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 Dépression collective = dépression festive ?

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Takahashi Kimi
Aion † Walker

Takahashi Kimi


Emploi : Etudiante le jour et serveuse à l'Efrit la nuit
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MessageSujet: Dépression collective = dépression festive ?
Ven 17 Juin - 18:29

24/02/2010 20:17


- Non Kimi, la deux !!! La table numéro deux...

La principale concernée se retourna vers le chef cuistot, qui la regardait avec cet air si étrange de quelqu'un qui se fait du mouron pour une autre personne que lui. Kimi se pinça les lèvres, soucieuse de tracasser son collègue pour pas grand chose... C'était vrai qu'elle avait la tête dans la lune ces derniers temps. Le moral n'était pas présent et cela se ressentait sur son travail. A l'université, elle était présente en cours. Elle sécherait que ce serait la même chose ! Rien ne s'imprime, rien ne va plus... Elle n'a qu'un seul désir : dormir pour oublier. Sauf, que même pour cela, il faut qu'elle se bourre de ces cachets qui vous tue un peu plus chaque jour afin d'y arriver ! Le sommeil est difficile malgré son épuisement qui est aussi bien physique que moral. Et là, depuis qu'elle était arrivée - c'est-à-dire, il y a moins d'une heure - Kimi ne faisait que des bêtises... Il était vraiment temps qu'elle parle avec quelqu'un, qu'elle se confie.
Il y avait bien Len, mais elle ne désirait pas le déranger. Elle pouvait peut-être l'appeler pour lui parler, mais elle connaissait que trop bien son ami. Il perdait à chaque fois son portable !
Bah, après tout ce n'était pas si important que cela ! La jeune femme se résolut donc à prendre sur elle le temps que ça passe. C'était ce qu'elle faisait depuis enfant alors pourquoi changer les bonnes habitudes, hein ?!!

Kimi s'excusa auprès des clients, reprit le plateau qui n'était pas pour eux visiblement et se dirigea d'un pas qui se voulait tonique vers la table numéro 2. Elle sourit aux deux jeunes gens qui attendaient avec patience et les servit. Elle leur souhaita un bon repas et leur précisa que s'ils avaient besoin de quoi que ce soit il suffisait de l'appeler.
Un sourire scotché sur les lèvres faisait toujours illusion. Elle se détourna du couple avant de rejoindre ses collègues. Elle leur rendit leurs sourire qui sonnait si faux avant de se diriger vers les toilettes réservées au personnel. Kimi verrouilla la porte avec précaution, s'approcha du miroir qui faisait face aux deux WC et contempla son reflet. Elle était d'une extrême pâleur et semblait très épuisée. Ses beaux sourires et ce masque qu'elle se façonnait avec un grand soin depuis si longtemps commençait à s’ébrécher... Cela se voyait qu'elle n'était pas du tout dans son assiette !

- Bakayaro ! Lança-t-elle à son reflet avec colère.

Elle se sentait stupide d'avoir pensé, ne serait-ce qu'un seul instant, tromper son entourage. Bon sang, elle n'en pouvait plus... Kazuo lui manquait terriblement... Elle ne trouvait RIEN sur ses parents malgré tous ses allers-retours entre Tokyo et Sendai !!! Tous ces échecs, toutes ces peines lui pesaient terriblement sur le cœur.
Silencieusement, une larme naquit dans ses yeux, vécut sur sa joue et mourut sur ses lèvres. Ses yeux s'embuèrent. Kimi ferma ses yeux très fort, comme si elle voulait retenir ses larmes... Seulement, elle coulèrent quand même. La jeune fille baissa la tête, abandonnant sa retenue. Ses cheveux ondulèrent en chatouillant ses pommettes rougies pas les pleurs et la fatigue.

-Kimi ! Dépêche-toi, du monde est arrivé !!!Cria la voix d'un jeune homme derrière la porte.

- Oui, j'arrive. Hoqueta d'une voix faible la jeune fille, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine tellement l'interruption de son collègue l'avait surprise.

Il tambourina deux coups avant de s'éloigner... Kimi releva la tête et se passa de l'eau sur le visage. Elle l'essuya de sa manche et regarda son reflet afin de s'assurer que son moment de faiblesse ne se voyait pas. Elle se coiffa avec ses doigts, tira sur sa jupe, du même bleu nuit que son haut avant de se détourner.
Elle déverrouilla la porte, inspira profondément et tourna la poignée.
Comme si de rien n'était, elle déplia son bloc-note et prit son crayon d'une main. Avec fermeté et un sourire affiché sur ses lèvres, elle se dirigea vers une table où une famille venait de s'installer. Elle leur prit leur commande avec gentillesse et courtoisie...
Ce manège dura un temps... Kimi regarda l'heure au cadrant de la grosse pendule accrochée au mur en face du bar. Elle indiquait 20h17...
La porte de l'izakaya s'ouvrit, la clochette tinta. Kimi se tourna afin de voir le nouveau venu...
Un sourire, vrai cette fois-ci, se dessina sur ses lèvres, illuminant son visage quand elle reconnu Len, son frère de cœur.


Dernière édition par Takahashi Kimi le Sam 18 Juin - 9:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Ven 17 Juin - 23:08

La journée passait, le moral baissait. Voir Miho deux jours auparavant m'avait fait du bien, voir Kimi maintenant était la seule chose qui pourrait me remettre d'aplomb mais, il était peu probable qu'elle soit réveillée si tôt le matin vu qu'elle travaillait tard. Bon, c'était une aïonne certes mais, elle semblait quand même avoir besoin de sommeil. Pour ma part, il m'arrivait de somnoler car je trouvais cette sensation agréable mais, je n'en avais pas vraiment besoin, ce qui ne voulait pas dire que je me réveillais forcément à l'heure quand je pionçais un peu.En effet, ma dernière expérience face au sommeil remontait à deux jours, j'avais dormi trop longtemps et raté un entretien d'embauche, si ce n'était pas le comble pour quelqu'un qui n'éprouve jamais de fatigue. Toujours est-il que je souhaitais voir Kimi aujourd'hui et que si je ne retrouvais pas mon portable, je devrais attendre ce soir pour être sûr de la trouver. La journée Kimi pouvait bien être n'importe où, elle n'avait aucun compte à me rendre donc pas question d'y aller au hasard. Le portable était dans la maison, j'en étais certain mais où? La maison était grande et bordélique, je n'étais pas prêt de le trouver. Je commençais par fouiller ma chambre, sous le lit, entre le matelas et les lattes, sous les couvertures, sous la montagne de vêtements sales, sous ceux qui étaient propres, au milieu des canettes de bière vide. Il n'y eut pas un endroit que je n'avais pas fouillé mais rien, je me rendis donc à la salle de bain et exécutais le même manège. Oui bon, je mettais plus de souk qu'il n'y en avait précédemment à tout balancer par terre, ce n'était pas comme ça que je trouverais mon téléphone. Je me mis donc à ranger chaque objet à sa place, ce serait la première fois que ma maison ressemblerait à quelque chose mais, après tout, j'étais prêt à tout pour voir ma soeur de coeur. Chaque pièce fut donc rangée et nettoyée après de nombreuses heures de travail et d'acharnement. Heureusement pour moi, je n'étais pas susceptible de succomber à la fatigue. Les heures avaient passées jusqu'à ce que je triomphe mais, j'avais fini par retrouver mon téléphone, il était dans le... Micro-ondes? Mais, qu'est-ce qu'il faisait la dedans? Je regardais alors le mur ou habituellement je branchais mon portable. Le chargeur y était accroché et trempait dans un plat de nouilles. Bon, je n'avais plus qu'à aller en acheter un nouveau, ce qui attendrait que les "skaponais" aient réglé l'enregistrement de leur CD. Je devrais donc attendre le soir pour voir mon amie.

Bon, cette fois il était tant d'y aller, je n'avais rien oublié et je m'étais engagé en direction de l'Efrit, le restaurant où Kimi travaillait. J'étais impatient d'arriver, cela faisait si longtemps que je n'avais pas vu ma frangine, qu'on soit bien clair, elle et moi on est lié par le coeur et c'est tout. Kimi est une fille adorable, souriante et plutôt jolie, voilà ce que dirait n'importe qui mais moi, j'ai découvert que derrière cette façade se trouvait ne personne triste et réservée, une personne qui avait besoin de soutien et ce soutien c'était moi. Aujourd'hui, nous étions comme des frères et soeurs, et cette fois, c'est elle qui allait me remonter le moral.

J'entrai dans le restaurant où désormais tous les employés me connaissaient, ils savaient tous que je venais pour voir Kimi, aussi, à chaque fois, ils me laissaient patienter seul jusqu'à ce que mon amie soit libre. Cette fois ne fit pas exception à la règle. Kimi m'avait vu entrer, elle me sourit mais, comme elle était occupée, je lui fit juste un signe de la main avant d'aller m'asseoir à une table libre et l'attendre.

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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Sam 18 Juin - 14:25

Il ne patienta que quelques minutes. Kimi s'était dépêchée comme remotivée par la présence de son ami. Il attendait à une table, tranquillement comme à chaque fois qu'il venait la voir à l'Efrit.
La jeune femme déposa son plateau tout en cherchant le regard de son patron. Après avoir vérifié que tout irait bien et qu'elle pouvait prendre sa pose, Kimi se dirigea vers la table où Len s'était installé. Elle se pencha vers lui et lui fit un gros bisou sur la joue avant de tirer une chaise et de s'y asseoir.

