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 Unexpected meeting #2 ''HOT''

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Shibata Ranmaru
Devil † Walker

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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Lun 4 Nov - 20:07

Mon excitation redoubla lorsque je sentis son corps, tout contre le mien, commencer à réagir au mouvement de mes doigts, lentement d’abord, timidement, avant qu’il ne se tende en gémissant plus fort, j’entendis ses bras tirer sur la ceinture qui les entravait, en vain encore une fois évidemment. Je n’aurais pas pensé que ça puisse être à ce point excitant de le voir être soumis à moi, même si je m’étais souvent plu à imaginer ça n’avait visiblement pas rendu justice à la façon dont il gémissait, dont il frémissait alors que je le torturais.
Je frissonnai à ses « je t’aime », réprimai un sourire quand il me demanda à nouveau, plus férocement, de me dévêtir. Je me redressai légèrement, pour regarder son visage, ce qu’il pouvait être beau… sa beauté virile, et cette aura qui émanait de lui n’étaient en rien entachées par sa soumission, ses gémissements, certes plus quémandeurs, étaient toujours si délicieusement graves et me faisaient toujours vibrer comme une pauvre petite chose. J’aimais ça… je l’aimais tellement.

Je capturai sa bouche soudainement, mordis doucement sa lèvre inférieure puis me détachai de lui. Je retirai mes doigts de son corps et attrapai sa jambe qu’il avait enroulée autour de ma taille pour la poser sur le lit. En quelques gestes rapides et sensuels – car je savais pertinemment le regard de Rui posé sur moi – je retirai de le reste de mes vêtements, je me recouchai ensuite contre mon ange, entre ses jambes et je pressai doucement mon corps nu contre le sien. Un gémissement m’échappa et je l’étouffai contre la bouche de Rui. Je l’embrassai avec passion, dardant ma langue contre ses lèvres entrouvertes pour rejoindre la sienne et la malmener à son tour.
Je posai mes mains sur sa taille et les laissai glisser jusqu’à ses jambes, je les effleurai du bout des doigts pour le faire frissonner et les relevai doucement. Je mis fin au baiser pour enfouir mon visage contre son cou alors que, avec toute la douceur dont j’étais capable, je le pénétrais. Les yeux fermés, je poussai un râle de plaisir en sentant son corps si serré autour de moi. C’était si bon… et si chaud.

« Rui… »

Je mordis sa peau avant de la lécher. Une fois entièrement en lui, je m’arrêtai de bouger malgré toute la retenue que cela me demanda. Je ne voulais pas risquer de lui faire mal, surtout pas maintenant, pas comme ça, pas parce que je n’étais qu’un monstre de lubricité incapable de montrer à quel point l’amour pouvait le changer. Je lâchai ses jambes et redressai le torse, le souffle haché par l’excitation et le désir. Je caressai sa joue en déposant un nouveau baiser sur ses lèvres puis je montai mes mains jusqu’à la ceinture. Avec précautions, je la défis et la balançai sur le sol, j’approchai ensuite ses poignets de ma bouche et les embrassai tendrement l’un après l’autre, suivant les traces rouges qu’avait provoquées la ceinture. J’évitai de penser que ces marques étaient ma faute, que c’était moi qui l’avais blessé, mais je comptais me faire pardonner.

Je passai ses bras autour de mon cou et me rapprochai de lui, mes avant-bras appuyés sur le lit. Le visage juste au dessus du sien, je plongeai dans ses yeux.

« Je t’aime mon ange… »

J’aurais aimé être capable de lui dire quelque chose du genre « je t’aime plus que ma vie »… mais ma vie était misérable, et je ne l’aimais que s’il y était présent, alors, ça n’était plus autant romantique que je le souhaiterais.

Je commençai finalement à bouger et glissai ma bouche jusqu’à son oreille pour jouer avec son lobe. Mon va-et-vient était lent mais m’arrachait de longs soupirs que je ne retenais même pas, je voulais qu’il sache combien j’aimais être en lui, et l’effet que ça me faisait.
C’est vrai, j’étais un soumis, et je ne cachais absolument pas que j’adorais être soumis aux hommes qui voulaient de moi, être soumis à cet ange qui était néanmoins trop doux pour un démon comme moi. Mais pouvoir le posséder, savoir que j’étais le premier, le seul à qui il offrait son corps, savoir que personne ne lui avait fait ce que je lui faisais, ça dépassait tout ce que j’avais pu connaître avec d’autres avant lui. Il était à moi... totalement à moi.

« Tu es tellement… chaud, gémis-je au creux de son oreille. »

Je fis une nouvelle fois descendre l’une de mes mains sur son corps, caressant ses côtés, sa hanche et agrippant sa cuisse pour la lever un peu plus, j’intensifiai légèrement mes mouvements de bassin.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 8 Nov - 2:23

Il m'embrassa, me surprenant, mordant ma lèvre inférieure. Je poussai un petit grognement rauque à ce moment, enivré par mon tendre Ran. Il retira ses doigts, me faisant fortement gémir de frustration, la tête trop embrumé par les vapeurs du plaisir pour comprendre quoi que ce soit, ne comprenant qu'une chose: le plaisir était partit et Ran se décollait de moi après s'être dégagé de ma jambe.

Après m'être remit du choc soudain -ou plutôt de l'arrêt de plaisir parce que ce n'était pas vraiment un «choc»-, je le regardai finir de se déshabiller avec envie, passant sensuellement ma langue sur mes lèvres, soudainement inspiré par sa propre sensualité. Ran se recoucha finalement contre moi, me faisant aussitôt poussai un soupir de soulagement, heureux de retrouvé son corps. Il posa ses lèvres sur les miennes et je pus entendre un gémissement qui me fit moi-même gémir. J'étais vraiment... à fleur de peau. Bon, d'accord, on était entrain de faire l'amour, mais je l'étais plus que d'habitude!

Un baiser enflammé, des mains sur ma tailles... Tout pour me rendre heureux! Il releva mes jambes doucement et enfouit son visage dans mon cou. Je le sentais mal, celle-là! Et justement, je le sentis s'introduire doucement en moi. Je me crispai au maximum, le souffle coupé, les poings serrés et tirant continuellement sur la ceinture, les larmes envahissant mes yeux. C'était... ça faisait mal. Mais en même temps... étrangement... j'aimais cette douleur. Non pas que j'aimais avoir mal, mais plutôt le pourquoi j'avais mal. Ran était en moi. Bon d'accord, j'avais incroyablement hâte que le mal arrête, mais Ran était tellement doux et tendre que j'aimais ça. Il n'avait jamais fait preuve de tant de douceur et j'aimais tellement ça que j'allais jusqu'à aimer le mal qui venait avec. Lui, je savais qu'il aimait. Il avait poussé un râle et je le sentais, il avait du mal à se contrôler.

« Rui… »

J'aurais volontier répondu, mais j'étais incapable de dire quoi que ce soit, l'air restant coincée dans mes poumons. Finalement, il arrêta de bouger. Il lâcha mes jambes, me faisant pousser un petit cri que j'essayai de faire taire en gardant les lèvres serrées. Je remontai l'une de mes jambes, me soulageant de la douleur. J'étais vraiment douillet après tout... Ran ne semblait pas avoir si mal quand je le prenais... Il se redressa et je me dépêchai de fermer les yeux. Mes muscles lui disaient déjà que j'avais mal, pas besoin d'ajouter mes yeux. Il saurait, si il les voyait! Je sentais son souffle se répercuter contre mon visage et sentais à quel point il faisait preuve de retenu, le remerciant silencieusement. Il caressa ma joue, me faisant soupirer, puis réembrassa mes lèvres. Je sentis ensuite ses mains à mes poignets. Je sursautai légèrement, ne m'attendant pas à avoir moindrement mal à son touché. Il me libéra les mains et embrassa mes poignets. J'ouvris les yeux et fut surpris de voir les traces rouges. Je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais blessé. Il posa mes bras autour de son cou et se pencha sur moi, me regardant dans les yeux.

Mes yeux étaient maintenant vide de larmes. Je commençais à m'habituer à sa présence en moi. Ça devenait moins douloureux! Et puis il était si doux...

« Je t’aime mon ange… »

J'esquissai un sourire et caressai ses épaules, descendant doucement mes mains sur son torse. Je remontai l'une de mes mains sur sa joue pour la caresser de mon pouce puis la redescendis sur son torse. La douleur s'était presque dissipée totalement et me permettait maintenant de parler.

-Ho moi aussi, je t'aime. Plus que tout...

Ce que je disais était totalement vrai. Au diable mes ailes, si je devais les perdre pour rester avec lui alors je me les ferrais arracher volontier. Bon d'accord, pas volontier, mais je le ferais. Je vivrais littéralement l'enfer et les plus grandes douleurs du monde, mais pour rester avec lui je le ferais. Ho mon Ran, je ferais tout pour rester avec lui. Il y avait bien une faille dans les péchés de notre Père à tous... L'amour devenait un péché lorsqu'il était partagé avec une créature qui n'était pas la sienne...

Je fermai les yeux et poussai un petit grognement lorsqu'il commença à bouger, ravivant légèrement la douleur. Pourtant, lorsqu'il se mit à jouer avec mon lobe d'oreille, je ne pus m'empêcher de gémir, penchant ma tête de côté pour le laisser faire. Mes mains étaient remontées dans son cou, l'une d'elle passant dans ses cheveux avec douceur. Je souris en l'entends soupirer de la sorte. Ce que je pouvais aimer l'entendre soupirer! Même si je n'avais pas pu lui rendre la monnaie de sa pièce plus tôt, maintenant au moins j'étais certain de lui donner un minimum de plaisir.

« Tu es tellement… chaud.»

Son souffle se répercutant contre mon oreille me fit frissonner. Bon Dieu Seigneur... Alors qu'il me disait que  j'étais chaud, c'était lui que je trouvais encore plus sexy. Bon, je doutais sincèrement de son jugement parce que je ne m'étais jamais, mais alors là au grand jamais, trouvé «chaud», mais la façon dont il le disait me faisait vraiment sentir... sexy. C'était agréable, de se sentir comme ça. Il était vraiment le seul à me faire sentir si bien.

Il caressa ma peau, me faisant frissonner, puis releva ma cuisse. Ses mouvements de bassin s'accentuèrent, me faisant gémir. Cette fois, mon gémissement était de plaisir, bien qu'il y avait quand même une toute petite pointe de douleur, quelque part. Je ne la sentais presque plus... tant mieux! Maintenant, je pouvais me concentrer sur le plaisir qu'il me donnait.

Je tirai doucement ses cheveux tandis que mon autre main se plaçait sur sa joue pour guider son visage vers le mien, voulant le regarder dans les yeux. Je posai un baiser rapide sur ses lèvres, mon souffle était trop rapide pour me permettre un vrai baiser sans manquer d'air.

-Je t'aime plus que tout... Ran tu es tellement parfais pour moi! Dis-je, entrecoupé par mon souffle qui s'accélérait toujours.

Je gémis finalement, puis donnai un coup de bassin plus fort pour lui faire comprendre que c'était excessivement bon et que j'en voulais encore plus. J'étais devenu insatiable... En fait, plus ça allait et plus j'avais de la difficulté à faire fonctionner mon cerveau correctement. On aurait dit qu'il n'était plus fait pour penser.

Je m'accrochai aux épaules de mon Ran chéri, gémissant fortement, ma voix devenu presque rauque par le plaisir. Ma gorge était irrité; je respirais trop rapidement et gémissait... beaucoup. Il faut dire que mon amour était... doué.

Je devrai sincèrement faire une très longue prière pour me faire pardonner cette soirée! Me faire posséder par un démon... autant donner son âme au diable, je crois que notre Père en penserait la même chose! Je devrai me confesser après cette soirée pécheresse et... tout pleine d'amour. Je me donnais carrément des excuses pour pécher. Mais puisqu'il s'agissait de lui... Oui, il prévalait sur Dieu... Pardonnez-moi mon Père.

Je poussai un cri de plaisir, décidant de me consacrer entièrement sur ce plaisir nouveau mais hô tellement intense. Je griffai l'épaule de mon amour sans faire exprès, ne m'en rendant qu'à peine compte. Mon cerveau était tellement embrouillé par l'endorphine que je n'arrivais plus très bien à comprendre autre chose que Ran était vraiment le meilleur du monde, et pas seulement pour me donner du plaisir! Pour me faire sentir bien et à l'aise, aussi! Bon sang que je l'aimais! Je le lui criai, d'ailleurs. J'étais sur le bord du gouffre, n'attendant que lui pour m'y plonger. Je ne voulais pas jouir trop tôt, bien que c'était étonnement difficile de garder le peu de contrôle qui me restait. C'était des sensations nouvelles et je n'avais pas l'habitude de ça, ce qui me rendait la tâche difficile.

Je tremblais énormément. Une chance que ce n'était pas à moi de donner l'effort physique parce que je n'aurais pas tenu! Mes muscles auraient manqués de force bien avant! Je poussai de nouveaux cris de plaisir, me retenant de cambrer mon dos, griffant l'épaule de Ran tandis que mon autre main serrait les draps avec force.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 17 Nov - 1:35

Jamais de ma vie je n’avais été aussi attentif à mon partenaire… je veux dire, même avec lui jusqu’à présent, c’était toujours lui qui me dominait et il était bien trop doux pour déclencher ces pulsions sadomasochistes qui me prenaient bien souvent lorsque je couchais avec quelqu’un alors je n’avais pas réellement besoin de faire attention. Mais combien de mes partenaires s’étaient retrouvés avec de longues estafilades le long des bras ou sur les épaules ? Combien en avais-je mordu jusqu’au sang ? Rui était l’homme le plus doux que j’avais jamais connu, même au tout début de notre « relation » il n’avait jamais été brusque, et il était le seul que je n’avais pas poussé à l’être, parce que je savais que s’il l’était, je le serais aussi… et si à l’époque je n’aurais voulu le blesser pour rien au monde, aujourd’hui c’était encore plus vrai.
Cette fois je devais être doux, tendre, patient, et je savais que si ça n’avait pas été pour lui, je ne me serais même pas donné la peine. Je l’avais senti se crisper, ses muscles se raidir sous la douleur, mais je ne fis aucune remarque, le principal était que je le sache.
Néanmoins, il se détendit et frissonna sous mes doigts avant d’échapper un premier gémissement de plaisir, gémissement qui envoya une décharge électrique le long de mon échine et me fit gémir à mon tour. Il attira alors mon visage vers le sien pour capturer mes lèvres, furtivement, un sourire s’échoua à ce baiser si hâtif. Cela m’avait manqué qu’il m’embrasse, comme quoi, même pour moi c’était une concession qu’il soit attaché, mais c’était pour lui que je l’avais fait, non pour moi.

- Je t'aime plus que tout... Ran tu es tellement parfait pour moi !

Je faillis secouer la tête. Moi, parfait ? Ce qu’il pouvait être bête, il méritait tellement mieux que moi… et j’étais déjà persuadé – depuis longtemps en fait – que quelqu’un de bien – sans doute une femme d’ailleurs – lui était destiné, quelqu’un qui lui correspondrait parfaitement, une femme belle et douce… mais quelle qu’elle soit, si douce, si belle, si gentille, si parfaite pouvait-elle être, j’étais aussi certain que jamais elle ne pourrait l’aimer plus que moi, jamais personne ne pourrait l’aimer plus que je l’aimais. J’étais peut-être un démon, j’avais peut-être mis du temps à comprendre mes sentiments, mais si j’avais réussi à tomber amoureux, alors c’était plus que sérieux et jamais personne ne pourrait rivaliser avec ce sentiment.

Il se laissa enfin aller au plaisir, contre moi, quémandant plus encore. Eh oui, c’était cela de ne pas pouvoir mener la danse, de ne pas tenir les rênes. Ses gémissements étaient une douce mélodie à mes oreilles, comme toujours, et je m’appliquais à bouger toujours un peu plus vite pour lui faire perdre son tempo. Et soudain il échappa un cri puis ses ongles griffèrent mon épaule, un grognement de plaisir se mêla à mes gémissements et je resserrai mes doigts sur sa cuisse. Alors… lui aussi il pouvait faire ça ? Griffer ? Je ne l’aurais pas parié…

Je passai doucement ses jambes autour de ma taille puis posai mes mains de chaque côté de sa tête pour être au-dessus de son visage et contempler son regard alors que j’accentuais encore une fois mes mouvements de bassin. Je comptais bien lui faire pousser d’autres cris, c’était… ah c’était tellement sexy !
Mais tout comme le sien, mon corps était à présent empreint d’un plaisir tellement fort que j’étais en train de perdre la tête, le fil de mes pensées était décousu, et même si, certes, je devrais en avoir l’habitude, c’était bien plus agréable que lorsque je perdais mes pensées à cause de lui. C’était un plaisir dont j’avais fait l’expérience plus d’une fois, mais ça n’avait jamais été si fort… jamais j’aurais cru que cela me ferait un tel effet d’être en lui, de le posséder, à présent, entièrement.

Je me penchai doucement pour unir nos lèvres, alors que je m’enfonçais une fois de plus en lui, j’étouffai mon gémissement contre sa bouche et l’embrassai du mieux que je pus, ou plutôt, lui donnai une multitude de baisers, capturant sa bouche encore et encore, léchant puis mordant fébrilement sa lèvre inférieure. Je ne pouvais me passer de sa bouche, et ce n’était pas nouveau d’ailleurs, il fallait toujours que je m’empare de ses lèvres, de son souffle, de ses gémissements qui se heurtaient aux miens. Et c’était son prénom qui franchissait mes lèvres encore et encore, son prénom que je ne pouvais m’empêcher de gémir.

- Han mon ange… Rui… mon Rui…

Oui, cette fois il était à moi, à moi, et il le serait toujours. Je glissai doucement mes lèvres sur le haut de son torse pour embrasser sa peau alors que mon bassin allait et venait de plus en plus vite, mais je me contrôlais, il était fragile et je ne voulais pas risquer de lui faire mal à nouveau. Mais mon corps tremblait de plaisir, il brûlait, et je sentais le précipice se rapprocher à mesure que le plaisir montait en moi, et il montait si rapidement. Il faut dire que je m’étais passablement excité en le torturant alors, même si j’avais envie que ce moment ne s’arrête jamais, j’avais également envie d’atteindre le septième ciel avec lui, j’avais envie de l’y emmener.

