† Code : Kakumei †
† ASTUCE †
N'hésitez pas à pointer des images ou des mots dans un texte, car vous pourriez bien voir une infobulle s'afficher pour vous donner des détails ou découvrir un lien rapide.



Partagez | 
 

 Unexpected meeting #2 ''HOT''

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 23 Avr - 2:06


Ran semblait presque plus mal qu’avant. Je ne savais vraiment pas comment faire pour le rendre plus heureux… comment arranger les choses! Je le serrai donc contre moi, passant mes mains dans son dos, le serrant bien fort contre mon torse. J’avais envie qu’il caresse mes ailes encore une fois… ça avait été une sensation tellement merveilleuse! Mon Ran, mon démon… Il semblait avoir eu peur, quand il les avait touchées! J’étais un peu dépassé parce que, même si j’étais un ange, je ne savais rien, je n’avais presque aucune connaissance en démon… pas plus qu’en ange, à vrai dire! Je ne savais pas ce que ça lui faisait comme effet, je ne savais pas contrôler mon aura et c’était la deuxième fois que je sortais mes ailes. J’étais perdu par mon manque de connaissance. Si je savais…
Je mis fin au baiser et le regardai dans les yeux. Je lui fis un sourire amoureux et rassurant, puis prit sa main et la posai sur l’une de mes ailes. Je n’avais aucune idée de l’effet d’une blessure à mes ailes; on ne m’avait presque rien dit. On m’avait juste dit que c’était terrible. Je… je n’étais pas certain, mais je pensais que mon Ran avait peur de me faire du mal. Pourtant, je savais parfaitement qu’il ne me ferait aucun mal.

-Je te fais confiance, mon amour… Je te fais confiance! Ne t’inquiète pas, il n’arrivera rien… Fais-toi confiance. Dis-je d’une voix douce, mais assurée.

Étonnement, le fait que mon démon touche mes ailes m’électrisait. Peut-être que c’était l’appel de l’interdit… je ne savais pas ce qui m’excitait tant, mais j’étais excité. Sa main sur mes plumes… son corps contre le mien, corps presque nu!

Je le pris par les hanches et le soulevai pour l’assoir sur le comptoir. Je me glissai entre ses cuisses et le serrai bien contre moi, toujours un peu plus électrisé par son touché. Je l’embrassai avec amour et le serrai bien fort. Je le regardai dans les yeux et lui hurlai par le regard tout l’amour que j’avais pour lui, c’est-à-dire infiniment. Je replongeai sur ses lèvres et les embrassai fiévreusement. Je ne savais pas si lui faire l’amour était une bonne idée à cet instant, si c’était ce qu’il fallait faire ou bien si je n’allais qu’empirer la situation, mais mon amoureux était un démon de la luxure et le sexe, c’était son affaire. Enfin… j’espérais que ça le calmerait et aussi, j’en avais envie…

Je fis dévier lentement ma bouche sur sa mâchoire que je mordillai gentiment, puis allai embrasser son cou que je mordillai aussi. Je n’avais pas envie de lui faire mal, pas maintenant… mais il aimait et je crois bien qu’il avait besoin de se détendre, ou plutôt d’oublier que mes ailes étaient là. Je mordis donc sa peau plus volontairement, plus fortement. Mon cœur me faisait mal de faire ça, mais je savais qu’il aimait et c’était le principal. J’embrassai chaque endroit où mes dents avaient fait rougir sa peau alors que mes ongles griffaient légèrement son épaule pour ensuite caresser la peau du bout des doigts avec tendresse. Je fis glisser ma langue dans son cou jusqu'à son oreille, suçotant son lobe.

-Je t'aime, mon amour... Je t'aime plus que tout... Je te fais confiance... Je me donne à toi tout entier... Fais ce que tu veux de moi, je suis tient... Je suis à toi... Soufflais-je avant de gémir pour lui à son oreille.

Je commençai à onduler doucement mon bassin contre le sien. Je ne voulais pas particulièrement faire l'amour MAINTENANT, mais si ça pouvait lui faire du bien, je le ferrais n'importe quand. Mon dos et mon ventre me faisaient toujours un peu mal de nos derniers ébats... Bien que cette fois, je comptais bien reprendre ma place de "dominant"! Parce que je n'étais pas nécessairement très dominant, en fait... J'avais toujours eu un caractère passif et effacé... Si on ne me laissait pas assez de place, je restais dans mon coin et ne disais rien. Mais avec Ran, surtout en ce moment, je voulais être moi, montrer ma personnalité qui était toujours cachée sous ma timidité. Je ne m'effaçais pas volontairement, mais je voulais... Ne pas l'être avec lui. Je l'aimais terriblement.

-Mon amour... Mon amour que j'aime plus fort que tout... Mon Ran à moi tout seul... Je... Je déteste cette partie de moi... Mais tu me laisses être jaloux? Tu es mon amoureux... À moi tout seul...

Je tirai sur ses cuisses pour le coller contre moi au maximum, posant mon front sur son épaule. J'ondulai les hanches, puis passai mes mains sous ses fesses, le serrant bien fort. Je repassai une main dans son dos et le collai de nouveau à moi un peu plus fort. Je repris possession de ses lèvres et glissai la main qui était dans son dos jusqu'à son entre-jambe pour le caresser. Je voulais seulement qu'il aille bien, qu'il oublie que mes ailes étaient là et qu'il aille bien et le sexe était le moyen tout indiqué. Si ça ne fonctionnait pas... Tant pis, je rentrerai mes ailes. Il était plus important qu'elles.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 23 Avr - 21:19

L’idée de pouvoir arracher une ou deux plumes sur les ailes de Rui le rendait complètement fou, et alors que je me concentrais sur les lèvres de mon ange que je souhaitais préserver de ce genre d’élan d’obstination, je l’entendais dans ma tête encore et encore. « Vas-y Ran, fais-le, blesse-le qu’il se venge ! » C’était douloureux, je ne voulais entendre ça, j’avais peur de finir par être tenté même si je savais parfaitement que je préfèrerais me détruire que de faire le moindre mal à Rui. J’espérais réellement que cette part importante de moi était capable de faire face à ma folie sans courber l’échine, que je ne me laisserais pas embrouiller l’esprit par sa voix comme ça m’était souvent arrivé. Combien de fois m’étais-je réveillé entouré de cadavres alors que je m’étais volontairement tenu éloigné de toute civilisation ?
Il fallait que je tienne, pour Rui, pour ce regard amoureux qui me couvait. Je me figeai néanmoins lorsqu’il reprit ma main pour la mener à l’une de ses ailes, je sentis de nouveau la douceur de ses plumes contre ma paume. Ses cris s’intensifièrent mais ma main ne bougeait pas, je m’accrochais à ce regard pour ne pas sombrer dans la folie.

- Je te fais confiance, mon amour… Je te fais confiance ! Ne t’inquiète pas, il n’arrivera rien… Fais-toi confiance.

Je haussai imperceptiblement les sourcils, surpris par ses paroles. Est-ce que ça pouvait être vrai ? Pouvait-il me faire confiance à ce point ? Et moi, pouvais-je me risquer à me faire confiance ? Le problème était que je ne pouvais me faire confiance parce qu’il était là, Rui devait bien s’en rendre compte, je n’étais pas complètement moi-même, parce que je n’étais pas seul.
M’arrachant à mes pensées, il m’attrapa par les hanches pour me hisser sur le comptoir et, sans attendre, il se colla à moi, s’insérant entre mes cuisses et reprenant mes lèvres. Jamais il ne m’avait embrassé de cette manière, et jamais je n’avais ressenti ça, ni avec Rui ni avec personne. Mon esprit se vida totalement et sa voix disparut. J’aurais pu soupirer de soulagement si je ne soupirais pas déjà de plaisir. Ses lèvres glissèrent ensuite sur mon épaule, et alors que je pensais qu’il se contenterait de mordiller ma peau, ses dents s’enfoncèrent plus fort contre ma chair et ses ongles agressèrent ma peau. Je dus serrer les lèvres pour ne pas gémir, mais je resserrai mes cuisses contre ses hanches, pour l’emprisonner, tandis que mes mains caressaient sa peau. J’espérais qu’il n’avait pas l’intention de me laisser en plan maintenant, comme il avait parfois l’habitude de le faire. La douleur me transportait, même si elle fut bien trop brève, je m’en satisfaisais néanmoins, car je savais que pour Rui c’était bien plus compliqué que ça en avait l’air. Mais il le faisait pour moi, et c’était d’autant plus délectable. Je me rendis à peine compte que sa bouche s’en prenait à mon oreille, me soufflant de nouveaux mots doux, une nouvelle déclaration d’amour.

Comme s’il n’avait attendu que ça, mon cœur se manifesta et se mit à frapper mes côtes puissamment. Rui était à moi, rien qu’à moi... cette pensée me faisait chavirer, j’aimais entendre ça de sa bouche, même si je ne comprenais pas bien qu’il puisse me vouer cette confiance aveugle. Aveugle, ça oui, il l’était, je détestais ça, mais pour l’instant, pour quelques heures, je pouvais bien faire avec, non ?
Son bassin se frotta contre moi, je perdis de nouveau le fil de mes pensées et glissai ma main le long de sa hanche.

- Mon amour... Mon amour que j'aime plus fort que tout... Mon Ran à moi tout seul... Je... Je déteste cette partie de moi... Mais tu me laisses être jaloux ? Tu es mon amoureux... À moi tout seul...

Il me tira contre lui avant d’appuyer son front contre mon épaule, se cachant du sourire qu’il faisait flotter sur mes lèvres. Lui aussi, il était possessif ? Au point de me dire que je lui appartenais ? Décidément, ça ne ressemblait pas au Rui que je connaissais, ou plutôt… c’était toujours lui, mais en beaucoup plus intense, en plus entreprenant.
Ses mains se mirent à voyager sur mon corps, me faisant frissonner et haleter d’appréhension. L’une d’elle descendit finalement sur mon entrejambe. Cette fois, je ne pus réprimer mon gémissement. Je remontai ma main jusqu’à son visage pour le relever vers moi.

« Rui… Bien sûr que je suis à toi… à toi tout seul. Qui pourrais-je aimer en dehors de toi ? Tu es tout pour moi… »

Je lui souris et déposai un baiser sur ses lèvres avant de glisser les miennes le long de sa mâchoire. Je voulais découvrir ce nouveau Rui qu’il m’offrait, et je voulais le laisser me découvrir. Je poussai un soupir contre son oreille, et mon esprit était toujours silencieux. Je dus me faire violence pour ne pas le dire à haute voix, inutile que Rui sache qu’il était revenu et puis j’avais peur que cela le réveille.
À présent libéré de son joug, je me mis à caresser les plumes de Rui, espérant lui prouver que je n’avais pas peur de ses ailes, bien qu’elles me mettaient encore mal à l’aise. Mais je pouvais me forcer, je finirai par les aimer.
Je me collai contre le torse de mon ange, me lovant contre son aura déployée, sa puissance m’excitant un peu plus que je l’étais déjà et je bougeai mon bassin, pour l’appuyer un peu plus contre sa main. J’enfouis mon visage contre son cou.

« N’arrête pas, gémis-je tout doucement. J’ai tellement envie de toi. »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Sam 26 Avr - 5:15

Je souris bêtement lorsqu’il me dit qu’il était à moi et rien qu’à moi. Mon amoureux à MOI. Je répondis à son baiser avec délectation et soupirai lorsque ses lèvres glissèrent sur ma mâchoire. Ça me donnait des frissons de plaisir! Je gémis lorsqu’il commença à caresser mes ailes. Sincèrement, je croyais bien qu’il venait tout juste de trouver l’un de mes points sensibles, parce que ça me faisait un effet incroyable! Ça m’excitait tellement! Il se colla contre moi en enfouissant son visage dans mon cou, bougeant son bassin contre ma main. Il me dit de continuer, de ne pas m’arrêter. Je soupirai et caressai tout doucement son entrejambe en bécotant son épaule.

Je passai mes mains sur ses hanches, puis sous ses fesses, lui enlevant son boxer dans le même geste. Je me remis à caresser sa virilité, mais cette fois sans barrière. Je lui embrassai le cou avec amour, mordillant gentiment sa peau. Je n’avais pas vraiment envie de lui faire mal une nouvelle fois… Je ne voulais pas… Mais il aimait ça, alors autant lui donner ce qu’il aimait! Parce que je l’aimais plus que tout, plus que moi-même, plus que ces ailes qui me faisait me sentir si bien et je le faisais passer avant moi-même. Je mordis de nouveau son épaule avec force, puis bécotai la morsure comme pour me sentir moins mal de mon geste.

Je descendis ma bouche le long de son torse, suçotant ses bouts de chairs rosés, les mordillant très doucement, puis les léchant avec envie. Je continuai à descendre mes lèvres, embrassant son bas-ventre et le léchant, laissant ma langue aller jusqu’à la base de son sexe sans pour autant le toucher. Je m’agenouillai et embrassai ses cuisses avec tendresse les mordillant gentiment. Bon… une dernière fois et j’arrêtais. Une dernière fois et ce serait déjà bien, non? Je détestais tellement lui faire mal… je détestais tellement ça! Mais il aimait… Il aimait. C’était tellement difficile pour moi! Mais mon amoureux passait avant moi. Et puis… j’étais fort, maintenant. Maintenant, j’étais assez fort pour ne pas me mettre à pleurer. Ça me faisait aussi mal, ça m’était aussi difficile, mais je pouvais mieux le supporter, tout simplement.

Je mordis assez fortement l’intérieur de sa cuisse et griffai férocement l'extérieur de chacune d'elles. Je léchai ensuite la morsure en essayant de réprimer toute larme. Non... finalement, peut-être que je n'étais toujours pas assez fort pour supporter ça! La douleur, que ce soit la mienne ou celle d'autrui, surtout celle de l'homme que j'aimais, je ne la supportais pas. Mais je devais accepter que lui, il aimait ça. Pour lui, je supporterais tout, donc ce genre de chose aussi.

