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 Call me anytime

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Suzu
Angel † Walker

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MessageSujet: Call me anytime
Jeu 18 Nov - 21:48

feat.
Shibuya Nana feat. Suzu
Le 29 janvier 2010 - 21h40


Tenue
Spoiler:
 


J'étais assis au bar, et j'attendais. Une attitude somme toute banal pour un être humain à cette heure de la journée. Une heure agréable, quand les gens en avaient terminé avec leur journée de boulot qui s'était à coup sûr mal passée, et avant qu'ils ne rentrent chez eux faire face à l'horrible quotidien - la femme, les enfants ou pire, la solitude. Non, à cette heure, dans ce lieu, le temps ne s'écoulait plus, le monde extérieur n'avait plus d'importance. On s'y retrouvait entre amis, le bar était calme, assez moderne et classe pour éviter les poivrots de bas étage, mais assez sympa pour que personne ne se sente obligé d'y chuchoter furtivement. Le lieu idéal, le paradis des humains.

Alors pourquoi étais-je là, pourquoi ? Et qu'est-ce que j'attendais ? Je n'arrivais pas à me l'avouer, mais j'espérais que Nana passerait. Depuis quelques temps, nous nous retrouvions ici assez régulièrement. Elle avait peut-être l'impression que c'était par hasard, puisque je n'avais pas de portable et que donc, nous ne pouvions nous donner rendez-vous. En vérité, une fois sur deux, je venais ici et je l'attendais. Ça n'avait donc rien d'un hasard, même si parfois elle venait, et parfois non.

Pour la millième fois au moins, je me demandai à quoi je jouais avec elle. En temps normal, les humains ne m'intéressaient pas. A part quand j'étais vraiment de mauvaise humeur, alors oui, ils étaient les jouets idéaux. Ou bien, comble de l'horreur, quand le grand Patron avait un message à faire passer à l'un d'entre eux. Pour l'instant, je touchais du bois, une seule humaine requérait mon attention, même si son refus d'écouter mon message - le message de Dieu, bordel ! ! - me mettait dans une sale situation. J'allais finir par me faire engueuler, moi, si ça continuait comme ça... Mais bref, tout ça pour dire que fréquenter les humains n'étaient absolument pas mon genre. Surtout aussi régulièrement. Surtout pour... discuter ! L'enfer ! Je détestais parler de moi. Les gens qui perçaient mes mensonges me mettaient atrocement mal à l'aise, et je les fuyais plutôt que de devenir ami avec eux.

Mais dire que Nana était différente était un euphémisme. Pour commencer, j'avais vite réalisé que mes petits tours mentaux n'avaient aucun effet sur elle. Certes je ne suis pas très puissant, mais son absence totale de réaction m'avait vite mis sur la voie. Elle était immunisée contre les influences angéliques et démoniaques, et elle n'avait même pas conscience de son don. Ça faisait d'elle une humaine que les deux camps devaient rêver d'avoir avec eux. Ou, pour dire les chose de façon plus vraie, les deux camps devaient faire des cauchemars à l'idée de l'avoir contre eux. Pour ce que j'en savais, elle travaillait à la Hellsing. Tu m'étonnes. Ce vieux croulant de Takasugi n'avait pas dû traîner pour l'embaucher... Et encore, il n'était pas le pire. Je n'imaginais pas le nombre d'anges et de démons de première catégorie qui devaient lui tourner autour...

Je laissai échapper un soupir et commandai un autre Thin blue line et l'avalait d'une traite. Devant moi, quatre autres petits verres s'alignaient sur le comptoir. J'aimais bien le turquoise que donnait le curaçao au cocktail, mais le format shooters ne permettait pas d'en profiter vraiment. L'alcool n'avait que peu d'effets sur moi tant que j'y mettais un peu de concentration. Si je me laissais aller, alors oui, il pouvait me monter à la tête, mes les effets n'étaient pas les mêmes que chez les humains, aussi, j'avais intérêt à me tenir. Pas envie de me retrouver dans le journal du 20h à la page "phénomènes inexpliqués"...

De nouveau, je jetai un œil vers la porte du bar, qui s'ouvrait et se fermait régulièrement, sans que pour l'instant Nana ne soit apparue. Je décidai d'attendre encore une demi-heure, après quoi, je rentrerai... je ne sais pas où.


