus loin, pour qu'il n'attire pas l'attention du braqueur. Ce fut bien ma veine que le voleur soit occupé avec l'homme d'affaire. Il ne remarqua rien.

- Attendez ! S'il vous plait ! Ne tuez pas cet homme ! Il est innocent ! m'exclamai-je avec un soupçon de supplication dans la voix.

Ni une ni deux, le mec se retourna et me pointa de son arme.

- La ferme !

- Monsieur... Ne nous faites pas de mal s'il vous plait. Nous ne faisais pas le poids face à vous.

L'homme s'écarta d'un pas de l'homme d'affaire et la petite fille, m'observant et abaissant un peu son arme. Mes compliments l'avaient semble-t-il détendus.

- Tu sais où est le coffre ? demanda-t-il, sa voix dirigée vers moi.

- O... Oui je sais. J'y suis déjà allée. J'ai été employée ici, mentis-je.

Improvisation très moyenne, je vous l'accorde, mais l'idée était que le braqueur se saisisse de moi pour que je le conduise au coffre et que je puisse en profiter pour l'observer et, si possible, lui coller une raclée à coup de talons compensés. Quelque chose me disait que mon plan avait de grandes chances de marcher. Il ne restait plus qu'à souhaiter qu'aucun élément perturbateur ne vienne le contrarier.

... Pourquoi ai-je un mauvais pressentiment tout à coup ?


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MessageSujet: Re: Une matinée difficile
Sam 24 Sep - 8:02

    Voici une situation qui promettait d'être contrariante. Un peu comme comme de tenter de chasser une mouche... Genzô sourit... Inutile de déclarer une guerre à cause d'un idiot suicidaire. Il choisit d'observer. Il était toujours instructif d'observer les humains en temps de crise. Et une prise d'otage était une occasion unique...

    - Attendez ! S'il vous plait ! Ne tuez pas cet homme ! Il est innocent !

    Il sursauta. Qui osait penser qu'il avait besoin d'aide... Une toute jeune femme se dressait comme un coq de combat face à l'arme du braqueur. Un coup d’œil suffit à Genzô pour "voir"...
    La posture rigide de son torse féminin et le renflement typique d'un holster trahissait une femme-flic... Il fit la grimace devant cette découverte... Aucun besoin de lire l'avenir pour deviner que cette demoiselle zélée allait forcement en faire trop...

    Il ne fut pas déçu...

    - Monsieur... Ne nous faites pas de mal s'il vous plait. On ne ne fait pas le poids face à vous.

    Quelle réplique sortit d'une mauvaise série...

    Il prit la peine d'observer vraiment le braqueur pour la première. Il "puait" la drogue. Visiblement la quantité qu'il fallait pour faire "exploser" un authentique schizophrène... La Folie lui était familière... impossible de ne pas voir un authentique détraqué. Il soupira en songeant qu'une gamine avec semi-automatique avait autant de chance de résoudre cette situation que si elle devait apprendre à nager en tenant dans chaque mains des haltères en fonte...

    Il sentit une petite main lui tirer la veste...Il baissa les yeux vers la fillette assez obstinée pour s’accrocher à lui...

    Elle est pas bien dans sa tête cette dame...

    Il sourit franchement à l'enfant. Il était agréable de croiser des humains lucides... même si ces derniers dépassaient à peine un mètre et devait avoir autour de 7 ans...

    "- Tu sais où est le coffre ? ..."

    - O... Oui je sais. J'y suis déjà allée. J'ai été employée ici

    Il regarda de nouveau la jeune femme. Totalement atterré... Mentir aussi mal était un crime passible de la peine de mort à ses yeux... Et s'était une faute majeur de croire qu'un fou était aussi un idiot. Le braqueur lui prouva cette vérité... Il plaqua la bouche du canon de l'arme sur le front de la jeune femme.

    A cet instant, qu'importe si elle dégainait vite. Elle serait toujours plus lente qu'une balle.

    "J'ai l'air d'un abruti pour toi... ???"

    Il appuya plus fort son arme. Puis il hurla sur une caissière derrière un guichet, sans lâcher des yeux la demoiselle trop téméraire.

    "Vous avez deux minutes pour vider les tiroirs de toutes les petites coupures. Et trouver un sac assez grand... Si vous échouez après les deux minutes... je répand la cervelle de cette idiote partout..."