L’une de mes mains repartit sur son corps et descendit jusqu’à son entrejambe que je saisis pour recommencer à la cajoler. J’enfouis mon visage contre son cou et mordis doucement sa peau.

- Rui, je vais… pas pouvoir me retenir … est-ce que je peux… venir en toi ?

Qu’il me laisse le prendre, le posséder, c’était une chose… mais qu’il me laisse le souiller, c’en était une autre. Je me mordis la lèvre et déposai un baiser sur sa peau, poussant de nouveaux gémissements, presque des cris tellement le plaisir qui me taraudait était violent.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 20 Nov - 4:24

Je ne croyais pas pouvoir en supporter plus. Toutefois, il passa mes jambes autour de ses hanches et s'appuya sur le lit, son visage au dessus du mien. Je retenais mes cris au maximum, gêné. Pourtant, quelques un franchirent mes lèvres. C'était une sensations tellement exceptionnelle, tellement puissante, que je n'arrivais plus vraiment à me contrôler. Je poussai un nouveau cri avant que mon Ran ne m'embrasse, étouffant son gémissement mais aussi le mien dans ce baiser fougueux. Mes mains caressaient le plus doucement possible ses épaules et sa nuque, me retenant de le griffer. Ça aurait été vraiment... horrible, que je lui fasse mal! Mais pourtant, le plaisir était si intense que j'avais du mal à savoir ce que je faisais vraiment. Ses gémissements étaient un aphrodisiaque puissant qui s'ajoutait à tout ça.

- Han mon ange… Rui… mon Rui…

Bon sang! C'était tellement beau! L'entendre dire mon prénom de cette façon me fit pousser un cri de plaisir. Il embrassa alors mon torse doucement, me faisant pousser de petit gémissement, appréciant ce simple geste que j'aimais tant. Oui, c'était tout moi! J'aimais les baisers doux et tendre, les petites attentions... Ran me connaissait si bien! Je passai tendrement ma main dans ses cheveux, serrant mon autre bras autour de lui. Pourtant, je me rapprochais toujours plus près du septième ciel! Et son bassin qui rencontrait le mien toujours un peu plus rapidement ne m'aidait en rien à me retenir!

Pour en mettre un autre couche, il prit ma virilité en main et se remit à la caresser. Je poussai de nouveaux cris, le plaisir venant encore d'augmenter. Il mit son visage dans mon cou et mordilla ma peau. Je passai l'une de mes mains dans ses cheveux, l'autre dans son dos. Ce qu'il était parfait! Que pouvais-je demander de mieux? Rien du tout. Il était tout simplement parfait.

- Rui, je vais… pas pouvoir me retenir … est-ce que je peux… venir en toi ?

Je fus tellement surpris de sa question que je faillit figer. Bon, le plaisir qu'il me procurait était beaucoup trop grand pour que je puisse m'arrêter de bouger ou de gémir, mais s'il en était autrement, j'aurais figé. Je pris doucement son visage entre mes mains et l'embrassai tendrement, gémissant contre ses lèvres. Je le regardai alors dans les yeux, essayant au maximum de rester concentré sur lui et non sur mon corps qui risquait d'exploser à tout moment tellement le plaisir était grand.

-Hey, mon amour, ce n'est pas une question que tu devrais avoir à poser! Bien entendu que oui! Je t'aime, Ran. La réponse est tellement évidente, pour moi, que ça m'a vraiment beaucoup étonné que tu poses la question!

Je l'embrassai une nouvelle fois, puis me remis à gémir fortement, mes gémissements entremêlés de cris. J'avais fait preuve de tout mon self-control juste à l'instant pour me permettre de parler sans hurler de plaisir. Ma voix avait tremblée, mais, j'avais réussi à parler, au moins!

Je poussai un gémissement rauque et grave. Un peu plus et je perdrais tout contrôle. Quelques coups de bassins plus tard, je poussai un hurlement, criant le prénom de Ran en cambrant le dos. Mes muscles se contractèrent tous alors que j'atteignais le septième ciel, m'agrippant aux épaules de mon amoureux. Je me laissai retomber contre le matelas, mon souffle ératique mettant du temps à redevenir plus soutenable. Ho lala. J'avais été mauvais juste à l'instant! Pauvre Ran. Il devait être tellement déçut de ma performance! Je devint rouge comme une tomate, gêné.

-Je suis d-désolé...

Rooooooh! J'étais trop nul! J'aurais dut tenir le coup plus longtemps... J'avais écourté notre plaisir...! Mon chéri... Oups. J'espérais qu'il ne m'en voudrais pas. C'était la première fois que j'étais dans cette position et c'était plutôt gênant de voir comme j'étais mauvais. J'avais beau être très vieux, j'étais plus mauvais qu'un humain. Mon Ran devait s'attendre à plus! Il devait être habitué à bien mieux. Je le serrai contre moi, me mordillant la lèvre inférieure.

Je caressais le dos de Ran, lorsque je vis des traces rouges sur l'épaule de mon tendre amour. Je poussai un hoquet de surpris, caressant tendrement son épaule. Mes yeux se remplirent de larmes de culpabilités en me rendant compte que j'avais fait ça.

-Ho Dieu du Saint Ciel! Je suis... je suis tellement désolé! Ho non! Ça va, mon amour? Ho nooooon! Je suis désolé! Je m'excuse! Ho Seigneur!

Je me mis à embrasser les griffures avec le plus de tendresse possible, me sentais incroyablement coupable. Je n'arrivais à croire que j'avais pu faire ça. J'étais horrible! Comment avais-je pu lui faire mal!? Je me cognerais la tête contre un mur si je le pouvais! Mon pauvre chéri! je me sentais tellement coupable! Comment avais-je pu?! Le plaisir avait tellement prit le dessus que je ne m'étais pas rendu compte que je l'avais griffé. Normalement, j'aurais serré les draps plutôt que de lui faire mal! Je m'excusai de nouveau d'une petit voix. Ça avait été tellement bon! Ran avait été parfait! Doux, tendre, attentif... et moi voilà que j'écourtais le plaisir et que je le griffais. Quel idiot!
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 22 Nov - 0:54

Il prit mon visage entre ses mains pour poser mes lèvres sur les siennes puis il plongea son regard dans le mien en me susurrant une réponse qui me soulagea et me fit plaisir, l’entendre me dire que ma question l’avait surpris me fit sourire, c’est vrai que ça pouvait lui paraitre étrange, mais je ne voulais pas risquer de le mettre mal à l’aise s’il n’avait pas voulu… je crois que je l’avais assez bouleversé pour la soirée, inutile de risquer de le secouer un peu plus.
Il captura à nouveau ma bouche et je répondis à son baiser mais malheureusement, il ne dura pas. Ah, ce que ces enveloppes corporels pouvaient être frustrantes parfois !! J’en profitai pour continuer de contempler son visage empreint de plaisir, alors que moi-même j’étais ravagé par ce même plaisir et par le bonheur de partager cette étreinte avec lui. Je sentais ses ongles se ficher sur ma peau, me griffer sauvagement et je m’émerveillais d’avoir pu faire surgir cette facette de lui que je n’aurais pas soupçonnée. C’était tellement bon.

Je me mordis la lèvre et, soudainement, je sentis son corps se crisper, se cambrer et, alors qu’il se libérer dans ma main, je fis de même à l’intérieur de son corps, poussant un dernier râle de plaisir, la sensation de sa chair se resserrant brusquement m’avait fait atteindre les étoiles. Tremblant, je reposai ma tête sur son torse, me retenant de m’affaisser sur lui, appréciant encore quelques instants l’étreinte humide autour de ma virilité. J’étais encore envahi par la torpeur de l’orgasme quand je l’entendis.

- Je suis d-désolé...

Je voulus relever la tête pour le regarder, lui demander pour quoi il s’excusait exactement – alors que j’étais persuadé d’être le seul à blâmer pour quelconque chose venant de se produire, notamment les traces rouges qui barraient toujours ses poignets – mais il me serra contre lui et le faible appui que j’avais encore sur mon bras fut balayé d’un seul coup, j’eus juste le temps de poser sur le drap ma main maculée et me retrouvai contre son torse brûlant qui se soulevait encore de façon irrégulière, tout comme le mien le faisait. Je fermai les yeux tandis qu’il caressait mon dos avec douceur, qu’il caressait les traces qu’il m’avait probablement faites et qui ne m’avaient qu’excité un peu plus.

- Ho Dieu du Saint Ciel ! Je suis... je suis tellement désolé ! Ho non ! Ça va, mon amour ? Ho nooooon ! Je suis désolé ! Je m'excuse ! Ho Seigneur !

Je soupirai silencieusement puis sentis mon corps frissonner alors qu’il embrassait mes blessures, pour un peu, je crois que j’aurais pu en ronronner de plaisir. Je comprenais sa réaction, même si elle n’avait pas lieu d’être mais… lui, il n’en savait rien, je ne le lui avais pas dit… je ne savais pas comment lui dire, je ne savais pas s’il était bien utile qu’il sache de toute manière. Mais il fallait bien que je le rassure, que je lui assure qu’il ne m’avait pas blessé, que, au moins, la douleur n’était pas forte… mais oh que si elle l’avait été… oh oui elle l’avait été.

À contrecœur, je repoussai avec douceur ses bras qui m’enlaçaient, puis ses jambes pour me retirer de lui, j’essuyai ma main sur le drap puis me redressai enfin pour le regarder, un sourire aux lèvres.

- Que tu es bête
, soufflai-je faiblement. Bien sûr que ça va. Et ne cite pas Son nom après ce que nous venons de faire, s’Il savait, Il serait plus qu’en colère.

Je chassai les larmes qui perlaient à ses paupières puis glissai mes doigts dans ses cheveux en le couvant du regard. Comment pouvait-il être à ce point paniqué pour avoir blessé un démon ? Bien sûr… c’était Rui, il se serait excusé d’avoir blessé n’importe quelle créature, qu’elle lui veuille du bien ou du mal. Je m’assis sur ses cuisses et pris ses mains pour qu’il se redresse et je me blottis contre son torse.

- As-tu déjà oublié ? Je suis un démon de la luxure, ce genre de chose ça ne me fait rien, et puis, ce n’est que toi… comme si tu pouvais blesser physiquement quelqu’un.

Je fis mine d’étouffer un petit rire moqueur. Je ne voulais pas qu’il s’inquiète de ces griffures… et au fond je priais pour qu’il recommence un jour, même si ça devait être dans des mois, dans des années, au moins une fois. Ouais, j’étais vraiment un détraqué.
Je déposai des baisers sur son épaule, remontai dans son cou puis m’écartai légèrement pour le regarder. Mon cœur battait fort contre mes côtes, je ne voulais pas qu’il gâche un moment pareil pour une culpabilité qui n’avait pas lieu d’être.

- Je t’aime tellement Rui…

« Tu pourrais me rouer de coups, me griffer et me mordre jusqu’au sang, je ne t’aimerais que davantage »… j’aurais voulu le lui dire mais ce n’était pas des mots qu’un ange aimait entendre je suppose, et encore moins Rui, pourtant venant de moi, c’était particulier.

- Ne t’en fais pas, dans quelques heures tout aura disparu.

Les traces dans mon dos, celles sur ces poignets, sa culpabilité… et la mienne resterait enfouie dans un coin de mon esprit, là où la culpabilité pour tous les actes que j’avais perpétré durant ma vie grandissait de jour en jour, parce que j’étais un monstre de toute façon, un monstre qui désirait se faire battre par l’ange qu’il aimait, un monstre qui entendait une voix qui était déjà en train de se réveiller. Quand j’étais avec Rui, il me laissait si peu de répit, il n’y avait quand mon esprit était noyé sous le plaisir qu’il me laissait en paix.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Sam 23 Nov - 15:11

Il se retira de moi, m’écartant doucement de lui, me faisait pousser un petit soupire qui me fit rougir. Il essuya sa main sur le drap, ce qui me fit de nouveau rougir, puis me sourit. Je n’étais pas certain de pouvoir lui rendre… je lui avais fait mal…

- Que tu es bête, souffla-t-il faiblement. Bien sûr que ça va. Et ne cite pas Son nom après ce que nous venons de faire, s’Il savait, Il serait plus qu’en colère.

J’ouvris la bouche légèrement, puis la referma. Il avait raison. Je ne devrais pas… Il serait en colère… peut-être me ferais-je arracher les ailes s’Il le savait… Il essuya les larmes qui s’étaient accumulé puis passa sa main dans mes cheveux. Je fermai les yeux et poussai un grand soupire de bien-être, un sourire béat se plaquant sur mon visage. Un peu plus et je ronronnais! Il s’installa sur mes cuisses et me fit assoir en me prenant les mains, puis se blottit contre mon torse. Je passai mes mains dans son dos, le caressant doucement.

- As-tu déjà oublié ? Je suis un démon de la luxure, ce genre de chose ça ne me fait rien, et puis, ce n’est que toi… comme si tu pouvais blesser physiquement quelqu’un.

Il rit, me rassurant un peu. Oui… c’est vrai. Il avait surement eu bien pire comme blessure! J’avais moi-moi eu droit à certaines griffures et morsure de la part de quelques unes de mes ex, surtout était humain… et je n’appréciais pas, mais alors pas du tout! Malgré que je savais que c’était le truc de certains, bien que je ne comprenais pas du tout, et que donc ils affligeaient des blessures à leur partenaire. J’espérais juste que Ran avait été préservé le plus possible de ces blessures.

Il posa de doux baiser sur mon épaule puis remonta dans mon cou, me faisant presque roucouler. Haaa lala! J’aimais tellement me faire bécoter comme ça! Je fis la moue lorsqu’il stoppa ses baisers, Ran s’était légèrement décalé pour me regarder. Je lui souris, incapable de faire quoi que ce soit d’autre. Il était tellement parfait…

- Je t’aime tellement Rui…

- Ho moi aussi, mon amour! Je t’aime tellement!

- Ne t’en fais pas, dans quelques heures tout aura disparu.

Je soupirai et fis finalement oui de la tête. Tout aura disparu… Je lui souris et, d’un coup sec mais tout contrôlé et donc sans choc, le renversai sur le lit pour me retrouver au dessus de lui. Je lui embrassai le nez puis lui fis un clin d’œil. Avec toute la tendresse dont j’étais capable, je me mis à embrasser son corps, commençant par son cou puis descendant sur ses épaules. Je descendis lentement ma bouche sur son torse lorsque chaque centimètre carré eu droit à son baiser. Je fis de même avec son torse, puis son ventre. Je remontai ensuite vers son visage pour embrasser ses lèvres avec autant de tendresse.

Je me couchai ensuite sur le dos à côté de lui et le tirai contre moi, lui caressant le dos du bout des doigts. Je poussai un petit soupire de bien-être et baillai. Je lui embrassai le dessus de la tête et souris doucement en pensant à ce qu’on venait de faire.

J’avais, pour la première fois de ma longue vie, laissé quelqu’un me faire l’amour. Ran m’avait prit pour la première fois...! Je me sentais bien! C’est sur que j’avais eu mal –très mal, même, je dois avouer!- mais ça avait été magique. Oui, j’étais trop fleure bleue pour Ran et je le savais, mais ça avait vraiment été magique.

Pourtant, après tout ce plaisir et, de l’autre côté, la douleur qui allait avec, j’avais envie de délasser un peu mes muscles sous l’eau chaude de la douche! Je ne voulais pas non plus, d’un côté, laisser Ranmaru-chéri-d’amour seul. Pas avec ce qu’on venait de faire! Je voulais rester tout collé contre son corps, comme maintenant. Pourtant, l’envie d’une bonne douche était encrée dans mon esprit. Avec Ran, tient! Une bonne douche chaude avec mon chéri!

- Ran-chan~ Je veux une douche chaude! Je peux..? Dis-je d’une vois roucoulante, frottant ma joue contre le dessus de sa tête.

Je me dégageais doucement et me levai pour ensuite m’étirer de tout mon long. Je me souvins ensuite que j’étais nu comme un verre et que j’étais pile devant mon chéri. Je rougis légèrement et essayai de me cacher subtilement d’une main. Bien sur, la subtilité et moi, ça faisait deux! MAIS, j’essayais tout de même. Bon, je devais avoir l’air ridicule à essayer de cacher mes parties génitales subtilement alors qu’il n’y avait aucun moyen que ça le soit, mais bon! Ran me connaissait et savait déjà que j’étais un lourdaud! S’il ne faisait pas de commentaire, alors ça irait!

Je me dirigeai vers la porte et sifflotant joyeusement, puis entrai dans la salle de bain, n’oubliant tout de même pas de donner une petite caresse à Méphisto au passage.

-Vient me rejoindre! Enfin… si ça te dit!

Je réglai l’eau et entra dans la douche, poussant un grand soupire de bien-être lorsque je sentis la chaleur dénouer mes muscles et relaxer mon corps. Après un bon 20 minutes à me prélasser sous l’eau chaude, je sortis finalement. Ran me manquait et puis j’allais vider son eau chaude si ça continuait! Je me séchai légèrement avec une serviette et la mis autour de ma taille. Je me rendis à la chambre et entrouvrit la porte, m’accotant dans l’encadrement, un petit sourire sur les lèvres. L’eau glissait toujours sur mon torse, mes cheveux mouillés dégoulinant.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 15 Déc - 22:24

Mes paroles réussirent à le rassurer, Rui était facile à rassurer, parce qu’il avait confiance en moi. Soudain, avant que j’aie le temps de me perdre dans les méandres de mes pensées, il me fit basculer sur le matelas et embrassa le bout de mon nez avant de me faire un clin d’œil. Il glissa rapidement ses lèvres à des endroits de mon corps qu’il n’était pas difficile de faire frémir. Longuement, lentement, il déposa une quantité de baisers sur ma peau, et je dus me concentrer pour ne pas avoir de nouveau envie de lui sauter dessus. Rui était comme ça, ses baisers n’étaient que des baisers et étaient probablement dus au fait que j’avais entravé ses mains pendant nos ébats, néanmoins je savais qu’il allait s’arrêter à de simples baisers, alors si je ne voulais pas devoir étouffer une intense frustration, je devais réussir à me contrôler. Mais ce ne fut pas aisé, si bien que je fus presque soulagé lorsqu’il cessa et se coucha à côté de moi, il m’attira contre lui et me câlina doucement, je fermai les yeux.