- Je pensai justement à t'appeler. Lui dit-elle avec entrain. Ça me fait plaisir de te voir ce soir, j'en ai bien besoin justement...

Kimi fit un effort considérable pour garder un visage neutre. Seulement, aussi étrange que cela puisse l'être, Len devinait toujours quand la jeune fille n'allait pas bien. Aussi, se dit-elle que son masque de verre était bien inutile face à son frère de cœur. Elle s'accouda à la table, sa tête contre son poing refermé. Peut-être que ce soir allait être comblé de révélations plus ou moins douloureuses... Kimi s'était promis qu'un jour, elle dirait tout à Len : ses peurs, ses doutes, ses rêves et ses envies. Comme elle l'était pour lui, il le serait pour elle, c'était une certitude. Seulement, comme pour pleins de choses, c'était plus simple à dire qu'à faire ! Par quoi pouvait-elle commencer ?... Elle soupira, perdue dans ses pensées quelques secondes.
Kimi releva la tête et croisa ses mains sous la table. Elle croisa le regard sombre de son ami et remarqua quelque chose d’inhabituel chez lui... Soucieuse, elle le détailla, cherchant à trouver le fameux détail inaccoutumé.

Kimi connaissait sa véritable identité. Il était un démon, ce qui logiquement aurait dû l'éloigner de lui. Cependant, contre toutes attentes, il était différent de ses semblables... Moins agressif, plus gentil. Oui, il se démarquait de ses frères et sœurs et c'était ça qui avait changé toute la donne ! L'étudiante avait été touchée par ce jeune homme si attachant. Il s'était confié à elle sans aucune omission, confiant et sincère. Bien sûr qu'elle en avait été surprise, qu'il se confit à elle. A une Aïon !!! Elle lui en était sincèrement reconnaissante et depuis cet instant, Kimi avait offert sa confiance à Len. En partie... La jeune femme avait du mal à se confier, à avouer ses craintes et se peurs, à pleurer sur l'épaule d'un ami. Depuis toute petite, la fuite avait été comme un échappatoire à la solitude et à la peur... A vrai dire, avoir des amis sur qui compter, c'était tout nouveau pour elle ! La voilà qui s'égarait encore.

La jeune fille se concentra sur ce Len, l'observant minutieusement. Il avait cet air sombre, comme si tout le poids du monde reposait sur ses épaules... Quelque chose clochait, et Kimi allait savoir ce qui n'allait pas ! D'un côté, ça faisait un petit moment qu'elle n'avait pas vu son frangin... Culpabilisant de ne pas lui avoir rendu visite plus tôt, une ride apparut sur son front. Bon sang, elle l'avait laissé tomber visiblement ! Il ne se portait pas comme un charme et elle, qu'est-ce qu'elle avait fait ? Rien... Ou plutôt si, elle se morfondait sur sa triste vie, sur son passé et son futur d'un gris terne. Kimi croisa ses jambes comme elle le faisait si souvent lorsqu'elle était agacée contre elle-même.
Bon, elle savait que quelque chose rendait "dépressif" son ami, restait plus qu'à savoir quoi !

- Len ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette. Dit-elle, une lueur d’inquiétude dans les yeux. J'ai du temps devant moi avant de reprendre du service. Raconte-moi...

Sa voix était hésitante. Kimi ne voulait pas le brusquer... Après tout, s'il ne voulait pas parler elle le comprendrait. Toutefois, elle se faisait réellement du soucie pour lui.
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Sam 18 Juin - 17:52

Kimi me rejoignit rapidement à la table où j'étais installé. Elle jeta un regard du côté des cuisines où devait sans doute se trouver son patron puis elle s'assit. Prenait-elle sa pause ou profitait-elle qu'il avait le dos tourné? Non, ça c'était plutôt mon genre, Kimi ne mettrait pas son travail en danger comme ça d'autant qu'elle savait que dans ce cas je risquais de lui faire la morale, non pas que ce soit dans mes habitudes mais, je prenais mon rôle de frère très au sérieux aussi, je serais prêt à lui faire quelques sermons si elle sacrifiait quelque chose bêtement. Ma soeur de coeur prenait donc sa pause. Je lui souris amicalement puis je lui dis:

"Oh, tu aurais bien pu m'appeler ça n'aurait pas changé grand chose, j'ai trouvé le moyen de faire charger mes nouilles et réchauffer mon portable. Dès que le groupe que j'ai enregistré m'aura payé, j'irai m'en acheter un nouveau mais, là franchement c'est pas trop le moment. Pour être franc ça fait depuis ce matin que je cherchais à te joindre, j'avais perdu mon portable et j'ai dû ranger toute la maison pour le trouver. Moi aussi je suis content de te voir, ça fait au moins une bonne chose au milieu du reste."

J'esquissai un sourire bref mais sincère avant de sombrer de nouveau dans un air maussade. Bon, cette fois ce n'était pas tant mes problèmes qui me gênaient, je savais très bien qu'en discutant rien que cinq minutes avec Kimi j'aurais retrouvé ma joie habituelle et nous aurions abordé des thèmes plus joyeux mais, là j'avais remarqué que Kimi non plus n'avait pas le moral, à croire que c'était la période. Je ne supportais pas quand elle allait mal, enfin bon, c'est logique, qui supporterait que l'une des personnes à qui il tient le plus aille mal? J'en avais déjà oublié mes problèmes, décidant de me consacrer aux siens. Après tout, je n'allais pas si mal que ça, en tout cas, je déprimais moins qu'elle. Des petits soucis d'argent, ça se règle vite et dans le pire des cas, je saurais me débrouiller autrement. Contrairement aux humains, je n'avais pas besoin d'argent, c'était uniquement une question de confort. Kimi elle, devait sans doute déprimer pour une autre raison. Je lui demandais alors:

"T'aurais pas encore perdu tes chaussettes? Non parce que je vois bien que t'as pas le moral et tu le ranges souvent dans tes chaussettes."

Décidément, moi et les expressions humaines ça faisait plus que deux, oui enfin c'est encore une expression humaine, j'y pige jamais rien moi! En tout cas, elle en comprendrais sûrement le sens mais, j'en rajoutais un peu quand même.

"Qu'est-ce qui va pas? Je vois bien que tu rentres plus dans l'assiette. C'est bien comme ça qu'on dit?"

Elle savait tout de moi, je lui faisais confiance pour ne pas me mentir. Elle savait éperdument que j'étais un démon mais, pour être franc, je ne le cachais pas vraiment. Elle me connaissait suffisamment pour savoir que jamais je ne lui ferais de mal. Elle savait également à quelle point je tenais à elle. Et apparemment, elle savait aussi que j'allais mal. Bon, pour elle qui avait l'habitude de me voir soit en train de sourire soit en train de faire de charmantes grimaces, ce n'était pas difficile de remarquer que je n'étais pas bien. A tous les coups elle allait culpabiliser, il était temps... Pas dans ton assiette! Mais oui, c'était ça l'expression! Pourquoi moi je ne m'en rappelais jamais? Bon, disons lui tout, elle sera rassurée.

"Ben, en ce moment pas un seul groupe n'a besoin de batteur pour les dépanner, le groupe que j'ai enregistré ne m'a toujours pas payé et le type avec qui je dois former un groupe, j'ai pas de nouvelles. Bon en même temps rien d'étonnant vu où a fini mon portable. Enfin, c'est pas vraiment grave, juste des problèmes d'argent et comme je suis un démon ça n'est pas grave du tout, je risque juste de devoir fermer le studio quelques jours. Enfin, je suis sûr que ce Shino finira par m'appeler ce projet semblait lui plaire."

Je souris alors, je venais d'évoquer tous mes problèmes, elle remarquerait bien que ce n'était pas grave et ça lui ferait ça de moins à se soucier. Je lui l'avais raconté sans la moindre hésitation espérant qu'à son tour elle en ferait autant.
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Dim 19 Juin - 17:11

Elle avait bien eut raison de na pas tenter de le joindre sur son portable... Comme souvent, Len l'avait bousillé. Kimi ne put s'empêcher d'éclater d'un rire cristallin quand il lui expliqua qu'il avait réchauffé son téléphone au lieu des nouilles. Haha ! C'était la meilleure bourde de l'année, sans aucun doute ! Elle retrouva son sérieux lorsqu'il s’interrompit, l'air renfrogné. Non, il n'allait vraiment pas bien mais ce n'était pas ses soucis qui le rendirent aveugle à l'air fatigué de Kimi. Il devina fort bien qu'elle n'allait pas bien elle aussi... Il y avait des périodes comme ça où tout allait mal et où, parler avec des amis, devenait primordial pour se sortir de ce tourbillon infernal. La jeune femme ne put caché son dépit... Elle ne voulait pas qu'il la sache si mal en point. Enfin, ce n'était pas vraiment une question de vouloir ou de ne pas vouloir. Non, c'était une question de fierté. Comme tout être vivant qui se respect, Kimi avait sa dignité. Certes, Len était comme un frère pour elle, mais il n'empêche qu'elle n’approuvait pas du tout de se sentir aussi faible et démunie !

Elle avait rangé les questions de Len dans une coin de son esprit même si les expressions de son ami lui avait tiré l'ombre d'un sourire. Son démon d'ami avait encore du mal avec les expressions humaines que ça en était risible et comique ! Elle écouta attentivement ce que son ami lui dit... Ainsi, il avait des problèmes d'argent. Tout en continuant à l'écouter, elle se demanda combien elle avait... Oui, ce serait suffisant pour le dépanner un temps. Encore fallait-il qu'il soit d'accord...