    Ses yeux étaient vides... Genzô reconnut parfaitement dans ce regard l’absence de conscience qui précède un meurtre... La fille était morte mais elle l'ignorait encore...

    Et pendant que les caissières s'agitaient pour chercher l'argent, Genzô se leva lentement. Tout en s’adressant à la fillette sans même la regarder...

    Ferme les yeux. Tu les rouvrira uniquement à ma voix...


    Genzô marcha vers le braqueur. Pas à la façon d'un humain, mais plus tôt avec la légèreté et le silence d'un félin. Le braqueur sursauta en le découvrant à coté de lui. Et d'une voix si basse qu'elle ne pouvait être entendue que du braqueur et de la femme flic...

    Mais il parla dans le dialecte de l'île de Juhui. L'ile dont était originaire le braqueur et que lui seul pouvait comprendre...

    Ton existence gâche ma journée...

    Les yeux du braqueur s’agrandirent de stupeur. Il retourna l'arme contre le front de Genzô...

    "Tu vas mourir fumier..."

    Genzô le fixa sans ciller et poursuivit dans cette langue étrange...

    Il se peut que cela arrive un jour... mais je peux te prédire que cela ne sera pas de ta main...

    Dire que le braqueur était déstabilisé est loin de la vérité...

    Mets toi à genoux

    Genzô lui sourit mais son regard était éteint...

    Cela n'arrivera jamais...
    Par contre, je vais te dire chacun de tes gestes dans les minutes qui vont suivre.


    Et toujours souriant...

    Tu vas regarder ton arme et tu vas la retourner contre toi... Tu vas ainsi mettre fin à ton existence misérable d'une balle dans la tête.
    Ainsi, cela apaisera les âmes de ta famille... que tu as assassiné... tu les traines partout ou tu vas...
    Que disent-ils...?
    Mon fils, mon frère... mon papa... pourquoi nous as-tu tué?


    La peur apparu dans les prunelles vides du braqueur et lui déforma le visage...

    "Tu es un démon..."

    Genzô haussa les épaules.
    Quelle pauvre réplique décidément...

    Appelle moi comme tu veux... et dépêche toi de me libérer de ta présence...

    Une seule balle sera plus que suffisante pour vider cette tête de son peu de cervelle...
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Sanada Miwa
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MessageSujet: Re: Une matinée difficile
Mer 12 Oct - 20:39

- J'ai l'air d'un abruti pour toi... ??? cracha le malfrat en me collant son arme sur la tempe.

Et merde. Soit c’était vraiment un bon taré, soit j’étais vraiment la plus mauvaise menteuse de l’univers. Les deux options me semblent valables. J’aime pas mentir.

- Vous avez deux minutes pour vider les tiroirs de toutes les petites coupures. Et trouver un sac assez grand... Si vous échouez après les deux minutes... je répands la cervelle de cette idiote partout... cracha-t-il sur une ouvreuse en appuyant le canon de son arme plus fort sur ma tête, histoire de bien me rappeler où il se trouvait.

Mais son arme je m’en fichais bien. Un flingue n’était rien sans le gars qui le tenait. Or, là c’est plutôt le porteur de l’arme qui m’inquiétait. Il avait la tête d’un fou furieux. J’aurais vraiment du y regarder de plus près avant de me la jouer Supergirl.

Je commençais à sentir la peur m’envahir. J’avais beau avoir testé des situations dangereuses assez souvent, je n’étais pas immunisée à la peur. Juste à la panique. De la sueur froide coulait le long de mon cou et mes yeux demeuraient impassibles pendant que mon esprit repassait en boucle mes souvenirs les plus agréables, les plus anciens et les plus inachevés. Les images de ma petite Hana et de mon adoré Chul Hei me revinrent aussitôt et je pensais à tout ce que je n’avais pas fait avec eux. Couvrir Hana de cadeaux, lui faire une surprise dans un parc d’attraction, lui brosser les cheveux pour lui faire des jolies tresses dont elle serait fière à l’école, inviter Chul Hei à faire une sortir à la lune, le prendre dans mes bras et l’embrasser… Et mince. Qu’avais-je fait ? Pris des risques pour les autres. C’était mon métier et ce serait mon unique fierté d’avoir risqué ma vie pour des vies innocentes, alors que je laissais derrière moi tant de désirs et de souhaits pour mon avenir.

Appréhendant de céder à la peur, je déglutis et fermai les yeux, priant pour mon salut. Quand soudain, j’entendis une voix profonde et pénétrante parler.

