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 ''3'' chats perdus.

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Aikawa Kyo
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MessageSujet: ''3'' chats perdus.
Jeu 18 Nov - 13:58


Inumari Toshiro --- Aikawa Kyo
Domicile d'Inumari Toshiro, Quartier résidentiel.
Le 08/01/2010 à 10h26 am



Je m'étais fais réveiller ce matin par un de mes chats qui ne cessait de miauler. Maki. Une petite femelle ayant à peine atteint l'âge adulte il y a peu. J'avais pris la boule de poil dans mes bras, et je m'étais rendu à la cuisine. Voyant que son bol de nourriture était vide, je la posai et le rempli.

- T'avais faim hein, ma belle ?

Je finis un petit sourire doux et franc à celle qui entamait son repas, avant d'aller à la salle de bain.
Tout en prenant ma douche, j'essayais de me réveiller. C'étais aujourd'hui un jour de congé, heureusement, parce que je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait aujourd'hui: Sushi avait disparu, et je ne l'avais pas remarqué pour le moment.
Toute la nuit, je m'étais senti observé, encore. Je commençais à sérieusement me poser des questions sur cette présence qui semblait me suivre partout, surtout dans mes moments intimes... J'en étais tellement affecté, que je ne me déshabillais plus pour dormir, et pour la douche, je ne le faisais qu'une fois caché à l'intérieur, jetant mes vêtements non loin sur le sol pour m'empresser de me rhabiller chaque fois... Je me demandais si je n'étais pas simplement paranoïaque, autant qu'une autre partie de moi était convaincue que c'étais vrai. Qui pourrait avoir un tel intérêt à m'observer ? Je ne le savais pas. Mais ça m'agaçais profondément.
Une fois terminé, je me séchai à l'intérieur de la douche, et mis mes sous-vêtement, un t-shirt noir avec un motif tribal, dont les manches étaient assez courtes pour laisser voir un peu mon tatouage sur le bras droit, puis sortis, pour mettre mes pantalons noirs, qui aujourd'hui au lieu d'être propres et soignés, étaient amples, avec des grandes poches sur les côtés.
Je me rendis à ma chambre pour mettre mes lentilles: elles couvraient le blanc de mon oeil d'une couleur noire, et l'iris était vert clair. Le tout complété d'un maquillage noir simple et sobre pour aujourd'hui, n'ayant pas vraiment l'intention de sortir.
C'est lorsque je revins à la cuisine, qui était à air ouverte sur le salon, que mon coeur fit plusieurs tours... La veille, j'avais entrouvert la porte patio (j'habite au rez-de-chaussée) pour laisser entrer l'air frais. Malgré ce mois de janvier, la soirée avait été plutôt chaude, et je m'étais endormis dans mon lit avec un livre en négligeant de la refermer.
Le moustiquaire avait été ouvert, et il ne l'était pourtant pas hier, que la porte vitrée... Maki était assise juste à côté, et elle tourna la tête vers moi. Je fis un signe de tête vers elle, en relevant le menton, comme pour lui demander silencieusement si Sushi était passé par là... Sa réponse fut qu'elle sortit à son tour !

- Maki ! Maki, non ! Reviens ici !

J'attrappai mon coton ouaté noir au passage, me dépêchai à prendre leurs laisses et collier au cas où, et l'enfilai rapidement en sortant, fermant la porte vitrée derrière moi, sans penser de vérouiller, parce que la petite courait vite et elle était déjà loin. Si je m'étais attendu à piquer un sprint aujourd'hui !
Elle courait entre les immeubles à appartement pendant que je la suivais en mettant les objets dans mes poches, et je la rattrapai juste à temps, avant qu'elle ne traverse une rue où les voitures roulaient vite. De l'autre côté de cette route, je voyais s'étendre le quartier résidentiel qui n'était pas très loin de chez moi, qui vivait un peu à l'écart de la ville, dans un immeuble à appartement modeste, malgré tout l'argent que j'aurais pu mettre dans une propriété. Elle se mit à miauler et à s'agiter dans mes bras.