- Si... Heu... Si tu veux, j'ai des économies de côté. Certes, ce n'est pas grand chose mais... Heu... Si tu en as besoin, je te les file sans problème ! Sentant que Len allait refuser poliment son offre, elle ajouta : Bien sûr, tu me rembourseras dès que possible !

La jeune femme se sentit vraiment maladroite ! C'était sûr que la réponse allait être non ! Si elle, elle avait sa fierté, Len aussi !!
Une de ses collègues déposa deux tasses de café fumantes, tirant ainsi Kimi de ses songes. Elle la remercia d'un hochement de tête tout en écrasant le sucre avec la cuillère. Alala... Ses collègues commençaient vraiment à connaitre les petites habitudes des deux jeunes gens !
Elle porta sa tasse à ses lèvres tout en portant attention à ce que lui disait son frérot. Elle faillit s'étouffer lorsque Len prononça le nom de Shino. Mon Dieu, il le connaissait aussi ?!! Kimi se reprit en reposant sa tasse sur la table. Elle toussa deux, trois fois encore sous le choc. Elle cilla plusieurs fois et avala difficilement sa salive avant de demander :

- Tu... Tu connais Shino ?!!

Moui... Sa question semblait être plus rhétorique qu'autre chose et elle était vraiment sans aucun intérêt !

- Enfin... Heu... LE Shino ?! Cheveux bruns mi-long ? Yeux sombres souvent cachés derrière des lunettes de soleil ?! Guitare toujours dans le dos ?!!

Question avec aussi peu d'intérêt que la précédente... Mais que voulez-vous ? Quand on est surpris, on réagit souvent bêtement... De ce qu'elle savait, le prénom Shino ne courait pas les rues. Donc, Len parlait bien de ce jeune homme qu'elle connaissait d'un concert et qui savait beaucoup de chose sur elle... Kimi se posait une question : est-ce que son frère de cœur savait qu'il était un hunter ? Question de vie et de mort, non ?!! D'un côté il y avait ce jeune homme qui lui faisait de l'effet, et de l'autre, son frère de cœur. La question ne se posa même pas. Kimi s'écria un peu trop fort (tous les visages s'étaient tournés vers leur table) :

- Tu... Len ? Tu sais qu'il est un hunter ?!! La jeune femme se força au calme et respira profondément avant de reprendre d'une voix posée. Il sait que tu es un dé... En sentant les regards des clients sur eux, Kimi se reprit : Qui tu es ? Je n'aime pas vraiment l'idée que vous vous connaissiez tout les deux... Imagine qu'il s'en prenne à toi ?! Bon je ne doute pas en ta capacité à te défendre... Mais, c'est dangereux et lui, il... Il... Heuu...

La jeune femme se mit à rougir. Embarrassée, elle passa une main dans ses cheveux essayant tant bien que mal de se cacher. Elle avait presque failli se dévoiler. Parfois, elle était vraiment pas douée... Kimi chassa ces pensées en reprenant un visage lisse. Elle sourit à son ami, heureuse quand même que ses soucis ne soient pas aussi graves... Elle se rappela que Len lui avait posé des questions un peu plus tôt. Heureuse de pouvoir changer de sujet, même si ce n'était pas tip-top comme nouvel objet de conversation, Kimi but une gorgée du café comme pour se donner du courage. Après tout, Len s'était une nouvelle fois, confié à elle sans hésitation... Pourquoi pas elle ?

- Mais bon, ça me rassure que ce ne soit qu'un problème d'argent... Je ne dis pas que ce n'est pas grave, hein ! J'espère que Shino va t'appeler, mais pour cela, il faudrait que tu ais ton portable ! Ce sera peut-être plus simple...

Kimi rigola d'un rire léger. Len lui en faisait voir de toutes les couleurs mais c'était tellement bon ! La jeune fille redevint sérieuse en songeant qu'elle allait enfin se confier à quelqu'un... Ressassant ses sombres pensées, Kimi fronça les sourcils, blessée. Ça allait lui demander du courage. Elle respira une grande gorgée d'air avant de se lancer :

- Tu m'as demandé ce qui n'allait pas... Je crois que ça me fera du bien de me confier. J'espère... Kimi ferma les yeux un instant, pâlotte. Ça allait vraiment être difficile ! Elle se tordit les mains sous la table, incapable de dissimuler son anxiété et sa peur autrement que comme ça. Tu... Tu as dû t'en apercevoir... Que je me cachais derrière ce... Ce putain de masque !!! Je fais mine que tout va bien... Que la vie est rose et tout. Mais... Mais enfaite, ce n'est qu'une illusion... Len (Kimi leva les yeux vers son ami), j'en peux plus de faire semblant.

Sa voix défaillit tandis que son visage exprimait toute son incertitude et tout son ras-le-bol. Littéralement, elle s’effondra comme jamais avant elle ne s'était effondrée devant quelqu'un.
Elle ravala les larmes qui commençaient à pointer leur bout du nez, se forçant à ne pas pleurer ! Elle détourna son regard, le posant sur ses mains sous la table. Elle était gênée d'une certaine façon... Mais le pire, ce devait être ces pensées qui fusaient de partout, dans tous les sens ! Kimi ne parvenait plus à reprendre le fil de ses pensées et donc de la conversation...


Dernière édition par Takahashi Kimi le Lun 20 Juin - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Lun 20 Juin - 15:43

Kimi éclata de rire quand je lui racontais l'incident avec mon portable, ce qui je l'avoue était compréhensible. Aussitôt, son rire devint contagieux et je manquai de me cogner à la table. Entendre Kimi rire ainsi me faisait plaisir et quand bien même nos soucis n'étaient pas encore réglés, ça faisait du bien, ces moments joyeux dans la soirée. Cependant, la réalité nous regagna vite, le rire de kimi et le mien stoppèrent au même moment, l'euphorie nous quittait. Avait-elle arrêté de rire parce qu'elle s'était rendu compte que j'allais mal ou était-ce l'inverse? Je crois que c'était les deux. Nous avions tout les deux repris un air plus neutre, pour ne pas dire triste, pendant quelques secondes, nous nous contemplions pour savoir qui parlerait en premier. Comme moi, elle avait bien vu que j'allais mal, il était évident qu'elle voudrait savoir mais, je savais qu'elle avait tendance à s'esquiver quand moi je lui posais les questions. Bon, elle espérait que je l'éclaire le premier, c'était évident, ainsi je pourrais peut-être oublier qu'elle aussi allait mal. Elle pouvait rêver, ce n'était pas dans mes habitudes d'oublier, à part peut-être mon portable mais bon, passons. Oui, Kimi avait sa fierté mais, elle en avait plus que de juste et s'il y avait bien une personne face à qui elle pouvait l'oublier, c'était bien moi. Je n'allais sûrement pas la rabaisser ni profiter de ses faiblesses, ça elle le savait très bien. D'ailleurs plutôt qu'en profiter, je tâcherai de l'aider, comme à chaque fois, du moins quand elle accepte de se confier.

Voyant qu'elle ne répondrait pas la première, je lui racontais mes soucis d'argent. Elle m'écoutait attentivement, peut-être un peu trop et y accorda une trop grande importance. J'eus à peine terminé qu'elle me proposa de l'argent, chose que je détestais par dessus tout quand bien même je devrais la rembourser. Enfin, cela partait d'une bonne intention, aussi je lui répondit en souriant:

"Garde tes économies, le groupe doit me payer dans la semaine normalement et sinon ben j'attendrai. Tu sais, l'argent n'ai pas nécessaire à ma survie en vue de ce que je suis alors ne t'inquiètes pas pour cela et garde tes économies. Je n'ai jamais accepté l'argent de personne, la dernière qui a essayé a vu brûler son billet dans la seconde qui suivait. Ne le prends donc pas contre toi, c'est seulement que je déteste les histoires d'argent."

J'esquissai alors un sourire à l'attention de ma soeur de coeur, quand bien même elle avait été un peu maladroite, elle aurait pu employer le plus fin des stratagèmes que j'aurais refusé de la même façon. L'argent se gagnait en travaillant ou en faisant la manche, pas auprès de ses amis.

Une des collègues de Kimi, ayant connaissance de nos habitudes nous amena deux cafés. En effet, je ne commandais jamais de bière ni de saké quand je venais à l'Efrit, voulant prouver au patron que mon amie n'avait pas de mauvaises fréquentations, de même que je n'avais jamais fumé ne serait-ce qu'une clope dans les parages. Certes, ça ne changerait pas grand chose mais, j'en avais décidé ainsi.

Tout en buvant mon café, je continuais d'évoquer mes problèmes et j'en vins alors à évoquer mon projet de groupe avec ce jeune guitariste, Shino et dont le nom fit étouffer ma soeurette. Elle toussa un peu avant de me demander si je le connaissais, me laissant alors penser qu'elle aussi connaissait le hunter. Décidément le monde était petit et si elle aussi savait qu'il était hunter, elle devait s'inquiéter pour moi. Elle non plus n'était pas humaine alors quels étaient leurs rapports? Elle décrivit brièvement Shino, pas de doute, c'était le même type.