Dernière édition par Suzu le Mar 23 Nov - 20:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Call me anytime
Dim 21 Nov - 2:00

Tenue:
 

    Après avoir répondu aux exigences du photographe et quelques tours de magie avec mes poudres de perlimpinpin, j’avais finis mon dernier maquillage, me voilà libre. Ce n’étais pas la guigne ce boulot, au contraire j’étais bien tombée. Quand on me demandait pas de remplacer une danseuse… C’est un travail où je fais ce que j’aime, c’était seulement par moment, les gens qui peuvent me taper sur le système. Je quittai la boite pour rentrer chez moi. Retrouver mon chez moi, mon confort, mon cocon, j’enfilai mon bonnet, mon sac sous le bras et en avant à la conquête du métro. Foulant les trottoirs de la capitale, je me faisais déjà le menu de ce soir, qui allait surement se limiter à une simple boite de soupe miso… Puis mes yeux se portèrent sur un bar, je n’étais pas une alcoolo ou ex-alcoolique. J’avais l’habitude de le côtoyer l’endroit pour son ambiance, cette atmosphère paisible alors, le temps que monsieur passe au vert, j’hésitai. Le cadre était bien beau à l’intérieur, mais on pouvait aussi croiser pas mal de monde et certaines rencontres restaient indélébiles.

    J’étais bien partie sur ma lancée d’aller me réfugier chez moi. Cependant, c’est comme un sixième sens qui m‘interrompis et me murmurai d’y faire un tour. Ce serait vous mentir, de dire que c’était juste une simple pulsion du moment, sans arrière pensée. C’était aussi un moyen de vérifier un petit truc. Mes yeux encore fixaient sur la devanture du bar, j’espérai un peu trop. J’étais venue plusieurs soirs, sans l’apercevoir. Il faut dire, il apparaissait et disparaissait sans que je ne puisse dire quoique ce soit ou aucun moyens de le contacter. Je ne m’attache pas facilement et j’avais toujours du mal à engager la conversation. Ce dernier fait, refroidit rapidement les gens. Des commentaires comme quoi, elle n’a pas de conversation cette fille, elle n’est pas intéressante, elle est bizarre, et je ne cherche pas à les contredire. A quoi bon, si ils s’arrêtent à la première impression ? Puis, avec cette fâcheuse tendance d’attirer les personne les plus étrange du Japon ces temps-ci, il devait y avoir une indication pour eux sur mon front ou je suis un aimant. Je peux vous dire, ma vie sociale est assez étrange. Néanmoins, dans ce bar, la personne qui s’y trouvait surement, relevait la barre. Cependant, je restai hésitante sur mon trottoir et je pouvais très bien faire un simple aller-retour juste pour vérifier. Je poussai alors la porte, pour le voir installer au bar.
    Intérieurement; heureuse de le voir là, extérieurement; impassible, le lien reliant in et out devait être coupé chez moi. Vous me direz, ça se révèle un très bon atout. Ôtant mon bonnet et m’avançant pour m’installer sur le siège à coté de lui, je me regardais à travers la glace derrière le bar pour me recoiffer, comme si de rien n’était et posai enfin toute mon attention sur Suzu. Mon index taponna juste à coté des cadavres de verres et je lui dis avec un petit sourire ;

    « On boit pour oublier ?… J’espère que tu as encore toute ta tête après tous ça…

    Je croisai les doigts pour qu’il ne redevienne pas comme à notre première rencontre, je n’ai pas tellement apprécié ce premier Suzu. Oui, on peut dire que j’appréciais Suzu sobre. C’était un exploit pour moi, d’avoir un ami en dehors de Shinjuku. Les gens changent avec ces strasses et le succès, qui peut rapidement leur monter à la tête, faisant changer les personnes peu à peu. J’en ai l’expérience avec Kaya, ce que je trouve fort regrettable.. Pour en revenir à Suzu, ami ? Je pense pouvoir le considérer comme tel. On parle de tous et de rien, on se confie par moment. Le seul hic qui peut y avoir, c’est qu’il soit aussi mystérieux sur son passé. C’était peut être une question de temps pour dissiper le brouillard, avec le temps qu’on passait à se parler. Je commandai au barman, un verre de Manzana avec de la limonade. J’adorai cette boisson. Enfin, je me repris de mon intervention auprès de lui. Oui, je m’étais tapée l’incruste à venir lui parler sans se soucier qu’il soit accompagné ou pas. Je me penchai alors, légèrement sur le bar, pour regarder à coté de lui, trainer mon regard dans la salle par la suite et m’assurai en lui demandant ;

    « Tu attendais surement quelqu’un ou tu es accompagnée ce soir.. ? »