- De l'autre côté ? Sushi est partis là-bas ?

- Meoooowww.


Se fut sa seule réponse, mais je compris. Ayant eu de nombreux chats dans ma vie, je m'étais adapté à leur language, et je miaulais parfois moi-même. Je décidai donc de traverser la route, et de continuer ma marche de longues minutes, suivant un chemin, puis finalement passai sur des terrains résidentiels jusqu'à tomber sur une rue, près d'un terrain de jeu où des enfants jouaient, bien habillés pour se protéger du froid.
La température n'était pas très clémente en comparaison à la veille. Il ne tombait pas de neige, mais une fine pluie, et le ciel était gris. Je regardai à droite, puis à gauche. Je connaissais bien ce quartier puisque j'y avais grandi... Repasser par ici, c'étais aussi ressasser de vieux souvenirs qui ne m'étaient pas agréables... Mon regard retourna sur la droite, en face du terrain de jeu. Une grande maison s'y trouvait, et je la connaissais bien... Je baissai les yeux.
Je ne savais pas qui avait acheté la maison de mon père, je n'en avais rien à faire, mais la revoir me faisait un choc. Je cru presque entendre les échos de sa voix pendant un instant, et je me crispai...
Je m'en souviens comme si c'étais hier... Toutes ces injures que tu me lançais, et tous ces coups que tu me donnais... Pourquoi m'avais-tu fais ça à moi, ton fils unique ? Pourquoi m'en avais-tu voulu de la mort de ma mère, alors que je n'y étais pour rien ? Tant de mes questions étaient restées sans réponse. Tous les jours j'avais essuyé de me faire pointer mes défauts, et j'avais grandis en perdant peu à peu l'esprit, jusqu'au jour où je m'étais sauvé, pour essayer de me rebâtir.
Distrait, Maki profita de ce moment de faiblesse pour s'échapper de mes bras.

- Reviens ici !

Elle s'était mise à courrir, alors pas le choix, je me ressaisi et m'extirpai de ma rêverie et partis à sa suite. C'est qu'elle courrait vite, la petite maudite !
Essouflé, je ne m'arrêtai que lorsqu'elle fit de même. Je ne réalisai qu'après quelques millisecondes ma présence sur un terrain privée. Elle était allée directement à la porte arrière de celle-ci.
C'étais une propriété imposante, qui laissait entrer la lumière de partout. Même la porte arrière était en verre. Elle se retourna et me miaula après, alors je m'approchai davantage. C'est là, que je le vis.
Malgré l'intérieur spacieux et bien décoré, tout ce que je remarquai, c'est mon chat, Sushi, trôné tel un prince sur un superbe piano. Il était couché là, paisible. Maki poussa sur la porte, qui s'ouvrit, comme si elle était entrouverte. Pourtant, j'avais eu l'impression qu'elle était fermée et vérouillée.
Je me mordis la lèvre. Il ne semblait y avoir personne, et mes deux chats étaient maintenant dans la maison. Que devais-je faire ? Attendre le retour du ou des propriétaires et récupérer mes chats, ou bien entrer vite fait, les prendre et partir...
Je ne réfléchis pas longtemps à la question. Il était impératif que je retourne chez moi avec mes ''bébés''. Je ne me sentais pas bien ici, dans le quartier qui m'avait causé tant de souffrance. Il était hors de question que j'attendes ici !
Je poussai la porte à mon tour, et m'approchai du piano où la femelle avait rejoint son frère. Je m'empressai d'attacher leur laisse respective à leurs colliers, parce que parfois, je les laissais aller dehors, mais non sans que je les attache ou retiennes. Mais quelque chose m'arrêta avant mon départ: le piano.
J'avais bien un clavier électronique chez moi, mais rien ne sonnait comme un piano pareil... Je ne pus résister à m'asseoir sur le banc, et poser mes doigts sur les touches. Ça me rappellait le piano que nous possédions à la maison lorsque j'étais enfant, et à la cacophonie que je faisais au début... Comme pour me défier moi-même, je me mis à jouer l'une de mes compositions***.
Jouant instinctivement, mes yeux se fermirent, et je me laissai emporer par le doux son du piano, oubliant où j'étais, oubliant que j'étais en train de commettre un crime en étant entré ici par effraction, et en osant même emprunter le ''mobilier'' ! Tellement emporté, au lieu de faire simplement la finale de la chanson, je jouai la partie habituellement à la guitare, que j'avais composé au départ au piano, et me mis à chanter le refrain avec une intensité que je me laissais rarement avoir. L'endroit m'inspirait drôlement, peut-être à cause de l'écho que produisait la grande pièce... Je ne me doutais toutefois pas que quelqu'un pouvait bel et bien m'entendre, et que j'allais me faire pincer...