"Ah, tu le connais aussi? Je l'ai rencontré au whisky à gogo il y a peu. Il me semble qu'il y travail. Il y avait une guitare acoustique sur la scène et pendant sa pause il y est allé. Je l'ai trouvé relativement doué et j'ai été lui parlé."

Kimi semblait analyser mes dires, dans l'immédiat elle n'avait rien appris d'intéressant mais, avant de lui dire ce que je savais, je voulais essayer de voir ce qu'elle pouvait me dire sur lui. Je ne tardais pas à être satisfait, tout de suite elle me dit qu'il était hunter. Bien entendu Kimi savait que j'étais un démon alors forcément elle s'inquiétait mais, aussitôt je la rassurai:

"Ouais, il m'a dit qu'il était hunter et il sait également qui je suis. Ne t'inquiètes dont pas! Il a bien vu que j'étais différent, il a enlevé ses lunettes et m'a regardé dans les yeux. Après cela, il a éclaté de rire, au début je ne comprenais pas jusqu'à ce qu'il me raconte qu'il avait entendu une scène de mon passé, cette scène, c'était le moment où j'ai avoué à Miho que j'étais un démon. On avait bien rigolé, Miho n'avait pas réellement été surprise et on racontait tout les deux n'importe quoi. En entendant cette scène, Shino m'a dit que j'étais une âme d'humain dans un corps de démon, enfin il m'a fait remarqué que c'était pas exactement de ça, il m'a ensuite dit que des démons je n'en avais que l'immortalité. Shino est je pense digne de confiance. Mais toi, puisque tu le connais aussi, qui est-il pour toi? Sait-il que tu n'es pas humaine? Est-ce qu'il t'as fait du mal?"

Je m'emballais, effrayé à l'idée que Shino puisse avoir pointé un revolver sur Kimi. S'il avait été là, je l'aurais sans doute plaqué au mur avant même que ma frangine ne me réponde afin qu'il crache lui même le morceau, car en effet, j'étais loin de m'imaginer qu'il entretenait une relation positive avec Kimi. Hors, si ce type que je considérais comme un ami avait voulu lui faire du mal, il l'aurait senti passé.

Kimi rougit, je ne compris pas pourquoi. Bon ok, elle avait faillit dire à tout le monde que j'étais un démon mais, personnellement je n'en avait pas grand chose à faire, c'était surtout pour les humains ignorant tout de cela que je m'inquiétais mais bon au pire, tant pis pour eux! Kimi m'adressa un sourire, but une gorgée de son café puis, de nouveau, son sourire s'effaça. Elle n'avait pas oublié qu'elle devait me raconter ce qui n'allait pas.Elle allait commencer, à la fois hésitante et contente de pouvoir le faire. Cela semblait lui être difficile, elle paraissait vraiment mal, j'avais l'impression qu'autour d'elle tout allait éclaté, ouo peut-être en elle, elle se faisait elle même pression, comme si une partie d'elle même voulait parler alors que l'autre voulait garder les mots prisonnier. Finalement, elle m'avoua qu'elle se cachait derrière un masque, que sa joie était factice, ce que je savais depuis longtemps. Elle éclata alors en larmes, aussitôt je me levai et la pris dans mes bras pour la consoler.

"Je vais dire à ton patron que tu viens avec moi, tu peux pas rester ici vu comme tu vas mal. On va aller faire un tour, ça ira mieux."

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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Mer 22 Juin - 16:52

Comme c'était à prévoir, Len refusa son aide. Loin d'étonner Kimi ou de la blesser, elle lui sourit le comprenant parfaitement. Elle aurait fait exactement pareil... Quoiqu'avec un peu plus de dureté sans doute. De toute façon, dès que quelque chose la touchait de près ou de loin personnellement, elle se bloquait et refusait d'en discuter ! L'un de ses plus grands défauts devait être cette façon qu'elle avait de s'emporter dès qu'on lui poser des questions sur elle-même. Évidemment, son comportement était tout autre quand ce quelque chose touchait un de ses amis ! D'où sa proposition d'aide à Len.
Son frère de cœur lui expliqua sa rencontre avec ce fameux Shino. Ainsi, ils connaissaient tous deux l'identité de l'autre et contre toutes attentes ils semblaient plutôt bien s'entendre. Du moins, c'est l'impression que Kimi eut en l'écoutant raconter leur rencontre. Le monde était vraiment petit... Kimi savait que la meilleure amie de son très cher frangin n'était autre que cette Miho ! Cette dernière étant très proche - trop proche ? - de Kanon. La réciproque était également admise ! Bref, elle continua à sourire quand Len parlât de cette jeune femme. Kimi n'était pas de ces filles qui étouffaient leur amis avec leur égoïsme et leur jalousie. Certes, elle n'appréciait pas vraiment Miho (même si elle ne la connaissait pas en chair et en os) mais c'était son problème à elle ! Son ami avait le droit de fréquenter qui il désirait, la jeune femme n'avait aucun droit là-dessus. Encore heureux !
Quand Len s'emballa en pensant que Shino avait pu la blesser, elle se mit à rire. Essayant tant bien que mal de se retenir, elle hoqueta en se tenant les côtes :

- Mais non il ne m'a rien fait ! Sinon je l'aurai expédié en enfer !! Mouhaha... Sous le regard de son ami, Kimi fut prise d'un fou rire. Les mots lui étaient sortis de la bouche sans y être autorisé... Se reprenant, elle termina : Il sait qui je suis, j'en suis persuadée... Mais il ne semble pas me vouloir du mal. Kimi avait baissé les yeux en prononçant ces mots. Elle vrilla son regard vers Len : enfaite, c'est plutôt moi qui le fuis...

Ensuite, la discussion tourna. Kimi n'était pas fière de ces larmes qui ruisselaient sur ses pommettes... Toutefois, ces bras si forts qui la serraient, cette voix au timbre connu et ô combien chaleureux et ces épaules si solides la réconfortaient bien plus que de mièvres paroles sans profondeurs... Pour la première fois, la jeune Aïon se laissa faire. Habituellement, elle aurait refusé catégoriquement. Quitter son travail parce qu'elle ne se portait pas à merveille ? Non mais ça va pas la tête ! Cela aurait été sa réaction avant. Aujourd'hui, ce soir, elle ne protesta pas quand Len allât prévenir son patron qu'elle ne se sentait pas bien et qu'il l'emmenait prendre l'air. Elle ne cilla même pas en prenant sa veste kaki et en l’enfilant. A vrai dire, la jeune femme ressemblait à une poupée sans volonté propre et qui se laissait balloter ci et là sans réagir. Ses larmes continuaient à se déverser - torrent inépuisable - mais elle ne faisait rien pour s'arrêter de pleurer. Enfaite, dire qu'elle n'était pas réellement consciente aurait pu être presque vrai.
La jeune femme savait et entendait ce qui se passait autour d'elle. Seulement, son esprit était vide... Les larmes apaisaient l'âme et le cœur comme si l'eau salée qui coulaient de ses yeux lui permettait de se décharger de ce fardeau qu'est le passé.

D'un pas hésitant, Kimi sortit. La morsure glaciale du vent frais de février la glaça toute entière. Seulement, elle ne tremblait pas comme si ses pleurs lui épargnaient cette morsure... Elle attendit son frère sans vraiment l'attendre... Enfaite, le vent frais qui lui chatouillait le visage et qui faisait voler ses cheveux en une danse mélodieuse la faisait vibrer. Kimi leva la tête vers le ciel, yeux clos. Elle inspira une grande goulée d'air, le laissant l'envahir petit à petit tout son corps. C'était comme si elle buvait un breuvage particulièrement délicieux : à la fois mielleux et doux, mais aussi pinçant et âpre. Ses larmes ne cessaient de couler comme si le fait d'avoir verser la première goutte rendait la jeune femme impuissante à stopper les suivantes. C'était un peu comme le temps... A peine une seconde passait que la deuxième seconde venait de nous échapper, fuyante et irrattrapable.
Ses pensées s'emmêlaient dans son esprit, la rendant confuse et incapable de réfléchir posément. Et si ce qu'elle venait de révéler à Len, il se savait depuis longtemps ? S'était-elle "vendue" en parlant de Shino ? Est-ce qu'il savait qu'elle n'appréciait pas Miho ? Et si elle était virée de son boulot ?... Pourquoi ? Comment ? Quand ? Tout pleins de questions qui fusaient dans son cerveau sans lui laisser le temps de les trier... Mais la question principale qu'elle se posait là, maintenant, c'était si elle allait réussir à mettre un mot sur ses tourments...
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Jeu 23 Juin - 17:10

Kimi ne sembla pas s'offusquer que je refuse son aide. Enfin, la connaissant elle l'aurait également refusée et sans doute plus sèchement. Pour ma part, je ne voyais pas de raison de hausser le ton, c'était parti d'une bonne intention mais, comme je l'avais dit à Miho deux jours auparavant, je ne voulais pas d'histoires d'argent. Pourquoi refuserais-je l'aide de ma meilleure amie pour ensuite accepter celle de ma soeur de coeur? Parce que nous étions plus proches? Un peu mais, Miho était sans doute mieux payée en travaillant à la Kronos alors non, je n'accepterais pas l'argent de Kimi. Maintenant que mon problème avait été évoqué, je comptais sur ma soeurette pour me dire ce qui n'allait pas chez elle même si je savais qu'elle avait toujours du mal avec les confessions.