J'embrassai avec amour et douceur la morsure précédemment faite et posai mon front contre sa cuisse, prenant le temps de dire une petite prière, enfin dans ma tête, pour me faire pardonner de mon geste pourtant fait avec amour. Je recommençai à embrasser ses cuisses avec le plus d'amour possible, remontant lentement vers son sexe, puis embrassai la base de son sexe. Je léchai son sexe de tout son long, puis allai embrasser ses bourses, les léchant, puis passai de nouveau ma langue le long de sa virilité. Je pris son sexe en main et fis un léger va-et-vient alors que je suçotai son gland. Je mis mes mains sur ses cuisses et laissai lentement son membre glisser dans ma bouche, puis dans ma gorge. Je le fis entrer au complet dans ma bouche et suçotai le membre en dessinant des arabesques avec ma langue.

Je fis plusieurs va-et-vient en faisant toujours un peu de succion et en laissant toujours ma langue caresser le membre dans ma bouche, mes mains caressant ses cuisses avec douceur. Je caressai l'extérieur de ses cuisses et sentir quelque chose d'humide sur mes mains. Je compris que j'avais simplement réussi ma mission personnel et que je l'avais griffé assez fort pour le faire saigner. Je grognai à défaut de serrer les dents, continuant pourtant de faire mes va-et-vient.

Avec mes ailes, j'aurais cru que j'aurais moins été porté vers le péché, que j'aurais été plus fort par rapport à ça, que j'aurais été plus apte à résister aux péchés, surtout à celui charnel, mais non, pas du tout. En fait, je n'étais qu'encore plus attiré vers le sexe. Peut-être parce que je ne pensais pas que le sexe, enfin avec Ran, était un péché. Personnellement, je ne croyais pas que le sexe, que faire l'amour, était un péché, que faire l'amour avec mon Ran-chan était plus une façon physique de lui montrer que je l'aimais qu'autre chose. C'était probablement pour ça que ça ne changeait pas... Enfin que c'était encore plus difficile de résister à mes envies, parce que mes ailes avaient... Un drôle d'effet sur moi! Non, je ne comprenais pas pourquoi faire l'amour hors mariage était un péché. Mais bon... Les voix de Dieu sont impénétrables!

Je continuais mes va-et-vient, mais je continuais à sentir le sang sur mes mains... Et ça m'était difficile de ne pas y penser. J'avais l'impression d'avoir fait quelque chose d'horrible... C'était à peine, pourtant! Presque rien! Seulement, c'était assez pour me perturber. J'avais le haut-le-coeur en y pensant... C'est pourquoi je délaissai son membre et me relevai pour l'embrasser avec amour, prenant son membre en main pour continuer de le caresser malgré tout. Je passai mon autre main sur sa nuque, l'embrassant avec amour et tendresse. Mes mains tremblaient, comme probablement le reste de mon corps, mais c'était une réaction que j'avais souvent face à la douleur, à la violence et enfin... À plusieurs choses! Je me serrai un peu plus contre lui et soufflai un "je t'aime" contre ses lèvres. Je détestais tellement lui faire mal... Mais je finirais surement par m'y habituer... Je réussirai surement par rentrer dans ma petite tête le fait qu'il aimait ça! J'agitait mes ailes vigoureusement en roulant des épaules comme pour me remettre les idées en place et redescendit prendre son sexe en bouche et recommencer mon "travail". L'embrasser m'avait enlevé mon haut-le-coeur! Et puis lui faire plaisir ne me dérangeait jamais, me faisait même plaisir à moi aussi! Savoir que je lui faisais du bien me faisait plaisir. Bien que physiquement parlant, enfoncer son membre si profondément dans ma gorge me donnait parfois le haut-le-coeur...! Mais bon, ça, je m'en foutais complètement.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 27 Avr - 18:41

C’était étrange de le sentir frissonner de cette manière alors que je touchais simplement ses ailes. Je n’avais pas le souvenir d’avoir un jour ressenti quoi que ce soit de particulier parce que quelqu’un touchait mes ailes, que ce soit mes anciennes ailes mutilées ou bien mes ailes de démons, quoiqu’en réalité, je crois que personne ne les avait touchées. Alors… était-ce seulement lui ou bien était-ce pareil pour tout le monde ? Pourrais-je ressentir ne serait-ce qu’un infime frisson si Rui touchait mes horribles ailes ? Je ne voulais pas le savoir, je ne voulais pas qu’il les voie, de toute façon.
Il continua ses caresses sur mon corps et finalement mon sous-vêtement descendit jusque sur mes chevilles pour le laisser me toucher plus directement. Je ne pus d’abord m’empêcher de contempler sa main qui s’activait à me faire du bien, mais mon regard remonta rapidement sur son magnifique corps, sa peau parfaite, ses muscles fermes qui me donnait toujours envie de le mordre. Je fermai les yeux en échappant un nouveau gémissement quand il me mordit à nouveau. Il le faisait, il le faisait vraiment. C’était à peine croyable, mais c’était si bon, si bon que ce soit lui qui le fasse.

Mon esprit suivait à la trace tout ce qu’il faisait subir à mon corps, je caressais ses ailes puis ses épaules quand mes doigts commencèrent à se crisper sous le plaisir que je ressentais, je craignais déjà d’abîmer sa peau, alors ses plumes… j’avais encore la présence d’esprit de ne pas prendre le risque. Je revins légèrement à moi quand ses lèvres reprirent les miennes, de façon pressante et un peu dépourvue d’excitation alors que j’étais, moi, toujours en proie à la douceur de ses caresses. Je me rendis alors compte que quelque chose n’allait pas, sa main tremblait sur ma cuisse et je sentis quelque chose de poisseux sur ma peau. Quand il libéra ma bouche, je baissai les yeux pour voir le sang qui maculait ma cuisse et sa main, mon excitation s’accrut encore, il avait réussi à me blesser… et c’était à lui que ça faisait mal.
Il redescendit le long de mon corps pour reprendre ma verge dans sa bouche avant que je puisse faire quoi que ce soit, mais comme j’ouvris la bouche, son nom m’échappa dans un cri. Il me prenait entièrement dans sa bouche, dans sa gorge. Oh… bordel ! Il ne le faisait pas, pas comme ça d’habitude. Et s’il continuait j’allais jouir, mais je ne le voulais pas. Pas de cette manière, pas alors que… qu’il se rendait malade en me faisant saigner. C’était un sentiment étrange d’être partagé par le plaisir et la douleur de se réaliser être – encore une fois – égoïste. Ce n’était pas le genre de douleur que j’affectionnais.

D’un mouvement de pied, je balançai mon boxer qui était toujours accroché à ma cheville et je glissai ma jambe entre les siennes. Je pressai tendrement son entrejambe pour sentir, avec un léger soulagement, qu’il était excité lui aussi. Je le caressai donc alors que, posant mes mains sur ses épaules je le repoussai légèrement et lui fis lever la tête. Je voulais qu’il prenne du plaisir avec moi, pas seulement qu’il me fasse jouir.
J’attrapai sa main ensanglantée pour la monter à ma bouche et léchai ce sang qui était, cette fois, le mien et qui le mettait mal à l’aise.

« Rui, merci… de le faire pour moi. C’est si bon, tu sais… »

Je voulais qu’il sache que j’aimais réellement qu’il me blesse, que j’aimais particulièrement que cela vienne de lui. Je savais bien que cela ne lui apporterait qu’un réconfort relatif mais c’était mieux que de l’en empêcher et de le laisser se demander s’il me satisfaisait pleinement tout en sachant que je ne saurais pas le convaincre que c’était bien le cas. Il pouvait me faire n’importe quoi, entre ses bras je fondais complètement.

« Mais je veux que tu prennes du plaisir, toi aussi. »

Je passai tendrement ma langue le long de sa paume, puis de ses doigts que je m’appliquai à sucer l’un après l’autre. J’arrêtai après quelques instants et le relevai pour pouvoir prendre ses lèvres, je continuai à caresser son sexe avec ma jambe, passant mes bras dans son dos pour presser son bassin contre moi. Je voulais lui faire du bien. Je glissai ma langue jusqu’à la sienne pour la cajoler jusqu’à ce que je réussisse à la pincer entre mes lèvres pour la suçoter à son tour.
Sans rompre le baiser, je lui retirai son boxer pour pouvoir le toucher à mon tour, et je sentais sa verge se durcir entre mes doigts. Je ne l’avais pas traumatisé alors.

« C’est ça que je veux, murmurai-je contre sa bouche. »

J’accentuai les caresses de ma main pour que le message soit bien compréhensible. Je ne voulais pas qu’il me caresse jusqu’à me procurer un orgasme, j’avais envie de lui, je voulais qu’il prenne du plaisir avec moi. En moi. Je passai mes jambes autour de sa taille pour le rapprocher de moi et je me pelotonnai contre son torse.

« Fais-moi l’amour, Rui, gémis-je. Maintenant. »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Lun 28 Avr - 2:06

Je le regardai lécher ma main pour la deuxième fois de la soirée, surpris de m’être fait arrêter. Ma respiration c’était accéléré en sentant sa jambe contre mon entrejambe. Je ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’il me dit qu’il aimait ce que je lui faisais. Qu’il aimait que je lui fasse… mal. Ça me rassurait, ça m’empêchait d’avoir trop de remord, même si j’en avais quand même. Je l’aimais tellement! C’est tout ce que je voulais… c’est vraiment tout ce que je souhaitais : lui faire plaisir. S’il m’avait dit qu’il n’avait pas aimé, je croyais bien que j’aurais simplement été me lancer en bas de l’immeuble! Enfin… quelque chose comme ça!

J’haussai les sourcils en l’entendant dire qu’il voulait que j’aille du plaisir moi aussi, puis sourit en coin en le voyant sucer chacun de mes doigts et bien lécher ma paume. Je souris tendrement lorsqu’il me releva pour m’embrasser. Je fermai les yeux et profitai du baiser absolument délicieux, caressant tendrement ses cheveux alors qu’il me tirait contre lui pour coller nos bassins et suçota ma langue, me faisant frissonner d’excitation. Il enleva mon boxer et caressa ma virilité, me faisant soupirer de plaisir. Je caressai son dos avec tendresse, suivant la ligne de sa colonne vertébrale du bout de mes doigts pour masser tendrement ses reins. Ses mots me firent frissonner et continuai mes caresses dans son dos et dans ses cheveux avec amour et tendresse. Il était merveilleux... tellement parfais!

Il accentua les caresses qu’il me prodiguait, me faisant frissonner de plaisir, mon souffle s’accélérant. Il serra ses jambes autour de mon bassin, nous rapprochant. Je soupirai de bien-être, le serrant bien fort contre moi lorsqu’il se pelotonna contre mon torse. Mon amour… mon bel amour… J’embrassai le dessus de sa tête alors qu’il me demanda de lui faire l’amour. Comment lui refuser ça? De toute façon, ce n’était pas comme si j’avais envie de lui refuser! J’avais très envie de me retrouver en lui, de lui faire l’amour, de lui prouver pour une énième fois que je l’aimais.

Maintenant..? Maintenant du genre sans préparation ou bien maintenant du genre qu’il voulait que je commence à le préparer maintenant? Je ne voulais plus lui faire mal. Je n’en plus la force ni l’envie. Et pourtant… pourtant je croyais bien qu’il me demandait de le prendre là maintenant, tout de suite. Je le serrai bien fort contre moi et embrassai une nouvelle fois le dessus de sa tête. Je relevai son visage vers moi et embrassai ses lèvres avec toute la douceur et l’amour que je possédais. Je mis mes mains sur le hauts de ses cuisses et l’attirai un peu plus vers moi, le tirant sur moi, mettant finalement mes mains sous ses fesses pour le soutenir. Je me laissai lentement et doucement tomber à genoux, me forçant à ne provoquer aucun choque. Je m’assis sur mes talons et le laissai s’assoir sur mes cuisses. Je le soulevai de nouveau un peu, écartant légèrement ses fesses pour m’insinuer en lui.

Dans un gémissement retenu, je le pénétrai avec le plus de douceur possible, continuant pourtant de l’embrasser. Lorsque je fus totalement en lui, je remontai lentement mes mains, laissant l’une sur le bas de ses reins, faisant une petite pression comme pour le soutenir, et remontant l’autre jusqu’à ses omoplates. Je mis fin au baiser et le regardai dans les yeux, haletant et soupirant de plaisir. Après un moment, je laissai ma tête aller s’accoter, le front sur son épaule. Je fermai les yeux, caressant son dos avec amour et tendresse. C’était tellement bon d’être en lui! Mais je ne pouvais pas bouger. En fait, je m’interdisais carrément de bouger tant que lui ne me donnerait pas le feu vert. Je me fichais bien qu’il aime la douleur, moi je ne l’aimais pas et dans cet acte, il était absolument hors de question que je brusque les choses. Je n’aimais déjà pas le fait de ne pas le préparer, alors brusquer les choses? Non. Hors de question. Je me mis à embrasser avec tout l’amour, la douceur et la tendresse du monde son épaule et son cou, le couvrant de baisers, allant jusqu’à son oreille, puis finalement sa tempe et son visage. Lorsque je me fus assuré que son visage ait été couvert de baisers, je me reculai que très légèrement pour me permettre de le regarder dans les yeux.