***:
 



"Mon âme est un tombeau que, mauvais cénobite,
Depuis l’éternité je parcours et j’habite."

- Le mauvais moine, Charles Beaudelaire.


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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.
Sam 20 Nov - 10:08

    Toshiro se trouvait dans son lieu favori... sa chambre. Il lui fallait bien un lieu paisible pour calmer sa frustration... Il se dit dans un mouvement d'humeur, qu'il découvrait grâce à l'entreprise Hellsing, des souffrances encore inconnues de lui et faisant passer l'Enfer pour une cours de récréation...
    Parfaitement!!!
    Auditionner des speudo chanteurs et subir leurs miaulements de castrats était un supplice imaginé par le pire des tortionnaires détraqués...

    Sur cette pensée, Toshiro envoya à la poubelle une série de cassettes à la sonorité effroyable... Il arpenta sa chambre pieds nus, en jean et teeshirt... Son allure était très peu princière. Il ressemblait davantage à un jeune homme un peu bohème, paresseux et forcé de travailler...

    Toshiro soupira en tournant en rond comme un animal cherchant à faire son nid. Il allongea son grand corps à même le sol. Il avait branché un casque sur ses oreilles et pour une fois depuis très longtemps... Il se laissa emporter par une musique choisie par lui et pour son plaisir...

    Spoiler:
     

    Il ferma les yeux et se lova comme un chat en entendant la voix surnaturelle de la Callas...

    Un moment de répit pour un démon que la musique fait souffrir...

    *... c'est comme si je tombais amoureux...*

    Pendant un temps infini, il se laissa porter par la plainte d'une mère à qui l'on enlevait son enfant... Et à l'instant le plus tragique, un murmure le sortit de son rêve... Il ouvrit les yeux et se leva lentement. Il retira son casque et distingua parfaitement la mélodie de son piano...

    Il en resta stupéfait...
    Qui osait entrer chez lui et toucher à ce qui lui appartenait...

    Il se déplaça avec la lenteur prudente, silencieuse et étudiée d'un félin. Il se retrouva dans le grand salon illuminé par la lumière du matin pour découvrir un spectacle inédit. Un jeune homme à l'allure gothique s'essayait à une mélodie tout compte fait agréable...
    mais le plus étonnant était ses deux gardiens silencieux... deux petits félins de poche ayant pris possession des lieux comme si ils étaient chez eux...

    Toshiro compris que ces créatures magiques avaient ouvert une brèche dans sa défense spirituelle et l'humain les avait suivit... Il laissa échapper un grognement. Il n'avait pas songé à ce genre de cambrioleurs à quatre pattes... Il fit quelques pas dans l'indifférence des chats qui le fixaient de leurs yeux indéchiffrables...
    Il applaudit et le son fut renvoyé par les murs comme dans une caverne...