Après avoir évoqué Miho, j'eus un soubresaut, me rappelant que ce n'était pas l'amour fou entre les deux jeunes filles. Enfin, c'était surtout Kimi qui n'aimait pas Miho, il me semblait même que Miho ne m'avait jamais rien dit au sujet de Kimi. La connaissait-elle seulement? D'ailleurs, j'ignorais pourquoi ma soeur de coeur vouait tant de mépris à ma meilleure amie mais, puisqu'elle ne me reprochait pas de fréquenter Miho, je ne prenais pas le risque d'envenimer les choses. Puisque Kanon était souvent avec Miho, il en saurait peut-être un peu plus, peut-être avait-il assisté à l’évènement qui avait déclenché cette haine. Il faudrait que je lui demande.

Puis, quand je commençais à m'énerver au sujet de Shino, Kimi me rassura aussitôt. Apparemment Shino était plutôt cool avec elle et elle pensait qu'il était au courant pour son identité. Cependant, elle disait le fuir, pourquoi donc? Quelque chose me disait pourtant qu'elle l'aimait beaucoup. Enfin, dire qu'elle évitait Shino devait surtout dire qu'elle n'allait pas au Whisky à gogo parce que ce type ne sortait pas franchement beaucoup. Enfin, c'est l'impression que j'avais eu en parlant avec lui mais, je pouvais me tromper. Il faudrait que je prenne le temps d'aller à ce bar un de ces quatre, du moins y retourner. Tiens, Kimi se la jouait psychopathe ce soir, elle parlait d'expédier Shino en Enfer. Je souris alors et dis:

"Je pense plutôt que tu l’enverrais au paradis mais, il est vrai qu'il n'y resterait pas longtemps. Enfin, il finirait par faire comme moi et il deviendrait un taboo vu comme il aime les anges et les démons. Enfin, pour quelqu'un qui les déteste, il n'est pas si agressif que ça envers eux. Enfin bon, toutes ses relations ne sont pas désintéressées. Je ne parle pas de sentiments mais, d'informations donc, je ne sais rien de ta relation avec lui mais, je sais qu'il ne fréquente Kei que pour savoir à quels démons et anges il doit s'attaquer. Il en va de même pour un certain Suzu. Mais toi, pourquoi tu le fuis? Et tu ressens quoi pour lui?"

Par la suite, quand Kimi éclata en sanglot, je fus déboussolé quelques secondes avant de m'empresser de la prendre dans mes bras. Je savais que Kimi détestait pleurer et surtout en public aussi je savais qu'elle allait vraiment mal. J'étais donc allé voir son patron et lui avais expliqué que la jeune fille ne pouvait pas continuer son travail pour ce soir et il se montra très compréhensif. Il me demanda seulement de bien m'occuper de Kimi et de faire en sorte qu'elle aille mieux, c'était un bon gars. Je fus surpris en rejoignant Kimi qu'elle ne s'oppose pas à mon projet mais, elle devait être consciente qu'elle n'était pas en état de travailler. Nous sortîmes donc du bar et Kimi ne m'attendait pas vraiment, contemplant le ciel, enfin elle levait la tête mais, elle fermait les yeux. J'accélérai le pas afin de rester à ses côtés mais attendis un peu avant de rompre le silence. Kimi semblait pensive et peut-être que quelques secondes de réflexion lui feraient du bien. A quoi pouvait-elle penser? Sans doute s'inquiétait-elle pour son travail, aussi je décidais de la rassurer.

"Kimi-chan, désolé de te tirer de tes pensées mais, je voulais te dire, ton patron est très gentil. Il ne vois absolument aucun inconvénient à ce que tu viennes avec moi, la condition étant bien entendu que je te remonte le moral."

Je souris alors, gêné de l'avoir dérangée mais, ça répondrait peut-être à l'une de ses questions. Ensuite, maintenant qu'elle était revenue à la réalité, je comptais lui demander ce qui n'allait pas. Ce serait plus facile de la réconforter en sachant ce qui n'allait pas.

"Bon, maintenant je vais t'embêter un peu mais, pour te réconforter il va falloir que je sache ce qui ne va pas. Et puis c'est à ça que sert un frangin non? Si je n'étais pas là quand tu en as besoin, je serais un mauvais grand frère. Je sais bien que tu n'aimes pas en parler mais, ça ne te ferait que du bien, ça te permettrait d'évacuer et je pourrais encore mieux t'aider. Je ne veux pas te forcer la main mais, je m'inquiète vraiment pour toi."

Je n'étais sans doute pas très adroit avec les mots mais, j'étais franc et Kimi me connaissait suffisamment pour le savoir.
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Mar 28 Juin - 15:21

Avant que Kimi ne tombe dans cette spirale infernale qu'est la dépression, elle avait répondu aux questions de Len, non sans hésitation. Elle lui avait rapidement expliqué que son don lui faisait, d'une certaine façon, peur - ce qui, entre nous soit dit était vrai ! Elle révéla également qu'elle ne savait pas trop comment décrire ses ressentiments vis-à-vis du jeune homme, ne le connaissant que trop peu mais que néanmoins, elle se sentait attirée par lui. Les noms que son frangin cita dans la conversation ne disaient rien à notre chère Aïon. Comme quoi, le monde n'était pas si petit que ça finalement !

Maintenant, elle se trouvait dans cette obscurité si apaisante que lui procuraient ses yeux clos. Elle sentit la présence de son ami à ses côtés... Il devait être en train de se demander à quoi elle pouvait bien penser. La jeune femme n'ouvrit ses yeux que quand il rompit le silence. Ainsi pensait-il qu'elle s'inquiétait pour son boulot du soir... Mmmmhh, il n'avait pas si tord que ça. Elle redoutait que cet état d’apitoiement qui était le sien ces temps-ci ne la fasse virer. Mais cette question, n'en était qu'une parmi tant d'autres beaucoup plus importantes !
Kimi le regarda intriguée. Il souriait mais d'un air gêné... Elle s'interrogea sur ce qui semblait le contrarier... Était-ce elle ? Ses larmes ? En tout cas quelque chose le troubler !...
Elle mit cette question - qu'elle résoudrait plus tard - en second plan, privilégiant les paroles que lui disaient son frère de cœur. Comment ça l’embêter ? Kimi allait riposter mais Len lui coupa l'herbe sur le pied. En effet, il l'embêtait !!! La jeune femme croisa ses bras sur sa poitrine, signe de son agacement nouveau. Certes, ses paroles étaient d'une justesse intrigante... Mais entre le dire et le faire, il y avait tout un monde ! Ou plutôt quelques mots...
C'est sa dernière phrase qui toucha le plus Kimi, ou peut-être sa maladresse si touchante. Elle laissa retomber ses bras, son regard dans celui de Len. Malgré ses larmes qui coulaient - toujours !!! - elle lui sourit avec sincérité. Les mots n'étaient pas suffisant pour exprimer ce sentiment de joie et de reconnaissance, aussi se tut-elle. Elle entoura le bras gauche de son ami avec le sien et avança d'un pas lent.

La nuit était tombée et les lampadaires éclairaient leurs pas. Kimi vrillait son regard droit devant elle, s'obstinent à ne pas penser à ce qu'elle disait.

- Tu m'embêtes, ça oui ! Railla-t-elle d'une voix qui dénotait légèrement avec le ton voulu. Mais tes questions sont justes et tu as le droit de savoir... Ou plutôt j'ai besoin de me libérer de ce fardeau que je porte depuis bien trop longtemps déjà.

Kime, songeuse, laissa le silence se refermer sur eux deux. Elle continua à avancer avant de lâcher Len et de finalement s'asseoir sur un banc. La luminosité était faible ce qui convenait parfaitement à la jeune femme. Elle pensait qu'ainsi Len ne verrait pas son visage. Visage qui, soit dit ne passant, trahissait ses pensées et ses sentiments surtout depuis que son masque de verre s'était brisé. Là, elle croisa ses jambes et vrilla une nouvelle fois son regard vers le lointain. De rares voitures roulaient encore dans la rue, éclairant par intermittence le banc et les deux jeunes gens. Elle sourit en pensant que les passagers des véhicules, s'ils regardaient dans cette direction, croiraient apercevoir un couple en train de se disputer...

- Tu vois, je n'appartiens à aucun monde... Ni à la Terre, ni aux Enfer, ni au Paradis. Je me retrouve déchirée entre ces trois monde alors que je n'ai jamais rien demandé. Mais ça tu le sais... La voix de Kimi était posé et fluide. C'était comme si elle récitait une leçon apprise par cœur depuis longtemps. Aussi loin que je m'en souviens, j'ai toujours été en cavale avec Kazuo... Tout ça parce que je suis le fruit d'une union illégitime ! Sa voix dérailla... Ses sentiments prenaient le dessus et Kimi ne fit rien pour y remédier. Je suis une putain de bâtarde au final !!! Mon enfance et mon innocence s'est envolée bien trop tôt ! J'ai été jetée dans cette guerre sans même le savoir... Depuis la mort de Kazuo je n'ai plus qu'un seul objectif : retrouver une trace de mes parents... C'est pour cette raison que je me rends tous les week-ends à Sendaï. Mais pour l'instant je n'ai rien trouvé ! J'ai perdu du temps pour rien !!! Et je m’aperçois que rien ne va comme il devrait !... Le pire dans tout cela c'est que j'ai fait cette promesse... Mais que je ne la tiens pas...