-Mon amour… mon Ran… tu sais comme je t’aime? Tu le sais? Je t’aime plus que tout… tu sais, quand je te disais que je serais prêt à tout pour toi, même à me faire arracher les ailes, j’étais sérieux… Je suis prêt à faire n’importe quoi pour te rendre heureux. Je t’aime, mon amour. Plus que tout, mon Ranmaru-sama! Ne l’oublie jamais… Tu peux toujours compter sur moi…

Oui, j’étais prêt à tout pour lui. Vraiment à tout. Et puis… Oui, je lui parlais à un moment pareil. Mais tout le monde qui me connaissait savait à quel point mon sens du timing était développé! Et puis en fait… j’étais entrain de lui faire l’amour, alors lui dire des mots d’amour dans un moment pareil n’était pas si terrible, en fait! Je l’aimais tellement… Il était tout pour moi. Tout.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 30 Avr - 21:55

Je continuai lentement mes caresses sur son sexe que je tenais toujours dans ma main alors que je voyais, à son visage, qu’il réfléchissait à ce que je venais de lui dire. Il arrivait quelque fois que nous ne prissions pas le temps de, disons, faire correctement les choses, comme lors de nos retrouvailles où nous nous étions littéralement jeté l’un sur l’autre, mais je ne l’avais jamais fait remarquer à Rui, et à ce moment-là il ne savait pas que j’étais masochiste alors si je ne disais rien c’était peut-être que je n’avais pas mal. Aujourd’hui, je le lui demandais expressément, mais ce n’était pas pour avoir mal que je voulais ça, en réalité c’était seulement que je ne pouvais attendre… j’étais simplement mu par ce désir impérieux de le sentir en moi. Néanmoins son hésitation me fit comprendre qu’il pensait qu’encore une fois je ne recherchais que la douleur, et je me demandais si je réussirais un jour à lui faire comprendre que, même sans douleur, le plaisir qu’il me donnait dépassait tout. Il était si peu sûr de lui qu’il était à présent certain qu’il ne me satisfaisait pas.
Avant que je ne décide de le rassurer, il me serra contre lui puis me fit relever la tête pour m’embrasser. Je remontai lentement mes mains sur sa taille, puis jusqu’à son cou, alors que les siennes glissèrent sur mes cuisses pour me rapprocher de lui, elles me soulèrent ensuite légèrement et, lentement, Rui s’agenouilla sur le sol de ma cuisine. Sans attendre plus, et sans lâcher mes lèvres, il me pénétra. J’étouffai un gémissement en même temps que lui, mon corps se tendit sous la douleur et pourtant j’avais à peine l’impression de la ressentir. Mon esprit était entièrement focalisé sur les battements affolés de mon cœur et nos lèvres qui se caressaient toujours. Je le laissais bouger mon corps, m’empaler avec douceur, et ses mains remontèrent dans mon dos, m’arrachant des frissons.

Il rompit le baiser et plongea dans mes yeux quelques instants avant de poser sa tête contre mon épaule. Je me mordis alors la lèvre, partagé entre la douleur qui remontait le long de mon échine et le désir de bouger, Rui me tenait pourtant, et semblait se retenir, lui aussi, d’esquisser le moindre geste qui pourrait me faire mal. Ma douleur lui était à ce point insupportable ? Alors qu’il savait parfaitement que je l’endurais avec un plaisir qu’il ne pourrait jamais comprendre ? Tant d’autres à sa place se seraient hâtés de me faire subir les derniers outrages, en se persuadant que de toute manière je ne pourrais qu’aimer ça. Et j’étais tombé amoureux de l’unique être capable de faire passer mon bien-être malgré ça et malgré son désir qui, je ne le sentais que trop bien, le taraudait méchamment.
Sa bouche se mit à se balader sur mon épaule et dans mon cou, jusqu’à ce qu’il remonte sur mon visage. Je ne pus m’empêcher de sourire, attendri par son comportement qui était absolument adorable, comme si mon cœur allait supporter encore longtemps d’être malmené de la sorte.

- Mon amour… mon Ran… tu sais comme je t’aime ? Tu le sais ? Je t’aime plus que tout… tu sais, quand je te disais que je serais prêt à tout pour toi, même à me faire arracher les ailes, j’étais sérieux… Je suis prêt à faire n’importe quoi pour te rendre heureux. Je t’aime, mon amour. Plus que tout, mon Ranmaru-sama ! Ne l’oublie jamais… Tu peux toujours compter sur moi…

Je secouai la tête, souriant encore, et je repris sa bouche. Oui, je savais tout ça. Ça n’avait rien de prétentieux, mais il me l’avait dit, répété, et je savais qu’il n’était pas du genre à dire ce genre de choses sans les penser. Ce n’était pas un séducteur, il ne cherchait pas à m’amadouer… non, ça il l’avait fait il y a bien longtemps, malgré lui et malgré moi. Je resserrai mes bras autour de son cou, serrai mon torse contre le sien, espérant percevoir les battements de son cœur et lui faire entendre les battements du mien.

« Je t’aime aussi, soufflai-je après avoir quitté ses lèvres. Mais je ne veux plus entendre ça. Ne dis plus que tu te ferais arracher les ailes pour moi, je ne veux pas que tu les perdes. »

S’il devait perdre ses ailes, tomber en Bas, comme moi, je crois que je ne pourrais m’en remettre. Ce serait la fin de tout pour moi, la fin de Rui tel qu’il était, qui sait si l’Enfer ne le changerait pas. Il oublierait, comme j’ai oublié, sa vie humaine, il oublierait tout ce que nous avions vécu ensemble, et même si je le lui expliquais… ce ne serait jamais pareil. Savoir et se souvenir, c’est différent.
J’enfouis mon visage contre son cou et bougeai légèrement mon bassin, la décharge de plaisir remplaça la douleur le long de mon échine et j’échappai un lourd soupir contre la peau de mon ange.

« Bouge… bouge, le suppliai-je presque. »

Je posai mes lèvre sur sa peau, y déposai une myriade de baiser en remontant jusqu’à son oreille que je mordillai et léchouillai tendrement.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Sam 3 Mai - 0:15

Je fermai les yeux et me concentrai sur mon amoureux qui se serrait bien fort à mon torse, ses bras enroulés autour de mon cou. J’essayais d’oublier un peu mon désir qui enflammait mon bas-ventre, d’oublier cette tentation si forte de bouger. Mais… mais non. Voilà tout. Mon amoureux méritait bien mieux que ça. Beaucoup mieux. Je tenais vraiment à ne lui faire aucun mal dans ce geste d’amour. En y pensant un peu, je n’avais jamais vraiment prit mon temps… je n’avais même pas pensé au fait que ça pourrait lui faire mal! Je n’avais même pas pensé au fait que je pourrais le blesser en y allant trop rapidement, en ne faisant pas attention! J’avais été tellement idiot… j’avais été inconscient et je m’en rendais compte, maintenant. Maintenant, que je savais, je serrais plus sévère envers moi-même, dans ma façon de le prendre! Bien plus. J’acceptais de lui faire mal, enfin… dans la mesure du possible, mais dans ce geste là, hors de question. Je ne voulais plus.

« Je t’aime aussi, souffla-t-il après avoir mis fin au baiser. Mais je ne veux plus entendre ça. Ne dis plus que tu te ferais arracher les ailes pour moi, je ne veux pas que tu les perdes. »

Je savais qu’il ne voudrait pas qu’il m’arrive quelque chose de mal, je savais bien qu’il refuserait que je fasse quoi que ce soit qui pourrait m’envoyer en Enfer, mais mon amour pour lui était plus fort que tout, plus fort que cette peur qui me retournais les tripes quand je pensais à l’Enfer, à ce monde de souffrance infinie qu’on n’avait jamais pu me décrire, qu’on n’avait jamais voulu me décrire. Oui, j’avais peur de l’Enfer. J’étais même terrifié à sa simple pensée! Mais on m’avait appris à le craindre. Durant toute ma vie humaine, on m’avait appris à penser à l’Enfer comme le pire de tout. On m’avait appris à calmer mes ardeurs, à garder le contrôle sur moi-même, à toujours être convenable sans exception, à ne jamais montrer mes vrais sentiments, à cacher toute haine et colère, à l’enfouir si loin que personne ne pourrait la détecter. Pourquoi? Pour aller au paradis.

Au final, j’étais devenu un jeune homme convenable et calme, plutôt doux. Et terriblement naïf. Mais ce trait de mon caractère était dut à ma nature rebelle et pacifiste. Mon côté rebelle s’était tue lorsque j’avais perdu mon épouse, trop atterré. J’étais toujours un petit curieux, mais je ne me battais plus, pour mes idéaux, je ne faisais que les respecter. Je savais que cet esprit de rébellion existait toujours en moi et qu’en cas de besoin, il referait surface. Si j’avais un jour à me battre, pour vrai, je serais capable de puiser en cette flamme qui avait été étouffée lors de ma vie humaine.

On m’avait aussi appris à faire payer par le sang. Mais je n’avais pas accepté cette leçon, je n’y croyais pas et n’y croirai jamais. Seulement, je m’étais fait trahir et j’avais rencontré mon amoureux. Tout le monde le traitait de démon, mais moi, moi non. Je croyais qu’il était un ange. Dans le temps, je pensais encore que les démons avaient tous un fond méchant, qu’ils étaient tous d’abominables créatures rejeté des cieux. Maintenant, je savais que j’avais tort. Et pourtant, j’avais toujours aussi peur de l’Enfer. Cet endroit me terrorisait carrément. Mais pour mon tendre Ran, je serais prêt à m’y jeter la tête la première. Si je perdais mes ailes, si j’en venais à me perdre, je savais qu’il me guiderait vers le bon chemin, qu’il me rappellerait ma vraie nature. Je savais que ma nature rebelle m’aiderait si ce moment devait arriver, bien que personne ne connaissait ce côté de moi, personne de vivant, en tout cas!

-Mon amour… je ferai toujours tout pour toi. Je ne ferai rien de stupide, mais dit-toi que te sauver en perdant mes ailes me semble sensé. Ne ferais-tu pas la même chose, si tu étais à ma place?

Je laissai la conversation en suspens. Après tout, ce n’était pas tellement le moment de discuter. Bien que ça m’avait aidé à garder le contrôle sur moi-même! Je détestais perdre le contrôle! Ça montrait des côtés de moi que je préférais garder enfouis très loin. Je n’étais pas quelqu’un de «fougueux» aux yeux des autres! J’étais réfléchis, mais très naïf, doux, tendre, aimant, un peu enfantin et pacifiste. Voilà comment les gens me voyaient. Avec l’âge, j’avais préféré mettre ce côté de moi en avant. Mon côté plus irréfléchis, plus impulsif, plus aventureux et plus, justement, rebelle, je l’avais enterré. La douleur, moral comme physique, m’avait décidé à l’oublier, à le mettre en arrière-plan et à simplement faire comme s’il n’existait pas. Ran réussissait à faire ressortir cette partie de moi, parfois! Quand il essayait de me faire lâcher prise, c’était cette partie qui prenait le dessus. Et je n’aimais pas ça… j’avais confiance en Ran, je savais qu’il ne me laisserait pas aller trop loin, mais c’était mon vice et je ne voulais pas qu’on le connaisse.

Simplement, mon amoureux réussissait à faire ressortir cette fougue, comme mes ailes réussissaient à faire remonter toute la force que j’avais en moi et que je croyais perdue à jamais. C’était… tout ce mélange de caractère, de principes et de façon d’être, c’était moi. Tout ça, c’était moi. Juste un côté ou juste l’autre, ça ne l’était pas. La personne que j’étais avait été anéanti dans ma vie humaine, mais plus ça allait et plus tous ces côtés refaisaient surface. Seulement, avec le temps, j’avais appris à avoir peur de ce côté de moi. Relier avec… avec moi, en fait, me faisait peur. Et pourtant, avec mon amoureux dans mes bras, qui me serrait bien fort, j’avais l’impression que je pouvais… me laisser aller, faire ce que je n’avais pas pu faire un peu plus tôt dans la soirée. Peut-être que c’était parce que je me sentais plus fort… Je n’en étais pas certain…

Toute pensée s’envola momentanément lorsque Ran bougea les hanches et me demanda, ou me supplia presque plutôt, de bouger. Je fermai les yeux et me mordis la lèvre inférieure pour étouffer le long gémissement qui traversait ma gorge lorsqu’il «s’attaqua» à mon oreille. C’est ça que je faisais… ça, ce n’était pas vraiment moi. Moi, je me serais plu à gémir aussi fort que j’en avais envie et, un peu plus tôt, je me serais plu à le laisser me faire tout le bien qu’il voulait me faire. Je me serais plu à me laisser emporter par la fièvre de l’amour qui m’animait! Sans jamais lui faire de mal, en restant tout aussi doux, tendre et aimant que je l’étais maintenant, mais en me laissant emporter par la passion, aussi!

C’est sur cette pensée que je desserrai mes lèvres pour me laisser doucement, timidement, gémir. Ce n'était qu'une oreille et ce n'était qu'un gémissement, mais c'était plus que ça pour moi. C'était comme... Commencer à m'ouvrir à Ran. Il m'avait connu à mon plus bas, au moment où tout ce que je voulais, c'était me laisser mourir. Maintenant, je voulais essayer de montrer à mon sauveur d'entant qui était maintenant mon amoureux qu'il avait bien réussi, que j'essayais de me délier des douleurs que j'avais subit, que j'essayais enfin de passer par dessus tout ça! Je voulais vraiment passer par dessus tout ça.

Je descendis mes mains tremblantes de désire sur ses fesses, les agrippant doucement,  et embrassai tendrement son cou alors que je faisais bouger ses hanches, bougeant moi-même les miennes, doucement, mais avec une certaine puissance, une certaine force. Je n'avais pas l'habitude de faire ça, mais j'en avais envie... Je me mis à embrasser et bécoter son cou et sa mâchoire, la mordillant et suçotant sa peau, étouffant mes gémissements rauques, les frissons de plaisir montant le long de ma colonne vertébrale. C'était tellement bon d'être en lui...! Le plaisir bourdonnait dans mon bas-ventre, me faisant gémir de plus en plus, faisant toujours bouger les hanches de mon amant en même temps que les miennes, m'enfonçant toujours complètement en lui. Je continuais d'embrasser sa peau, de la maltraiter tendrement. Mes gestes étaient tous doux et tendres, mais passionnés. Je voulais le faire crier de plaisir.