J’avais conscience que je pouvais paraitre barbare, ou même complètement libidineux pour ne pas pouvoir supporter de simples baisers sans être allumé, mais je n’étais pas habitué. Mon corps n’était pas habitué, et mon esprit encore moins. Rui était le seul que j’aie jamais rencontré à pouvoir être tendre à ce point, tendre au point de couvrir mon corps de baisers sans arrière-pensée. Les opposés s’attirent il parait, ça n’a jamais été aussi vrai.

C’est sa voix qui me tira de mes pensées, lorsqu’il me demanda s’il pouvait prendre une douche. Je répondis par un léger « oui », me retenant de lui rappeler que c’était le genre de choses pour lesquelles il n’avait pas besoin de me demander la permission. Est-ce que je ne lui avais pas assez dit de faire comme chez lui ?
Comme il se leva, je le regardai. J’admirai sa nudité alors qu’il tentait de la cacher subtilement, un sourire amusé se glissa sur ma bouche et je secouai la tête. Je connaissais son corps par cœur et, si j’étais assez doué pour ça, je pourrais le dessiner seulement grâce à toutes les images dans ma tête. Je ne dis rien, cependant, le connaissant, et le regardai quitter ma chambre. Par la porte entrebâillée, je le vis flatter Méphisto et entrer dans la salle de bain. Peu après il m’appela pour que je le rejoigne mais je ne répondis pas, et ne bougeai pas. Je soufflai.

Je ne pouvais pas le rejoindre, il fallait que je me reprenne d’abord. Il se réveillait, je l’entendais gronder, rager. Ce n’était pourtant pas le moment, j’avais envie de rester avec Rui, et de toute manière après le moment que nous venions de passer il m’était impossible de lui dire que j’avais quelque chose à faire et filer comme un voleur. Rui serait capable de se faire des idées, de croire que je n’avais pas aimé, qu’il n’avait pas été à la hauteur. Il était tout ce dont j’avais envie, que voulait-il faire de plus ?

Je me redressai quelque peu pour tendre la main vers mon boxer et le remettre puis je m’affalai de nouveau sur mon lit, j’attrapai un oreiller et enfouis le visage dedans pour étouffer mes cris. Avec l’eau de la douche, Rui n’entendrait pas, et au moins je pouvais couvrir ses paroles pour quelques instants. « Tu n’es qu’un misérable, que penses-tu pouvoir vivre avec cet ange ? Tôt ou tard il se rendra compte du monstre que tu es réellement, tôt ou tard il se lassera de la noirceur de ton âme, tôt ou tard il découvrira que tu n’as pas de cœur. » Je criai plus fort alors qu’il éclatait de rire, j’avais l’impression de l’entendre résonner dans ma poitrine, dans mes os, dans la plus infime partie de mon corps. Il était partout, il était là, toujours là et je ne pouvais rien y faire.

Mais je luttais. Pour une fois je luttais. Pour une fois je n’avais pas envie de me complaire dans les tourments qu’il m’infligeait. « Quoi, tu vas essayer de me faire croire que tu n’aimes plus ça ? » Ce n’était pas le moment, si Rui se rendait compte... « Laisse-le se rendre compte, la question ne te taraude-t-elle pas depuis que tu l’as revu ? » Stop. « Oh Ran, mon Ran… je te connais trop bien, moi je te connais si bien, je sais que tu te le demandes. » Pitié… « Oh Ran, ne fais pas l’enfant, tu as passé l’âge depuis longtemps. »

« Arrête, arrête ça…
– Dis-le-lui. À défaut de te brutaliser, au moins il te brisera le cœur, l’un ou l’autre me va… et à toi aussi.
– Laisse-moi tranquille ! »

Je me redressai et balançai l’oreiller contre le mur, baissant les yeux dessus je me rendis compte que je l’avais éventré avec mes dents. Je n’avais pas envie que Rui me brise le cœur, je voulais rester avec lui éternellement.

« Même si ça veut dire ne plus souffrir ?
– Je ne veux plus souffrir.
– Menteur, tu aimes trop ça !
– Rui ne le fera jamais.
– Tu n’es que la pauvre larve que tu étais quand je suis arrivé dans ta tête, c’est la douleur qui te réussit le mieux. »

Je serrai les dents. Oui j’aimais avoir mal, mais Rui ne le comprendrait pas. Rui ne comprendrait pas qu’il soit là. Rui ne comprendrait pas que je lui demande de me rouer de coups ou de lacérer mes bras.

« Tu aimes quand les démons lèchent ton sang.
– Tais-toi…
– Tu veux qu’il le fasse, tu veux qu’il te frappe. Dis-le.
– Non.
– Tu veux qu’il te fasse mal, qu’il te taillade ! Dis-le !!
– Je… veux… qu’il me frappe… »

Je m’assis et passai une main sur mon visage, tremblant. Le dire à voir haute me faisait déjà frissonner.

« Encore.
– Je veux qu’il me fasse mal…
– Oh, Ran, c’est tout ce que tu veux ?
– Je veux qu’il me frappe !! »

Son rire sec se tût quand je reculai d’un bond contre la tête de lit, qu’elle frappa mon dos et que la décharge de douleur me fit frémir. Mais rapidement mon esprit se concentra sur autre chose. Depuis combien de temps l’eau avait-elle cessé de couler ? Je remontai mes jambes contre mon torse et m’empêchai de regarder vers la porte qui était restée entrouverte, je ne voulais pas voir son visage, pas savoir ce qu’il avait entendu… tout ce que je savais, c’est qu’il était là, je sentais sa présence aussi sûrement que je sentais la sienne.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Lun 16 Déc - 20:26

J’étais… choqué. Voilà, j’étais choqué. Je ne savais pas comment réagir… Mon cœur battait vite, comme si j’avais couru un marathon. Ma respiration s’était accélérée… Mon Ran… J’avais déjà vu ce genre de comportement. Dans mon existence humaine, les gens qui agissaient comme je venais de voir mon amour voir agir, on pensait qu’ils étaient maudits et on les pendait ou on les faisait brûler sur le bucher.

Je savais qu’il s’était maintenant aperçu de ma présence. Il s’était recroquevillé sur lui-même, collé contre la tête du lit. En temps normal, je me serais jeté sur le lit pour le prendre dans mes bras, pour le bercer et le consoler. Pourtant, là maintenant, j’étais totalement incapable de bouger. Pourquoi? Je n’arrivais tout simplement pas vraiment à comprendre… Bien sur, je comprenais. Il était schizophrène. Il n’y avait pas d’autre explication…! Ce genre de comportement, c’était le même que ceux qui se faisaient tuer… Il était tout simplement malade. Alors pourquoi ne pas m’en avoir parlé?

Pourquoi ne tout simplement pas m’avoir dit ce qui se passait? Pourtant, il avait confiance en moi, non? J’étais ouvert d’esprit et loin d’être du genre à me moquer! Il savait pourtant que je l’aimais et que je ne le laisserais tomber pour rien au monde! Alors pourquoi? Même pas un mot! Et puis… qu’est-ce que c’était que ces paroles? Lui faire mal? Le frapper? Ça, par contre, je ne comprenais pas. Ou alors je refusais tout simplement de comprendre… j’aurais besoin qu’il me dise tout ça de sa propre voix. C’était peut-être cruel, mais j’avais besoin d’entendre tout ce que j’avais moi-même déduit de sa part. Mais avant, je devais le réconforter un peu… J’étais contrarié et je me sentais mal, mais il devait se sentir encore plus mal que moi.

Je m’avançai finalement dans la chambre et pris mon boxer qui trainait. J’enlevai ma serviette et frottai mes cheveux vigoureusement pour les sécher au maximum. Je frottai un peu mon torse avec ma serviette pour bien le sécher et la laissai tomber par terre. Je fis tout ça sans le regarder une fois. Si je le regardais, je me mettrais à trop réfléchir et à me fâcher contre lui. Mais pourquoi bon sang ne m’en avait-il pas parlé?!

Je me tournai ensuite vers lui. Il fallait que je prenne mon courage à deux mains, maintenant. Sincèrement, ce n’était vraiment pas notre journée! Je murmurai une prière, un notre père, puis m’assis à côté de lui, doucement. Je savais qu’il n’aimait pas nécessairement m’entendre prier, mais j’en avais besoin, ça me donnait du courage. Je passai un bras autour de ses épaules, et posai un doux baiser sur le dessus de sa tête. J’écartai les cuisses et le tirai entre elles, le serrant contre moi. Je resserrai mes cuisses contre lui et passai mes bras autour de son corps, caressant de mon pouce la peau accessible. Je posai de petits et tendres baisers sur sa tempe, descendant dans son cou.

-Mon amour… Regarde-moi. Dis-je d’une voix douce en frottant mon nez dans son cou de la même façon.

J’englobai son visage avec mes mains et posai un tendre baiser sur ses lèvres, puis sur son front. Peut-être que finalement, lui faire dire serait trop dur… J’aurais voulu, simplement pour me satisfaire, mais lorsque je pensais au courage que ça lui prendrait, alors mon cœur se serrait et j’abandonnai l’idée.

-Mon amour… pourquoi ne pas m’en avoir parlé? Pourquoi ne pas m’avoir dit que… tu étais malade? Que tu étais schizophrène? Parce que… c’est-ce que tu es, ne?

Je ne voulais pas trop le pousser, mais j’avais quand même besoin de confirmation. En plus, je devais vraiment utiliser toute ma patience pour ne pas lui demander d’expliquer ses paroles. C’est ce qui me donnait le plus de mal, en fait! Il fallait que je sache. Mais… il fallait que je lui fasse comprendre que je resterais près de lui, par contre. C’est la seule explication qui me paraissait probable quand à son silence. Il devait avoir peur que je le juge, que je m’en aille! Et pourtant, cette explication me semblait encore ridicule. Comment pouvait-il penser que je le laisserais tomber? Après tant d’années… Mais en même temps, justement, après tant d’années… comment avait-il put me cacher ça?

-Aishiteru, Ran. Aishiteru yo. Je resterai près de toi aussi longtemps que tu voudras de moi… Mon amour, je t’aime et t’aimerai toujours. Mon chéri, j’espère que tu sais que je ne te jugerai jamais! On est différent et je ne suis pas nécessairement toujours d’accord avec toi, mais je te respecte et je te respecterai toujours. Je t’aime comme tu es… Alors s’il te plait, explique-moi…!

Je descendis mes mains dans son cou, puis sur ses épaules et finalement sur ses bras. Je lui pris les mains et les lui embrassai une par une, doucement. Je le serrai encore une fois contre mon torse pendant quelques secondes puis le repoussai doucement pour le regarder dans les yeux.

-Kokoro, s’il te plait…

Il fallait que je prenne sur moi pour ne pas le pousser à tout dire maintenant. Je voulais avoir confirmation. Ses mots se répercutaient dans ma tête sans arrêt. «Je veux qu’il me fasse mal… je veux qu’il me frappe!!» Je ne savais pas trop quoi faire avec ces mots. S’il était vraiment masochiste, alors on aurait un problème. Ça voudrait dire que je ne le satisferais jamais vraiment. Je voulais bien faire des efforts pour lui, mais lui faire mal, même s’il aimait, c’était beaucoup me demander… J’espérais vraiment ne pas avoir raison.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 9 Jan - 0:53

Je ne m’étais jamais senti à ce point humilié, et lui, il riait à nouveau. Il savait que Rui allait arriver, n’est-ce pas ! Voilà pourquoi il avait détourné mon attention pour que je dise à voix haute ce que je m’efforçais de cacher depuis des siècles. Je n’avais pas été assez vigilent et voilà que… et voilà que Rui avait entendu… il m’avait entendu parler tout seul, il m’avait entendu dire ces choses… c’était un ange, le plus pur, le plus beau que je n’avais jamais rencontré et il découvrait toujours un peu plus combien j’étais sale, et laid.

Et il ne bougeait pas, ne parlait pas. Son mutisme semblait me taillader le cœur avec acharnement, ceci dit j’avais peur des paroles qui allaient sortir de sa bouche alors… si bien que j’aurais pu le taillader moi-même pour ne pas savoir.
Je gardai les yeux clos mais j’entendis Rui avancer dans la chambre, j’entendis ses pas, le bruissement du tissu avant que, finalement, il se mette à prier. Il se mit à gronder, mais pas assez fort pour couvrir la voix de mon ange alors je me bouchai les oreilles en me retenant de hurler. Je serrais mes lèvres si fort que j’aurais pu parier qu’elles étaient devenues blanches, mais heureusement, je gardais le visage enfouis contre mes genoux, aussi Rui ne put s’en apercevoir, et je cessai en même temps que lui.

Alors que je ne m’y attendais pas, Rui me rejoignit sur le lit et il m’attira contre lui, m’offrant un rempart de son corps, une étreinte intime et protectrice. Et ce que je craignais le plus arriva, il me demanda de le regarder, ce que, après qu’il m’eut forcé à lever le visage, je ne fis pas plus d’une seconde, son regard me dérangeait. Savoir qu’il savait était douloureux, ce regard ne serait plus jamais celui dont il me gratifiait avant. Il pouvait dire ce qu’il voulait, parler d’une voix plus douce que jamais, me dire qu’il m’aimait, qu’il serait capable de comprendre et d’accepter… était-ce seulement vrai ?

Ses mains me caressaient toujours tendrement et mon corps, ce faible, semblait y trouver un certain réconfort, mais mon esprit était toujours en ébullition. Ébullition entretenue par lui, ses rires et ses grognements. Quand Rui planta une nouvelle fois son regard dans le mien, je vis à quoi il pensait… ce n’était pas difficile de le savoir d’ailleurs.
Je baissai les yeux et, me mordant la lèvre, je m’arrachai quelque peu à cette étreinte, à contrecœur mais c’était nécessaire.

« Qu’y a-t-il à expliquer ? Comment aurais-tu voulu que je te dise ça ? C’était impossible… »

Et j’avais bien compté qu’il ne l’apprenne jamais… mais bien sûr il avait fallu qu’il en décidât autrement parce qu’il ne supportait pas tout ce que Rui représentait pour moi, tout ce que je ressentais pour lui. Je passai une main sur mon visage pour me reprendre mais le choc n’était pas encore passé et je sentais que je n’étais pas près de me calmer.

« À l’époque où nous nous sommes rencontrés, tu crois que je ne savais pas ce que les humains faisaient aux fous comme moi ? À ceux qui entendent des voix ? Il y avait assez de bruits qui couraient sur mon compte pour que je ne leur rajoute pas l’envie de me brûler sur un bûcher, ou de m’écarteler ! »

Ils auraient pu me faire tout ce qu’ils voulaient, je ne serais pas réellement mort de toute façon, mais à cette époque je tenais à rester auprès de Rui aussi longtemps que possible, si je lui avais dit que j’étais fou, si quelqu’un d’autre que lui avait entendu et m’avait dénoncé, ça en aurait été fini de nous… et puis, comment aurais-je pu être sûr qu’il n’aurait pas été me dénoncer lui-même ? À présent je savais que non, mais à ce moment-là, nous nous connaissions bien peu… et si lui avait toute confiance en moi, ce n’était pas mon cas.
De toute manière, ce n’était pas comme si je l’avais déjà dit à quelqu’un… si mon entourage démoniaque savait que j’étais fou, aucun ne savait qu’il y avait une voix dans ma tête qui m’avait guidé et soutenu durant ces quatre derniers siècles…

Finalement je me levai du lit, je ne pouvais pas rester si près de lui, je ne voulais pas qu’il me reprenne dans ses bras, pas alors que j’étais encore persuadé qu’il n’allait pas rester longtemps. Pas après tout ce que j’avais dit.

« C’est pas ça qu’il veut entendre… »


Je me mordis la lèvre en me tournant pour être dos à Rui et qu’il ne voit pas sur mon visage à quel point la lutte contre lui était pénible.

« Répète-lui que tu aimes la douleur, que tu en as besoin.
– Non, tais-toi, murmurai-je. »

Pourquoi murmurer alors que Rui m’entendait parfaitement de toute manière ? Il éclata de rire en me traitant d’idiot.

« Tu sais qu’il ne le fera jamais.
– Je le sais…
– Mais tu en as tellement besoin… »

Je secouai la tête. Non, c’était de Rui que j’avais besoin. Il ne me frapperait pas, parce qu’il m’aimait et ne voulait pas me faire de mal, il en était incapable… c’était de ça, de sa gentillesse, de tout ce qu’il était dont j’avais besoin, pas de douleur.

« Pitoyable, misérable menteur… cracha-t-il. Tu vas tellement t’ennuyer si tu n’es pas roué de coups.
– LA FERME ! »

Mon poing alla frapper le mur avec une telle force qu’une fissure apparue. Je plaquai ensuite mes mains sur mes oreilles et me laissai tomber à genoux. C’était faux, je voulais que Rui reste avec moi et pour ça j’étais près à tout sacrifier.