Kimi tourna son regard vers Len. Ses larmes roulèrent sur ses joues, cristallines. Elle le regarda franchement, sans gène et murmura :

- Je ne suis pas forte...
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Ven 1 Juil - 22:04

Apparemment, ma soeur de coeur craignait le don de Shino mais, cela voulait dire qu'elle le connaissait, dans ce cas, ignorait-elle qu'à chaque fois, il voyait le même souvenir? Ainsi, puisqu'il savait qu'elle était une aïon, elle avait déjà dû être victime du pouvoir du guitariste, elle n'avait donc plus aucune raison d'en avoir peur. Apparemment, elle ne connaissait pas énormément Shino et par conséquent, il n'avait pas dû prendre le temps de lui expliquer tout en détail. Attirée par lui? Un sourire se dessina sur mon visage, décidément ce Shino était du genre populaire, pourtant lui ne semblait même pas le remarquer. Peut-être se la jouait-il juste gros dur après tout et qu'au fond de lui, il attendait juste de tomber sur la bonne fille. Si c'était le cas, je n'aurais pu que lui recommander Kimi mais, celle-ci étant ma soeur de coeur, je n'étais pas forcément objectif. En plus, je n'étais pas Cupidon alors, les histoires de couple, ce n'était pas mon affaire. Même si je souhaitais le bonheur de Kimi au plus profond de moi, je n'avais pas à intervenir et puis, elle n'avait pas clairement évoqué le fait qu'elle l'aimait. Je décidais donc de juste ajouter bêtement:

"Shino n'est pas un mauvais bougre, tu n'as aucune raison de le craindre, surtout si il a déjà fait appel à son pouvoir vis-à-vis de toi. Enfin, après c'est à toi de décider mais, je ne pense pas que tu sois en danger face à lui."

Kimi avançait les yeux clos mais, elle s'appuyait sans doute sur mon aura pour savoir que la voie était libre devant, enfin, elle me faisait surtout assez confiance pour espérer que je l'empêche de se prendre un poteau ou percuter quelqu'un. Enfin, elle ouvrit les yeux au moment où je brisai le silence et son regard intrigué me fit comprendre qu'elle se posait beaucoup de question, peut-être même était-ce des questions sur ce que je ressentais en ce moment même, et bien, je ressentais son malaise et j'espérais vraiment qu'elle aille rapidement mieux. Enfin, j'étais comme ça depuis toujours, à aller mal dès que mes amis déprimaient mais, Kimi, c'était pire encore. Quand elle semblait comme là, affublée de tout le malheur du monde, j'avais l'impression d'avoir moi aussi ce poids sur mes épaules et que j'essayais de lui retirer le sien en plus. Jusqu'à ce que j'ai enfin réussi à lui remonté le moral, toute sa peine s'emmagasinait en moi puis, elle finissait par éclaté. Si nous avions été des héros de manga, j'aurais sans doute possédé une technique dévastatrice basé sur cela.

Kimi semblait analyser mes paroles, non pas une analyse grammaticale, plutôt comme pour savoir ce que je ressentais et ce que je transcrivais à travers chaque phrase. Finalement, elle sembla avoir été touchée et même si il me semblait que la tristesse était toujours là en elle, elle m'adressa un sourire sincère. C'est ce sourire qui me rappela à quel point les moments en sa compagnie étaient agréables et ce quoi qu'il arrive. Après tout, ce n'était pas la personne qui comptait le plus pour moi sans raison,si je tenais à elle, c'est parce que les moments passés ensemble étaient plus que magiques, tout entre nous était formidable, notre amitié en elle même ainsi que les moments passés ensemble. A ce moment là, nous n'avions pas besoin de mots, être ensemble nous suffisait pour être heureux et elle entoura mon bras avec le sien. Par la suite, nous continuâmes notre chemin dans la nuit puis, elle me dit que mes questions étaient justes, et que bien entendu, j'avais droit de savoir, droit de savoir ou pas, de toute façon elle avait besoin d'en parler alors, même si je n'aimais pas insister, cette fois, je me le serais permis.

Le silence s'instaura de nouveau tandis que nous continuions d'avancer. Peu de temps après, elle lâcha mon bras et nous nous assîmes sur un banc, le plus près possible l'un de l'autre. Il faisait sombre autour de nous mais, nous n'en avions que faire, de toute façon, nous ne faisions que parler et la lumière ne tenait aucun rôle dans notre conversation. De plus, l'obscurité avait le mérite de nous isoler à la vue des autres et d'ainsi nous laisser plus d'intimité. Ainsi, nous pourrions discuter sans être dérangés par des curieux de passage. Kimi avait également dû croire que je ne percevrais pas son visage mais, elle avait oublié que je voyais aussi bien dans les ténèbres qu'en plein jour puisque, ce que je ne pouvais pas percevoir sur son visage, j'y ressentais dans son aura. En tout cas, maintenant que nous étions assis, j'attendais son récit, dans l'espoir qu'en suite je puisse mieux l'aider.

Elle commença par parler du fait qu'elle n'appartenait à aucun monde, pour elle s'était apparemment un lourd fardeau mais, elle n'imaginait pas la liberté que cela pouvait apporter. Moi qui était un démon, j'étais censé appartenir aux Enfers mais, j'avais déserté. Déjà, être un démon, ça veut dire qu'on est pourchassé par les anges mais, si on déserte les Enfers, les démons aussi veulent notre peau. Quand en plus aujourd'hui, chez les humains, c'est la mode de devenir hunter, ça n'arrange rien. Kimi n'appartenant ni au Paradis ni aux Enfers n'était sans doute pas enquiquinée par ces bouffons. Et puis, ses parents avaient eu le courage de briser l'interdit, pour cela je l'enviais car, pour être franc, je n'utilisais pas énormément mes pouvoirs. Enfin au fond, je comprenais Kimi, elle aurait aimer avoir un monde à elle mais, pourquoi ne pas en choisir un, comme moi je l'avais fait? Certes, j'étais censé appartenir aux Enfers mais, j'avais choisi la Terre. Puis, y réfléchissant bien, je réagis qu'à cause de cela, elle était traquée autant voir plus que moi et en plus, elle y avait perdu un proche. Et puis, contrairement à moi, elle n'avait pas particulièrement envie de "jouer à chat". Défier les anges et les démons ne devait pas être pas être son passe-temps favori. Aussi, je répondis, d'une voix posée:

"Une bâtarde? Peut-être mais, une très jolie bâtarde alors et en plus, tu es gentille et intelligente. En plus, on dit que les hybrides sont les êtres les plus puissants qui soient. Enfin, au début ils sont faibles mais, un jour, ils prendront conscience de leur pouvoir et là, on ne fera plus le poids face à eux. D'ailleurs, je pense que c'est ce que craignent les anges et les démons et c'est pour ça que tu devais les fuir. Maintenant, oublies la fuite! Je suis là et je te protégerai. J'ai des potes haut placés qui pourront m'aider en plus, si je me montre convaincant. Tes parents, je suis sûr que tu finiras par les retrouver et d'ailleurs, le pouvoir de Shino pourrait être utile pour cela, enfin, si on a de la chance. Il suffit qu'il croise leur regard et, si il voit une scène te concernant, il saura que c'est eux. Tu vois, tout n'es pas perdu. Moi je te protégerai et Shino lui, il mènera l'enquête pour toi. Bon, il n'a pas encore dit oui mais, je suis convaincu qu'il ne refusera pas. Quant à dire que tu as perdu du temps, en allant là-bas, tu as bien dû éliminer certaines possibilités non? Tu n'y es pas allée pour rien, ne t'en fais pas! Allez, maintenant tout ira mieux! Et tu parles de quelle promesse?"

Kimi se tourna ensuite vers moi, les larmes aux yeux et me dit qu'elle était faible. Je déclarai alors:

"Si, tu es forte. Ce que tu appelles de la faiblesse, ce sont les sentiments. Nous ne pouvons pas tous réagir de la même façon face aux choses. Ta force à toi, c'est ta sensibilité mais, tu dois apprendre à l'accepter plutôt que de la cacher."
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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Mer 7 Déc - 20:35

Comment ne pas sourire face à de telles réponses ? Kimi sécha ses larmes, reprenant une certaine contenance. Les paroles de Len lui faisait comme un vent frais sur son visage, elle se sentait étrangement apaisée alors qu'il y a quelques instants auparavant, elle était inconsolable ! Néanmoins la jeune femme se sentit honteuse de s'être laisser aller autant, et ce même devant son frère de cœur ! Encore plus même...
Elle n'était pas une personne qui se livrait facilement ou qui laisser ses sentiments s'exprimer... Non, elle était renfermée et elle gardait donc tout pour elle jusqu'à ce qu'elle explose. Elle était ainsi. Alors pourquoi ce soir, avait-elle parlé de ses doutes et de ses craintes à son meilleur ami ?!
N'avait-elle plus besoin de fuir ? Est-ce que Len pouvait vraiment la protéger ?... Avait-elle besoin d'une protection, d'ailleurs en voulait-elle seulement une ?! Après tout, la dernière personne qui l'avait protégée était six pieds sous terre à ce jour...
Kimi s'en voudrait énormément s'il arrivait quoi que ce soit à son frère de cœur !!! Non, elle ne pouvait pas se résoudre à le laisser la protéger. Après tout, elle étant une grande fille maintenant ! Alors elle allait devoir se prendre en charge sans avoir à prendre appui sur ses amis dès qu'elle en aurait besoin. Oui, c'était une nécessité : elle ne pouvait plus continuer ainsi, à se décharger sur Len !