Ce n'était pas non plus dans mes habitudes de faire ça, mais je voulais savoir que je lui faisais du bien, qu'il aimait ce que je faisais.


Dernière édition par Kazuki Rui le Mer 7 Mai - 3:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mar 6 Mai - 18:21

Bien sûr que je ferais la même chose. Bien sûr que s’il le fallait, je n’hésiterais pas une seconde à donner tout ce que j’avais en échange de la vie de mon ange. J’étais prêt à subir mille déchéances pour lui, à me faire torturer comme je l’avais autrefois été, tout, tout plutôt que le perdre. Mais j’aurais voulu lui dire que c’était différent, sa vie valait bien plus que la mienne, s’il sacrifiait ses ailes pour moi, ce serait un tel gâchis en réalité. Ce n’était néanmoins pas quelque chose que je pouvais lui dire, ni maintenant ni jamais, car il m’aimait trop pour comprendre que c’était la vérité. Mon bel ange, mon doux ange, encore trop sage pour ce monde de brutes duquel, malgré ses deux cent ans, il n’avait qu’à peine effleuré la surface. Si j’avais été un ange, je l’aurais sans doute tenu éloigné le plus possible de ce monde pour qu’il n’ait pas à voir les horreurs qui s’y déroulaient, j’estimais qu’il en avait déjà eu bien plus que sa part… malheureusement, pour être ensemble, nous n’avions pas le choix, ce monde était notre seule possibilité.

Je soupirai contre son cou, ce monde ne me convenait pas, mais nous pouvions nous créer le nôtre, dans cet appartement, dans le sien, partout où nous pouvions nous retrouver seuls. De toute manière, du moment que j’étais avec lui, il n’y avait plus rien qui comptait, je me fichais littéralement de tout le reste… les humains, les anges et les démons pouvaient bien se retrouver sous une pluie de gigantesques météores, ça ne faisait plus partie de mes préoccupations – si tant est que ça en avait fait partie un jour.

Mes lèvres s’éternisaient sur son oreille et j’entendis qu’il réprima un gémissement. Je le mordis un peu plus fort, sans lui faire mal, je ne voulais pas qu’il se retienne, il dut s’en rendre compte lui-même car peu après son gémissement outrepassa ses lèvres, grimpant le long de ma colonne vertébrale dans un long frisson. Ses mains revinrent sur mes fesses pour me faire bouger et je fermai les yeux, me laissant bercer par le plaisir qui retrouvait sa place dans mon corps. De lourds soupirs quittèrent ma bouche alors que je me concentrais sur ce qu’il me faisait ressentir, sur ses lents et longs mouvements en moi, c’était tellement bon. J’aimais tellement ça, et ça m’avait manqué… tant pis si en pensant cela je devais passer pour un dépravé ou un pervers, mais c’était la vérité. J’aimais quand Rui me possédait de la sorte, mais ce n’était pas que du sexe, c’était bien plus parce que c’était lui… avec lui, tout était toujours bien plus, de toute façon. Et puis, c’était en quelque sorte ce que je savais faire de mieux, non ? Les mots d’amour n’étaient pas mon fort, même si je me surprenais à aimer en susurrer à Rui. Mais le plaisir physique, l’amour charnel, ça n’avait pas de secret pour moi et grâce à ça je pouvais bien plus aisément montrer à Rui tout ce qu’il me faisait ressentir, et je pouvais lui faire comprendre que, même si j’étais un démon de la luxure, ça ne rendait pas l’acte banal.

J’échappai un cri quand il s’enfonça de nouveau complètement en moi et mes mains se crispèrent dans son dos. Ses plumes effleurèrent mes doigts et je rouvris les yeux pour les regarder une nouvelle fois. Je me rappelai alors son gémissement lorsque j’avais touché ses ailes, plus tôt, aussi je décidai de recommencer. Je relevai le visage de mon ange vers le mien pour capturer sa bouche alors que ma main libre s’égarait sur ses plumes, je luttais pour ne pas m’y accrocher comme je m’accrochais à son épaule. C’était une mauvaise habitude que j’avais prise, même avec Rui, quand le plaisir commençait à me faire perdre la tête, il m’arrivait de le griffer, même de le mordre.

Au lieu de ça, je malmenai sa bouche, suçotant sa langue, mordillant ses lèvres et étouffant mes gémissements et mes cris. Il fallut que l’oxygène me fasse défaut pour que je délaisse enfin ses lèvres. Je plantai mon regard dans le sien.

« Je t’aime tant… »

Je lui souris un autre baiser sur sa bouche avant de glisser le long de sa mâchoire, mais cette fois je descendis sur son épaule et rapprochai son aile pour pouvoir embrasser ses plumes. J’avais peine à croire que je faisais ça, alors qu’elles ne me semblaient pas plus engageantes, je savais juste qu’elles étaient sensibles et que Rui aimait ça, ça me suffisait.

Emporté par mon désir, je commençai à bouger moi-même mes hanches, gémissant de plus en plus, quémandant sans pouvoir le formuler qu’il me prenne plus fort.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 7 Mai - 3:41

Ran poussa un cri, me faisant frissonner de tout mon long. Ho mon bel amour… on aurait dit qu’il avait en tendu mes pensées, qu’il savait que je voulais l’entendre bien fort, ce soir! Je voulais vraiment l’entendre. Je voulais savoir qu’il aimait ce que je lui faisais, qu’il aimait que je lui fasse l’amour, qu’il aimait que ce soit moi et personne d’autre qui lui fasse l’amour! Je voulais savoir qu’il m’aimait, je voulais ressentir son amour dans ses gestes et son plaisir au travers de ses réactions et de sa voix. J’en demandais beaucoup, ce soir! Mais je l’aimais tellement… il était absolument tout pour moi et je voulais… je voulais être un égoïste et être tout pour lui aussi. C’est à peine si j’osais l’espérer, mais je voulais avoir la sensation d’être le seul et l’unique pour lui, d’être tout ce qui comptait à ses yeux… bref, d’être ce que lui était pour moi.

Mes ailes frémir à son contact alors qu’il m’embrassait fougueusement, étouffant mon gémissement qui s’était presque transformé en cri. Bon Dieu que c’était bon! C’était tellement étrange! Je n’aurais jamais cru que mes ailes auraient put être sensible d’une quelconque manière, mais c’était presque gênant de voir que j’avais maintenant deux immenses points sensible. Mes oreilles et mes ailes! Que Ran semblait avoir bien détectés…! Bien qu’il savait que mes oreilles étaient d’horribles traitres depuis longtemps…!

Il remonta mon visage vers le sien pour me dire qu’il m’aimait, faisant apparaitre pleins d’étoiles de bonheur dans mes yeux. Je lui répondis par un grand gémissement, fermant les yeux, suivant mentalement la progression de ses lèvres. Il était tellement parfait! Il connaissait mon corps mieux que moi-même. Je poussai un grand cri lorsque ses lèvres allèrent embrasser mes plumes, ma tête se renversant. Hola. Ça c’était une décharge de plaisir à laquelle je ne m’attendais pas! Ses hanches se mirent à bouger d’elles-mêmes alors que la fréquence de ses gémissements augmentait. Sa voix me faisait toujours frissonner, m’excitait toujours. Il avait la voix la plus belle du monde… Tellement magnifique! Je l’aimais tellement!

N’en pouvant plus, je le renversai sur le dos, sur le plancher de la cuisine, le portant et le soutenant avec douceur pour éviter qu’il ne se fasse mal, et aller l’embrasser à pleine bouche, gémissement fortement tout en accélérant le rythme de mes va-et-vient. Je refermai légèrement mes ailes pour éviter qu’elles ne gênent, les repliant à moitié.

En manque d’air, je délaissai la bouche de mon amant pour respirer, le regardant toujours dans les yeux avec amour. Mon regard était voilé par le plaisir intense, mais ça, c’était un simple détail. Je donnai plus de force à mes hanches, le pénétrant chaque fois avec force. Mes mains le caressaient avec tendresse et amour, mais mes hanches le prenaient puissamment. Je n’arrêtais pas de gémir, m’empêchant de dire le moindre mot. Il était tellement parfais!

J’aurais voulu, à ce moment même, lui dire à quel point je l’aimais pour la énième fois, lui dire qu’il était mon amoureux à moi et à personne d’autre, que j’étais devenu un peu trop possessif avec lui, mais que c’était parce que je ne me faisais pas confiance et que je me disais sans arrêt que je pouvais le perdre à cause de mon incompétence, que je perdais toujours tout le monde, mais que je voulais qu’il fasse exception à la règle, que pour ça que ferais n’importe quoi. Mais ce n’était certainement pas le moment de parler et puis mes gémissements m’empêchaient de dire quoi que ce soit. Et pourtant, il était tellement parfait… il méritait que je lui dise tout ça. Il méritait de savoir qu’il était aimé à en mourir, que peu importe ce qu’il ferait, peu importe ce qui arrivait, il serait toujours aimé plus que tout au monde, qu’il y aurait toujours quelqu’un qui lui serait dévoué corps et âme. Je ne voulais jamais le perdre…

C’est sur cette pensée que j’arrêtai soudainement de bouger, que je me retirai et que je le serrai bien fort dans mes bras. Il n’aimait surement pas mes agissements, mais j’avais soudainement eu un manque aigu de câlin. Oui, il m’arrivait de manquer de câlin pendant que je faisais l’amour. Je le serrai bien fort contre moi, embrassant sa tempe avec tout l’amour et la tendresse dont je disposais, refermant mes bras autour de son corps, et restai comme ça quelques secondes. Lorsque la soudaine panique de le perdre me quitta, je reposai doucement mon chéri au sol, posai un tendre baiser sur ses lèvres en caressant ses cheveux et fuit son regard.

-Désolé…

Je posai un autre baiser sur ses lèvres et le reprit doucement, recommençant à bouger mes hanches, d’abord doucement, puis de plus en plus fortement jusqu’à atteindre le même rythme que juste avant que j’arrête de bouger. Je recommençai aussi à gémir, caressant avec amour, tendresse et douceur son corps.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 7 Mai - 16:09

Il ne fallut pas longtemps à mon ange pour me renverser sur le sol et je refermai mes bras autour de son cou pour me ternir farouchement à lui. Sa bouche captura encore une fois la mienne, la torturant passionnément alors que nos voix s’étouffaient. Ce baiser me fit trembler encore plus, je n’avais pourtant pas besoin de ça pour perdre la tête, mais les baisers de Rui me faisaient toujours cet effet, même s’il se montrait plus sauvage que d’habitude. C’était étonnant, et j’aimais ça, ça me coupait le souffle. Encore une fois, je déplorais ce corps humain qui n’était capable de rien… l’être humain était si faible, si vulnérable. J’aurais aimé être capable d’embrasser Rui pendant des heures, juste lové dans ses bras. Pouvoirr l’embrasser tout mon soûl quand il bougeait mon corps de cette façon.
Pourtant il fut obligé de rompre le baiser, je croisai son regard brûlant qui me fit sourire. Oserais-je lui dire qu’il avait bien moins l’air d’un ange avec un tel regard ? Mais je le trouvais d’autant plus beau, plus excitant. Mes doigts se resserrèrent sur ses épaules alors que ses coups de reins s’accentuèrent et mes cris reprirent de plus belle.

Le plaisir me fit fermer les yeux, mais après quelques instants Rui cessa et se retira de mon corps. Je dus retenir un gémissement de protestation, mais il m’attira dans ses bras pour me serrer contre lui. Je soupirai doucement, que lui était-il passé par la tête pour avoir cette soudaine envie de câlins ? Lui demander n’aurait servi qu’à le culpabiliser, alors je gardai ma question pour moi et me promis de passer la soirée à lui prodiguer des attentions aussi douces que chastes. S’il avait déjà réussi à créer en moi un certain besoin de tendresse, je savais que ce n’était rien comparé à ce qu’il voulait, lui, et s’il faisait des efforts pour satisfaire mes envies masochistes, j’allais satisfaire ses besoins de douceur.

Finalement, il me reposa sur le sol et me donna un petit baiser, évitant soigneusement mon regard avant de s’excuser et de m’embrasser encore une fois, je souris sous sa bouche. Il retrouva sa place au creux de mes reins et reprit ses mouvements. Sa cadence augmenta rapidement et le plaisir qui revint en moi me fit oublier cet intermède. Mon corps était totalement conditionné, c’était pas possible autrement, mais bon tant que Rui ne me trouvait pas « trop » pervers, ce n’était pas si grave.
Je m’astreignis à retenir ma voix pour entendre celle de Rui qui franchissait sa bouche de façon irrégulière, portant ses doux gémissements jusqu’à mes oreilles. Je contemplais son visage, la moue de ses lèvres, et mon cœur battait de plus en plus fort. Pouvais-je l’aimer plus encore ? Jusqu’où ce sentiment pouvait-il me mener ? Je n’étais qu’un démon, certes, mais je n’imaginais l’amour qu’à l’aune de la haine et de la souffrance que j’avais connu durant ma longue existence.

Je descendis mes mains dans son dos pour rapprocher son corps du mien, et à nouveau je caressai ses ailes du bout des doigts. J’écartai un peu plus les cuisses et me cambrai pour le sentir venir plus profondément en moi, et il me fut alors impossible de continuer à réprimer mes cris.