    Ca aurait du être la première question posée, mais on dirait bien que j’étais trop enthousiasmée de le voir là et de pouvoir lui parler à nouveau, que j’ en avais zappé cette possibilité. Après un moment à faire la girouette, à la rechercher d’une fille qui me jetterait un regard noir au loin, parce qu’il était censé l’accompagner elle et pas moi, je me remis droite pour entendre sa réponse.
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Suzu
Angel † Walker

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MessageSujet: Re: Call me anytime
Mar 23 Nov - 20:50

J'allais partir. Du moins, c'était ce que je n'arrêtais pas de me répéter avant que Nana arrive. Assis sur mon siège à jouer les piliers de bar comme un crétin d'humain alors que je n'étais pas comme eux et que je ne voulais pas, surtout pas leur ressembler... non, ça n'était pas moi, et il fallait que je m'en aille. J'avais compté jusqu'à dix, puis jusqu'à cent, et j'en étais presque à mille, toujours assis sur ma chaise comme un con quand je sentis sa présence, avant même qu'elle n'entre dans le bar. Je me redressai, comme si un poids venait de me tomber des épaules. Du soulagement, voilà ce que je ressentais. Sa venue prouvait que j'avais eu raison d'attendre, que je n'avais pas fait ça pour rien, boire et fusiller le barman des yeux quand il faisait mine de m'adresser la parole, ce crétin !

Je ne la regardais pas tant qu'elle ne fut pas assise à coté de moi. Je n'en avais pas besoin pour savoir que c'était elle. Qui eut crû que je m'attacherai autant au point de reconnaître son aura si particulière ? Particulière pour une raison qui m'était inconnue, mais je m'en fichais complètement. Tout ce qui comptait c'était qu'elle était là. Et je me détestais pour ça. Comment est-ce que j'avais pu tomber si bas au point d'être content de voir débarquer une humaine dans ma vie ?? Je l'aimais bien, mais j'étais un ange, et les humains ne méritaient pas ma considération ! Mais je l'aimais bien quand même... mais j'étais tombé bien bas pour apprécier sa présence ! Mais quand même...

« On boit pour oublier ?… J’espère que tu as encore toute ta tête après tous ça… »

Sa voix m'arracha à mon cercle vicieux d'imbécilité et je me tournai enfin vers elle. Lui souris. Non ! Pas de sourire niais ! Je ravalai mon sourire et la saluai d'un hochement de tête et d'un regard de circonstance - surpris, dans le genre "tiens, toi ici ??"... comme si je n'avais pas passé toute la soirée à l'attendre au cas où elle passerait... Je me faisais pitié, des fois, moi.

« Ma tête va très bien, merci. »

J'avais répondu un peu sèchement histoire de retourner dans mon rôle de mec bourru, têtu et compagnie. De toute façon, l'avantage avec elle, c'était qu'elle ne s'arrêtait pas aux apparences, et si à un moment elle se sentait vraiment agressée alors là, elle me le dirait sans détours.

« Tu attendais surement quelqu’un ou tu es accompagnée ce soir.. ? »

Je haussai les épaules, secouai la tête et commandai un autre Thin Blue Line d'un geste de la main avant de me tourner à demi sur ma chaise pour pouvoir lui parler plus facilement.

« Et toi alors ? A ton âge, tu devrais être en boîte tous les soirs, ou sortir avec ton copain. Ah mais c'est vrai, t'as pas de copain ! »

Nooooooon, pourquoi fallait-il que je parle comme ça ?? Je n'arrivais pas à être naturel, ça faisait trop longtemps que je mentais à tout le monde. J'avalai mon cocktail d'une traite et serrai le petit verre vide dans ma main jusqu'à le sentir vibrer doucement, à deux doigts de se briser. Oupsy ! Je lâchai le verre et enchaînai d'un ton un peu plus enjoué :

« Mais ça me fait, euh, plaisir que tu sois là. On peut discuter comme ça. Parle-moi de ta journée de boulot. Tu as vu des stars, aujourd'hui ? Comment ils sont, tous ces gens qui se croient importants ? »

Personnellement, je trouvais ça un peu pervers de la part des démons d'avoir ouvert une entreprise pareille à Tokyo. Ah c'était sûr qu'ils en récupéraient, des âmes, avec le nombre impressionnant de filles sans cervelle et de garçons idiots qui voyaient en le fait de devenir une star pour deux ou trois ans maximum un aboutissement dans la vie. Si seulement ils avaient conscience du prix à payer... enfin, c'était leur choix, et je m'en fichais. Mais quand j'avais appris que Nana travaillait à la Hellsing, et bien... je n'avais pas sauté de joie. C'était lors de notre première rencontre, et je n'avais pas été tendre sur son choix de carrière, aidé par l'alcool qui embrumait mon cerveau. Sûr qu'elle s'en souvenait encore. Du coup, j'avais décidé de poser mes questions un peu plus subtilement. Mais qu'elle me dise seulement que son grand patron lui avait fait des propositions indécentes, et je lui balançais tout !