- Ferme les yeux. Tu les rouvriras uniquement à ma voix...

Je ne pus retenir un frisson en entendant ce ton de voix et rouvris les yeux. L’homme d’affaire charismatique se tenait face au braqueur qui brandissait désormais son arme vers lui, la main tremblante. Il lui parla, dans un dialecte qui m’était inconnu. Je restai interdite face à ce spectacle.

- Tu es un démon... lâcha le ravisseur d’une voix faiblissante.

L’homme d’affaire face à lui haussa les épaules. Il était radieux, souriant… en de telles circonstances ? Qui était cet homme ? Il se dégageait de lui une aura, je devais l’avouer, mais il fallait une force mentale terrifiante pour rester aussi calme dans une situation aussi dangereuse. Ou être complètement fou.

Mais stop ! Assez de doutes ! Il me fallait agir ! Analysons la situation. Le ravisseur était focalisé sur l’homme d’affaire, le timing était donc intéressant. Mais c’était un malade mental et il pourrait réagir au quart de tour et me retourner l’arme contre moi. Et là, la balle ne resterait pas dans le canon. J’étais donc bloquée. Si je tentais quoique ce soit, je prendrai trop de risques. Mais… ses jambes tremblaient ou j’avais la berlue ? Il était déstabilisé par cet homme ? Là j’avais une chance. Ses réflexes et sa concentration étaient altérés.

Jetant un œil rapide autour de moi, je cherchais quelque chose de contondant. Mais débarrassée de mon flingue, je n’avais pas grand-chose pour lui cogner dessus par derrière. Mais il fallait que j’agisse et vite !

- COUCHEZ-VOUS TOUS PAR TERRE ! ALLEZ ! hurla-t-il soudain, me sortant de ma torpeur.

Je m’aplatissais immédiatement pour ne pas le froisser tout en le regardant s’agiter de droite à gauche, le bras tenant son arme tremblant comme une feuille sous le vent. Il commença à reculer, surveillant toujours avec zèle l’homme d’affaire.

Excellent timing.

Utilisant le sol glissant, je pivotais sur le ventre d’un mouvement vif et balançais mes jambes dans les siennes pour le faire tomber. Mon initiative réussit. Percutant ses chevilles par derrière, il perdit l’équilibre et bascula en arrière, s’effondrant lourdement à côté. Un bruit tonitruant retentit. Le coup était parti ? Mais sans y faire encore attention, je levais ma jambe avec souplesse avant de l’abattre violemment sur le bras du ravisseur qui hurla de douleur et lâcha son arme. Rampant en deux coup de coudes, je m’emparai du flingue et me relevai à toute allure pour tenir le voleur en joue de toute ma hauteur.

- Police ! Ne bougez pas ! m’écriai-je pour lui intimer de rester au sol.

Regardant autour de moi, j’aperçus les visages des gens se relever vers moi, moins tendus, mais apeurés. Aucun n’était blessé mais… j’avais pourtant entendu le coup partir ! Levant les yeux vrs l’homme d’affaire, celui-ci était toujours debout au même endroit. Pourtant, il était en face. Il aurait du prendre le coup…

Soudain, ma tête me tourna. Comme si je faisais une baisse de tension, je sentis un écran noir et des paillettes argentées commencer à voiler ma vision. Je secouai la tête, tentant de chasser cette désagréable sensation qui menaçait de me faire perdre conscience. Mais soudain des images me vinrent en tête. Des sortes de flashs violents et douloureux qui me donnèrent le tournis. Je vis des rues. Des voitures. Un main tenant une arme. Des pieds qui marchent. Un trottoir. Un escalier. La grande porte de… la banque ?

- Que… Qu’est-ce que… ?

Je ne tins plus sur mes jambes et chancelai. Ma tête tournait comme si j’avais fait 10 fois un grand huit, j’avais la nausée et l’arme dans ma main… une sensation de brûlure à son contact, sans sentir que ma peau était brûlée.

- Aaaaah… gémis-je en pregnant ma tempe dans ma main. Qu’est-ce que… j’ai ?

Non ! Pas maintenant ! Pas maintenant !! Ce n’est pas le moment !!!


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MessageSujet: Re: Une matinée difficile
Jeu 17 Mai - 13:15

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MessageSujet: Re: Une matinée difficile

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Une matinée difficile

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