« Han mon ange !… c’est… tellement bon… de t’avoir en moi… Si tu savais comme j’aime… être à toi… »

Je remontai un peu plus mes jambes et enfouis mon visage contre son cou pour embrasser sa peau. Incapable de me retenir, je me mis à le mordre doucement, à le lécher, sentant les battements effrénés de son cœur juste sous ma langue.
Le plaisir enflammait mes reins et mon bassin recommença à onduler contre celui de Rui, je n’allais pas pouvoir tenir plus longtemps. Je renversai ma tête en arrière, criant son nom encore et encore alors que je sentais la jouissance me submerger, et je me répandis entre nos corps. Essoufflé, je relevai les yeux vers mon ange qui continuait de bouger, je lui souris tendrement.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 8 Mai - 20:51

Je gémis de plus belle lorsqu'il recommença à caresser mes ailes, mais aussi lorsqu'il écarta encore un peu plus les cuisses. C'était vraiment intense, vraiment bon, de me retrouver comme ça, à l'entendre hurler son plaisir. Ses hurlements n'enterraient pourtant pas mes propres gémissements qui ne tardèrent pas à se mouvoir eux aussi en cris de plaisir.

« Han mon ange !… c’est… tellement bon… de t’avoir en moi… Si tu savais comme j’aime… être à toi… »

Un long gémissement passa mes lèvres lorsque j'entendis ses paroles. Dieu qu'il était parfait, cet homme! Me dire qu'il aimait être à moi... c'était presque trop érotique pour moi, comme paroles! C'était tellement... les paroles à connotations sexuelles me faisaient toujours un effet monstre, ne serait-ce que ces simples mots! Bien sur, ça m'excitait énormément, mais ça me gênait aussi beaucoup! Enfin... j'étais un grand coincé et il le savait!

Il alla ensuite mettre son visage dans mon cou, mordillant et léchant ma peau. S'il y avait bien une chose que je détestais, c'était de me faire mordre. J'avais l'impression d'être... un morceau de chaire fraiche. Par chance, il ne le faisait que rarement. Et pourtant, les mordillements m'excitaient plus qu'autre chose. En fait, ça m'excitait vraiment beaucoup!

Ran finit par cambrer le dos et se déversa entre nos deux corps. Ses muscles se resserrèrent sur mon membre, me faisant pousser un cri plus fort que les autres. Alors qu'il me souriait tendrement, je continuais de bouger en lui, tremblant de tout mon corps. Je sentais que la jouissance n'allait pas tarder. Un coup de hanche plus tard, je me déversais en lui dans un hurlement de pure plaisir, me laissant ensuite retomber contre son torse.

Dans un dernier effort, je me retirai de lui et me laissai retomber une nouvelle fois sur lui. Je m'installai bien confortablement contre lui, la tête sur son épaule. Je fermai les yeux, un sourire comblé sur les lèvres, laissant mes ailes retomber sur nos corps.

-Je peux te dire un secret? T'es le seul homme avec qui j'ai couché de toute ma vie. En fait, t'es la seule personne avec qui j'ai couché depuis 200 ans. Le plaisir charnel ne m'intéresse qu'avec toi, mon amour.... Sinon à quoi bon? Non, avec toi et seulement toi. Je suis à jamais tient.

Je m'étirai pour embrasser sa mâchoire et reposai ma tête contre lui. Je voulais lui dire ce qui s'était passé après son départ, dans ma vie humaine! Je voulais lui dire ce qui s'était passé. Je le lui avais dit brièvement, mais... je voulais lui en parler une dernière fois, lui dire que maintenant je voulais passé à autre chose, que je voulais mettre le passé derrière moi et me tourner vers l'avant, avec lui. Je voulais nous construire un avenir à nous deux, ensemble! Pour toujours... voilà ce que je voulais que ça soit, nous deux! Je voulais que ça soit éternel. La mort ne pouvait plus nous séparer et même en cas de déchéance, je voulais rester avec lui. Voilà, c'était comme ça que je voulais que ça soit.

-Mon Ran...? Je peux te parler de quelque chose? Tu l'as déjà entendu, mais avant de vraiment mettre ça derrière moi, je... je voudrais en parler encore une fois. J'aurais dut passer à autre chose depuis... très très longtemps, mais je n'y arrivais pas. Maintenant, je sens que peut-être... peut-être que je pourrai passer par dessus!

Je restai bien collé contre lui, nerveux. Pourquoi l'étais-je alors que je lui avais déjà dit? Je n'en savais rien, mais je l'étais. Je posai un nouveau baiser sur sa mâchoire et attendit qu'il me donne la permission de parler. Je ne voulais pas non plus l'embêter avec ça! Et puis... peut-être que laisser tout ça derrière moi me permettrait de gagner un peu de confiance en moi, un peu d'assurance? Je l'espérais.

En effet, Ran semblait apprécier quand j'étais plus confiant! Il semblait aimer quand je prenais les devant... Il semblait m'aimer, quand j'étais plus fort! Mes ailes me permettaient de l'être temporairement, mais je voulais l'être tout le temps. Tout le temps! Ainsi, je pourrais être assez fort pour mon amoureux tout le temps. Je pourrais lui faire plaisir et le combler, le supporter! Ainsi, il se sentirait peut-être plus aimer? Pour l'instant, je ne pouvais que l'aimer très fort et le lui dire, mais si j'étais plus fort, je pourrais vraiment faire quelque chose pour lui, lui prouver vraiment que je l'aimais! Je pourrais lui faire de vrais preuves d'amour, lui donner ce que j'étais trop faible pour lui donner présentement! Je pourrais le laisser m'attacher autant de fois qu'il le voulait, le laisser faire tout ce dont il avait envie!

En fait, j'espérais que je ne l'avais pas trop traumatisé et qu'il voudrait bien me refaire l'amour un de ces jours! J'avais été très difficile, j'avais eu très mal, et j'avais peur de lui avoir fait peur. Je ne voulais pas qu'il pense que je n'avais pas aimer ça parce que c'était faux. C'est juste que j'avais eu très peur. Trop peur... les quelques prochaines fois seraient certainement difficiles aussi, enfin... j'aurais surement encore peur, mais je savais que je finirais pas m'y habituer. Enfin... s'il y avait des prochaines fois! Mais je savais aussi que je n'oserais pas demander à Ran. C'était beaucoup trop gênant et je ne voulais pas le forcer. Et puis... j'avais vraiment envie de câlin, simplement de câlin, là, de toute façon! Je ne voulais pas que ça tourne en sexe! Je voulais qu'on finisse par manger parce que j'avais toujours faim et qu'on aille prendre un bain avec pleins de mousse, puis qu'on se mette en pyjama. Ensuite, on irait se câliner devant un film. Devant et non en regardant, parce qu'on ne le regarderait pas du tout, on passerait notre temps à s'embrasser, à se faire des mamours et à se dire des mots doux! Ouais... ce serait vraiment un soirée parfaite pour moi. Mais en attendant, j'attendais toujours qu'il me donne la permission de lui en parler encore une fois, de tout ce que j'avais à dire.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Sam 10 Mai - 23:48

Le corps engourdi et frémissant, j’encaissai les derniers mouvements de bassin de mon ange avant qu’il n’atteigne l’orgasme à son tour et se répande à l’intérieur de moi. Je resserrai jalousement mes bras autour de lui alors qu’il s’affalait sur mon corps, j’appuyai ma tête contre la sienne qui reposait sur mon épaule et fermai les yeux. Le silence ne dura que peu car Rui le brisa, je souris. Personne d’autre que moi ? Pas d’autre homme ? Je n’aurais pas cru que savoir ça pourrait me faire à ce point plaisir, ça n’aurait sans doute pas du me faire tant plaisir. Ce n’était pas que j’avais pas confiance en lui ou ce genre de chose mais, c’est vrai, j’étais égoïste, savoir que j’étais le seul être – en dehors de son ex-femme qui était morte depuis longtemps – à l’avoir vu dans cet état, à l’y avoir mis, cela me rendait heureux d’une étrange façon. J’étais égoïste et lubrique, j’étais un démon autant que Rui était un ange.

Je laissai courir mes doigts sur son dos, évitant à nouveau ses ailes, ce qui n’était pas chose aisée, parce qu’elles étaient là, étalées, sublimes, immaculées et elles nous recouvraient. Si elles ne m’effrayaient pas tant, j’aurais pu rire de l’ironie. Le silence s’était installé, si bien que je pouvais presque l’entendre réfléchir. Lui qui était tout douceur et tendresse, ne pouvait-il pas simplement profiter de l’instant… j’en profitais, outrageusement, les ailes de Rui l’empêchaient de revenir et cela me faisait un tel bien. Je savais que, si cela durait, je serais perdu, je ne pouvais pas vivre sans lui, mais sa virulence me pesait de plus en plus, je devenais de plus en plus fou… enfin, c’était à prévoir.

Je rouvris les yeux quand Rui me demanda s’il pouvait me parler de quelque chose. À la façon dont il le dit, je compris ce dont il voulait me parler, je me mordis alors l’intérieur de la lèvre. Je savais ce qui s’était passé, en gros, et les détails ne m’intéressaient pas vraiment. Le peu que je savais réussissait à me faire entrer dans une rage que je ne contrôlais que parce que je savais qu’elle était inutile. À quoi me servirait-il d’ajouter ses bourreaux à la –longue – liste de ceux de qui j’avais envie de me venger alors qu’ils avaient disparu ? Mais ma rage était d’autant plus forte qu’elle faisait naître un douloureux sentiment de culpabilité sur lequel j’avais 200 ans à rattraper. Donc savoir tout ce qui avait pu se passer après que je l’aie fui alors que je savais déjà que cela se ponctuait par la mort pure et simple de l’humain qu’il avait été ne me paraissait pas d’une importance absolue.
Cela dit, je ne me voyais pas lui interdire d’en parler s’il en avait besoin. Il était très différent de moi, sur ce plan également, il était capable de passer outre ce qu’il avait vécu, alors que je trainais tout derrière moi avec un goût démesuré pour la vengeance et toute la souffrance qu’elle engendrait. J’en étais heureux, d’ailleurs, au moins je savais qu’il était protégé de ça, fréquenter un être rongé par ce genre de désir lui était déjà assez nocif.

Je défis mon étreinte – totalement à contrecœur – et repoussai Rui pour pouvoir le regarder, mes mains glissèrent ensuite de ses épaules jusqu’à ses joues. Il voulait réussir à vivre malgré ce qu’il avait vécu, s’en défaire puisque ça ne lui apportait que chagrin, faiblesse et vulnérabilité. Est-ce qu’il se rendait compte du courage dont il faisait preuve d’une certaine façon ? Je déposai un baiser sur sa bouche et lui adressai une moue faussement réprobatrice.

« Tu sais bien que tu peux tout me dire, voyons. Je suis là pour écouter tout ce que tu as besoin de confier et que tu ne peux confier à personne d’autre. »


Je changeai ma petite moue en un sourire tendre. Ce n’était pas une question de confiance, je le savais parfaitement, mais je savais également qu’il craignait d’en parler. Était-ce parce qu’en parler était difficile, ou bien est-ce qu’il avait compris combien je m’en voulais ? Peut-être un peu des deux, bien que j’espérais avoir réussi à cacher jusqu’à présent à quel point cela m’affectait. Enfin, bien sûr il savait que j’aurais eu envie de tuer de mes mains ceux qui avaient osé porter atteinte à sa personne, peut-être avait-il compris que j’aurais donné n’importe quoi pour revenir à cette époque et m’empêcher de partir, ou bien pour le sortir des griffes de ses geôliers, et leur faire douloureusement payer… mais il lui était sûrement impossible de comprendre combien ce désir était intense… c’était presque un besoin et il s’était greffé sur un désir bien plus profond, moi-même j’avais parfois du mal à comprendre d’où venait cet obstination.
Mon regard suivit mon pouce qui caressa sa lèvre.

« Parle-moi. »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Lun 12 Mai - 3:31

Il caressa ma peau jusqu'à ce que ses mains se posent sur mes joues et fit la moue. Je posai mon regard dans le sien, incertain. J'avais besoin de le lui dire... J'en avais besoin, mais il n'aimerait pas entendre ce que j'avais à dire. Il n'avait pas à l'entendre. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable d'une quelconque manière. J'avais tellement souvent hurlé son nom en espérant le voir apparaitre devant moi... Je l'avais tellement souvent appelé à l'aide..!


« Tu sais bien que tu peux tout me dire, voyons. Je suis là pour écouter tout ce que tu as besoin de confier et que tu ne peux confier à personne d’autre. »

Oui... Je savais... Ho mon bel amour, mon tendre amour! Je ne voulais pas qu'il se sente coupable. Mais... Mais... Je devais parler, si je voulais couper avec mon passé! Je ne voulais pas oublié, je voulais simplement ne plus porter le poids de mes souvenirs sur mes épaules. Et puis je savais que si je me mettais à lui raconter, plus en détail, je ne pourrais plus arrêter avant d'avoir finit. Je me mettrais à pleurer et probablement à paniquer! Je ferais peut-être une crise de panique? Je ne voulais pas le blesser avec toute cette histoire qui était une époque lointaine! Dans mes souvenirs, par contre, c'était encore trop frais, trop douloureux. 200 ans et incapable d'y faire face. Je n'étais qu'un lâche! Il commença à caresser ma lèvre et son regard suivit son pouce.

« Parle-moi. »

J'embrassai son pouce et pris sa mains dans la mienne, l'emmenant à ma bouche pour pouvoir l'embrasser. Je devais parler... Je devais faire sortir tout ça! Je n'avais jamais raconté à personne ce qui s'était passé. Jamais en détail, en tout cas! Je n'avais jamais dit à personne à quel point j'avais crié souvent son nom... Je posai un baiser sur ses lèvres et recouchai lentement ma tête sur son épaule.

-Mon amour... Je t'aime... Tu sais, quand on s'est rencontré, j'étais... J'étais dans un piteux état. J'avais mal, je me sentais stupide et mon coeur souffrait. Je me disais que c'était de ma faute, que je n'avais pas été assez bon, que j'aurais dut rentrer plus tôt pour la voir, que j'aurais dut moins voir les amis et rentrer pour la retrouver, que je ne la méritais pas, au final! Je me disais que c'était moi le problème. Alors, pour essayer de mettre un baume sur mon coeur, je couchais avec n'importe quelle femme, je me battais! Ça a duré presque deux semaines! Deux semaines de dépravation! Et puis tu es arrivé et tu m'as aidé.