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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 10 Jan - 5:50

« Qu’y a-t-il à expliquer ? Comment aurais-tu voulu que je te dise ça ? C’était impossible…»

C’est vrai que c’était difficile à dire… même impossible, comme il le disait. Mais tout de même… J’aurais voulu qu’il essaye! Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais quand même, au fond de moi, je me sentais un peu trahis. Je savais bien qu’il n’y avait aucune raison à ce sentiment, que c’était quelque chose qui devait être très difficile à dire, mais il m’avait vue dans mes pires états, moi… J’avais été mis à nu tellement de fois devant lui! J’avais tellement confiance en lui! Et… me cacher ça…

« À l’époque où nous nous sommes rencontrés, tu crois que je ne savais pas ce que les humains faisaient aux fous comme moi ? À ceux qui entendent des voix ? Il y avait assez de bruits qui couraient sur mon compte pour que je ne leur rajoute pas l’envie de me brûler sur un bûcher, ou de m’écarteler ! »

Mon cœur saignait, comme s’il venait personnellement de me poignarder. Je serrai les dents. Bien entendu, je n’aurais pas voulu ça non plus. Mais moi!? MOI!? Alors il avait si peu confiance en moi?! Alors il pensait vraiment que j’aurais pu, un jour, faire quoi que ce soit pour lui faire le moindre mal?! Alors mon amoureux, mon Ran, la personne à qui j’avais toujours voué toute ma confiance et que j’avais toujours aimé n’avait pas la moindre confiance en moi?! Peu importe la personne, si quelqu’un me faisait assez confiance pour me confier un tel secret, la moindre des choses était de garder le secret. Alors c’était comme ça? C’était à ça que se résumait sa confiance en moi? Alors pourquoi étais-je un ange, si j’avais été quelqu’un d’assez mauvais pour dénoncer son propre amant aux autorités? Je n’étais pas vraiment en colère. J’étais plutôt désespérément attristé et désenchanté.

Il se leva et me tourna le dos. Ma respiration s’accéléra. Il allait partir? Vraiment? En me laissant derrière? Ha vraiment? J’allais lui montrer à quel point j’étais quelqu’un de confiance! Je lui avais dit que je resterais avec lui, alors voilà! S’il fallait, je camperais dans son salon jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il ne me laisserait pas comme ça à cause que je savais son secret. Ho non! Après toutes ces années, il croyait vraiment qu’il pourrait me laisser comme ça, le cœur brisé? Il me connaissait mieux que ça, pourtant. Il savait bien qu’un Rui blessé était un Rui collant! Enfin… avec lui. Et là, j’avais très mal. Ho non, il ne se débarrasserait pas de moi comme ça. S’il voulait rester seul un moment, soit! Mais je reviendrai pour le bercer et lui dire que tout irait bien. Je le serrerais doucement dans mes bras et l’embrasserais encore. J’en avais besoin. Et si je ne pouvais plus jamais le faire, alors qu’on me damne maintenant. Je ne voulais plus de mes ailes s’il n’était pas à mes côtés. J’étais têtu? Ouais.

Pour une fois, j’allais me battre pour la personne que j’aime et j’allais gagner. Pas question de le laisser tomber. Il devait être simplement perdu et avoir honte. La honte, je connaissais. Ma pire humiliation, c’était lorsque ma femme s’était envolée avec plus de la moitié de la fortune familial, c'est-à-dire la mienne. Et devinez qui avait été là, m’avait soutenu et m’avait aidé à mon sortir? Lui. Shibata Ranmaru. Je voulais simplement l’aider à mon tour… même si c’était moi qui avait causé sa honte.

Ran commença alors à parler tout seul. «Non, tais-toi.» De quoi parlait-il? J’avais envie de savoir. La surprise passé, maintenant je n’étais plus que curieux. Et inquiet, bien sur. Mais m’inquiéter pour lui faisait partie de ma personnalité. Je voulais savoir ce qui se passait dans sa tête. «Je le sais…» Mais qu’est-ce qu’il savait? Bon dieu que je voulais savoir! Maintenant que ma petite crise d’anxiété extrême était passée, j’étais plus calme et je pouvais mieux réfléchir… ou plutôt lui porter attention. Il avait l’air mal… «LA FERME!»

Il frappa alors le mur qui se fissura et se laissa tomber à genoux, les mains sur les oreilles. Après avoir faillit faire une crise cardiaque à cause du saut, je m’avançai très lentement vers lui, ne sachant pas trop comment l’aider. Dans ces moments, le proverbe c’est l’intention qui compte ne s’appliquait pas. C’était bien beau vouloir, mais il ne fallait pas empirer les choses. Il m’avait bien repoussé tout à l’heure… Je ne savais pas trop comment l’aider. Un verre d’eau, peut-être…?... Nha, je ne crois pas!

Je m’agenouillai doucement près de lui, sans geste brusque, et mis doucement ma main sur sa cuisse, juste pour qu’il sache que j’étais là et qu’il avait qu’à me faire un signe pour que je l’aide… ou plutôt tente de l’aider. Et pourtant, je ne savais plus trop si j’avais le droit de le toucher. Il ne me ferait aucun mal, mais en ce geste, peut-être que c’était moi qui le blessait… Maudit sois-tu, journée pourrie!

Je me mis à caresser sa cuisse avec mon pouce d’un geste distrait. En y réfléchissant bien, ce qui m’avait été impossible de faire un peu plus tôt, moi je n’étais qu’un humain lorsqu’on s’était rencontré. On avait passé un bon moment ensemble, mais pour un démon, ce n’est absolument rien. Pour moi, ça avait représenté un moment énorme, mais pour lui… non. Alors c’est normal qu’il n’ait pas nécessairement eu confiance en moi! Bien entendu, moi, j’avais eu une confiance totale en lui dès le premier jour. Il m’avait prouvé plusieurs fois par la suite que j’avais eu raison de lui faire confiance. Moi, comment pouvait-il savoir que j’allais devenir un ange? Comment pouvait-il me différencier des autres humains qu’il déteste tant? Cette pensée me rassura un peu, mais m’apporta d’autres questions. M’avait-il, ne serait-ce qu’un peu, aimé pendant cette période de temps? M’avait-il accordé la moindre importance ou bien il me voyait comme n’importe quel autre humain? Ma fierté était blessée et je me sentais toujours un peu trahis, mais mon cœur avait beaucoup moins mal. Que j’étais bête, lorsque je me mettais à paniquer! Surtout que Ran arrivait tellement facilement à faire palpiter mon cœur…!

-Mais quelle journée de merde. Mon Ran, mon amour, m’a dit qu’il m’aimait, soit, mais maintenant j’ai tellement peur de le perdre… Ne lui ais-je pas pourtant dis que je l’aimais pour lui, comme il était, avec ses qualités et ses défauts, ses vices et ses vertus?

Je ne savais pas si Ran m’avait entendu, sous ses oreilles bouchées, mais je voulais qu’il l’entende. S’il savait que j’avais peur de le perdre, alors il comprendrait qu’il ne me perdrait pas, lui, que peu importe, je resterais. Mais la question était plutôt si lui il resterait. Serais-Tu assez cruel pour me l’enlever? Après tout ça, serais-Tu assez cruel? Oui. Je le sais que Tu l’es. Tu me l’as assez prouvé. Mon ex femme, Rei… pas lui. Pas Ran, pas mon amour. J’étais vraiment prêt à tout, même à camper dans son salon! Il faudrait vraiment qu’il me botte le cul sérieusement pour se débarrasser de moi! Enfin… sauf s’il ne voulait vraiment plus de moi. Alors je partirai de moi-même… Mais il faudrait que j’en sois sur à 100% s’il voulait que je parte! Sinon, gars à toi, mon amour! Je serai toujours près de toi, près à te soutenir et à t’aider.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 26 Jan - 21:51

Je m’exhortai à le chasser de ma tête, à l’empêcher de parler dans ma tête, à l’empêcher de me faire dire des choses que je ne devais pas dire devant Rui. Mes mains fermement plaqués sur mes oreilles, je menais une lutte perdue d’avance contre ma propre folie. Je n’avais pas besoin de gagner la guerre, ceci dit, je devais juste gagner cette bataille, recouvrer mes esprits, qu’il cesse de me faire délirer, au moins le temps de faire des adieux corrects à Rui. Mais il restait là, mon parasite, à rire de mon acharnement. Si j’avais pu, j’aurais enfoncé mes doigts dans mon crâne pour l’arracher de ma tête, si j’avais été seul, j’aurais probablement essayé. Mais Rui était là. D’accord il venait déjà d’apprendre j’étais fou, mais inutile de lui montrer que je n’étais pas un monstre de cruauté qu’envers autrui… que j’étais peut-être même encore plus barbare envers moi-même qu’envers n’importe qui d’autre… même les anges, même les humains… même les bourreaux qui s’étaient servis de moi par le passé. J’étais mon plus beau chef-d’œuvre, à la fois mon plus grand tortionnaire, et ma plus pitoyable victime.

Je sentais le regard de Rui, comment aurait-il pu ne pas me regarder alors que mon comportement était on ne peut plus étrange, du moins pour lui. Néanmoins je ne faisais qu’imaginer la manière dont il me regardait car je n’avais pas la force de le regarder de nouveau. Alors j’imaginais… j’imaginais ses sourcils froncés par l’incompréhension, peut-être l’indignation, l’expression de son visage où se lisait aisément la colère et le mépris, ses yeux vrillés sur moi qui me disaient qu’il me détestait pour ce que j’étais. Malgré ses mots, si je pouvais voir ses yeux je saurais facilement qu’il mentait. Il ne pouvait me mentir… rares étaient ceux qui le pouvaient, j’étais assez vieux pour connaître toutes les facettes du mensonge.
Ce n’était pas que j’avais confiance en lui, au contraire… j’avais justement assez confiance en lui pour savoir qu’il ne s’infligerait pas de continuer à aimer un être comme moi. Il tenait à ses ailes et je n’allais que continuer à le tirer vers le bas, l’attirer vers les enfers et cela je ne le voulais pas. Qu’il ignore à quel point j’étais fou me forçait jusque là à retenir un minimum mes crises, mais à présent je savais que ça ne me serait plus possible, parce que Rui, dans toute sa sollicitude, ne laisserait plus passer le moindre de mes changements d’humeur sans me questionner.

Même avec mes mains sur mes oreilles, je l’entendis bouger et, comme si j’avais besoin de ça, il s’approcha de moi. Je me crispai avant même qu’il me touche, et mon cœur s’affola. Sa présence me bouleversait bien plus qu’il saurait l’imaginer. Comment pourrais-je accepter qu’il m’abandonne s’il continuait de me toucher ? Même s’il voulait rendre notre rupture la moins brutale possible, j’aurais encore préféré qu’il sorte en claquant la porte. Et alors qu’une partie de moi luttait toujours pour occulter son rire, l’autre partie m’implorait maintenant de me jeter dans les bras de mon ange et de le supplier de ne pas me quitter. Mais avant que je puisse dire quoi que ce fût, il se parla à lui-même.

- Mais quelle journée de merde. Mon Ran, mon amour, m’a dit qu’il m’aimait, soit, mais maintenant j’ai tellement peur de le perdre… Ne lui ai-je pas pourtant dit que je l’aimais pour lui, comme il était, avec ses qualités et ses défauts, ses vices et ses vertus ?

Je serrai les dents alors qu’un gémissement remontait le long de ma gorge. Pourquoi s’entêtait-il ? Si je lui avais caché ça, ce n’était pas seulement parce que j’avais honte de moi, honte de cette dépendance qui me liait à cette voix, honte de ce masochisme qui me faisait m’accrocher à cette voix lorsque je perdais pied.

« S’il savait que tu étais insensible aux mots d’amour, s’esclaffa-t-il. »

Je dus me mordre la lèvre jusqu’au sang pour m’empêcher de répondre à voix haute, et ma réaction le fit rire de plus belle. Je n’étais pas insensible aux paroles de Rui… il était étrangement le seul à pouvoir atteindre ce cœur que je pensais ne plus avoir depuis longtemps. Néanmoins, même si j’entendais, même s’il l’avait dit, même s’il le pensait…
Soupirant, je baissai mes mains et laissai mon regard se perdre sur le sol.

« Tu te trompes… tu n’as pas encore compris, c’est tout. Tu dis que tu m’aimes, pour l’instant peut-être, mais quand tu auras réfléchis à tout ce que ça signifie, ça changera… Quand tu auras compris que je te suis néfaste. »

Oui, on peut aimer ce qui nous fait du mal, je le savais mieux que quiconque, mais Rui n’était pas comme ça. L’image qu’il avait de moi était idéalisée par les siècles, par l’absence et ses sentiments, mais en se rendant compte, en voyant de ses propres yeux l’être impie que j’étais finalement, cette vision allait s’altérer, elle et tout le reste. Rui était un ange, beau, pur, parfait. Il méritait quelqu’un de similaire… quand bien même ce quelqu’un serait incapable de l’aimer autant que je l’aimais. Mais cela restait l’amour d’un démon, d’un fou, d’un masochiste… quelle valeur cela pouvait-il avoir ?

Au prix d’un douloureux effort, je relevai les yeux vers mon ange, et j’abimai un peu plus ma lèvre pour retenir mes larmes.

« Je suis bien placé pour savoir que je ne mérite, ne serait-ce, que ce regard… Pourquoi crois-tu que les démons se cachent sous terre ? C’est pour masquer notre monstruosité aux yeux d’êtres aussi beaux que toi. Alors, prétendre à ton amour, ce serait stupide de ma part. »

Je baissai la tête, m’empêchant de me lover contre son torse.

« Ce n’est plus une question de vice ou de vertu. Ou plutôt si, ce n’est qu’une question de vice en fait. Ces siècles en Enfer m’ont enlevé toute vertu. Je n’ai rien pour paraitre moins sale que je le suis. »


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 30 Jan - 20:00

Je ne savais tout simplement plus quoi faire pour lui faire comprendre que je l’aimais tout simplement et que peu importe ce qu’il disait, que ça soit vrai ou non, mes sentiments pour lui ne disparaitraient pas comme ça. Ça me transperçait le cœur de l’entendre parler de lui comme ça…

-Je ne sais plus quoi te dire… Écoute, mon amour… je suis un imbécile orgueilleux trop sentimental. Peu importe ce que tu dis, je t’aimerai quand même! Je sais que tu es un démon, un vrai, et que tu fais du mal autour de toi. Tu as quand même décimé la moitié de mon village, quand j’étais humain! Je le sais, Ran! Je suis stupide, mais pas à ce point! Mais ce qui compte, c’est de la façon que tu agis avec moi, c’est si tu m’aimes! Tout ce qui compte, c’est l’amour! Que tu sois schizophrène, que tu aimes la douleur… je peux l’accepter! Je ne comprends pas nécessairement certaines choses, mais toi, est-ce que tu comprends que je me laisse frapper jusqu’à l’évanouissement plutôt que de frapper à mon tour? Je paris que non. Ran, mon amour, comprends-tu que je t’aime et que rien ne changera mes sentiments pour toi? Le comprends-tu, au moins? Parce que mon cœur, même si tu me tuais, m’arrachais mes ailes, même si tu tuais ma jolie Rei, je continuerais de t’aimer.  Même si tu me détruisais, je t’aimerais quand même. Je suis idiot comme ça. Bien entendu, je sais que tu ne me feras jamais de mal et que tu ne feras jamais rien pour me blesser. Et tu sais quoi? Même si tu m’interdisais de t’approcher je n’aurais pas la force de t’écouter, sauf si c’était pour ton bien. Tu crois que tu m’es néfaste? Tu te trompes. Comment est-ce que j’ai survécut, lorsque j’étais humain, à ces cinq années d’enfer, aux mains de mon tortionnaire? En pensant à toi. Je me serrais laisser mourir, si je n’avais pas pensé à toi! Comment crois-tu que je fais pour ne pas tout laisser tomber et disparaitre? Tout le monde a quelque chose qui le rend fort, qui l’aide à vivre. Tu es ce qui me rend fort, Ranmaru! Tu ne m’es pas néfaste, et même si tu l’étais, alors je m’en foutrais. Tu peux m’arracher mes ailes que je ne t’en voudrai pas.

Je soupirai et effaçai les larmes qui s’étaient mises à couler le long de mes joues. Comment ne pouvait-il pas comprendre? L’amour, c’était ça, non? Faire tout pour l’autre, rester avec lui, l’appuyer et surtout, l’aimer peu importe ce qui arrive, peu importe ce qu’on découvre, pour le meilleur comme pour le pire. Je fermai les yeux alors que ma respiration s’accélérait. S’il me quittait une deuxième fois, je ne m’en relèverais pas. Je me concentrai et essayai de déployer mes ailes. C’était la première fois que j’essayais depuis que j’étais sur terre…  Je finis par rouvrir les yeux et découvris avec fierté mes ailes dans mon dos. J’essuyai mes yeux de nouveau et prit le poignet de Ran, sur lequel je tirai jusqu’à ce que sa main touche mes ailes.

-Je t’aime, Ran… que faut-il que je fasse pour te le faire comprendre…? Je t’ai donné ma première fois, juste à l’instant! Faut-il que je te donne mes ailes aussi pour que tu comprennes? Prends-les, si tu veux! Arrache-les! C’est complètement inutile sans toi! Mon amour pour toi est inconditionnel. Je t’aime point final. C’est tout! Il n’a rien à y ajouter! Et puis des mots… c’est si peu pour dire ce que je ressens! Ran… Mon Ran… Je ne veux pas que tu t’en ailles! Je t’aime. Je te le dirai des millions de fois, s’il le faut! Mon amour est comme les étoiles dans le ciel… infiniment, de plus en plus, tout le temps! Les étoiles ne s’éteindront pas à cause de ta schizophrénie, des choses que tu as faites et que tu feras ou de ton masochisme.

Je le serrai contre moi et refermai mes ailes contre lui. Je lui embrassai le front et lui caressai le dos avec tendresse. Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse pour qu’il aille mieux? Il savait parfaitement que j’étais un idiot, alors qu’est-ce qui lui faisait penser qu’un idiot comme moi pourrait un jour arrêter de l’aimer?

-Je t’aime… plus que tout, plus que ma vie, plus que mes ailes, plus que ma jolie Rei, plus que le Créateur… Laisse-moi t’aimer… Chuchotais-je à son oreille.

Je caressai les traces de griffure dans son dos. Elles commençaient déjà à guérir… je devais lui parler de ça…

-Ran… pour ce qui est de… ton masochisme. Je te promets que j’essaierai de m’adapter, de faire ce que tu me demandes, sans dépasser mes limites, toutefois. Je t’aime et essaierai de mon mieux! On aura besoin d’un moment d’adaptation et je serrai certainement maladroit… il faudrait que tu me montres, que tu me guides! Je te promets que j’essaierai. Je veux que tu sois bien, avec moi!