Enfin, dans mes rêves. Lui dire la vérité sur la Hellsing revenait à lui dire la vérité sur moi aussi. Et puis elle ne me croirait sûrement pas, elle penserait que je me moquais d'elle.


Dernière édition par Suzu le Mer 8 Déc - 16:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Call me anytime
Ven 3 Déc - 0:02

    - Ma tête va très bien, merci.

    Toujours aussi aimable, j’avais envie de sourire en entendant sur quel ton il me l’avait livré. Il faisait horriblement chaud par rapport à l’extérieur dans ce bar, je retira mon gilet et me demandais bien si c’était raisonnable de boire de l’alcool avec cette chaleur. Oh un verre, ça ne fait jamais de mal. En revanche, le nombre de verre que c’était enfilé mon voisin, m’étonnait encore et j’étais tentée à lui proposé un verre de lait.
    Après avoir jeter un brève coup d’œil dans la salle et sa réaction, il n’était pas accompagné. D’un coté, tant mieux, j’aurais bien été ridicule de boire un coup et repartir aussitôt au coin de mon bar seul. Puis, ça aurait fait trop louche, il aurait su que j’étais entrée dans ce bar dans l’espoir de le voir.. En tous cas, je restai forte étonnée d’entendre la suite;

    - Et toi alors ? A ton âge, tu devrais être en boîte tous les soirs, ou sortir avec ton copain. Ah mais c'est vrai, t'as pas de copain !

    A mon âge ? Boîte ? Copain ? Pourquoi me parlait-il de tous ça ? Je faisais légèrement tournoyer mon verre sur le comptoir avant qu’il ne me dise ça et je manquai même, de le faire tomber à cause de ça. Puis, c’était quoi cette manière de conclure, « t’as pas de copain ! » Qu’est-ce qu’il insinué par là ? En retournant mon attention sur lui, je le fusillai du regard et répondu aussitôt;

    « Que j’en ai un ou pas, qu’est-ce que ça peut te faire, hein ? D‘abord, qui te dit que je n’ai pas de petit copain ? Et, je préfère ce bar à une quelconque autres boîte, où on s’entendrait même plus parler ! Je vois même pas pourquoi je me justifie, c’est ridicule ce que tu me demandes ça ! »

    Je pouffai toute seule, c’était compétemment ridicule, oui! Pourquoi ai-je répliqué ? Je préférai alors, me noyer dans mon verre d’alcool en buvant une grande gorgée. Je n’étais jamais trop été boîte de nuit, j’étais une adepte du calme alors fréquenter ce genre de lieu, n’était pas trop mon genre. J’y ai déjà mis les pieds, mais sans plus. Je secouai la tête en me demandant encore pourquoi je pensais à ça. Surement, parce qu’avec sa remarque, je passai s’en doute pour une vielle fille, voir pire, une vieille fille alcoolo ! Je me posai trop de questions, faut que j’arrête d’être aussi parano et de m’inquiéter à ce qu’il peut penser de moi, surtout. Ce n’est vraiment pas dans mes habitudes.

    -Mais ça me fait, euh, plaisir que tu sois là. On peut discuter comme ça. Parle-moi de ta journée de boulot. Tu as vu des stars, aujourd'hui ? Comment ils sont, tous ces gens qui se croient importants ?

    Il paraissait tellement convaincant avec son « euh » glissé dans la phrase, ça le rendait si crédible à mes yeux. Suspicieuse, je l’étais un peu en l’entendant parler de mon boulot. La dernière fois qu’on a abordé le sujet, il n’était pas des plus enchanté, voir extrêmement exécrable par la suite. La plupart des gens qui apprennent où je travaille, me demande toujours si j’ai pu rencontrer un tel ou un tel, ils se montrent des plus enthousiasme à cette idée. Alors, voir quelqu’un agir d’une toute autre manière, ça étonne et ça me pousse à me poser quelques questions sur sa méfiance à l’égard de Hellsing. Bon, soit, si il veut en parler.