Je suis tombée passionnément amoureux de toi! Tu étais la deuxième chance que la vie me donnait! Je pensais finir mes jours avec toi. Je pensais que j'allais mourir vieux, au creux de tes bras qui m'avaient si souvent réconfortés! Je pensais que Dieu t'avais envoyé à moi pour éviter que je me suicide, pour me donner espoir! Puis tout le monde a commencé à te traiter d'assassin. Et tu as disparu, comme ça, du jour au lendemain.

Je... J'ai tombé bien bas, ensuite. J'avais mal... Encore une fois, on me laissait tomber! Alors j'ai compris que c'était vraiment moi, le problème! Après tout, sinon, à qui la faute? Sinon, pourquoi est-ce que tout le monde m'abandonnerait? J'ai compris que je n'étais qu'un pauvre raté, que je n'étais qu'un idiot incapable. J'en avais marre! Je voulais vraiment... Juste... Mourir. Mais je ne pouvais pas faire ça à ma mère! Je me réveillais en plein milieu de la nuit en hurlant ton nom, manquant d'air... Le soir, je priais Dieu qu'il te renvoie à moi. Chaque soir sans exception. Mais... Mais tu ne revenais pas. Alors, j'ai confié les affaires à mon comptable et je suis partie. J'ai prit mon cheval et je me suis simplement mit à voyager. Je me foutais bien du confort! Je voulais juste... Voyager en espérant tomber sur toi, quelque part! Mais je suis tombé sur quelqu'un d'autre.

Un cinglé! J'étais passé sur sa propriété sans le savoir. On m'a rué de coups et on m'a tiré jusqu'au donjon du manoir. Il m'a menotté, enchainé! Et ils m'ont torturé.

Le fer rouge, les os brisés, la peau lacérée... Tout ça faisait partie de mon nouveau quotidien! Je baignais dans mon sang, pour la plupart du temps! Et je priais pour que tu viennes me sauvé. Je hurlais ton nom des heures et des heures chaque jour en espérant que tu m'entendrais t'appeler! Je hurlais tellement fort que je croyais que j'allais cracher mes poumons! Je n'espérais plus qu'une chose: que tu me berces, que tu m'embrasses et que tu me dises que tout irait bien pour mourir ensuite. La douleur était insupportable! Et puis j'étais tellement faible... J'étais émacié et si on avait pu voir ma peau sous toute la crasse et le sang séché, on aurait vue que j'étais blanc comme une fantôme. Puis, j'ai finit par perdre espoir. Après presque un an à hurler sans réponse... J'ai voulu me laisser mourir. Je ne buvais plus l'eau qu'ils me donnaient et ne mangeais plus non plus... J'étais sur le bord de la folie tellement j'étais faible, tellement j'avais mal! Et j'ai commencé à avoir des hallucinations. Je t'ai vue... Je t'ai vue toi! Tu étais tellement en colère que j'aie abandonné! Tellement! Alors j'ai essayé de m'enfuir. J'ai réussi! J'ai finit par me sortir de là. Je ne sais plus trop comment! C'était tellement flou!

En sortant, je me suis lavée et je me suis trouvé des vêtements convenables. Je ne pouvais pas me présenter à la maison comme ça et tout ce dont j'avais envie c'était un câlin de ma mère et un bon repas chaud. Je suis donc rentré à la maison, espérant simplement retrouver mon doux foyer! Mais... Mais tout avait été détruit. La ville avait été rasée.... Sans survivant. J'avais officiellement tout perdue. Sauf mon argent qui se trouvait en sécurité à la banque! Je suis restée assis devant les reste de la maison pendant deux jours à juste... Pleurer et t'appeler. J'étais désespéré.

Puis, je me suis remis en route. Je ne voulais plus rien, juste attendre que la mort vienne me chercher ou que tu apparaisses pour me serrer! Par hasard, je suis tombé sur mon ex-femme. Elle était condamnée à mort pour le meurtre d'un homme! Le soir de son exécution, elle m'a demandé. J'ai passé la nuit avec elle. Elle m'a raconté en détail ce qui s'était passé et, cette nuit là, elle m'a réchauffé. Elle a réussi à m'éveiller un peu. Elle m'a fait l'amour une dernière fois... La chaleur de son corps contre le mien m'a fait un bien fou! Juste... Sentir quelqu'un...! Je ne voulais que toi, mais elle... J'avais toujours de l'affectio pour elle!

Le lendemain, j'ai dit que c'était moi le meurtrier. Comme elle m'avait tout raconté, j'ai pu inventer une histoire qui tenait debout. Ils m'ont cru et c'est moi qui ai été exécuté! Par écartèlement... Malgré tout, ce fut la pire douleur que j'ai subit. Je sentais mes tissus, mes muscles, se déchirer sous la pression exercée par les quatre chevaux, me tirant chacun d'un côté différent. Mes os se brisaient, se disloquaient! Mon bras s'est arrachée... Puis ma jambe! Ils ont supposé que c'était assez et ont arrêté les chevaux pour me laisser me vider de mon sang. J'ai prié. Tout le long, j'ai pensé à toi. Je me disais que peu importe, j'allais te rejoindre! J'allais rejoindre mon ange! Parce que je croyais que tu étais un ange... J'ai souris en pensant que j'allais enfin te rejoindre, puis je me suis éteint.

Quand je t'ai vue au Skybar, je pensais que je rêvais. Je pensais qu'on me jouait un mauvais tour ou... Puis... Puis j'ai réalisé que c'était toi! J'avais tellement peur que tu disparaisses encore une fois! Mais non... Et j'ai tellement peur que tu partes, encore maintenant! Je t'aime tellement, mon amour! Mon amour, mon coeur, je suis un incapable, alors dit-moi comment te garder près de moi...!


Je pleurais à chaudes larmes, ayant raconté mon récit d'un trait, la panique prenant ma voix par moment, me faisant sangloter. J'avais tellement peur! Je n'étais qu'un incapable qui faisait son possible pour garder son amour près de lui. J'avais tellement peu confiance en moi! Tout le monde me laissait toujours! Comment faire pour le faire rester? Je le voulais près de moi. Je l'aimais tellement! Je l'aimais tellement...!
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Lun 12 Mai - 21:06

Je tentai de garder mon faible sourire alors qu’il embrassait mes doigts avec douceur, mon cœur battait mal tant je craignais d’entendre ce qu’il avait à dire. Pour ce que j’en savais déjà, je n’allais pas aimer le réentendre, mais alors s’il m’en disait plus, allais-je seulement le supporter ? Il déposa un baiser sur ma bouche avant de se rallonger sur moi, je tentai de me concentrer sur son souffle qui caressait mon cou pour me calmer. Je fermai les yeux et l’écoutai. Dès qu’il parla de notre rencontre, je sentis une pointe de fer rouge s’enfoncer dans mon cœur déjà malmené. Je savais déjà qu’il m’avait aimé à l’époque où il était humain, mais entendre les espoirs que je lui avais fait miroiter me tuait. Moi, à cette époque, j’étais bien loin de ressentir la même chose, ou en tout cas, jamais on aurait pu me faire avouer que j’avais une quelconque affection pour lui. Je l’aurais accepté encore moins facilement qu’aujourd’hui. Je l’avais trompé, il était une de mes nombreuses victimes. Je m’étais joué de lui parce que c’était ce que je faisais, jouer avec ces pitoyables humains. Je serrai les dents, et en plus je l’avais abandonné à son désespoir. Pire, je lui avais laissé de l’espoir… l’espoir qu’il aurait pu me revoir, que j’aurais pu revenir le sauver comme, d’après lui, je l’avais déjà fait.
Son récit ne fit qu’empirer, je dus prendre sur moi pour écouter sans bouger. Je lui avais dit qu’il pouvait tout me dire, mais en réalité j’étais loin de pouvoir tout entendre. Entendre qu’on l’avait torturé, qu’il m’avait appelé, qu’on l’avait affamé, humilié… et qu’il m’avait appelé tant et plus. Quel idiot il était… et moi, j’étais un monstre abominable.
Il en vint finalement à sa mort, qu’il avait subi à la place de sa meurtrière de femme. Je réprimai mal un gémissement quand il me décrit sa mort, encore une fois il avait pensé à moi… il avait pensé à moi jusqu’à la fin. Je sentais ses larmes sur ma peau, je me rendis alors compte que les miennes roulaient sur mes joues, je détournai la tête pour qu’il ne les aperçoive pas. Il termina son récit en me faisait comprendre à nouveau à quel point il avait peur de me perdre.

Sans comprendre, un rire déchirant m’échappa. Mêlé à mes larmes, il donna un son étrange et je m’empressai de repousser Rui pour pouvoir me détourner complètement. Mon rire me faisait mal et pourtant je ne pouvais le retenir, tout ça me semblait… tellement illogique, tellement absurde. Dès la seconde où nous nous étions rencontrés, je l’avais condamné… j’avais trop bien réussi mon œuvre sur Rui, il m’avait aimé au point de croire en moi alors que… j’avais simplement rôdé dans sa vie, dans ses espoirs comme un loup guettant sa proie, dévorant chaque lueur pouvant l’approcher. J’avais apposé une empreinte indélébile sur son existence, le contraignant à me chercher, à vouloir me retrouver, j’avais fait de sa vie le cauchemar qu’elle avait été. J’étais totalement coupable des horreurs qu’il avait subi après mon départ, parce qu’il avait espéré me retrouver.
Et avec tout ça… c’était lui l’incapable, c’était lui qui me supplier de lui dire comment me garder ? Je l’avais détruit, insidieusement, pendant des années, alors que j’avais complètement cessé de penser à lui !

J’enfouis mon visage dans mes mains, j’avais envie de disparaitre, de me soustraire à son regard.

« Ce que tu peux être… idiot… pleurai-je, ou ris-je, je ne savais même plus. Est-ce que tu… »

Ma voix se brisa. J’essuyai mon visage et tournai légèrement la tête vers lui, pas pour le regarder, juste pour être certain qu’il m’écoutait attentivement. Je me répugnais. Je m’étais déjà fait la réflexion dans la journée, mais plus je restais près de Rui plus je me rendais compte de l’horreur que j’étais. Comment pouvais-je avoir seulement le droit d’exister ?

« Tu oses… me demander une chose pareille ? Comment peux-tu… ? Est-ce que tu te rends seulement compte !? »

Mon cri brisa le presque silence, d’un bond je me retournai vers Rui et le plaquai au sol. Je n’avais jamais été aussi en colère, pas de cette façon. Il n’avait cessé de me répéter qu’il se fichait de ce que je pouvais faire aux autres, qu’il acceptait que je fusse un démon, mais comment pouvait-il accepter ça ? Comment pouvait-il ne pas m’en vouloir ? Devais-je m’en vouloir pour nous deux ?

« Te rends-tu seulement compte du mal que je t’ai fait !? criai-je, me fichant bien des voisins. Et tu… tu me demandes comment m’empêcher de partir !? Mais comment puis-je seulement mériter de vivre en même temps que toi !!? »

Ma colère fut telle que j’en perdis le contrôle de mon aura. J’entendis quelque chose tomber dans le salon, signe que Méphisto et Léonard étaient partis se cacher. Je tremblais de rage, mes larmes ne cessaient pas néanmoins. Je sentis un frôlement dans mon dos et je n’eus pas besoin de relever les yeux pour comprendre qu’il s’agissait de mes ailes, elles s’étaient libérées parce que, comme toujours quand la rage me submergeait, je ne me contrôlais plus.
J’imaginais alors le tableau que nous devions constituer, le démon et l’ange… ses ailes magnifiques et immaculées, les miennes noires et décharnées, presque écailleuses.

« Je suis désolé… je suis tellement désolé pour tout ça, je… »

Incapable de le regarder, je me levai et filai à une vitesse inhumaine pour m’enfermer dans la salle de bain. J’attrapai une serviette pour étouffer mes cris… mais je la déchirai avec mes dents. Ne supportant pas plus mes larmes que son regard sur mes ailes, je me laissai tomber dans la baignoire et fis couler l’eau sur moi, espérant qu’elle emporte une partie de mon chagrin.

Si la culpabilité ne me rongeait pas autant, j’aurais sans doute pu me convaincre que j’étais parti pour son bien, parce que sans ça on aurait pensé qu’il était complice des meurtres que j’avais perpétrés. J’aurais voulu être capable de lui mentir, de lui dire que je l’aimais déjà à cette époque et que j’étais parti parce qu’il m’aurait été impossible de le voir vieillir puis mourir alors que j’étais immortel, et que vivre après lui aurait été une torture de tous les instants… mais si ça avait été la vérité, je n’aurais pas fui, je me serais pendu, ou bien j’aurais laissé les villageois m’abattre comme un chien pour laisser Rui faire son deuil. Mais non, j’étais parti, parce que j’étais un démon et qu’ils n’avaient pas de réelles preuves, ils me soupçonnaient parce que mon comportement était étrange, pour ça et uniquement ça. J’avais abandonné Rui, purement et simplement.
Mes ailes immondes se refermèrent sur moi, me cachant de la porte mais laissant l’eau m’inonder.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 14 Mai - 2:02

J'étais perdu dans le néant. Je ne m'attendais pas à une réaction si vive de sa part! Ça alors vraiment pas! Il me plaqua soudainement au sol, me faisant lâcher un hoquet de surprise, mes yeux s'agrandissant de surprise.