    Il croisa les yeux du jeune homme. Les lentilles colorées parvenaient à masquer l'expression du regard de ce dernier... Il détestait le look satanique d'une certaine jeunesse... Mais il haussa les épaules... cette façon de se singulariser l'ennuyait au plus haut point... et cela l'empêchait d'entendre réelement la musique...

    Je présume que vous n'êtes pas un voleur... Vous seriez bien le premier voleur à prendre le temps d'attendre d'être pris...

    Il sourit intérieurement. Le jeune homme avait l'allure d'un prince des enfers ayant subit les conseils d'un couturier de haute couture et d'un coiffeur, tous les deux sous acide... Alors que lui-même semblait si quelconque...

    Il se dirigea vers le coin cuisine et de son ton détaché...

    Je vais me faire un café... car je ne suis aimable qu'après un café noir..



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Aikawa Kyo
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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.
Sam 20 Nov - 14:12

Lorsque j'eus presque fini la chanson que j'avais entamé, il était déjà trop tard: le propriétaire des lieux m'avait pincé. Mon coeur fit trois tours au moment où j'entendis des applaudissements. Je cessai immédiatement de chanter, de jouer, et me levai d'un bond.
Je m'inclinai poliment en blablatant des excuses:

- Je suis vraiment désolé Monsieur je... L... Mes chats sont entrés chez vous et je ne faisais que les prendre j'allais partir... Je n'aurais pas dû emprunter votre piano... Mais je... C'est un bel instrument et je n'ai pas su... résister...

Je me grattai un peu la tête, ebourriffant ma chevelure blonde et noire, mal à l'aise. Mon genre n'était aucunement satanatique, puisque mon seul défaut était d'aimer le noir. Mais mon style était bien à moi, sauf aujourd'hui où je n'avais pas vraiment prévu de voir qui que ce soit... J'étais voir assez ordinaire outre mes lentilles...
Je le regairdai avec celles-ci, mal à l'aise. Je ne devais pas me trouver là, j'avais commis un crime et je craignais qu'il n'appelle la police.

Je présume que vous n'êtes pas un voleur... Vous seriez bien le premier voleur à prendre le temps d'attendre d'être pris...


- Non... Je n'ai pas l'intention de vous prendre quoi que ce soit... Je vais quitter dès maintenant...

Je pris mes deux chats dans les bras et me dirigeai vers la porte, au moment où l'inconnu allait lui-même dans une autre direction.

Je vais me faire un café... car je ne suis aimable qu'après un café noir..

Je me figeai à nouveau et tournai la tête vers lui qui s'éloignait. J'étais presque à la porte, prêt à sortir, mais quelque chose me poussa à rester là. Le propriétaire ne me semblait pas menaçant. Il me semblait être une personne comme les autres que j'avais intérrompu dans sa vie quotidienne. C'étais justement ce qui me mettait mal à l'aise. J'aurais presque été davantage content que la personne soit en colère et me chasse sans manière. Je n'aurais eu alors qu'une option: me sauver en courant avant qu'on ne me reconnaisse. Mais comment cela aurait-il été possible, de toute façon ? Je n'étais aucunement connu publiquement. Pas encore. J'étais conscient qu'avec mon nouvel emploi, je pourrais attirer l'attention un de ces jours. Le seul inconvénient que je trouvais au fait de travailler pour une entreprise si importante. Mais pour le moment, je ne suis qu'un inconnu parmis d'autres, que l'on remarque juste un peu plus, tout simplement...
J'étais donc resté figé là, à attendre. Attendre quoi ? Qu'il se fasse un café et que l'on discute comme si tout était normal ? Je n'en sais rien. Un instant mon imagination m'imposa l'image de moi qui reçoit un café bouillant à la figure...
Ne désirant pas que mes chats s'éloignent, je les posai sur le sol délicatement, et attachai leurs laisses à la poignée de la porte par laquelle j'étais entré. Ainsi, ils resteraient bien sages, et je n'aurais pas la crainte de les perdre plus loin dans la maison...
Je n'osai pas me rasseoir. Je restai donc planté là, attendant que le proprio revienne avec son café. J'ai supposé qu'il voulait discuter... Alors qu'il s'éloignait, je lui dis:

- Je n'avais pas intention de rester... Mais j... je vous attends... Si.. c'est ce que vous voulez...