- Je te remercie de m'avoir écouter Len. Mais je refuse ta protection... Pas que ça ne me touche pas de savoir que quelqu'un est là près de moi à veiller sur moi... Mais disons qu'il faut bien un jour ou l'autre que je prenne mon envol et que je parvienne à me frayer un chemin malgré les obstacles qui se dresseront sur ma route !

Kimi croisa ses bras sur sa poitrine réprimant le début d'un frisson. Il faisait vraiment froid ! Si elle écoutait son esprit, elle se serait levée et se serait dirigée vers le premier endroit où il faisait chaud. Mais elle n'était pas une de ces personnes cartésiennes... Kimi écoutait ses sentiments et rien de plus ni de moins. Elle agissait toujours par impulsivité ! N'était-elle pas allée à Sendaï plusieurs fois de suite juste parce que son cœur la poussait à chercher l'ombre de ses parents ? Ne parlait-elle plus à Kanon juste parce qu'elle détestait ce qu'il faisait avec cette humaine ? N'était-ce pas ses sentiments qui l'avaient poussé à parler à Len de ses tourments ce soir ? Tout... Tout n'était qu'impulsivité chez cette jeune demoiselle.

Len parlait du don de Shino... C'était une solution, certes mais Kimi ne désirait pas importuner les gens de la sorte et puis comme le précisait son frérot, rien n'était sur que Shino soit d'une quelconque aide dans cette affaire là. Il est vrai que faire appel à lui ne serait pas pour déplaire à la jeune femme mais bon, il ne fallait pas pousser le bouchon un peu trop loin ! Kimi se sentit rougir à cette simple idée et - réaction stupide - elle vrilla son regard à l'opposé d'où se trouvait Len. *Reprend tes esprits bon sang !* s'ordonna-t-elle en son for intérieur. Mais il fallait vraiment qu'elle le recroise un de ces quatre ! *AHHHHH !!!*
Brusquement, la jeune femme se leva, poings serrés. Puis, se rendant compte qu'elle n'était pas seule (et oui, il y avait Len juste à côté !), elle se rassit raidement.

- Heu... Désolée, je... Gênée, Kimi sourit à Len d'un air navré.

Bon ce n'était pas comme s'il ne la connaissait pas ! Mais quand même ! Là, Len devait se demander ce qu'une demoiselle aussi dérangée faisait dehors plutôt que dans un centre psychiatrique à se faire soigner. Kmimi baissa les yeux sur ses mains croisées sur ses genoux. Piteuse, elle préféra changer de sujet et revenir sur celui d'avant. Elle avait trop parlé ce soir et Len aurait très certainement insisté vu l'état dans lequel elle se trouvait quelques instants auparavant...
La jeune Aïon posa sa tête sur l'épaule de son frère de cœur. Le regard dans le vide, elle répondit à ce qu'avait dit Len :

- A Sendaï je n'ai rien trouvé. Rien... Aucune trace. Je n'en sais pas plus qu'avant... Je suis juste un peu plus dans le flou. Tu sais, Len, avant au moins j'avais un point de départ... Là, je ne sais plus où chercher... Tout m'échappe... J'ai l'impression que plus je tends la main, plus la vérité s'éloigne. A croire qu'il faille que je m'arrête dans mes recherches ? Tout semble converger vers cette conclusion...

Kimi parlait d'une voix douce, légèrement ponctuée d'une certaine morosité. Encore aurait-elle trouvé un indice, cela aurait permit à la jeune femme de continuer d'avancer ! Encore et toujours... Faire face à son futur pour ne pas se perdre dans son passé. Mais là, tout la ramenait dans ce passé dont elle désirait se défaire.
Tout... Même cette promesse.

- J'ai promis à Kazuo, avant qu'il ne...

Sa voix se brisa et un silence s'installa. Kimi se redressa, posa ses pieds sur le banc et entoura de ses bras ses jambes puis posa sa tête sur ses genoux. Un vent frais balaya les mèches de son visage. La jeune femme inspira profondément et reprit :

- Je lui ai promis d'être forte. Malgré ce que tu peux penser, Len, je ne le suis pas ! Kimi eut un rire nerveux. Mes sentiments ne sont pas une force ! Carrément pas. Si j'étais forte, je ne serais pas là en train de te raconter mes malheurs ! Je serais humble, la tête droite et le regard fière. Kimi vrilla son regard vers celui de son frère de cœur. Est-ce que j'ai l'air d'avoir un regard fière ?!

La jeune femme se mordit la lèvres inférieure. Elle s'était une fois de plus emporté... La fin de sa phrase avait été dit d'un ton plein de reproche. Alors que Len n'y était pour rien ! Il n'avait rien fait si ce n'est vouloir la consoler et l'écouter... Kimi lui en était reconnaissante et pourtant elle venait de lui parler méchamment !!! Kimi s'en voulait...

- Désolée, je... Len, je voulais pas dire ça... Je t'en suis reconnaissante, pour tout ce que tu fais pour moi. Je me suis laissée emporter... Merde ! J'ai l'impression de tout faire de travers !!!

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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Ven 16 Déc - 14:30

Kimi recommença un peu à sourire, ce qui me fit chaud au coeur. J'avais beau être un démon, je possédais des sentiments et si ma soeur de coeur allait mal, il en allait de même pour moi. Je détestais la voir pleurer mais, je détestais encore plus quand elle me cachait la vérité. Après tout, si nous étions si proches, ce n'était pas pour garder secret ce qui n'allait pas. Il y avait entre nous ce soutien mutuel mais, Kimi avait la fâcheuse tendance de toujours vouloir se débrouiller seule. Si ça m'agaçait moi, j'étais en train de me dire que si jamais il se passait quelque chose entre elle et Shino, lui ne supporterait pas. En effet, même s'il jouait les brutes, le jeune Hunter était au fond de lui quelqu'un de très protecteur, peut-être même plus encore que moi. Enfin bon, la question n'était pas là et j'observai mon amie sécher ses larmes. Elle semblait se demander si elle avait bien fait de parler. Un manque de confiance? Non, ce n'était pas ça. Kimi était fière et elle se posait probablement des tas de questions sur ce que je lui avais dit. C'était une fille géniale mais, elle était franchement compliquée. Elle se prenait trop la tête et voilà qu'elle refusait ma protection. Non mais, franchement, elle croyait vraiment que je lui laissais le choix? Je lui répondis donc:

"Comment ça tu refuses? Je ne me souviens pas t'avoir laissé le choix! Je veux pas perdre ma frangine moi et en plus, de mon côté, il ne peut rien m'arriver, je suis un démon. Si je crève, je serais ressuscité peu de temps après. En plus, ton frangin qui veille sur toi, ça ne veut pas dire que tu n'as pas pris ton envol. Tu sais, j'ai tout oublié de quand j'étais humain, même le comportement général en lui-même, je ne me souviens pas de grand chose. Pourtant, de ce que je sais, c'est que quoi que tu fasses, tu auras toujours une personne derrière toi, qu'elle te l'avoue ou non. Pour ma part, je n'ai pas de vraie famille mais, je sais qu'il y a trois personnes qui seront toujours là. Je peux aussi faire en sorte d'être là pour ces personnes, tu ne crois pas?"

Je constatai alors que Kimi avait froid hors, de mon côté, cette sensation m'était presque inconnue. Ou plutôt, je me servais de mes pouvoirs pour m'en débarrasser. Dans ce cas, ma veste ne m'était pas très utile alors, je la retirai et la tendis à ma soeur de coeur. Le temps de m'adapter je ressentis un petit frisson mais, ça ne dura pas et quand bien même ça aurait été le cas, je lui aurais quand même filé ma veste. En effet, j'étais du genre je-m’en-foutiste alors, j'étais prêt à tout pour les personnes à qui je tenais, surtout quand comme là, elles broyaient du noir. Enfin, quand j'avais parlé de Shino, Kimi était repartie dans ses pensées. Cette fois, je me doutais bien que ce n'était pas ses idées noires qui la hantaient mais, des choses plus niaises et joyeuses. Il faudrait vraiment que j'ai une conversation avec Shino. Et il faudrait que je fasse vite parce que contrairement à moi, ce bouffon-c'est moi qui dis ça?- plaisait aux filles. Enfin, lui n'était pas franchement un coureur de jupons, ce qui laissait toutes ses chances à Kimi, d'autant qu'il ne tombait pas dans les bras de la première venue. Espérons donc qu'il ne rencontre pas de fille bien entre temps.

Kimi détournait le regard, rougissait et s'agitait dans tous les sens. Il fallait croire que Shino lui plaisait vraiment et j'aurais tout donné pour que ça se fasse mais, dans l'immédiat, je ne savais franchement pas où le trouver. Mon portable était mort mais, de toute façon, il n'aurait sans doute pas répondu. Il devait être occupé à faire la fête vu qu'aujourd'hui, c'était son anniversaire. Enfin, en y réfléchissant, il n'avait pas franchement d'amis. Je pourrais donc emmener Kimi chez lui dans l'espoir de le voir. Je calculais alors que nous étions mercredi. Il travaillait donc si on voulait le voir, il fallait aller au Whisky à Gogo. Je me tournais alors vers ma frangine et je lui demandais:

"Sais-tu quel jour nous sommes?"