Je soupirai et essuyai mes joues de nouveau, mes larmes ne voulant cesser. Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse pour qu’il comprenne? Je l’aimais tellement! Ça me faisait presque mal, tellement je l’aimais, tellement la bouffée d’amour qui m’envahissait quand je le voyais était puissante! Ho mon Ran…! Je l’aimais tellement!

-Dis moi que tu m’aimes… c’est tout ce que j’ai besoin d’entendre…  Lui soufflais-je à l’oreille.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mar 4 Fév - 1:16

Quelque part, je voulais bien admettre qu’il avait raison sur ce point, je ne pouvais pas comprendre qu’il se laissât frapper, non uniquement par goût de la douleur, comme moi, mais parce que justement il la répudiait. Il encaissait sa douleur pour ne pas en infliger à autrui. Je ne comprenais pas tout ça, mais il ne pouvait pas comparer nos points de vue. Je ne pourrais pas cesser de l’aimer parce qu’il était gentil, déjà parce que c’était l’une des innombrables raisons pour lesquelles je l’aimais, mais également parce qu’on ne peut pas détester quelqu’un de gentil. Quand on rencontre quelqu’un de fondamentalement gentil, on l’admire, j’admirais Rui. Parfois il arrive qu’on les jalouse et que cela se confonde avec de la haine parce qu’on aimerait tant être comme eux. Rui était mon opposé pur et simple, et puisqu’au fond je me détestais, il était normal que je lui portasse un amour indéfectible.
Mais Rui, lui, n’aimait pas la douleur, il n’aimait pas le mal, voir les humains s’entredéchirer, sombrer dans le néant, hurler au désespoir, supplier la mort de les emporter, il ne supportait pas de voir des entités se jouer d’eux pour les attirer au plus profond des ténèbres. Et je représentais ça. Moi, j’adorais tout ça. J’étais complètement froid, j’aurais pu être indifférent à ce que je faisais subir mais même pas, j’exultais quand je les voyais se trainer à mes pieds.
Alors, non, je ne comprenais pas non plus comment il pouvait aimer autant un être comme moi. Bien sûr, lorsque nous nous étions connus, je me montrais sous un autre jour et j’étais même attentif à tout ce qu’il pouvait dire, ressentir, parce que je voulais le séduire comme je l’avais fait d’infiniment nombreuses fois. J’avais réussi, je ne ratais jamais. Quand je voulais quelqu’un, quelque chose, je l’avais. Voilà comment il était tombé amoureux de moi. Parce que je l’avais dupé. Ensuite mon souvenir l’avait soutenu et j’étais devenu inoubliable.
J’aurais pu ne pas me soucier de notre situation, c’aurait été n’importe qui d’autre, j’en aurais même joué… mais c’était Rui, et il me disait que rien ne pourrait l’empêcher de m’aimer, que je pourrais lui infliger les pires souffrances sans que cela ne change rien… mais j’avais bien peur que ça arrive vraiment, pas consciemment, pas volontairement évidemment, mais tôt ou tard, j’allais le détruire.

Je pris soin d’ignorer qu’il essuyait son visage parce qu’il pleurait. Je lui faisais peur, parce qu’il sentait que je lui glissais entre les doigts alors même que je faisais mon possible pour m’accrocher à lui…
Après quelques instants, je sentis son énergie se déployer et il prit ma main pour que je touche son aile. Je me figeai, hésitant à la caresser, à m’y agripper férocement. Je ne les regardai même pas, je n’en avais pas la force, elles me rappelaient celles que j’avais perdu bien des siècles plus tôt, bien qu’elles me soient encore bien plus précieuses que les miennes. Elles étaient ce qui raccrochait Rui à ses souvenirs humains, c’est pour ça que je ne voulais pas risquer de le faire tomber en Enfer. S’il les perdait, il deviendrait comme moi, vide et sans origine. Mais, là, je comprenais… je n’avais pas non plus besoin de ma pitoyable existence si Rui n’était pas avec moi, sans lui je pourrais bien, enfin, avoir le courage d’affronter ceux qui seraient capables de me tuer.
Nous ressentions la même chose l’un et l’autre, et même si en théorie je le comprenais, dans les détails c’était bien plus compliqué pour moi.

Je fermai les yeux en réprimant un soupir soulagé quand il me serra contre lui, m’englobant de toute son énergie angélique. Sa peau contre tout contre la mienne me réconforta, l’espace d’un instant j’en oubliai même à quel point j’étais en train de le souiller, mais il me le rappela bien vite, malgré lui, alors que ses doigts caressaient les marques de griffures qu’il m’avait faites. J’eus l’impression de tomber dans un gouffre béant.
J’étais en train de l’engloutir dans toute mon ignominie. Ses éclats de rire emplirent de nouveau ma tête. « Tu as réussi, Ran. » Rui voulait s’abaisser à ça, à cette tare alors que ce n’était même pas dans sa nature. Je n’aurais pas cru cela possible, pourtant soudain je me détestais bien plus encore. Pour lui c’était ça l’amour ? Vraiment ? Tout accepter…

Puis soudain, dans un léger souffle à mon oreille, il me demanda de lui dire que je l’aimais. Mon comportement avait-il réussi à le faire douter de mes sentiments ? Ou voulait-il m’entendre dire que j’étais heureux qu’il accepte de me torturer pour satisfaire mes penchants masochistes ? Je ne savais même pas comment réagir, je me sentais honteux mais soulagé. Soulagé qu’il soit capable de faire ça pour moi, honteux qu’il en arrive à ça.
Je secouai la tête, essayant de me reprendre bien que je sente que cela m’était impossible pour le moment… pour la bonne et simple raison qu’il rôdait encore tout près et s’était mis à murmurer inlassablement dans ma tête. J’essayai de faire abstraction, même un tout petit peu.

« Bien sûr que je t’aime… »

Là encore il avait raison, les mots semblaient bien dérisoire pour exprimer tout l’amour que j’éprouvais pour Rui. Il y avait pourtant eu des dizaines de milliers de poètes, de troubadours à travers le monde qui avaient dépeint l’amour depuis même avant ma naissance… et pourtant on répétait toujours les mêmes mots, entendu, répété des centaines de fois, repris dans des horreurs sans nom par tous les médias. C’en était presque avilissant pour mes sentiments à l’égard de Rui. Tous ces sentiments que j’étais moi-même surpris de pouvoir éprouver. Cet amour que je voulais garder pur… aussi pur que l’était Rui.
Je m’écartai de lui, posant mes mains sur son torse, m’astreignant à ne pas lever les yeux pour regarder ses ailes, je les posai donc au fond des siens. Je pouvais ignorer ses ailes mais je ne pouvais plus ignorer les larmes qui avaient laissé leur marque dans ses beaux yeux. « C’est peut-être lui le masochiste, regarde comme tu le souilles, et il insiste. »

« Mais tu ne peux pas faire ça. Je ne veux pas que tu le fasses parce que… toi-même tu ne le veux pas. À quoi ça rimerait ? Tu te ferais mal intérieurement pour essayer de… satisfaire mes penchants. C’est un vice, c’est mon vice et je ne veux pas… je ne veux pas te souiller davantage. Je ne veux pas risquer de te changer en quelque chose que tu n’es pas. »

Et il n’était pas violent. Paradoxalement je l’aimais pour ça malgré mon masochisme. Je n’avais pas besoin qu’il me frappe, si j’étais avec Rui ça ne manquerait pas, la douleur ne me manquerait pas. « Tu sais bien que si… » Je n’étais pas le dernier pour me blesser moi-même, pourquoi l’endurais-je après tout ? C’était lui ma plus grande souffrance. « N’essaie pas de te convaincre. »

« Tu es ce qu’il y a de plus beau dans ce monde, Rui…
– Il te l’a proposé, dis-lui ce qu’il a à faire !
– Tu n’es pas obligé de le faire.
– Bien sûr que si !
– Tu n’es pas obligé. »

Je serrai les poings, enfonçant mes ongles dans mes paumes et essayant de le faire taire. C’était difficile de ne pas lui hurler dessus comme j’en avais l’habitude lorsque j’étais chez moi, mais je ne voulais pas le faire devant Rui.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Jeu 6 Fév - 22:50

« Mais tu ne peux pas faire ça. Je ne veux pas que tu le fasses parce que… toi-même tu ne le veux pas. À quoi ça rimerait ? Tu te ferais mal intérieurement pour essayer de… satisfaire mes penchants. C’est un vice, c’est mon vice et je ne veux pas… je ne veux pas te souiller davantage. Je ne veux pas risquer de te changer en quelque chose que tu n’es pas. »

...Souiller? Que voulais-t-il dire par là? Il était loin de me souiller! Mais quel drôle d'idée! Il ne pourrait jamais me souiller! Il faudrait que je lui explique ça... Il était loin de me souiller! Et puis pas seulement parce que c'était lui, il était loin de me souiller parce qu'on ne peut pas souiller quelqu'un avec de l'amour. Ce n'était pas plus compliqué que ça!

« Tu es ce qu’il y a de plus beau dans ce monde, Rui… Tu n’es pas obligé de le faire. Tu n’es pas obligé. »

Mes yeux se remplirent de larme. C'était tellement rare qu'il me dise des mots d'amour! Il me rassurait tout le temps, mais ne me disais pas de mots d'amour. Il n'était pas vraiment démonstratif! Et là... Oui. C'était tellement rare que ça m'en faisait monter les larmes. Je lui souris tendrement et passai ma main sur sa joue, la caressant tout aussi tendrement. Bien sur, c'était pour me dire de ne pas faire quelque chose, mais il m'avait dit quelque chose que... que personne ne m'avait dit avant, en fait! Je n'étais proche que de très peu de personnes, c'est à dire Rei et lui, et ils n'étaient ni un ni l'autre démonstratif, loin de là, même! Et puis... Pourquoi Rei me complimenterait-elle? Ses paroles me confortèrent dans mon intention. Je savais qu'une partie de ses dires étaient vraies. Au fond de moi, je ne le voulais pas. Mais.... je préférais me sentir coupable que de ne plus me sentir bien, totalement à l'aise, avec le démon de mon cœur. Bien sur que ça me coûterait! Mais ça me coûterait encore plus de ne rien faire.

-Tu sais, Ran, je sais que je ne suis pas obligé. Je sais aussi que tu ne me forceras jamais! Je sais, alors ne t'inquiète pas. Mais tu sais, je préfère te faire plaisir et me sentir coupable que de me poser des questions chaque fois qu'on est ensemble, de me demander chaque seconde si tu aimes vraiment la façon dont je te touche ou bien si tu ne fais que semblant, si tu ne fais que faire ça pour me faire plaisir et cacher ce dont tu ne veux pas me parler. Maintenant que je le sais, je ne pourrai pas faire comme avant et être bien. Je me torture bien assez l'esprit chaque seconde de ma vie avec tous pleins de choses, s'il te plaît, ne me rajoute pas ça... Je préfère te faire plaisir et m'en vouloir que de ne plus être bien dans tes bras... Tu as raison, ce n'est pas dans ma nature et je m'en voudrai! Les premières fois que je te ferrai mal, je te promets que je pleurerai toutes les larmes de mon corps! Je te promets que je m'excuserai un millier de fois et que je prierai le Seigneur encore plus fort de me pardonner! Je sais parfaitement que ça me coûtera de faire ça! Mais ça me coûterait encore plus de ne pas le faire. En échange, promets moi de ne pas me laisser pleurer tout seul, de me serrer dans tes bras et de me couvrir de caresses tendres! Moi, c'est ce que j'aime... Je finirai par m'adapter, mais au début ce sera difficile... S'il te plaît, je t'en pris! Je préfère ça, en sachant que ça te fait plaisir, que de ne plus être à l'aise avec toi. Ça me tuerait. Je préfère cent fois ça! Tant que je sais que tu es bien avec moi et que je le suis aussi avec toi, ça ira. Ce que je veux vraiment, c'est qu'on soit bien ensemble. Si tu restes avec moi et que tu me sers contre toi, ça ira pour moi. De toute façon, tu me connais presque mieux que moi-même.... alors tu sauras quoi faire pour me faire me sentir mieux!

Je le serrai de nouveau contre moi et embrassai tendrement sa mâchoire, la mordillant doucement, promenant ma bouche jusqu'à son oreille. Je suçotai et mordillai gentiment son lobe puis souffla à son oreille.

-Si je ne dépasse pas mes limites, qu'on trouvera  tous les deux au fur et à mesure, je me sentirai mal sur le coup, puis ça ira. Si tu me sers dans tes bras, si tu m'embrasses, si tu me couvre de ton amour et si je sens que tu as aimé, alors ça passera sûrement rapidement. Tu dois me guider...

Je descendis mes lèvres dans son cou, puis sur son épaule, mes ailes s'agitant mollement dans mon dos sans vraiment m'en rendre compte, sans vraiment faire exprès. J'embrassai et mordillai doucement sa peau jusqu'à son épaule. Je léchai sa peau, l'embrassai avec amour puis la mordit plus fortement, cette fois, faisant pénétrer mes dents dans sa peau, mais quand même pas jusqu'au sang. Je ne voulais pas lui faire TROP mal non plus! Je comptais sur lui pour me dire ce qu'il voulait, mais pour l'instant, je voulais essayer. Je léchai doucement la trace que j'avais laissé, la couvrant de doux baisers par la suite. Les larmes me montèrent directement aux yeux. De toute façon, ça m'arrivait toujours quand je faisais mal à quelqu'un, que ce soit involontaire ou volontaire. Et puis... il devrait comprendre que c'était mon choix. J'étais une âme torturée de toute façon! Et puis je me sentirais mieux s'il me disait qu'il aimait ce que je faisais. Si je savais qu'il aimait ce que je lui infligeais, alors ça passerait mieux. Je glissai ma bouche près de son oreille une nouvelle fois, le serrant très fort contre moi.

-Je t'aime, Ran. Je t'aime et ferrai tout pour te faire plaisir. Tu ne peux PAS me souiller. C'est impossible de souiller quelqu'un avec de l'amour et de bonnes intentions envers cette personne! C'est impossible! Mon amour, mon Ran, je ne vis que pour t'aimer et j'ai besoin de t'aimer pour vivre... J'ai besoin de toi, de ta présence et de ce que je ressens quand je suis avec toi pour vivre. Si tu n'es plus là, alors qu'on me damn immédiatement.

Je le serrai un peu plus fort contre moi et embrassai ses lèvres avec amour et tendresse, plus que ce que je croyais capable possible. Je lui avais fait mal et je me sentais mal, mais en même temps, fier de moi, même si je peinais à garder mes larmes pour moi. J'en étais capable. Je serrais capable de tout faire pour lui! Par amour, je serrais capable de créer la troisième guerre mondial.
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 16 Fév - 20:37

Alors que je pensais que mes paroles l’auraient rassuré, rassuré du fait qu’il n’avait pas besoin de faire une chose pareille, rassuré du fait que je n’en avais pas besoin non plus, je vis ses yeux s’emplir de larmes à nouveau. Désarçonné, j’allais lui demander ce qui n’allait pas mais il me sourit et posa sa main sur ma joue pour la caresser. Quoi, c’était des larmes de joie ? « Pathétique » Qu’avais-je bien pu dire ? Je gardai ma question pour moi, elle n’était pas nécessaire et je ne savais pas si je voulais connaître la réponse. De toute manière, Rui parla avant que j’y réfléchisse plus. Je fronçai les sourcils et dus me mordre la lèvre pour ne pas l’interrompre, alors c’était ça qui le dérangeait ? Bien sûr qu’il n’avait pas besoin de ça pour me combler. Il me disait que me faire mal le ferait pleurer mais que je devais le laisser faire… je devais juste accepter de le rendre malheureux ? Nous en étions donc là… là où je craignais que ma nature finirait par nous entraîner. Il y avait longtemps que je savais que la question n’était pas « si » ça allait arriver, mais « quand »… la seule chose qui me restait était d’ignorer si oui ou non j’avais précipité les choses en ayant été si peu prudent.

Je fermai les yeux en sentant ses lèvres glisser le long de ma mâchoire alors qu’il resserrait son étreinte. Si j’arrivais à me dire que j’étais déjà le pire, peut-être que je trouverais la force de supporter ce que je lui faisais endurer. Parce qu’avec de telles paroles, comment pouvais-je lui refuser ça ? Il avait ses raisons, idiotes et infondées, mais il y croyait. Je n’avais que deux solutions, faire ce qu’il me demandait et le rassurer, ou le laisser faire et me désintéresser de lui assez longtemps avant de rompre sans qu’il ne cherche à me retenir, afin de sauver son âme et ses ailes. Je ne serais pas assez fort pour ça, mais nous étions sans doute voués à l’échec à long terme. Surtout si je le guidais.

Je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse jusqu’à ce que ses lèvres puis sa langue s’attardent sur mon épaule dénudée. La chaleur qu’il exhalait me fit frémir… puis il planta ses dents dans ma chair. La douleur se propagea rapidement dans le haut de mon corps, mon cœur rata un battement et je retins un gémissement dans ma gorge. Ce n’était même pas tant la douleur qui m’anima que le fait qu’elle me soit infligée par Rui. Pas parce qu’il était un ange, pas parce qu’il n’aurait pas dû faire ça ou que je n’aurais pas dû le laisser faire. Mais parce que c’était l’être que j’aimais. Le temps d’une seconde, ma raison se tût pour me faire réaliser que celui que j’aimais plus que tout – et qui avait la violence en horreur – me blessait volontairement, pour moi, parce que cela me comblait, parce que j’aimais ça, pour ne pas me perdre.

Mais je revins bien vite à la réalité, quand j’entendis ses larmes dans sa voix. « Il essaie seulement de te rassurer, évidemment que tu peux le souiller, mais tu le fais depuis déjà bien longtemps, est-ce vraiment la peine de t’en inquiéter ? » Son baiser lui coupa la parole et j’y répondis aussi amoureusement que je le pouvais. Mes mains caressèrent son torse et je passai mes bras autour de son cou, rapprochant mon corps du sien pour qu’il sente les battements de mon cœur contre sa poitrine. J’écartai ma bouche après quelques instants.