« Te rends-tu seulement compte du mal que je t’ai fait !? Et tu… tu me demandes comment m’empêcher de partir !? Mais comment puis-je seulement mériter de vivre en même temps que toi !!? »

Mes larmes, qui s'étaient tarisses par la surprise, reprirent de plus belle. Comment ça il ne méritait pas de vivre en même temps que moi?! Je mis une main sur ma bouche pour essayer d’étouffer mes sanglots, horrifié par ses dires. Je vis ses ailes se réveiller dans son dos alors que je sentais son aura me heurter de plein fouet. Le voir comme ça me faisait mal, très mal. J’aurais simplement du garder ça pour moi et me garder de toute parole! J’aurais du garder ça très loin et garder ce poids sur mes épaules pour le restant de mes jours! Si j’avais sut que je mettrais un poids sur lourd sur les épaules de mon amoureux, de mon Ranmaru-sama, alors j’aurais gardé ça pour moi pour l’éternité. Peu importe, je ne comptais pas. Lui, par contre, il était devenu ma vie entière. Je savais parfaitement qu’il s’agissait de ma moitié, de l’amour de ma vie! J’étais un idiot de première d’avoir ne serais-ce que pensé lui en parler. J’aurais du prendre sur moi.

Il s’excusa et partit à une vitesse éclaire dans la salle de bain où il s’enferma. Je l’entendis hurler. Il essayait d’étouffer ses cris… mon cœur se déchira à cet instant. Mon amour… mon tendre et bel amour! Le but de l’opération n’était tellement pas de le rendre mal! Je voulais tellement aller mieux que je n’avais pas pensé que ça pourrait lui faire du mal. Je m’en voulais énormément. J’en tendis l’eau couler, devinant qu’i l était sous la douche. Je mis ma main sur mon torse et passai mon autre main dans mes cheveux. Je me rassis et fermai les yeux, essayant de prendre de bonnes grandes respirations.

Je devais me calmer. Je devais me calmer maintenant. J’avais espérer avoir mon Ranmaru pour m’aider après avoir raconté mon récit, mais c’était lui qui avait besoin de mon aide. Sur ce coup, c’était moi qui devais lui porter secours. C’était toujours l’inverse, alors maintenant, les rôles étaient échangés. Maintenant, c’était à moi d’être un peu utile. Le pire dans tout ça, c’est qu’il ne comprenait pas que ça aurait pu être 100 fois pire s’il n’était pas apparu dans ma vie.

Je me relevai lorsque j’eu réussi à calmer mes larmes et mon rythme cardiaque. Mon cœur continuerait à mourir lentement jusqu’à ce que je puisse serrer mon amoureux dans mes bras, jusqu’à ce que je réussisse à le calmer, à le résonner. Je toquai premièrement doucement à la porte, puis, me dis que ça ne servait totalement à rien.

-Hey, mon bel amour, je défonce!

Oui, j’avais senti le besoin de l’avertir que j’allais défoncer sa porte de salle de bain. Parce qu’après tout, ça coutait de l’argent, une porte! Je la lui repaierais, au pire! Je pris mon élan et frappai la porte de toute mes forces avec mon épaule, la faisant lâcher du premier coup. Mon épaule m’élançait, mais ce n’était rien. Je me la massai légèrement d’une main et me dirigeai aussitôt vers mon amant, caché par ses ailes noires.

Je montai dans la baignoire et m’assis dans son dos, le serrant contre mon torse. Je refermai mes ailes autour de nous deux, embrassant sa nuque avec amour et tendresse. Je devais rester calme. Je devais lui dire ce que je pensais par rapport à son apparition dans ma vie humaine! Il avait vraiment été une bénédiction.

-Mon tendre amour… mon beau Ran… mon amour de ma vie, mon inspiration, ma lumière… Tu as été bénéfique pour moi, mon bel ange déchu! Si tu n’étais pas arrivé, jusqu’à quel point crois-tu que je me serais enfoncé dans la déchéance? J’étais vraiment bien parti t pour m’y enfoncer jusqu’au cou. J’étais prêt à tout pour me sentir vivant, près à tuer quiconque me défierait à le faire! Je voulais vivre, me sentir en vie! Et tu sais quoi? Tu m’as ramené dans le droit chemin. Je ne serais surement jamais devenu un ange si tu n’avais pas été là. Je brulerais surement en Enfer, à l’heure qu’il est! Et puis si tu n’étais pas partit, tu serais mort. Si tu serais mort, je me serais suicidé ou bien je serais partit de toute façon. Et sans espoir, je me serais laissé abattre comme un chien dans ce donjon, dans la honte, dans la crasse. Ma mort fut douloureuse, mais  au moins, elle a sauvé quelqu’un à qui je tenais. Je me suis sentit utile… Tout a une raison d’être et chaque événement a une raison de se produire. Rien n’est laissé au hasard! Ma mort n’aurait été que honte et disgrâce ou bien j’aurais finit en Enfer. Et puis maintenant, à l’heure qu’il est, je ne serais pas avec toi, je ne serais pas avec mon amoureux, avec mon âme sœur! Je ne serais pas avec toi, mon Ran! Je ne veux que toi…  Tout ça m’a permit de grandir, m’a permit de devenir la personne que je suis maintenant! Sans ça, je n’aurais pas un si grand sens du pacifisme, je ne serais pas aussi conscient de l’importance d’une vie, de sa fragilité! J’en souffre encore, mais je veux délaisser cette charge! Je veux passer à autre chose! Je suis certain que tu le veux pour moi aussi, non? Tu es capable de le faire avec moi, de m’aider à grandir encore un peu? J’ai besoin de toi près de moi….»

J’embrassai avec amour sa nuque, le derrière de sa tête, son cou et ses épaules, attendant qu’il me réponde. Je caressai de  mon pouce ses ailes, les miennes biens refermées sur nos deux corps. Je voulais qu’il voit que j’aimais ce qu’il était,  que je l’aimais lui, pour lui, et que j’aimais tout ce qui faisait partit de lui, ce qui était complètement vrai. Je l’aimais tout entier, avec ses qualités et ses défauts! Je voulais qu’il se rende compte que ma vie humaine m’avait apporté des leçons, m’avait apprit à vivre, m’avait apprit le respect. Je chérissais ce que j’avais apprit! Je ne changerais pas une seule seconde de cette vie qui a été, pourtant, si douloureuse, si pénible, même si je le pouvais.
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Sam 24 Mai - 20:32

Je sentais mon corps entier trembler de mal-être. La longue route que j’avais tracée était pourtant pavée de mauvaises actions, de sang, de meurtres, et malgré tout je ne m’étais jamais sentis à ce point en dessous de tout, et ce n’était même pas la simple comparaison avec Rui, qui n’était déjà pas flatteuse pour moi, c’était juste que je me rendais compte. Et pour un démon, c’est la pire chose qui puisse arriver sans doute, se rendre compte de tout le mal que l’on a pu semer. Oh, tous vous diront qu’ils savent parfaitement ce qu’ils font, mais en réalité, aucun d’eux ne se rend vraiment compte du mal que cela peut faire. Contrairement aux anges, nous n’avons aucun souvenir de nos vies humaines et cela… c’est cela qui nous transforme en monstres. Pas la déchéance, pas la perte de nos ailes… mais la perte de nos souvenirs, de notre humanité. Quand bien même je n’avais aucune envie de savoir ce que j’avais pu vivre avant de mourir et de me transformer en ange, je savais qu’il me manquait quelque chose. Quelque chose que je n’aurais jamais. Parce que j’étais un démon, après tout, et que tout ce que je faisais était fait avec le désir de faire souffrir. J’aurais voulu que savoir puisse changer quelque chose, mais je n’étais pas certain que ça m’avance à quoi que ce soit si ce n’était abaisser un peu plus mon estime de moi, qui n’était pas toujours glorieuse – ça dépendait des moments.

D’un geste rageur, je passai mes mains sur mon visage pour essuyer mes joues couvertes de larmes, mon dégoût ne les empêchait même pas de couler… elles glissaient juste, calmement à présent. J’entendis soudainement la voix de Rui. Je savais qu’il ne me laisserait pas me terrer dans ma salle de bain, même si j’aurais aimé qu’il me laisse au moins le temps de cesser de pleurer. Il défonça ma porte que j’avais fermée à clé et vint s’installer derrière moi. Je ne bougeai pas, parce qu’en réalité j’avais peur que mon premier réflexe soit de le repousser de nouveau, or ça le blesserait profondément.
Ses bras passèrent autour de ma taille et, malgré toute mon amertume, je sentis un immense réconfort m’envahir. Il déposa un baiser sur ma nuque avant de faire retentir sa voix. Encore une fois je l’écoutai religieusement, ses paroles étaient aussi douces que sa voix et j’aurais donné n’importe quoi pour me laisser convaincre par ces mots. Il m’appelait l’amour de sa vie, son âme sœur… il y avait bien que lui pour s’imaginer que j’avais encore une âme. Et il n’y avait que lui pour trouver un sens aux horreurs qu’il avait eu à subir. Oui, avec tout ça, il avait empêché la mort de sa crapuleuse épouse et elle avait eu bien de la chance d’être mariée à cet homme, il était le seul sur cette foutue planète pour prendre sa place comme il l’avait fait.

J’échappai un soupir mêlé à un sanglot tandis que ses lèvres s’égaraient une nouvelle fois sur ma peau. Il caressa également mes ailes, l’effet fut immédiat et je bougeai doucement mes épaules pour que mes ailes soient hors de la portée de ses doigts. Contrairement à ce que j’aurais pu imaginer, la sensation était loin d’être désagréable, mais j’étais mal à l’aise qu’un être aussi pur que Rui touche ces ailes répudiées.

« Tu sais bien que je ferais n’importe quoi pour toi, murmurai-je. »

Et je ne comprenais que trop bien qu’il veuille s’affranchir de cette souffrance, c’était légitime, surtout qu’il ne méritait en rien tout ce qu’il avait subi. Je pris sur moi et m’appuyai contre son torse pour lui faire comprendre que j’étais calmé, quand bien même je ne réussissais pas à faire disparaitre mes ailes, je n’avais pourtant pas besoin d’elles pour savoir que j’étais un monstre.

« E-excuse-moi de m’être emporté, je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai dû te surprendre... »

« Faire peur » serait plus juste, mais si je disais cela il s’empresserait de dire que c’était faux, ou alors il m’assurerait que ce n’était pas de moi qu’il avait eu peur mais de ma brusquerie, pour ne pas me blesser, néanmoins je savais bien que j’étais effrayant. J’essuyai de nouveau mon visage, constatant que, par je ne sais quel miracle, mes larmes avaient cessé, elles se pressaient seulement à mes paupières, retenues par une volonté dont je n’avais pas conscience. Je pleurais si rarement – à l’exception de ce jour – que j’avais perdu la pratique pour les réprimer.

« Je crois que… j’ai peur moi aussi. Bien sûr que j’ai envie que tu passes à autre chose, que tu grandisses, c’est plus que nécessaire car ce monde est bien plus cruel que tu ne l’imagines… mais j’ai peur. J’ai peur que tu grandisses, que tu t’assagisses, et que tu te rendes enfin compte de tout ce qui s’est passé, que tu décides de me quitter, de m’abandonner à mon sort. Paradoxalement, j’ai peur que ça n’arrive pas et que tu me laisses exercer mon horrible influence sur toi sans comprendre. »

Ma volonté était encore à travailler, car si mes larmes ne coulaient pas, ma voix, elle, laissait complètement paraitre l’état dans lequel j’étais intérieurement, et c’était affreusement humiliant.

« Mais… je suis égoïste, alors tu n’as plus à avoir peur que je parte. Malgré tout ça, je crois que je ne pourrai plus jamais vivre sans toi, pas maintenant que j’ai mis un mot sur ce que je ressens pour toi. »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 29 Mai - 2:19

Je me mordis la lèvre inférieure lorsqu’il éloigna ses ailes de moi, m’empêchant de les toucher d’avantage. Il n’aimait peut-être pas… je n’aurais peut-être pas du… Je laissai tout de même les miennes nous envelopper comme une couverture. Comme je n’étais pas puissant du tout, comme je n’étais qu’un ange gardien, mes ailes n’étaient pas très grandes, mais elles faisaient l’affaire, j’en étais tout de même très fier.

« Tu sais bien que je ferais n’importe quoi pour toi»

Est-ce que je le savais…? Oui. Je le savais. Je savais qu’il m’aimait. Enfin… je le pensais. Il me l’avait si bien montré, si bien prouvé, à toujours me remettre debout, toujours s’occuper de moi…! Oui. Il ferait n’importe quoi pour moi. Au même titre que moi, je ferais n’importe quoi pour lui. N’importe quoi. Il s’accota contre moi torse, me faisant du bien. Je serrai mes bras autour de lui, embrassant son cou, sa joue et sa tempe. Je frottai doucement mon nez contre sa peau pour lui montrer que j’étais là et que je comptais bien rester. Mon bel amour… Je l’avais mis dans un de ces états…! Je m’en voulais de lui avoir raconté tout ça.

« E-excuse-moi de m’être emporté, je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai dû te surprendre... »

Ho ça oui, il m’avait surpris! En fait, ça m’avait même fait un peu peur… Il m’avait plaqué au sol… il avait été si brusque! Mais ça, je ne lui dirais jamais. Jamais. Je savais que c’était seulement parce qu’il avait été… enfin… à cause de ce que j’avais dit! Il se sentait tellement mal… Au fond c’était de ma faute, alors jamais je ne pourrais lui dire. Et même si ça ne l’avait pas été, je ne lu dirais pas.

-Ne t’inquiète pas, mon amour… Ce n’est rien du tout. C’est vrai que ça m’a surpris! Mais ça va, ne!