Je verrais bien ce qu'elle dirait. Si elle l'ignorait, je lui expliquerais et je lui suggérerais qu'on aille le voir. D'ailleurs, Shino lui avait-il dit que c'était son anniversaire? Pour ma part, je le savais parce que j'avais vu sa carte d'identité. En effet, au Whisky à Gogo, les flics étaient passés ce soir là et avaient fait un contrôle d'identité. Je croyais d'ailleurs me souvenir que si je n'avais pas si souvent fini au poste, ils m'auraient encore une fois embarqué. Cependant, ils savaient que j'avais un accord avec Miwa.

Puis, Kimi posa sa tête sur mon épaule et me dit qu'elle se sentait encore plus perdue qu'avant. Le fait de ne rien avoir trouvé avait rendu les choses si floue qu'elle en pétait un câble. Maintenant, elle disait ne plus savoir où chercher. Je devais la réconforter mais, en l'occurrence, j'avais deux réponses possibles. L'une n'était pas réellement un mensonge mais, n'était pas liée à la réalité quant à la deuxième, elle était réaliste mais, elle ferait sans doute plus de mal qu'autre chose. En effet, je me voyais mal lui dire que de toute façon, si elle n'avait rien trouvé jusqu'à maintenant, elle n'avait fait que perdre son temps. Certes, elle avait autrefois une information qui l'envoyait à Sendaï mais, puisqu'il n'y avait rien là-bas, cette information n'avait fait que l'éloigner. Je me contentai donc de répondre:

"Le passé et l'avenir ont leurs secrets. Certaines personnes comme Shino peuvent voir le passé. D'autres voient le futur. Le temps est lié à l'espace alors, grâce à ces personnes, on pourrait reconstruire la réalité. On dit que le hasard fait bien les choses mais, quand on cherche le hasard, celui-ci ne se montre pas. Seule, tes recherches n'aboutiront probablement pas car tu ne possèdes pas suffisamment d'éléments. Il faut que tu acceptes d'avoir besoin d'aide."

Je lui adressais alors un sourire désolé. Pourtant, il ne fallait pas qu'elle baisse les bras. En trouvant les personnes adéquates, elle pourrait retrouver des indices et peut-être même la réponse à sa question. J'avais confiance en elle et je ferais tout mon possible pour l'aider à atteindre son objectif. Je devais juste lui faire comprendre qu'elle ne pouvait pas abandonner comme ça. Hélas, je n'avais pas beaucoup d'arguments pour l'encourager hormis le pouvoir de Shino. Bon ok, c'était quand même un gros argument, plus Shino que le pouvoir d'ailleurs mais, Kimi était une fille plutôt bornée. Pourvu qu'elle finisse par accepter notre aide.

Kimi parla alors d'une promesse qu'elle avait faite à Kazuo. Elle lui avait promis d'être forte et elle prétendait ne pas l'être quoique je puisse dire. Selon elle, le fait de se confier à moi n'était pas une force. Elle avait toujours été très réservée mais, je n'aurais jamais pensé que ses sentiments étaient gardés dans un tel coffre fort. Je lui répondis alors:

"Je ne te contredirai pas. Pourtant, je pense le contraire. Si tu as enfin accepté de te confier, c'est que tu te rends enfin compte, inconsciemment que c'est l'union qui fait la force. Est-ce que moi j'ai le regard fier? Est-ce que j'ai la tête droite? Je passe mon temps à la bouger de tous les côtés. Quant à mon regard, je te mets au défi de me dire qu'il est fier. En plus, un regard ça change. Là, mon regard est triste et plein de compassion, des fois, il sera plein de malice. D'autres fois, on y lira la déception. Arrête un peu tes conneries! Oui, tu es faible mais, tu as la force à porter de main! Prends la main qu'on te tend au lieu de toujours la repousser!"

Elle avait un peu haussé le ton avec moi et je sentais bien qu'elle le regrettait. D'ailleurs, elle s'en excusa aussitôt. Pourtant, je ne lui en avais pas tenu rigueur. A dire vrai, je n'étais pas quelqu'un qui s'énervait facilement et il en aurait vraiment fallu beaucoup pour que Kimi me pousse à bout. Je lui répondis donc:

"Calme-toi! Ce n'est pas grave, ça arrive à tout le monde de s'énerver. Je ne vais pas me fâcher pour si peu, tu as juste parlé un peu fort, c'est rien!"

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MessageSujet: Re: Dépression collective = dépression festive ?
Mar 20 Déc - 19:06

Kimi savait très bien qu'elle se prenait la tête, et le plus souvent pour pas grand chose ! Elle était ainsi : compliquée. Sauf que, comment pouvait-elle ressasser ses soucis devant une telle réponse que Len lui servit, juste après avoir refuser son aide ? Et bien, comme vous vous en doutez, elle ne peut pas. La jeune Aïon se mit à rire devant l'air catégorique et un peu "gamin" que son frangin faisait à l'instant même. Bien sur, quand la Demoiselle pense "gamin" ce n'est pas un reproche ou une insulte, ça non ! C'est juste une façon de mettre un mot sur une expression, et il se trouvait que Len donnait l'impression d'être plus jeune de dix ans au moins ! Et il fallait ajouter le fait que ses arguments ne tenaient pas vraiment la route... Allons bon, Kimi ne s'en formalisa nullement, préférant se bidonner même si elle devait passer pour une jeune fille niaise et totalement cinglée ! Il faut avouer que son frère de cœur venait quand même de la houspiller en prétendant ne pas lui laisser le choix. Quand bien même Kimi aimait sa liberté et son indépendance, elle ne pouvait nier la joie qui lui étreignait le cœur face à ce Len si adorable et si touchant.

- Ok ok, se rendit-elle en essuyant les quelques larmes que son fou rire avait fait couler. Je me rends ! Kimi leva les deux mains tout en souriant. J'accepte avec joie ta protection et ton aide, elles me seront utiles.

Len, s’apercevant du frisson de la jeune femme, entoura cette dernière de sa veste. Kimi ne put s'empêcher de le remercier. Il était vraiment là pour elle, l'ami, le frère, le confident. Celui qui lui redonnait toujours le courage de continuer et de poursuivre son chemin. Il l'épaulait quelque soi les difficultés à surmonter. Ensemble...
Que ferait-elle sans lui ?...

Oubliant ses questions, elle revint à la réalité lorsque Len lui demanda si elle savait quel jour il était. Kimi réfléchit l'espace d'une seconde et répondit sans vraiment réfléchir :

- Le 24 Février !! C'est l'anniversaire à Shi... Kimi mit ses deux mains sur sa bouche, elle venait juste de se dévoiler. Certes, elle n'imaginait pas une seule seconde cacher quoi que ce soit à son frangin mais elle l'avait espéré. Un tout petit peu. La jeune femme retira ses mains de devant ses lèvres et les posa sur ses genoux soigneusement. Puis d'une petite voix elle termina sa phrase. ...no.

Comment avait-elle réussi à avoir cette information, alors qu'elle ne lui avait adressé la parole que très rarement ? Disons qu'elle devait être un tout petit peu devin sur les bords. Enfin, appelons cela l'intuition féminine !
Oui, c'est de l'ironie. A vrai dire, Kimi ne se souvenait plus d'où elle tenait cette information plutôt utile - avouons-le. Peut-être l'avait-elle lu quelque part ou en avaient-ils discuté... Passons, cela ne servait à rien de se triturer l'esprit pour aussi peu, non ? Du moment qu'elle savait !

- Ne me demande surtout pas comment je sais ça, parce que je ne sais plus, dit-elle d'une voix posée.

Heureusement - ou plutôt malheureusement - Kimi retourna dans ses sombres pensées. Et ç’avait été la tête posée sur l'épaule de Len qu'elle s'était une fois encore confessée. Elle ne cherchait pas un quelconque réconfort mais juste une oreille attentive. Et ce qu'elle trouva c'était bien plus. Il était honnête avec elle... Oui elle avait perdu son temps. Même si Len ne le lui disait pas vraiment, Kimi le sentait. Non, il ne fallait pas qu'elle baisse les bras maintenant ! Pas après tant d'efforts et de sueurs versés. Ça, c'était ce qu'il lui disait derrière cette réponse si mystérieusement tournée et formulée... Il fallait juste qu'elle accepte l'aide des autres. L'union fait-elle vraiment la force ?
Kimi voulait y croire aujourd'hui... Espérer pour mieux se relever. Courir pour mieux tenir ?...
Appelez-le comme vous le voulez, pour Kimi, ce que Len lui offrait, c'était l'aube d'un jour nouveau.
Où elle n'avait plus à fuir.
Où elle pouvait se reposer sur quelqu'un d'autre qu'elle même.
Où elle ne serait plus seule comme elle le croyait jusqu'à présent.

La voix ténue par l'émotion et par tout ce que Len venait de lui dire, la jeune femme ne pu que répondre un faible "merci" tremblotant. Bon, il y en avait marre de broyer du noir ! Tout au moins, pour cette nuit, c'était largement suffisant : le quotas était dépassé !
Kimi se leva avec fougue, un grand sourire sur les lèvres.

- Bon, puisque... Kimi regarda son portable et un sourire satisfait éclaira son visage. ...j'ai fini mon service vu l'heure qu'il est, je te propose qu'on aille embêter et égailler la soirée à Shino ! Puisque tu le connais aussi visiblement et si, bien évidemment, cela ne te dérange pas d'aller mettre le bordel !!!

Kimi lui lança un clin d’œil malicieux. Elle se doutait bien que cela ne le dérangerait pas le moins du monde - de foutre le bordel !
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