Une autre partie de moi me mit alors l'idée de fuir. Comme s'il y avait quelque chose de dangereux chez lui que je ressentais maintenant. Je me crispai, soudainement sur mes gardes. Pourtant, n'étant pas un trouillard, j'attendis patiemment, ne laissant rien voir de mon trouble, surtout pas un signe de celui qui me perturbais vraiment: ma présence dans ce quartier, plutôt que dans la maison en tant que tel. Ça faisait gronder la souffrance et la colère en moi...


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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.
Mar 23 Nov - 12:36

  • Toshiro avait parié intérieurement sur les conventions sociales qui piègent si facilement les humains... le garçon ne fuirait pas... tout simplement parce que Toshiro avait été poli et l'avait invité à un café.
    C'était toujours surprenant de constater l'efficacité de la politesse...

    - Je n'avais pas intention de rester... Mais j... je vous attends... Si.. c'est ce que vous voulez...

    Il lui tournait le dos et se dirigea vers le comptoir de la cuisines ou trônait sa machine expresso... Un café noir d'encre... sans sucre. Il lui aurait bien préparé du café turc dont il raffolait, mais il n'était pas certain de la résistance du jeune homme à cette boisson un peu brutale...
    Puis il se dirigea vers la table basse trônait à quelques mètres du piano. Il installa les tasses fumantes et un pot de lait et du sucre...

    Allez savoir... Peut-être que ce garçon n'avait aucun gout et polluait son café avec ces ingrédients blasphématoires.... Il ignora ses propres divans blancs et moelleux pour choisir de s'assoir par terre et en tailleur... Puis il fit un geste, invitant le jeune homme à choisir sa place...

    Les deux chatons lui lancèrent le même regard énigmatiques et indéchiffrables. Et Toshiro leur sourit pour les amadouer...

    *Votre maitre a de la chance... Car je ne ferrais jamais rien qui offenserait Vos Altesses Félines*

    Puis il leva les yeux rieurs vers le garçon... puis quelque chose se figea dans l'air. En se déplaçant, le jeune homme lui envoya en pleine figure, un puissant parfum angélique...

    Comment cela lui avait-il échappé...? Il devait commencer à devenir sénile avec les siècles. Il avait été distrait par les chats... Ses traits se figèrent. Si le garçon était sans l'ombre d'un doute humain, il avait un commerce quelconque et constant avec les anges...

    Et dans l'esprit malin du démon, deux hypothèses s'imposèrent... Le garçon pouvait travailler en compagnie d'anges, probablement sans le savoir. Et leur parfum écœurant trop sucré devait le "coller"... Quant à l'autre hypothèse qui pouvait rejoindre la première... Il imaginait parfaitement un ange-gardien qui avait du marquer le jeune homme de son odeur... à la manière d'un chien...

    Toshiro se retint de cracher. Il haïssait cette engeance inutile et parasitaire...

    Mais il prit le temps de sourire, car il savait que chat ou pas, l'ange-gardien était resté à la porte. Et l'idée qu'il ressente l'angoisse pour son protégé de la savoir ici, était assez jouissif...

    Il sourit aimablement au jeune homme qui hésitait sur l'attitude à suivre...

    Prenez place ou vous voudrez... Je suis navré d'être un si mauvais hôte... mais je n'ai pas l'habitude de recevoir ici...

    Il respira l'arôme puissant du café...

    Je respecte le fait que pour sauver vos chats, vous ayez violé ce sanctuaire...


    C'était même la seule raison de sa sauvegarde... Puis une brusque inquiétude parfaitement réelle le traversa...