« Rui… je t’aime… et rien ni personne ne pourra jamais changer ça. »

Je plongeai mon regard dans le sien. Et rien ne pourra plus jamais changer le fait que je me détestais au plus haut point, maintenant il m’était impossible de ne pas le blesser, que l’on reste ensemble ou non, c’était du pareil au même.
Je soupirai.

« Je ne suis même pas capable de te refuser une chose aussi déraisonnable… mais ne crois pas que je sois heureux que tu le fasses.
– Et ça ne rendra ton masochiste qu’encore plus délectable. »

Je baissai les yeux, forcé d’admettre que c’était la vérité. Mais j’étais comme ça, j’étais un démon complètement dégénéré, désaxé... J’aimais malgré moi la honte que ce goût pour la douleur apportait, rendez cet attrait encore plus ignoble et vous verrez mon plaisir se décupler. « Dis-lui de te punir pour l’avoir poussé à te faire du mal ». Je secouai la tête, Rui n’était pas comme ça. En outre, j’avais déjà peur qu’il finisse par me détester… À présent je n’étais plus capable de lui dire qu’une seule chose que je murmurai en relevant les yeux vers lui :

« Laisse-moi souffrir avec toi… »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 16 Fév - 23:42

Je sentais son coeur battre contre mon torse. Ses mains sur moi, sa chaleur contre mon corps, lui contre de moi... C'était pour tout ça, pour être avec lui, que je ferais tout pour le rendre heureux. Je me sentais tellement bien, contre lui! Malgré ce que je venais de faire, malgré mes remords qui me hantaient déjà, le fait que mon amour soit collé à moi me prouvait que j'avais fait ce qu'il fallait. Il était là et c'était tout ce que je désirais, pour le moment. Il me regarda dans les yeux et mon petit sourire se fana à ses paroles. Je laissai un petit soupire passer la barrière de mes lèvres alors qu'il baissait les yeux. S'il n'était pas heureux que je fasse ça, alors comment est-ce que je pouvais le rendre heureux? Il releva les yeux vers moi et me murmura de le laisser souffrir avec moi.

Je lui caressai les cheveux tendrement et embrassai son front. Je ne voulais que le rendre heureux, moi! Et me respecter là-dedans si possible. Mais de toute façon, Ran n'accepterait pas que je lui fasse plaisir, ou mal plutôt, s'il savait que je me brimais pour lui. Pour une fois dans ma vie, je comptais me respecter dans ma relation amoureuse. Je comptais rendre Ranmaru heureux tout en me respectant! Sacré défi, mais j'allais y arriver! Restait plus qu'à réfléchir à comment y arriver! Je pris une grande inspiration, le pris dans mes bras, un bras sous ses genoux et l'autre dans son dos, puis allai nous recoucher dans le lit. Je me couchai contre son torse, l'embrassant avec amour et tendresse. Je plantai mon regard dans le sien et lui souris avec amour.

- Tu sais mon Ran, je me suis fait écartelé par amour pour quelqu'un qui me méprisait. Ce que je fais pour toi, ce n'est rien comparé à ça!

Je posai ma tête sur son torse et y posai de doux baisers. Je devais penser à ce qui m'irait. Si je lui proposais quelque chose auquel je pourrais m'habituer, alors peut-être qu'il accepterait de me guider et de me montrer comment faire. Je caressai son torse avec douceur un moment, puis me redressai sur mes coudes pour pouvoir aller l'embrasser.

- J'ai peut-être une solution pour nous. Je crois qu'on peut arriver à se respecter tous les deux là-dedans et arriver à être heureux tous les deux. Je...Je ne supporte pas la violence. Je ne la supporte pas. Seulement... Ça peut faire mal sans que ce soit violent, non? Et puis on peut rendre ça romantique quand même, non? Parce qu'enfin... Tu sais comme je suis... Romantique et tout! Mais faudra quand même que tu me guides et que tu me sers dans tes bras, que tu me rassures en me disant tout pleins de mots doux et en me faisant tout pleins de caresses! Je vais m'y habituer, à force! Je crois que si on essaie vraiment, on peut y arriver.

Je l'embrassai une nouvelle fois et roulai sur le côté pour le ramener contre mon propre torse. Je baillai et embrassai le dessus de sa tête. Maintenant, j'avais envie de manger. Bon, d'accord j'avais toujours faim. Surtout quand je me sentais coupable ou que je venais de vivre beaucoup d'émotions ou les deux. Comme maintenant.

- J'ai quelque chose à te proposer. Un plan de match pour ce soir! On se fait un petit souper relaxe et romantique, on prends un bain chaud et on va se câliner! On pourra commencer à essayer, lentement, doucement! Ça te plait?

En tout cas, moi, ça me plaisait beaucoup! J'avais envie de relaxer avec mon amoureux! Parce que bon, après cette journée de dispute, de mal entendu, de pleurs et de montagne russe émotionnel, j'avais vraiment envie de passer un moment romantique avec mon amoureux. J'avais besoin d'un moment de calme! J'avais peur pour mon couple alors qu'il venait tout juste d'être officiel! Je voulais juste que mon coeur se calme le temps d'une soirée! Avec Ran, j'arrivais à me sentir bien...

Je relevai son visage vers le miens et lui fis signe de m'embrasser en pointant mes lèvres et fermai les yeux, attendant de recevoir mon baiser. Je savais que j'agissais en enfant, mais je n'avais pas peur de faire à peu près tout ce qui me passait par la tête quand j'étais avec lui. Il était mon démon, mon homme, mon amoureux... Il était mon amour!
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 19 Fév - 23:39

Je refermai les yeux quand ses lèvres se posèrent sur mon front, et ensuite il me prit dans ses bras pour nous ramener sur le lit. Son baiser m’arracha des frissons puis, encore une fois, il lia nos regards. Je dus prendre sur moi pour ne pas grogner à l’évocation des tortures qu’il avait dû subir. Comparé à ça, le fait de me blesser pour mon plaisir était sans doute banal, simple et pas si dangereux que je le voyais. N’avais-je tout de même pas le droit d’être contre cette idée ? Ou, du moins, de laisser une partie de moi l’être.
Mes yeux s’attachèrent au plafond quand, après quelques baisers sur ma peau, il continua à parler. Pour moi, c’était romantique. Qu’il me frappe, qu’il me fasse mal alors qu’il détestait ça, c’était romantique. Et ça ne voulait pas dire que c’était bien. Je me mordis la lèvre pour m’empêcher de dire ce que je pensais. J’avais déjà renoncé à lui faire changer d’avis, je ne voulais pas qu’il s’inquiète de ce que je pensais de ce qu’il me faisait, du plaisir qu’il me donnait sans avoir recours aux coups et à la douleur. Maintenant qu’il savait que j’aimais ça, il ne pourrait plus comprendre que j’aimais aussi sa douceur… comment lui faire comprendre que j’avais si peu connu la douceur et la tendresse que c’était presque normal que je me sois mis à aimer qu’on me fasse mal, puisque c’était tout ce qu’on me faisait. « Tu sais que c’est faux, et ça n’a rien de normal. » Même si je lui expliquais, il penserait que je mens.

Il m’embrassa à nouveau et m’attira contre lui. Je me pelotonnai contre son torse, glissant sagement une jambe entre les siennes. Je voulais réussir à me calmer, à le calmer, qu’il cesse un peu ses remarques acerbes. Laisse-moi en paix. « Jamais de la vie. »
Rui me proposa ensuite un plan pour la soirée, un petit sourire se glissa sur mes lèvres. J’allais avoir une heure ou deux de répits avant qu’il ne souhaite en reparler, c’était toujours ça. Il me fit relever le visage et pointa ses lèvres. Riant, je me redressai pour les capturer et en profitai pour m’allonger sur lui, toujours sans arrière-pensée, seulement pour sentir son torse contre le mien et, les bras appuyés de part et d’autre de sa tête, je laissai l’une de mes mains se perdre dans ses cheveux.
Quand je rompis le baiser, je m’appuyai sur ma main libre et le regardai.

« Ça me va parfaitement, répondis-je en souriant. »

Je déposai un baiser sur son menton, sa mâchoire et glissai lentement jusqu’à son oreille dans laquelle je soupirai avant d’y plaquer un autre baiser. Je me redressai ensuite, m’asseyant sur son bassin alors que mes mains descendaient sur ses épaules.

« Mais pour le repas, il va d’abord falloir s’assurer que j’ai de quoi manger dans le réfrigérateur, auquel cas, j’espère que tu as assez de courage pour cuisiner. Parce que moi, non. »

Mon sourire s’agrandit, rieur, et je baissai les yeux. Lui parler ainsi, parler de façon si badine après ce qui venait de se passer… j’avais du mal à y croire. C’était comme si rien n’avait changé, comme si je n’étais pas malade, comme si je n’étais pas maso… comme si nous n’étions même pas des êtres inhumains. J’aimais assez ça, j’aimais me laisser croire, ne serait-ce que quelques heures, que notre relation était normale. « Pitoyable » Mais nous n’avions rien de normal… moi moins que lui en tout cas. Mais Rui était très anormal lui aussi... être aussi gentil, c’était si difficile à concevoir. Je portai ma main à ma tête et passai mes doigts dans mes cheveux, l’air de rien.

« Sinon, il faudra commander quelque chose, repris-je comme si rien ne parasitait ma tête.
– Pourquoi t’entêtes-tu à faire semblant ? »

Parce que je l’aimais, parce que je ne voulais pas qu’il s’inquiète plus, que je ne voulais pas qu’il se sente mal à l’aise en me voyant parler tout seul… alors qu’il souhaitait une soirée romantique et douce.

« Cela m’a… vraiment manqué de ne pas passer de temps avec toi, tu sais ? »


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 21 Fév - 4:50

Mais quel magnifique sourire. Son sourire après tant d’inquiétude me faisait vraiment du bien. Par vraiment, je voulais dire, vraiment, jusque dans mon âme. Bien entendu, sa réponse me fit plaisir. Un grand sourire heureux se plaqua sur mes lèvres. J’allais l’avoir, ma soirée romantique! S’il pouvait savoir à quel point ça me faisait du bien de passer des moments comme ça avec lui! C’était comme une pause dans ma vie, une pause dans cette anxiété constante, dans ma peur constante d’échouer et de perdre ce que j’avais, de perdre les personnes que j’aimais! Comment pouvais-je avoir peur de quoi que ce soit lorsqu’il était près de moi et qu’on passait un bon moment? Je ne pouvais avoir peur de rien sauf que le temps passe trop rapidement.

Il embrassa mon menton et glissa ses lèvres jusqu’à mon oreille où il soupira, me faisant frissonner de tout mon long. Sa main dans mes cheveux, sa bouche près de mon oreille… Waaah! Il était tellement parfais! Il se redressa, s’asseyant sur mon bassin, et descendit ses mains sur mes épaules. Je posai les miennes sur ses hanches, les caressant du bout des doigts avec douceur et tendresse. Il me dit qu’il faudrait voir s’il y avait de quoi manger dans le réfrigérateur et que si oui, il faudrait que je cuisine. Mon sourire s’agrandit en même temps que le sien. Parce qu’il pensait vraiment que j’allais le laisser cuisiner…? Il n’avait jamais cuisiné pour moi, mais il était hors de question que je le laisse faire! Je n’étais pas un ventre sur patte pour rien! J’aimais manger et j’avais appris à cuisiner uniquement pour ça! Et comme je me permettais d’être fine gueule avec ma cuisine, c’était toujours excellent!

Il passa sa main dans ses cheveux, me faisant mordre ma lèvre inferieur. Dieu qu’il était beau! Il ajouta qu’il faudrait commander, s’il n’y avait rien. J’espérais qu’il y ait quelque chose! Parce que oui, en romantique que j’étais, je voulais vraiment lui faire à manger! Comme il n’avait jamais faim et qu’il ne mangeait presque jamais, d’ailleurs je me demandais parfois où il trouvait son bonheur dans une vie avec si peu de nourriture, je n’avais jamais put lui faire goûter à ma cuisine! J’espérais juste qu’il aimerait.

« Cela m’a… vraiment manqué de ne pas passer de temps avec toi, tu sais ? »

Je lui souris avec amour, passant tendrement ma main sur sa joue, puis renversai doucement les position, me retrouvant au dessus de lui. Je passai seulement l’une de mes jambes  entre les siennes et me couchai contre son torse, me frottant affectueusement contre lui, par simple plaisir de sentir sa peau glisser contre la mienne, tout en soupirant de bien-être. Je lui embrassai le cou avec tendresse, puis le visage.

-Ce que je sais, c’est que ça m’a autant manqué qu’à toi. On a passé presque deux siècles sans se voir, mais pourtant… ça m’a été insupportable.

Je me redressai, embrassai tendrement ses lèvres, puis m’assis. Je m’étirai de tout mon long, puis mis ma main sur mon ventre en faisant un sourire d’enfant qui vient de faire une bêtise et qui trouve ça drôle en entendant mon ventre gronder. Je ris et me levai pour aller voir ce que pouvait bien contenir le réfrigérateur de mon Ran-chan-chéri. Il devait bien avoir quelque chose de bon! Je l’ouvris, puis après avoir jaugé son contenu, retournai voir mon amoureux avec un sourire triomphant.

- Héhéhé~ Tu sais quoi? Tu vas manger ma cuisine, ce soir! Je vais te rendre accroc à la nourriture! Je ne comprends simplement pas comment tu fais pour vivre sans te goinfrer comme je le fais! Ha ce que c’est mauvais, la gourmandise! Je suis un grand pécheur! Mon tour de te faire goûter à mon péché préféré! Enfin… préféré… après la luxure si c’est avec toi, bien sur… JE SUIS DÉMONIAAAQUE!

Une chance qu’il savait que je devenais étrange quand j’avais faim, parce que sinon… il m’aurait vraiment prit pour un cinglé. Mais peu importe, il me connaissait! Peut-être qu’en fait j’étais diabétique et que c’était pour cette raison que je devais vraiment bizarre…? Non, surement pas! Un ange diabétique…? Pas certain. Je sortis tous ce qu’il fallait pour faire le plat que j’avais en tête et me mit à chanter une certaine chanson tout en m’affairant.

-Diiiiiiit~ Tu pourrais mettre de la musique? J’ai pas envie de te casser les oreilles plus que ça! Après tout, tu as vue à quel point je n’ai aucun talent! Dis-je en me tournant dans sa direction avec un sourire amusé de moi-même.

Quoi? Je n’aimais pas chanter devant des gens! Ça me gênait! J’adorais chanter et je me faisais un plaisir fou à chanter tout mon répertoire lorsque j’étais seul, mais jamais avec quelqu’un! Beaucoup trop gêné! Mais il me fallait quand même un peu de musique pour faire à manger, hein! Ouais, je risquais de me déhancher un peu au rythme de celle-ci, mais c’était quand même mieux que chanter, hein! Ou peut-être pas… J’étais quand même en sous-vêtement! Bon, j’aurais qu’à me retenir très fort de bouger mes hanches! J’aimais beaucoup danser aussi! Mais j’en avais si peu l’occasion..! Avant, dans ma vie humaine, je dansais souvent dans les soirées! Mais maintenant… Aish! Plus beaucoup de temps pour ça!


Dernière édition par Kazuki Rui le Dim 9 Mar - 2:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mer 26 Fév - 21:11

Après avoir une nouvelle fois inversé nos places, il se lova contre moi, nos peaux se caressant langoureusement. Je me retins de ronronner en sentant ses baisers. Parviendrai-je un jour à m’habituer à ça ? Quelque part, j’espérais que oui, j’espérais réussir à devenir moins lubrique, ne serait-ce que pour qu’il se rende compte qu’il me suffisait amplement… ceci dit, je doutais que ce soit possible. Il était bien trop… au-delà de la douceur qu’il dégageait, je doutais qu’il ait lui-même conscience d’à quel point il était sexy avec son regard intense, sa bouche charnue, sa peau d’ambre… non, non, là je ne m’aidais pas.

Je souris en l’entendant me dire que je lui avais manqué, et je comprenais parfaitement ce qu’il ressentait. C’était à peine croyable qu’on ne puisse se séparer plus de dix jours alors qu’en effet deux siècles s’étaient écoulés sans que cela paraisse. Certes, la situation avait été différente… et je préférais ne pas me demander ce que j’aurais fait si j’avais su qu’il était devenu un ange. Sans doute aurais-je empêché sa mort dans un premier temps… et passer plus de temps avec moi lui aurait ôté toute chance d’avoir ses ailes. Qu’il ne sache pas réellement ce que j’étais et précisément ce que j’avais fait l’avait probablement sauvé d’un « après » plus ordinaire.

Il se releva finalement pour quitter ma chambre. Je le suivis du regard puis baissai les yeux au sol où Méphisto me regardait, l’air intrigué. Elle voulut venir me voir quand Rui revint, un sourire fendant son visage. Je pouffai de rire en l’entendant parler avec un tel entrain de sa gourmandise, et il repartit. C’était tout un défi de me rendre dépendant de la nourriture. Je n’avais jamais eu beaucoup d’attrait pour la gourmandise, je ne me l’expliquais pas – et il n’y avait sans doute pas d’explication – mais je ne mangeais jamais beaucoup. La nourriture ne me faisait pas envie.
Je me levai à mon tour et, cette fois, Méphisto se jeta sur moi. Je la pris dans mes bras et suivis mon ange vers la cuisine où il commençait à rassembler tout ce dont il avait besoin pour préparer le repas. J’étais surpris qu’il ait trouvé de quoi faire quelque chose ceci dit, enfin bon ça avait l’air de lui faire plaisir de cuisiner.

Il chantait même. Mais après quelques instants il se tourna vers moi pour me demander de mettre de la musique pour que je n’assiste pas plus à son manque de talent. Je secouai la tête en souriant. Est-ce qu’il plaisantait ? Il avait une voix d’ange, et j’avais été assez longtemps dans le métier pour savoir reconnaître un talent… c’était à se demander pourquoi j’étais seulement mannequin à la Hellsing, je pourrais tout aussi bien être manageur… non, j’étais trop arrogant.