    « J’en vois toujours des stars au boulot, ils sont toujours des plus étranges et particulières hors caméras. Certains sont effrayants avec les discours qu’ils peuvent tenir, d’autres sont étrangement gentils avec moi uniquement, alors que je ne cherche pas spécialement à me faire des amis dans ce genre de milieu… En faite, j’ai l’impression que, plus je cherche à m’éloigner, plus j’attire du monde. Aujourd‘hui, ça n‘a pas été une idole mais quelqu‘un du personnel, qui m‘a paru le plus étrange.. Il ne semble pas si méchant quand on le voit, mais il me raconte des choses horribles par moment, c‘est glauque.. »

    Je levais les yeux au ciel en grimaçant en me rappelant, ce qu’il m’avait dit, il y a quelques heures de cela. En plus, ce n’était pas la première fois et à chaque fois, je ne sais comment réagir à ce genre de discours. J’étais drôlement bavarde avec Suzu, je l’agaçai surement avec mes histoire. Il n’avais qu’à me poser la question, aussi ! C’est chargé la journée d’une maquilleuse à Hellsing ! Mouai.. Mais bon, il fallait que j’écourte rapidement mon bavardage. J’avais fini de boire mon verre et fit un signe au serveur pour en avoir un autre. Il ne devait pas en mettre assez dans leur verre, je n’avais même pas fait attention d’avoir bu aussi rapidement… Mes belles paroles de début de soirée s’étaient envolée et me voilà, à mon deuxième verre.

    « Dans tous les cas, ça reste un boulot où je fais ce que j’aime et c’est bien payé.. En plus de ça, le patron est sacrément sympas ! Enfin, il s’occupe bien de ses employés… Sinon, et toi ? Ta journée, comment s’est elle passée ? » 

    Je croisai les bras sur le comptoir en attente du récit des aventures de Suzu et toutes ces petites péripéties.

    « Je suis contente aussi de te voir ici, ce soir. »

    Je lâchai ma révélation sur un ton sincère et détendu. En y réfléchissant, j’aurais bien pu garder ce commentaire pour moi. Mais c’était la stricte vérité, j’aimais bien converser avec lui et pouvoir parler sans me sentir gêner. Pourquoi lui ? Je n’en savais rien, surtout que c’était mal parti au départ. Mais au fil du temps, on prend goût à cet interlocuteur aux étranges sautes humeurs mais toujours sincère. Ce doit être ça, qui me plait le plus chez lui, sa sincérité. Bon trêve de bavardage pour ma part, j’avais déjà trop parlé, à son tour.
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Suzu
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MessageSujet: Re: Call me anytime
Mer 8 Déc - 16:45

« Que j’en ai un ou pas, qu’est-ce que ça peut te faire, hein ? D‘abord, qui te dit que je n’ai pas de petit copain ? Et, je préfère ce bar à une quelconque autres boîte, où on s’entendrait même plus parler ! Je vois même pas pourquoi je me justifie, c’est ridicule ce que tu me demandes ça ! »

Je rentrai la tête dans les épaules et m'accrochai à mon verre comme à une bouée. Oui, bon, je l'avais sûrement méritée, cette réplique. Même si je prenais ça pour un non concernant un éventuel copain. Sinon, elle me l'aurait dit clairement, non ? Et en plus elle ne serait pas accoudée à un bar à parler avec un autre homme. Donc, pas de copain sérieux. Quelque part, ça me soulageait. Pas que j'étais jaloux, mais elle avait tendance à attirer des gens pas fréquentables, allez savoir pourquoi. En évitant les relations amoureuses, au moins, elle risquait moins de tomber sur quelqu'un qui pourrait lui faire vraiment du mal. Même si pour ça il aurait fallu qu'elle vive en ermite dans une grotte, puisque rien qu'à son boulot, le danger était à tous les coins de couloir. Si seulement elle savait qu'elle travaillait dans une entreprise pleine de démons - de véritables démons, au sens littéral du terme ! Mais je ne pouvais pas lui dire ça...