    J'espère que vous n'êtes pas de ces maitres qui privent leurs chats de leurs griffes... Je trouverais cela barbare et me heurterait profondément..
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Aikawa Kyo
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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.
Mer 1 Déc - 0:00

J'avais attendu que le propriétaire se rendes à la cuisine, malgré mon malaise. Je me demandais vraiment pourquoi il m'invitait à prendre un café, alors que la plupart des gens m'auraient chassé en m'engueulant comme du poisson pourrit. Je profitai de ce cours instant pour regarder les alentours. Définitivement, l'homme avait du goût, si seulement avait-il lui-même décoré l'endroit. Le piano malgré moi m'intriguais toujours autant: j'avais envie de jouer, ça me démangeais. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça. Mes yeux se posèrent donc à nouveau sur la porte, à travers laquelle je voyais qu'il commençait à tomber des cordes.

Lorsqu'il revint, il me sourit pour une raison qui m'échappait. Peut-être tentait-il de me mettre à l'aise ? Le visage de l'homme sembla soudain se figer toutefois, comme si quelque chose l'avait perturbé, mais je n'en fis pas de cas, prenant un instant pour détailler l'homme dans mon esprit, qui était sommes toute très beau. Je présumai à son allure et à sa baraque qu'il devait soit travailler dans les affaires, ou dans le show-business. Il pourrait de toute évidence faire mannequin, mais la première impression qu'il me donnait m'indiquait qu'il était sans doute plutôt du genre à travailler dans l'ombre...

Puis, son sourire s'illumina à nouveau d'un sourire, comme si de rien était.

Prenez place ou vous voudrez... Je suis navré d'être un si mauvais hôte... mais je n'ai pas l'habitude de recevoir ici...

Il respirait l'arôme du café alors que je prenais place au sol à mon tour. Non seulement j'aimais bien m'asseoir par terre de temps à autres, mais je me serais senti un peu impoli malgré son offre de choisir ma place. Lorsque je fus assis à mon tour, je pris mon café, sans rien y mettre, et il dit:

Je respecte le fait que pour sauver vos chats, vous ayez violé ce sanctuaire...


- Je ne serais jamais entré ici sans raison, de toute façon... Pour tout dire, je n'aime pas ce quartier et je l'évite pour raisons personnelles...

Aussitôt que j'eus fini de parler, il ajouta quelque chose qui me surprit un peu. Les gens en général en ont pas grand chose à foutre, aussi haussais-je les sourcils dans mon soupçon de surprise.

J'espère que vous n'êtes pas de ces maitres qui privent leurs chats de leurs griffes... Je trouverais cela barbare et me heurterait profondément..

- Oh ça non ! Je trouve abhérant que des gens enlèvent les griffes de leurs chats. C'est de la mutilation pure et simple et ces animaux méritent tout notre respect. Ils sont, à leur façon, beaucoup plus respectables que les êtres humains... sans vouloir vous vexer.

J'ignorais le but de ce détail que j'ajoutai, mais sur l'impulsivité du moment, c'est la première chose qui me venait en tête après à peine deux secondes.

- À dire vrai, je ne me suis jamais sentis proche des humains en général. Mais davantage des chats, sinon peut-être de tout ce qui n'est pas humain... Les rares personnes m'ayant le moindrement connu me comparent aux chats. Supposément que je leur ressemble beaucoup dans mon caractère...

Je marquai une autre pause pour prendre une gorgée de café. Je pris quelques instants pour bien goûter le liquide chaud dans ma bouche, qui descendit lentement réchauffer mon oesophage, puis mon estomac. Le goût délicieux en question me fit sourire.

- Excellent, ce café... C'est gentil de m'en avoit offert. Bien que je sois on ne peut plus surpris de cette soudaine invitation, étant donné les circonstances... Je m'attendais à me faire chasser et non pas à être gardé en temps qu'invité.