« Ce que tu es bête… l’agence où je travaille regorge de gens qui voudraient avoir ta voix… mais bon, si tu préfères que je mette de la musique… »

Je reposai Méphisto qui alla s’allonger de tout son long sur le canapé puis me dirigeai vers ma chaine hi-fi et la pile de cd qui composait ma collection. Je n’en avais pas énormément, en réalité j’avais plus de vieux disques gardés de ma précédente vie et placés en sûreté durant le temps où je n’avais plus été sur terre, étant donné que je m’étais suicidé dans ma dernière vie, j’avais pu tout préparer avant de « mourir ». Je les avais récupérés dès mon retour, mais je ne les écoutais que peu, de peur de les abîmer. Et comme dans cette vie je n’étais pas très fan de la musique, j’avais les mêmes cd que mes disques, plus mes propres chansons. Oui, j’étais arrogant ET un peu narcissique.

J’en glissai un au hasard dans la chaine et mis en marche, quand j’entendis mon ancienne voix j’eus un frisson. Heureusement qu’il ne savait pas qui j’avais été, sinon ça craindrait carrément… mais puisque changer brusquement paraitrait également un peu suspect je laissai et retournai m’installer au comptoir pour le regarder cuisiner.

« Je ne sais pas ce que tu prépares, mais ça sent bon en tout cas. »

J’appuyai mon menton sur ma main sans le lâcher du regard, tout en fredonnant vaguement. Je comprenais que les femmes de cette époque soutinssent qu’un homme qui cuisine, c’est sexy. Jusque là, en entendant ça, je me disais seulement que c’était parce qu’elles n’avaient pas l’habitude, que jusqu’à cette époque c’était aux femmes de cuisiner, de s’occuper de la maison… mais en fait, elles avaient raison, si elles le disaient, c’était parce que c’était vrai. Un homme qui cuisine, c’est sexy. Surtout quand il est en sous-vêtement.
Je soufflai silencieusement, il était trop attirant, comment pouvais-je résister ? Je me passai une main sur le visage.

« Tu veux que je fasse quelque chose ? »

Pas que je me sentisse coupable de ne pas l’aider, après tout ça lui faisait plaisir de cuisiner, alors qu’à moi, nettement moins, même si je n’étais pas non plus totalement inexpérimenté, mais ça aurait au moins l’avantage de me forcer à me concentrer sur quelque chose, ce qui ne me ferait pas de mal.


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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 9 Mar - 5:17

Ran me dit que j'avais une belle voix. Euh... Vraiment? Il... il avait un problème aux oreilles, celui-là? Moi? Une belle voix? Non...! Il devait dire ça simplement pour me faire plaisir ou pour ne pas me blesser, parce que j'avais beau avoir plus de 200 ans, je ne chantais que dans la douche, en cuisinant ou.. enfin, je ne chantais que pour mon plaisir personnel! Parce que si je chantais pour celui des autres, je crois que ce serait une mission tellement échouée qu'on se moquerait de moi.

Il posa le chat sur le sofa et, si je n'étais pas entrain de faire à manger, j'aurais été le prendre dans mes bras pour lui donner tout plein d'amour, qu'il est veuille ou non. Parce que oui, moi, des animaux, je leur donnais plus d'amour que ce qu'ils en demandaient...! Mais bon... ils semblaient aimer ça puisque ceux-ci avaient tendance à m'aimer! Méphisto était un chat tellement mignon! J'avais juste envie de le câliner et de lui donner tout pleins de caresses innombrables!

Ran mit finalement de la musique, puis revint au comptoir. J'écoutai la musique tout en continuant de cuisiner, mais plus lentement. Je me demandais bien ce que ça pouvait être..! Je n'avais jamais entendu! Mais bon, ce n'était pas très important, j'aimais à peu près tous les genres de musique! Je me remis à me concentrer sur mon repas, me déhanchant doucement, mais sans vraiment m'en rendre compte sur le rythme de la musique. Bon. Peut-être que c'était mieux si je chantais, finalement! Parce que bon. Ce n'était pas très sexy, à mon avis! Enfin... je me déhanchais en boxer en cuisinant dans la cuisine de mon petit ami, mes ailes repliées dans mon dos.


Il me dit que mon repas sentais bon. Je lui fis un grand sourire pour le remercier. Il s'accota sur son menton alors qu'il me regardait faire, puis me demanda s'il pouvait m'aider. Je me tournai vers lui en continuant de me déhancher doucement et réfléchis un moment avant de faire non de la tête. Pas que je n'avais rien à lui faire faire, mais plutôt que j'avais envie qu'il mange MON repas, pas le nôtre. Je voulais lui montrer l'un de mes rares talents et je voulais aussi me faire plaisir en me disant que j'avais fait quelque chose pour lui. Parce que oui, même si je savais que ça ne lui faisait à peu près ni chaud ni froid, je voulais me faire croire que ça ne ferait pas plaisir qu'à moi.

-Non, merci! Ça va! Laisse- moi faire~

J'allai le voir, posai un baiser chaste sur ses lèvres, puis retournai à mon repas tout en continuant de me déhancher doucement. Sentir mes ailes dans mon dos me faisait me sentir bien, presque en paix! Mes belles ailes... j'y tenais tellement..! Après tout, j'avais passé presque 200 ans à les lisser et en prendre soin, au paradis! Je n'avais absolument rien à faire, j'étais juste là à exister! Alors... qu'est-ce que je pouvais faire? Rien! Je n'avais fait que m'occuper de mes plumes et du sociale, aussi! Enfin... seulement un peu! Je m'étais fait un excellent ami! Mais... il avait été déchu et maintenant, je réparais ses pots cassés. La pauvre Chisa... Elle avait tellement souffert à cause de lui! Bien sur, je ne le considérais maintenant plus du tout comme un ami. Maintenant, je n'avais plus d'ami du tout. Beaucoup de connaissances, mais pas d'amis. J'avais mon amoureux et ma protégée.

Mes pensées retournèrent vers mes ailes. Un sourire se plaqua sur mes lèvres en pensant que c'était la première fois que je les avais sur terre. Ça me faisait tellement de bien! Ça m'avait manqué. Je pensai alors que... peut-être qu'elles dérangeaient Ran? Après tout, je savais qu'il n'aimait pas lorsque je priais, alors peut-être qu'il n'aimait pas non plus que j'aille mes ailes? Je pris un couteau et commençai à couper la viande. Perdu dans mon dilemme intérieur, je ne me rendis pas compte que mes doigts et mon couteau étaient un peu trop proche. Je poussai un petit cri de surprise et sursautai en lâchant le couteau.

-Itaiii! Seigneur du Saint Ciel du Saint Esprit! Dis-je en allant me mettre la main sous l'eau, les yeux pleins d'eau.

Je regardai Ran, le visage déconfit, comme un petit enfant qui vient de faire quelque chose de mal et qui va pleurer. Je lui montrai la grosse coupure sur mes doigts et soupirai, découragé et un peu honteux de moi-même.

-Je me demandais si ça te dérangeais si j'avais mes ailes et j'ai pas remarqué que le couteau était trop proche... je veux dire... c'est la première fois que je fais sortir mes ailes sur terre et je sais même pas comment les faire rentrer... et puis tu n'aimes pas quand je prie ou que je L'évoque... alors je me disais que tu n'aimais peut-être pas que j'aille mes ailes! Et là... je me suis coupé. Dis-je, toujours sous le choc de m'être coupé.

En fait, je me coupais tout le temps. C'est juste que, devant Ran, c'était un peu... un peu... maladroit, disons! Et moi, je n'aimais pas ça, lui montrer que j'étais un gros maladroit qui faisait toujours des gaffes! Même si après le temps, il devait commencer à le savoir..! En fait, il devait en avoir pleinement conscience, mais bon. Puisqu'il m'aimait comme ça...!
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mar 11 Mar - 1:36

Rui déclina mon offre, je fis la moue et il vint déposer un baiser sur mes lèvres. Donc j’allais devoir continuer à subir la vision de son corps se mouvant au rythme de ma propre musique, le tout accompagné du bruissement de ses ailes qui, toujours matérialisée, suivait le mouvement dans toute leur légèreté. Ces ailes… elles me mettaient mal à l’aise. Elles étaient tellement magnifiques, pas autant que Rui lui-même, bien évidemment, mais elles me paraissaient tellement lumineuses au milieu de l’aura chaotique qui émanait de moi et qui remplissait l’appartement. Bien sûr, ce n’était qu’une illusion, une impression qu’une telle pureté ne pouvait pas ne pas avoir de réelles conséquences… pour le moment, la seule qu’elles avaient était de réussir à le faire taire par le sentiment qu’elles provoquaient en moi.
Oh ça n’avait rien de très réjouissant, cela m’amenait à repenser à ces décennies passées en tant qu’Ange, et si Rui aimait cette condition, pour moi ça avait été une horreur. J’étais une telle loque à cette époque… il lui avait fallu du temps pour avoir la force de me porter, il avait toujours été là néanmoins, dans un coin de ma tête, même avant ma renaissance, période dont je n’avais aucun souvenir, et je ne voulais pas en avoir. Il avait toujours été d’accord pour ne pas chercher à en savoir plus, alors ça m’arrangeait.

Et puis je me rappelais de la sensation de les sentir s’arracher de mon dos quand on m’avait déchu pour m’être vengé de ce que mes supérieurs m’avaient usé et abusé pour les sales besognes parce que je n’étais qu’un faible. Je ne le regrettais pas, cependant, et la douleur était relative, elle s’était noyée dans celle que j’avais déjà ressenti et celle que j’avais ressenti depuis… C’était une humiliation de se laisser tomber jusqu’en Enfer comme un misérable, mais elle avait coulé sur moi comme l’eau sur les plumes d’un cygne. L’Enfer me correspondait bien mieux.
D’un geste inconscient, je posai mes mains sur mes omoplates, là où mes ailes de démons se trouvaient, invisibles et immatérielles. Je n’avais pas appris à les aimer, je n’aimais pas grand-chose, mais elles étaient le signe de ma rébellion après tout, et ça j’en étais plutôt fier. Rui ne savait bien évidemment rien de ça, je ne lui avais rien raconté de ma vie d’ange et je ne comptais pas le faire, le savoir ne lui servirait à rien… et ce serait l’une des rares choses que je ne lui accorderais pas.

Son exclamation de tira soudainement de ma réflexion et je reposai mes mains sur le comptoir, de peur qu’il voit ce geste évocateur. Mon regard effleura le couteau qu’il avait lâché, il y avait du sang dessus, mais ce n’est que quand Rui me regarda que je compris. Les yeux mouillés de larmes il m’expliqua qu’il s’était lui aussi perdu dans ses pensées au point d’en oublier qu’il avait une lame acérée tout près de ses longs doigts fin. Il s’inquiétait pour ses ailes qui me déstabilisaient, il s’inquiétait parce que je ne supportais pas son dévouement envers ce Dieu qui m’avait lâchement abandonné.
Je me levai de mon tabouret pour m’approcher de lui et réprimai un soupir. Je ne voulais pas l’accabler plus, il était si susceptible. Je pris doucement sa main pour voir l’entaille qu’il venait de se faire et secouai la tête. Il ne s’était pas raté, il devait vraiment être très pris pas ses pensées. Je montai ma main libre sur son visage paniqué. Je n’étais pas sûr qu’il ait vraiment mal, notre corps ne ressentait pas la douleur comme les humains la ressentaient… c’était peut-être pour ça que je la cherchais. Enfin, c’était un autre débat. Le fait était qu’il était sous le choc de s’être tranché la chair, de voir le sang maculer ses doigts, lui qui était si pacifique. Il ne se battait jamais, il n’avait pas l’habitude du sang, le sien, celui d’autrui.

« Du calme, mon ange. Ce n’est rien, rien de grave. Ce n’est qu’une coupure faite avec un couteau de cuisine. »

Je ne savais pas si ça allait réellement le rassurer, mais comparé aux blessures que j'avais vues et subies, ce serait le genre de phrase qui me rassurerait, moi. J’essuyai ses larmes du bout de mes doigts puis caressai sa joue. C’était un bébé. Je ne pensais pas ça méchamment, mais c’était ce qu’il était, par rapport à moi, c’était encore un enfant, et son caractère faisait qu’il y avait des choses qu’il n’avait pas encore dépassé. Il n’était absolument pas du genre à se suicider pour quitter son enveloppe corporelle. J’esquissai un sourire doux et rassurant.

« Ça va guérir très vite, dans quelques minutes ça aurait totalement disparu. Ce sera comme si ça n’était pas arrivé, tu n’auras même pas de cicatrice. »

Je le poussai doucement pour qu’il s’assoie sur l’un des tabourets, car en attendant que ça se referme le sang coulerait et ça n’était pas bon pour son enveloppe corporelle, je n’avais pas envie de risque qu’il s’évanouisse. Ceci dit, le sang n’allait pas disparaitre, lui. Sans réfléchir, je glissai ma langue sur sa main, le long du filet écarlate jusqu’à prendre son doigt dans ma bouche, le lavant de toute trace de sang. J’attendis quelques instants que le sang cesse de couler pour retirer son doigt de ma bouche… ce n’est que là que je réalisai ce que je venais de faire. En bon démon que j’étais je venais d’aspirer son sang comme ceux que les humains appellent « vampires ».

« Excuse-moi, je n’aurais pas dû faire ça… »

Je lâchai sa main, soucieux de le laisser se remettre du choc sans avoir l’impression de se faire attaquer par un monstre assoiffé de sang. En plus je n’avais pas spécialement d’attrait pour le sang, je voulais juste m’assurait de le calmer et de lui enlever ce sang de sa vue.


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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Mar 11 Mar - 15:39

Il me dit de me calmer après avoir pris ma main de la sienne. Je mordillai ma lèvre inférieure et baissai les yeux sur ma main pleine de sang. Il essuya mes larmes, desquelles j’avais d’ailleurs honte, et effleura doucement mon visage de sa main. Il me sourit doucement et tendrement, ce qui me fit me sentir mieux tout de suite. Comment ne pas faire autrement? Son sourire était tellement beau..!

« Ça va guérir très vite, dans quelques minutes ça aurait totalement disparu. Ce sera comme si ça n’était pas arrivé, tu n’auras même pas de cicatrice. »

Il me poussa doucement vers un tabouret pour que je m’assoie, ce que je fis. Il regarda mon doigt, puis lécha le sang qui se trouvait sur ma main et sur mon doigt. Il garda celui-ci dans sa bouche jusqu’à ce que la blessure se referme. Durant tout ce processus, je gardai mon regard ébahi sur lui. C’était... inhabituel, disons! Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il fasse ça, je dois l’avouer!

« Excuse-moi, je n’aurais pas dû faire ça… »

Il lâcha ma main après avoir dit ces mots. J’essayai de dire quelque chose, mais rien ne sortit de ma bouche. Ça ne m’avait pas choqué, ça m’avait plutôt très surpris. Et je l’étais toujours, d’ailleurs! Un petit sourire s’installa lentement sur mes lèvres alors que je pensais à ce qu’il venait de faire. Mon démon de petit ami venait de lécher mon sang. Je trouvais ça plutôt amusant, plutôt cocasse! Je rigolai et le serrai dans mes bras, entourant l’une de mes jambes autour de ses hanches pour le rapprocher au maximum de moi.

«Ne t’en fait pas! Merci, au contraire! Je ne m’y attendais juste pas! Ça m’a plus surpris qu’autre chose.

Je sautai sur mes pieds pour changer nos places, l’asseyant à son tour sur le tabouret pour me retrouver debout devant lui. Je me collai contre lui, passant mes bras autour de son torse et enfouissant mon visage dans son cou que je m’entrepris d’embrasser. Puisque je n’avais rien encore à chauffer, je pouvais bien me permettre de câliner mon petit ami un moment, hm! Je suçotai sa peau pour lui laisser une petite trace rougeâtre, puis la léchai doucement. J’y apposai quelques baisers et souris à la vue de la marque laissée. C’était extrêmement rare que je fasse ce genre de chose, en fait je croyais bien que c’était la première fois que je lui en faisais une à lui, alors je me trouvais démoniquement démoniaque, à ce moment même!

Je me reculai légèrement pour le regarder dans les yeux, un petit sourire coquin sur les lèvres, et lui embrassai le nez. Je passai mes mains sur ses hanches, les caressants, puis allai faire de même avec ses cuisses pour ensuite remonter sur son torse. Je repassai mes bras autour de lui et replongeai ma tête dans son cou pour recommencer à l’embrasser avec amour, mais aussi de façon espiègle. C’était très rare que je m’amusais de cette façon, mais maintenant, j’en avais simplement envie. Peut-être que c’était à cause de la sensation de puissance que j’avais, avec mes ailes..!

Avec elles, je me sentais vivant. Je me sentais plus fort, moins… blessé, moins torturé. Je me sentais assez apaisé pour avoir envie de faire tous pleins de choses coquines à mon copain dans sa cuisine! Et ça, pour que j’aie envie d’expérimenter ET de faire ça dans sa cuisine, il fallait que je me sente totalement à l’aise, totalement bien! Mon regard devait être plus brillant, plus vivant et allumé, moins torturé, justement! Je savais de quoi j’avais l’air et Rei me le reprochait souvent, d’avoir «des yeux de chiens battus» ou bien d’avoir un regard toujours triste, d’avoir un fond de tristesse! Je savais bien qu’elle avait raison. Pourtant, en ce moment même, j’allais bien. Il m’arrivait d’oublier ma tristesse, la tristesse de ma vie passée que je trainais toujours dans celle-ci, la tristesse de ma vie actuelle! Il m’arrivait de l’oublier, même si mes yeux de n’oubliaient pas, eux! Et maintenant, je me sentais fort, solide! Ça faisait du bien, de ne pas avoir besoin d’épaule sur laquelle s’appuyer, d’avoir les épaules assez solide pour que quelqu’un s’y appuie, pour une fois!