« Je crois que… j’ai peur moi aussi. Bien sûr que j’ai envie que tu passes à autre chose, que tu grandisses, c’est plus que nécessaire car ce monde est bien plus cruel que tu ne l’imagines… mais j’ai peur. J’ai peur que tu grandisses, que tu t’assagisses, et que tu te rendes enfin compte de tout ce qui s’est passé, que tu décides de me quitter, de m’abandonner à mon sort. Paradoxalement, j’ai peur que ça n’arrive pas et que tu me laisses exercer mon horrible influence sur toi sans comprendre. »

Sa voix tremblait beaucoup… c’était la première fois que je le voyais dans cet état! La journée avait été difficile..! Le pauvre amour… Je l’avais mis mal à ce point…? Je resserrai mon étreinte autour de lui et embrassai de nouveau sa joue. Mon amour… Il avait vraiment peur de ça? Que je parte? Que je le laisse exercer son «horrible» influence sur moi? Quelle influence? De toute façon, qu’il en aille une ou non, je voulais continuer à être près de lui. Ses craintes étaient stupides. Je resterais jusqu’à ce qu’il me dise clairement qu’il ne voulait plus de moi. Voilà. Je resterais jusqu’à ce qu’il en ait marre de me voir!

« Mais… je suis égoïste, alors tu n’as plus à avoir peur que je parte. Malgré tout ça, je crois que je ne pourrai plus jamais vivre sans toi, pas maintenant que j’ai mis un mot sur ce que je ressens pour toi. »

Une boule d’émotion se forma dans ma gorge et des larmes s’accumulèrent dans mes yeux. O quel amour! Mon bébé chaton à moi! Oui, je lui donnais tous pleins de surnoms dans ma tête, même si je n’oserais jamais l’appeler comme ça à voix haute! Il rirait tellement de moi…! M’enfin, il était vraiment parfais. Il resterait près de moi..? Je l’aimais tellement! Dans un élan d’amour, je desserrai un peu mon étreinte pour pourvoir embrasser ses lèvres avec amour et passion. Quel homme parfais mon petit-ami était! Je rompis le baiser et frottai mon nez contre le sien. Ce que je pouvais l’aimer! Il se trouvait égoïste de vouloir que je reste avec lui…? Moi je trouvais ça parfait. Je posai un nouveau petit baiser sur ses lèvres et essuyai ses joues du sang de ses larmes. Il avait arrêté de pleurer, mais je voyais bien qu’il avait toujours pleins de larmes dans ses yeux. J’embrassai une paupière, puis l’autre, et lui fit un tendre sourire amoureux.

-Je t’aime, mon chaton! Si tu crois que je peux me passer de toi, alors c’est que tu te sous-estimes ou bien que tu me surestimes! Tu crois que je pourrais m’éloigner de mon âme sœur, de ma douce et tendre moitié? Pour rien au monde je ne m’éloignerais de toi. Rien. Une bombe atomique peut bien nous péter au dessus de la tête que je resterais près de toi, que je t’embrasserais et que je te serrerais dans mes bras sans m’occuper du reste! Je peux grandir, laisser la charge que j’ai sur les épaules, sans devoir me séparer de toi! Peu importe ce que tu dis, peu importe ce que tu penses, tu es quelqu’un de bien, envers moi! Envers moi, tu es un homme aimant et protecteur! Tu es mon amoureux chéri d’amour que j’aime plus fort que tout! Alors n’ai pas peur que je parte parce que je ne le ferai jamais. À moins que tu ne veuilles plus de moi et que tu me le dises clairement.

Je le regardai dans les yeux un moment avant de reposer mes lèvres sur les siennes. Je l’avais appelé chaton, hum? À voix haute, hum? Haaaaa lala! Il était surement entrain de rire de ma gueule intérieurement! J’étais un peu trop gaga, parfois! J’étais trop enfantin! Je devais vraiment avoir un problème avec la maturité, moi, quand j’étais amoureux! Pourtant, d’habitude, j’étais quelqu’un de mature et de réfléchit! Mha… j’étais comme ça! Et rien ne pourrait changer ça! Un Rui amoureux voulait dire un Rui enfantin! Mon chanton-Ran-chan~! Je souris et me mordillai la lèvre inférieure. J’aimais l’appeler par des surnoms mignons!
Revenir en haut Aller en bas
 
Shibata Ranmaru
Devil † Walker

avatar


Emploi : Idole à la Hellsing Inc.

Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mar 3 Juin - 18:35

Il fallait que je me reprenne. Je ne pouvais pas me montrer si faible, c’était indigne de moi… J’étais heureux que les ailes de Rui soient toujours matérialisées, sinon il m’insulterait copieusement et, encore une fois, je ne pourrais qu’admettre qu’il avait raison. Mais mieux valait ne pas y penser, autant que je profite de son silence… en outre j’avais peur qu’en pensant à lui il finisse par se manifester, et je n’en avais vraiment pas besoin pour le moment. Je tentai alors de me concentrer sur la présence de Rui autour de moi, à l’espèce de picotement que ses ailes produisaient sur les miennes, comme si elles voulaient ronger leur noirceur. C’était complètement psychosomatique, je le savais, elles ne faisaient rien, ses ailes, c’était des ailes d’ange, elles ne pouvaient être toxiques, pas même pour moi. Elles n’étaient que pureté, la gêne n’était que dans ma tête. Une chose de plus ou de moins…
Il me relâcha un peu avant d’approcher son visage du mien, je tournai légèrement la tête pour lui permettre de m’embrasser. Nous venions de faire l’amour, pourtant ce simple baiser me faisait tant de bien, il me rassurait, me faisait me sentir en sécurité. Je le laissai néanmoins le rompre puis il essuya mes joues, je fermai les yeux quand sa bouche effleura mes paupières et le regardai de nouveau, il me souriait.

Ses paroles me firent sourire, enfin surtout le surnom dont il m’affubla soudain. « Chaton » ? En tout cas, elles terminèrent de me calmer. Ses lèvres se reposèrent sur les miennes un instant, étouffant mon soupir. Je fermai les yeux et m’appuyai de nouveau contre son torse, je levai la tête pour que l’eau lave les dernières traces de mes larmes sur mon visage.
Que je sois quelqu’un de « bien » envers lui, ça lui suffisait ? Mais… peut-être que Rui était comme ça, après tout. Je devais sans doute cesser de penser à ça, cesser de penser que n’importe qui ne s’arrêterait pas à ce genre de détail… mais Rui était différent, Rui était plus gentil qui n’importe qui. Le destin me faisait peut-être une faveur, me donner l’occasion d’être le bouclier de cet être si pur pour que moi-même je devienne un peu moins impie.

Après quelques minutes, je me redressai pour lui faire face et pris son visage en coupe entre mes mains. Mon pouce caressa lentement sa joue alors que je perdais dans ses yeux.

« Attends-toi à passer l’éternité auprès de moi, mon ange… l’avenir promet d’être houleux, je ne te lâcherai plus. »

Je souris et me blottis contre lui, pour une fois sans arrière-pensée malgré notre nudité. Ce que je pouvais l’aimer, cet idiot. Il était le seul avec qui passer l’éternité ne me faisait pas peur, avec qui cela ne paraissait pas ennuyeux, ni maintenant ni jamais. Et je m’empêchai de me demander si j’y avais droit, ou ce que j’avais fait pour mériter une récompense aussi belle que ça. Je m’empêchai également de penser à ce qui pourrait nous séparer, le fait qu’il soit un ange et moi un démon, que l’Humanité était à veille de subir une épreuve majeure à laquelle elle avait toutes les chances de succomber, aux démons qui risqueraient de venir me demander des comptes si je restais éloigné de l’Enfer plus d’une vie. Mais je n’avais en aucun cas envie d’y retourner, il ne serait plus un refuge mais une prison qui me tiendrait loin de Rui.
Je me sentais bien, là, tout simplement contre lui. Comment aurais-je pu avoir envie de quitter ses bras pour retrouver cette terre désolée qui avait, pourtant, fait autrefois mon bonheur. Je m’y étais senti si bien, retrouvant dans ces paysages délabrés comme la matérialisation de mon cœur sec et froid. Mais il ne l’était plus, il battait maintenant, et plus seulement le cœur de mon enveloppe corporelle, le mien, celui du démon que j’étais battait comme si j’étais de nouveau vivant.
Quelque part, j’étais toujours ce démon, mais j’avais changé… au point que l’on m’appelait « chaton »…

« Pourquoi ‘chaton’ ? demandai-je, un sourire dans la voix. »

Je déposai un baiser dans son cou et m’écartai de lui pour le regarder. Je bougeai légèrement mes ailes, m’efforçant d’ignorer que je venais d’effleurer les siennes ainsi que la décharge qui avait parcouru mon échine mais je les refermai néanmoins dans mon dos. Était-ce ça que Rui avait ressenti lorsque j’avais caressé ses ailes ? Je ne savais même pas si c’était agréable ou non… c’était seulement, bizarre.

« Est-ce que tu trouves que je ressemble à un chaton ? »

Je penchai légèrement la tête sur le côté et souris.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

Revenir en haut Aller en bas
 
Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

avatar



Fiche de jeu
† Items † Votre inventaire:


MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 3 Juil - 19:18

Mon Ran à moi prit mon visage entre ses mains, ses yeux dans les miens, et me dit qu’il resterait près de moi, que l’avenir serait difficile, mais qu’il resterait. Le fait qu’il me dise que même si ça risquait de ne pas être facile il resterait me fit plaisir, me rassura. Alors malgré les difficultés, il serait là? C’est ce que j’appelais aimer quelqu’un… c’était à peu près ma définition de l’amour! Aimer sans limite, malgré les défauts, malgré les difficultés, malgré les embuches… Toujours rester, toujours être là. Et c’est ce qu’il me promettait. Il me promettait de toujours m’aimer… c’est ce que je comprenais de ce qu’il me disait! Et ça, c’était la promesse que je voulais qu’il me fasse. Le reste n’importait pas. Il me disait les mots que j’avais besoin d’entendre! Je ne savais pas trop s’il savait à quel point ça me faisait du bien, à quel point ses mots me rassuraient, mais c’est l’effet que ça me faisait. Rester avec moi… pour toujours.
 
Il se colla contre moi, me permettant de le cajoler, de le serer et de caresser doucement son épaule nue. Il était tellement… doux, parfait, avec moi! Il me connaissait probablement mieux que moi-même! Probablement… la plupart du temps, il faisait exactement ce qu’il fallait alors que je ne savais même pas moi-même ce qui me ferait aller mieux! Mon Ran était tellement prévenant pour moi! Il était tellement parfait!
 
-Ho mon amour… je n’osais pas aspirer à l’éternité et toi tu me l’offres…! Ho mon amour… mon cœur, tu es l’homme parfait, mon âme sœur! Je t’aime. Je resterai avec toi pour toujours! Pour l’éternité et pas moins.
 
Si je ne me souciais pas un tout petit peu de ce que j’avais l’air en sa présence, je me serais remit à pleurer, mais cette fois de bonheur. Je portai une main à ma boucle d’oreille en croix et fermai les yeux avant de souffler un petit «merci». Qui d’autre que Dieu pouvait m’envoyer autant de bonheur? Je devais le remercier. Après tout, sans lui, je ne serais pas avec mon Ran d’amour en ce moment à espérer qu’il n’ait pas remarqué que je l’avais appelé «chaton». Ho que de malheur, hein! Sérieusement, je ne pensais pas que la situation aurait pu mieux tourner! Quelques minutes plus tôt, mon chaton était en larme et moi je voulais mourir de culpabilité!
 
- Pourquoi ‘chaton’ ? Demanda-t-il, tout sourire.
 
… Hannnnnnw! Il avait remarqué! Mission échouée! On quitte le navire! On se sauve ne courant! Hannnnnnnnnnnnnnw! Je rougis jusqu’aux oreilles, gêné, comme si je m’étais fait pincé entrain de faire un mauvais coup. Je me mordis la lèvre inférieure et tournai levai les yeux au ciel, laissant un «Merde!» échapper mes lèvres.
 
Il embrassa mon cou, me faisant frissonner, puis me regarda, effleurant ses ailes des miennes, me faisant frissonner de tout mon long. Je descendis mon regard sur lui alors qu’il me regardait aussi, me faisant sourire tendrement. Il était tellement mignon… il était tellement parfait… il était tellement… à moi!
 
- Est-ce que tu trouves que je ressemble à un chaton ?
Il sourit et inclina légèrement la tête sur le côté. Ho. Dieu. Ho Sainte Marie Mère de Dieu! Hoooooo! Il était TELLEMENT… MIGNON! Ho mon chéri parfait! Je ne pus retenir un petit gémissement de kyakyatage devant mon amoureux parfait, mon souffle s’accélérant alors que je devais avoir des étoiles et des cœurs à la place des yeux. Bon sang qu’il était parfait! Je caressai tendrement ses cheveux, un sourire amoureux et complètement gaga sur les lèvres.
 
-Tu es tellement mignon! Quoi de plus mignon qu’un chaton…? Ha oui, toi! Ho Dieu du ciel, tu es parfait! Et puis un chat c’est génial! J’aime les chats! Encore plus les chatons! Et encore plus toi!
 
Je frottais tendrement mon nez contre le sien, caressant ses cheveux mouillés en souriant. Quel amour! J’avais tellement de chance de l’avoir! J’avais tellement de chance…! MON Ran à MOI! Juste à MOI! Ho mon bébé d’amour! Mon chatounet! … Hola. Ça, c’était un peu trop pour son cœur de démon! Je crois que s’il savait que je gagatisais autant, il partirait en courant ou bien il mourait sur le coup, étouffé par mon trop plein d’amour! Ho et puis au diable sa mort de trop plein d’amour, j’avais besoin de m’exprimer!
 

Je le serrai bien fort dans mes bras et me mis à le bécoter en émettant des onomatopées qui signifiaient «Ho je t’AIMMMMMMMMMME!!!!!» tout en gémissant quelques surnoms plus gaga les uns que les autres dont «mon chaton à moi que j’aimmmmme!». Voilà, s’il voulait toujours rester toute l’éternité près de moi après ça, je le nommais officiellement «âme sœur de Rui»!  

FIN
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''

Revenir en haut Aller en bas
 
 

Unexpected meeting #2 ''HOT''

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
† Code : Kakumei † :: S.H.I.B.U.Y.A :: Immeubles :: Appartements :: #74-