Je ne pus retenir un léger rire, et me forçai ensuite à effacer mon sourire qui malgré sa douceur, pourrait avoir l'air un peu inquiétant pour certaines personnes...

- Pourquoi ne pas m'avoir dit de partir ? Et pourquoi vous n'avez pas appellé la police ? D'ici, je vous aurais entendu, si se serait le cas... Et puis, la plupart des gens l'auraient dis d'emblée. « J'vais appeller la police ! », fis-je en immitant, presque à la perfection, une voix de vieille dame frustrée, ce qui me fit rire.

Lorsque je me laissais emporter, j'avais tendance à dire et faire des conneries. J'aimais bien acter le comportement des autres, pour rire... Mais ce que je venais de faire me gêna, et mon visage devint rouge...

- Je suis désolé, je me laisse un peu trop aller...

Je me tus, pour le laisser enfin parler. Moi et ma grande gueule, même si je l'ouvre pas souvent, si je le fais, ça n'arrête plus...


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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.
Dim 12 Déc - 19:56

    Toshiro respirait l'arôme de son café tout en écoutant la déferlante verbale du jeune homme...

    À dire vrai, je ne me suis jamais sentis proche des humains en général. Mais davantage des chats, sinon peut-être de tout ce qui n'est pas humain...

    Discours classique des jeunes gens qui se cherchent et qui ne savent ou ils ont mal... Toshiro jeta un regard en biais sur les gardiens félins du jeune homme qui ne lâchaient pas des yeux le Démon...

    *Alors mes Mignons... Je sais que j'ai une belle gueule... Mais regardez ailleurs... Je suis un grand timide...*

    Rien à faire...Les félins avaient senti sa Nature et le fixait dans les yeux comme si ils l'avertissaient...

    *C'est vous qui l'avez conduit ici... Alors ne me cherchez pas...*

    Toshiro reporta son attention sur le jeune homme qui masquait sa gêne par son bavardage.

    - Pourquoi ne pas m'avoir dit de partir ? Et pourquoi vous n'avez pas appelé la police ? D'ici, je vous aurais entendu, si se serait le cas... Et puis, la plupart des gens l'auraient dis d'emblée. « J'vais appeler la police ! »

    Toshiro masqua son sourire en buvant à nouveau... Quelle drôle d'idée de penser à la Police... C'était une réaction typiquement humaine d'appeler à l'aide ou de se cacher derrière des forces supposées être là pour les protéger... Comme la famille... Les Églises de toutes religions... La Police... Les Anges...

    *Quelle vaste connerie...*

    Le Démon n'avait jamais eut besoin d'aides pour se protéger...

    - Je suis désolé, je me laisse un peu trop aller...

    Toshiro haussa les épaules...

    Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais appelé la Police pour régler mes problèmes...

    Puis il explosa de rire à cette idée distrayante... Puis il redevint sérieux aussi vite que son rire avait raisonné

    Je vous trouve au contraire bien poli...

    Il reposa sa tasse. Il fixa le jeune homme au look gothique...

    Je ne suis pas un créateur... J'ai certains dons... mais aucunement celui de faire naitre la Beauté par l'Art... Je ne suis pas un artiste et je ne le serais jamais...
    Mais vous...?


    Il laissa planer la fin de sa phrase...

    Avez-vous conscience d'avoir un don...?

    Puis il fit un geste comme si il chassait une mouche... C'était un tic qu'il avait et qui voulait dire...

    *Tu es peut-être intéressant, mais pas encore fascinant...*


    Après un court silence. Il appuya ses coudes sur la table pour se pencher plus en avant et se concentrer sur le jeune homme qui se cachait derrière sa paire de lentilles colorées...

    Tu es quoi au juste...? Un artiste prometteur ou un de ces jeunes crétinsqui jouent la provoc parce qu'il a eut des parents castrateurs...?
    D'ou sors-tu?
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MessageSujet: Re: ''3'' chats perdus.

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''3'' chats perdus.

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