Pourtant, je savais que je devrais les faire partir. Ran ne les aimait pas. Je ne savais pas ce qu’elles lui faisaient comme effet, comme impression, mais je savais qu’il ne les aimait pas. Ça représentait Dieu et il n’aimait pas ce qui Le représentait. Je me serrai un peu plus fort contre lui et embrassai avec douceur et tendresse son cou. Je posai ma tête sur son épaule et fermai les yeux. Je devais essayer de me concentrer pour les faire partir! Même si Ran n’avait pas été là, j’aurais dut les faire partir un jour ou l’autre..! Dans un monde d’humain, mes ailes n’avaient pas leur place.

Après un long moment, je sentis mon aura se résorber et mes ailes disparaitre. Je sentis un vide profond s’installer en moi et toute la tristesse disparue soudainement revenir à la surface, me pinçant le cœur, m’en donnant presque la nausée. Je pis le temps de prendre quelques respirations, restant collé à mon Ran-chéri. Mon amoureux, mon amour. Oui, c’était bien l’effet ailes! Je n’avais plus envie d’expérimenter et encore moins dans la cuisine! J’esquissai un petit sourire et me décollai de lui.

-Je vais continuer le repas en essayant de ne plus me couper, ne! Il faut bien finit par manger…! Dis-je avant de poser un tendre baiser sur sa joue pour me retrouver mon couteau.

Je le rinçai et recommençai à couper ce qui me restais à couper. Des ramens maison, rien de meilleur pour se réchauffer le cœur et faire plaisir aux papilles gustatives…! Je sortis un chaudron et partit le bouillon, puis m’accotai contre le comptoir en analysant ce qui restait à faire. Mes hanches commencèrent d’elles-mêmes à bouger lentement au rythme de la musique. Même si je n’étais plus à proprement parlé de super humeur, j’aimais quand même «danser«, parce que je n’étais pas d’accord pour appeler ce mouvement de hanche de la danse! J’étais plutôt triste d’avoir dû rentrer mes ailes, mais ça allait me passer! J’avais mon Ran-chan, de la musique, mes animaux préférés et un bon repas qui serait bientôt prêt!
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 11 Avr - 19:41

Rui n’était pas comme ça, pas comme moi. Il avait toujours été « normal ». En tant qu’humain il avait été un homme bon, doux, beaucoup trop, au moins de se laisser marcher dessus par son épouse puis de se laisser séduire par un démon – même si j’avais sans doute été, avec lui, bien moins démoniaque que son épouse. Il n’avait aucun attrait étrange, en dehors de celui qu’il avait pour moi. Il avait la douleur en horreur, la vue de son propre sang aurait pu même lui faire tourner de l’œil… il n’était pas le genre de personne à qui je pouvais me permettre de faire « ça ».
Il venait à peine de se rendre compte de ma folie, de mon masochisme, je n’étais pas certain que sucer son sang était le meilleur moyen de lui faire passer une soirée « tranquille », « en amoureux ». J’avais peur qu’il se fasse des idées, qu’il pense qu’en plus de tout le reste j’aimais me repaître du sang de mes partenaires. Certes, dans mon esprit dérangé, le sang était intimement lié à la douleur et sa vue avait souvent pour effet de me galvaniser, mais cela n’était valable que lorsque, disons, il était question de sexe.

Aussi, je ne m’attendis pas à son rire et je relevai les yeux vers lui, soulagé. Il m’attrapa pour me rapprocher de lui et sa jambe s’ancra sur ma taille.

« Ne t’en fais pas! Merci, au contraire ! Je ne m’y attendais juste pas ! Ça m’a plus surpris qu’autre chose. »

Il échangea soudainement nos places avant de revenir dans mes bras. Je me mordis la lèvre lorsqu’il glissa les siennes sur mon cou et je le sentis suçoter ma peau. Je frissonnai, c’était la première fois qu’il me faisait une chose pareille… moi, je lui en faisais, mais lui, jamais, ce n’était – du moins je le pensais – pas son genre. Mais je crois que j’aimais assez ça. Il lécha ensuite ma peau meurtrie, il s’était visiblement très bien remis de son choc.
Il plongea dans mon regard et je remarquai quelque chose de différent. Je n’eus pas le temps de le contempler, néanmoins, car ses mains partirent sur mon corps ce qui me déconcentra instantanément. Il me connaissait pourtant, me faire ce genre de choses alors que nous étions tous deux en sous-vêtement était une très mauvaise idée. Encore une fois, je dus prendre sur moi pour faire un peu abstraction à la douceur de ses caresses. Maintenant qu’il savait à quel cercle démonique j’appartenais, s’il continuait à s’amuser à ça, il devrait se faire à l’idée que je lui sauterai régulièrement dessus.

Après qu’il ait repris ses baisers dans mon cou, le malaise que je ressentais s’effaça, et je compris que ses ailes avaient disparu. Il resta quelques instants contre moi puis se détacha. L’expression de son visage me brisa le cœur.

« Je vais continuer le repas en essayant de ne plus me couper, ne ! Il faut bien finir par manger…! »

Je baissai les yeux sur mes mains alors qu’il se remettait à préparer le repas, mes poings s’étaient serrés sans que je m’en rende compte. Mais j’avais à présent l’occasion de repenser à cette lueur de vie dans ses beaux yeux, qui me semblaient maintenant terriblement noirs. C’était ses ailes, hein ! Ses ailes qui avaient donné tant d’énergie, tant de vie à cet être doux, simple et effacé. Il aimait ses ailes, je le savais, je n’aurais néanmoins jamais imaginé qu’elles pussent le changer à ce point. Nos ailes faisaient partie de nous, après tout, anges ou démons, cela revenait au même. Les miennes n’avaient plus aucun effet sur moi, car je n’en tirais ni honneur, ni bonheur, ni rien… Rui, lui, les adorait. Il les adorait autant que ce Dieu qu’il priait régulièrement. Et j’étais celui qui l’empêchait de prier.

J’enfouis mon visage dans mes mains, profitant que mon ange ait le dos tourné pour qu’il ne se rende pas compte de mon cas de conscience. Je ne pensais pas être égoïste… certes, j’avais rarement pensé à quiconque avant de penser à moi-même, mais c’était seulement parce que personne n’avait été important pour moi jusqu’à Rui. Mais Rui passait avant moi, et je ne m’étais jamais demandé si je devais le faire ou non, c’était comme ça, voilà tout. C’était naturel, parce que je l’aimais – même si j’avais mis plus de temps à me faire à ce détail – mais l’être le plus important de ma vie, c’était lui.
Alors ce regard… cette tristesse qui émanait malgré le sourire piteux qu’il m’avait adressé, cela me brisait le cœur. Je ne voulais pas qu’il soit comme ça, pas alors que je savais que quelque chose réussissait à le rendre plus heureux que je le faisais. Jamais je ne pourrais le rendre aussi vivant, au contraire même, puisque je lui enlevais une partie de son identité. Mais puisqu’il acceptait mes vices, mon masochisme, ma schizophrénie, ma soif d’horreur parce que j’étais un démon, ça ne pouvait pas rester à sens unique. Maintenant, je venais de comprendre à quel point j’avais été égoïste. Je l’empêchais de prier. Mon malaise l’empêchait de garder ses ailes.

« Je veux voir tes ailes…
– Ce que tu peux être idiot. »

Ma voix n’avait été qu’un murmure, j’avais toujours mes mains sur mon visage, elles avaient sans doute entravé ma voix, je n’étais pas certain qu’il m’ait entendu. Je me redressai donc et quittai le tabouret où il m’avait assis. Je retournai au salon et fermai les rideaux pour obstruer les baies vitrées. Il y avait un immeuble en face, et il n’était pas rare que je croise le regard de mes voisins, et j’avais donc pris l’habitude de fermer lorsque je me mettais à crier contre lui.

« Rui, montre-moi tes ailes ! insistai-je comme il n’avait pas bougé. »

Ma gorge était nouée, et je ne pouvais faire autrement, il n’empêchait que je refusais de ne pas prendre sur moi si cela pouvait le rendre heureux. Je retournai vers la cuisine mais m’arrêtai à un mètre de lui.

« Il n’y a aucun risque qu’un humain te voie… et je sais que tu veux les libérer, fais-le, mon ange… »

Je cachai dans mes dos mes mains qui se mettaient à trembler. Je m’y ferai. Je m’habituerai à ses ailes, à ce qu’elles me renvoient en plein visage à quel point j’étais impur et combien mes ailes, à moi, étaient laides. Je voulais juste revoir cette lueur dans ses yeux.


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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Ven 18 Avr - 0:40

Je mis la viande à cuire et ajoutai les légumes quelques temps après. J’entendis soudainement Ran se lever et aller fermer les rideaux. Je me tournai vers lui, surpris, puis haussai les épaules et me retournai à mon travail.

« Rui, montre-moi tes ailes !» Dit-il d’une voix plutôt insistante.

Je me tournai vers lui, surpris. Quoi? Mais... elles le rendaient mal à l’aise, non? Elles le faisaient se sentir mal, non? Je ne pouvais quand même pas faire ça! Je ne pouvais pas sprtir mes ailes... il voulait simplement me faire plaisir... c’était certain. Il ne voulait pas vraiment les voir. En tout cas, je ne voulais pas qu’il les voit. Je ne voulais pas qu’il se sente mal à nouveau. Hors de question! Mon amoureux passait avant moi. Bien avant moi! Et lui montrer mes ailes ne ferait que le rendre mal... enfin, je n’en étais pas certain, mais je le pensais.

Il s’approcha de moi jusqu’à être à un mètre de moi et mit ses mains dans son dos. Il semblait... comme pressé. Il avait l’air mal... j’avais fait quelque chose? Je ne savais pas ce qui avait causé son malaise et ça me rongeait.

« Il n’y a aucun risque qu’un humain te voie… et je sais que tu veux les libérer, fais-le, mon ange… »

C’était ma faute? Je me tournai vers mon repas et fermai le feu, puis tassai le poêlon du rond pour éviter que ça brule. Je me retournai vers lui, pris de court. Que pouvais-je faire? Je ne savais pas qu’est-ce que j’avais fait... pourquoi se sentait-il mal? Je m’approchai de lui et le serrai contre moi. Je posai un baiser sur son front et le regardai dans les yeux, inquiet.

-Hey, mon amour, qu’est-ce qu’il y a? Pourquoi tu veux voir mes ailes? Elles te rendent mal, non?

Je le regardai dans les yeux, scrutant son regard à la recherche d'une indice qui m'indiquerait le pourquoi du comment. Pourquoi y voyais-je tant de culpabilité, de mal-être? Je posai le plus doucement et le plus tendrement possible mes lèvres sur son front et me reculai doucement. Si je ne m'approchais pas trop, peut-être que ce ne serait pas trop pire. Je fermai les yeux et me concentrai al faire revenir mes magnifiques ailes blanches.

Je ne savais pas quoi faire et ne savait pas si sortir mes ailes avait été une bonne idée, mais je suivais simplement ce qu'il me disait. Je ne savais pas trop comment le faire se sentir mieux, je ne savais pas ce qui avait causé la détresse de mon amant et je me sentais démuni devant celle-ci. Je me sentais complètement inutile.

-Ran-chan, dis-moi ce qui ne va pas! Dis-je d'une voix douce.

Je me sentais coupable de me sentir si bien... C'était étrange, mais j'étais comme ça. Je me sentais coupable parce qu'une nouvelle fois, depuis que j'avais fait sortir mes ailes, je me sentais incroyablement bien, puissant, fort, en pleine possession de mes moyens. Mais en même temps, je me sentais solide comme un roc et Ran avait présentement besoin de soutient... Mes yeux devaient de nouveau s'être éclairés de vie et de force. Je ne sentais de nouveau plus cette peine terrible qui me hantait chaque seconde de ma vie. Je me sentais si léger que j'aurais put m'envoler, sans vouloir faire un mauvais jeu de mot! Et je me sentais coupable. Mon amoureux se sentait mal alors que moi, je me sentais mieux que jamais.

Je battis mollement des ailes pour les dégourdir et tendis doucement la main à Ran. S'il n'aimait pas mes ailes alors pourquoi avait-il voulu les voir? J'attendais qu'il prenne ma main pour que je puisse l'attirer contre mon torse. Je voulais sa permission avant d'approcher plus. Je ne savais pas vraiment quel effet lui faisaient mes ailes, mais je savais que ça le rendait mal. Je ne savais pas s'il se sentirait encore plus mal si je le serrait contre moi, mais je ne voulais pas prendre la chance, je voulais le laisser choisir.

Je lui fis un sourire amoureux pour lui montrer que j'étais là, pour lui montrer qu'il pouvait me dire ce qui n'allait pas. Pourquoi diable voulait-il voir mes ailes? J'aurais voulu trouver quelque chose de beau à lui dire pour lui exprimer mon amour pour lui, mais rien ne me venait. Je ne trouvais que quelques petits mots, ces mots que je lui avais déjà dit plusieurs fois.

-Je t'aime... Soufflais-je en le regardant dans les yeux, plein de tendresse, d'amour et de douceur à son égare.
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting #2 ''HOT''
Dim 20 Avr - 18:33

Je fermai les yeux et soufflai silencieusement, profitant de ces derniers instants de calme. Un baiser sur mon front et j’ignorai ses questions. J’avais peur que ma voix me trahisse, qu’il décide de ne pas le faire si je lui montrais trop que la vue de ses ailes m’était douloureuse, mais c’était pour lui que je faisais ça… pour ce bonheur que je ne pouvais lui donner moi-même. Je soutins son regard, puis il déposa un autre baiser sur mon front avant de se reculer. Il s’affola de nouveau alors qu’elles se matérialisaient une nouvelle fois devant nous.

- Ran-chan, dis-moi ce qui ne va pas !

Je secouai simplement la tête, un pâle sourire aux lèvres, toujours incapable de dire le moindre mot. Mais si j’avais pu dire quelque chose, sans réfléchir je l’aurais remercié de garder cette distance entre ses ailes et moi. Ce qui n’allait pas… pourquoi s’en inquiétait-il ? Ça venait de moi, et uniquement de moi, parce que je m’étais rendu compte que, même avec l’ange que j’aimais, je pouvais être un monstre d’égoïsme. Il savait ce que j’étais, certes, mais était-ce vraiment une raison pour ne pas faire d’effort ? « Parce que tu crois encore que, malgré tes efforts, il ne finira pas par partir ? »
Je serrai les dents, l’ignorant à son tour. Le plus important était Rui. Le plus important était son regard que je n’avais pas eu le temps de voir tout à l’heure, cette étincelle, comme si mon ange s’était libéré des liens qui l’enchaînaient. C’était si beau, et douloureux, j’aurais aimé être capable de le rendre si heureux, si comblé, si épanoui, mais j’en étais incapable. « Évidemment ».
Rui tendit la main vers moi, mais je gardai les miennes dans mon dos, redoutant de l’approcher même si je savais que j’allais devoir le faire pour ne pas l’inquiéter et lui donner l’idée de refaire disparaître ses ailes. Il me sourit, sans attendre mon cœur se mit à battre fort contre mes côtes. Je n’aurais jamais cru que son sourire pût me paraître encore plus éblouissant et chaleureux. Comment la terre pouvait-elle porter une créature aussi belle ?

- Je t'aime...

J’attrapai finalement sa main et me blottis contre son torse. Moi aussi je l’aimais. Je l’aimais tellement. J’inspirai profondément l’odeur suave de son corps d’adonis en essayant de me persuader que cette proximité n’était pas difficile à supporter. Même la puissance qui émanait de lui à présent me troublait, c’était une nouvelle facette de mon ange que je découvrais… et si l’origine de tout ça n’était pas ses ailes, j’aurais sûrement été plus qu’heureux de la découvrir. Mais même si je prenais sur moi, pour l’instant j’étais rongé par le mal-être.
Je relevai finalement les yeux pour me plonger dans son magnifique regard, espérant qu’il me donne du courage.

« Tu es… merveilleux, tu sais ? murmurai-je. Tes ailes sont une part de toi, alors je ne peux que les aimer. »

J’esquissai un sourire, me rendant compte que ce n’était pas vraiment un mensonge. L’amour que je portais à Rui était inconditionnel et sans limite, alors avec le temps, je finirais sans doute par m’habituer à ses ailes et, mon masochisme aidant, à les aimer même si elle me renvoyait l’image immonde que j’avais de moi-même et que je craignais que Rui ait un jour de moi.
Je posai mon regard sur ces grandes entités blanches, j’en approchai doucement l’une de mes mains, mon cœur se serrant de peur. J’effleurai une plume du bout de mon doigt. L’espace d’une seconde j’eus peur de la voir virer au noir à mon contact, de la voir s’effriter, mourir, mais peut-être qu’elle était bien trop pure pour que je la souille. Alors… Rui avait peut-être raison en disant que je ne pouvais le souiller, il était peut-être, lui aussi, trop pur. « Mensonges! »
Tremblant, je repris ma caresse infime sur son aile, repensant aux miennes qui avaient été arrachées. Elles n’étaient pas aussi belles que celles de Rui. Je saisis délicatement l’une des plumes entre mes doigts. « Arrache-la ! »

Je la lâchai aussitôt, me retenant de bondir en arrière, aussi ma main tenant celle de Rui se resserra. Je ne devais pas les toucher. J’avais peur qu’il réussisse à m'obliger à arracher ses plumes, oui maintenant j’avais peur qu’il me pousse à un geste malencontreux. Je savais le mal que ça faisait, même une seule plume, et pour cause, j’avais presque arraché la totalité de mes plumes avant d’être déchu, et si mes ailes de démons en avaient été dotées elles aussi, elles auraient subi le même sort. La douleur n’était pas seulement physique, c’était comme tuer de ses propres mains un être qui nous est cher. Et je l’avais fait, encore et encore… s’ils ne m’avaient pas arraché les ailes, je serais sûrement le premier démon à naître spontanément au Ciel.

Repoussant mes pensées, j’approchai mon visage de celui de mon ange pour capturer ses lèvres. Elles étaient plus chaudes, et plus volontaires, et je les malmenai avec envie. Je passai mes bras autour de sa taille, me gardant bien de toucher de nouveau ses ailes, et me pressai contre son torse.


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