« J’en vois toujours des stars au boulot, ils sont toujours des plus étranges et particulières hors caméras. Certains sont effrayants avec les discours qu’ils peuvent tenir, d'autres sont étrangement gentils avec moi uniquement, alors que je ne cherche pas spécialement à me faire des amis dans ce genre de milieu… En faite, j’ai l’impression que, plus je cherche à m'éloigner, plus j'attire du monde. Aujourd'hui, ça n'a pas été une idole mais quelqu'un du personnel, qui m'a paru le plus étrange.. Il ne semble pas si méchant quand on le voit, mais il me raconte des choses horribles par moment, c‘est glauque... »

Je l'écoutais me décrire son quotidien en tripotant nerveusement mon verre, avant d'en commander un autre au barman d'un geste. Ses paroles me faisaient froid dans le dos, d'un coté, et de l'autre, j'étais à l'affut du moindre renseignement utile sur les démons. En ce qui la concernait, ça ne faisait que confirmer ce que j'avais déjà senti chez elle. Elle était humaine, mais comme certains de ses congénères, elle avait quelque chose en plus. Moi, j'étais pas foutu de savoir de quoi il s'agissait, mais d'autres créatures surnaturelles en étaient visiblement capables. Ce qui voulait dire que les démons qui gravitaient autour d'elle étaient de gros poissons.

« Dans tous les cas, ça reste un boulot où je fais ce que j’aime et c’est bien payé.. En plus de ça, le patron est sacrément sympa ! Enfin, il s’occupe bien de ses employés… Sinon, et toi ? Ta journée, comment s’est elle passée ? »

C'était rassurant de la voir parler de façon aussi terre-à-terre. Si elle s'était mise à frétiller en me parlant de toutes ces idoles super sexy qu'elle maquillait tous les jours au lieu de causer salaire, j'aurai craqué. Et ces compliments sur son boss... je faillis faire éclater mon verre tant je le serrai fort. J'en aurai ri si j'avais osé - un rire un peu hystérique. J'avais envie de me lever, de la prendre par les épaules et de la secouer dans tout les sens en lui hurlant que, bordel, mais ce patron tellement sympa, c'était le fameux Takasugi Kei, un des neuf princes des enfers !

Au lieu de quoi je hochai sagement la tête. J'avais envie de lui demander le nom de ce fameux type qui la suivait et lui parlait au boulot, ce "collègue de travail". Un démon, à tous les coups. J'en connaissais certains, d'autres avaient une telle réputation qu'on entendait parler d'eux même au Ciel...

« Ma journée à moi ? Voyons voir, j'ai traîné ici et là, j'ai rencontré des amis, j'ai conclu quelques affaires. La routine quoi. »

Pas très glorieux. Et il viendrait forcément un moment où elle se poserait des questions sur ce que je faisais dans la vie ne serait-ce que pour me loger ou manger. C'était un autre désavantage de nouer des liens. D'habitude, je ne fréquente pas les humains plus d'une journée, une fois que j'ai obtenu d'eux ce que je cherche, donc, pas besoin de m'inventer une vie fictive. Aujourd'hui, moi ? J'avais rencontré le vieux Toshiro, ancien prince démon, histoire d'avoir avec lui une de nos vicieuses discussions à sens unique, puis j'étais retourné voir cette foutu diablesse d'Aria pour lui délivrer le message que Dieu m'avait confié pour elle et qu'elle refusait d'entendre, avant de traîner avec Ah Si, à quelques ruelles d'ici. Passionnant. Et dans tout ça, pas de place pour gagner de l'argent - pas besoin, je dors ici ou là au gré des possibilités ! - ou pour se nourrir - pas besoin, en théorie je n'ai pas besoin de manger ni de boire !

Je me tus un moment, envisageant sérieusement la possibilité de commencer à mentir, ici et maintenant. J'avais une tête d'étudiant... oui, je pourrai toujours dire que j'étais étudiant. Et que je vivais encore avec mes parents. Les humains, de nos jours, n'avaient aucun problème à rester chez leurs parents le plus longtemps possible...

« Et sinon, si un de ces quatre on t'embête trop au boulot, n'hésite pas à m'en parler. Je dis pas que je viendrais casser la gueule de ton collègue un peu collant, là... tu le vois tous les jours, lui ? Bref, mais n'hésite pas... »

J'avalai d'une traite le contenu de mon verre et me rendis compte que je ferai mieux de m'arrêter là. En plus, j'avais prévu d'influer sur l'esprit du barman pour partir sans payer - vu que j'avais pas d'argent - mais je pouvais pas faire ça devant Nana ! Je me raclai la gorge et repoussai tous mes verres avant de lorgner sur ceux de Nana. Ah, elle aussi, elle avait une sacré descente !

« Dis-donc, tu tiens décidément trop bien l'alcool ! C'est ton pouvoir spécial ? Ne jamais être bourrée ? »

Savait-on jamais, qu'elle me raconte comment effectivement dans sa famille, une grand-tante ou une cousine germaine étaient effectivement connues pour avoir quelques dons...
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