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 Unexpected meeting

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Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

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MessageSujet: Unexpected meeting
Mer 5 Juin - 3:01

Unexpected meeting


Kazuki Rui & Shibata Ranmaru
16/06/210


Je me promenais dans la ville, n’ayant rien à faire. Encore une fois, j’avais collé ma jolie Rei… et je me sentais un peu coupable de lui couper sa liberté! Ce que je pouvais être mauvais avec les filles! Et surtout avec ma lady. Pourquoi est-ce que je devais toujours être super collant avec elle?! Raaah ça me mettait hors de moi! Pourquoi ne pouvais-je pas être un vrai bon ange gardien, comme mes semblables? Il fallait que je trouve le juste milieu avec elle. Être là, mais pas trop…

C’est pourquoi j’avais décidé de me promener un peu dans Tokyo. Ça allait me détendre et me faire oublier ma protégée un peu! Puis, je vis une belle galerie d’art. Malgré les années passées dans la capitale, je n’avais jamais vraiment prit le temps d’aller explorer. Non, je m’étais entièrement consacré à ma belle et à mon bar! Puis récemment, à mon démon-amant, Ranmaru, que je surnommais affectueusement Ran. Ho oui, mon bel amant que j’avais rencontré il y a de cela des années et retrouvé que peu de temps plus tôt! Il m’avait tant manqué… et nos retrouvailles avaient été merveilleuses.

Je rentrai donc dans la galerie d’art. J’aimais bien ces choses! Il y en avait de toutes les époques et certaines de la mienne. Des tableaux merveilleusement beaux! Certain me rappelaient mon ancienne maison, mon ancien chez moi… me rappelant mon ex-femme, aussi! Cette femme que j’avais tellement aimée et qui m’avait si facilement trahit. Seul Dieu, notre père à tous, savait à quel point ça m’avait brisé. Mais mon Ran-chan, le démon à qui je vouais une confiance et un amour sans limite. Un amour un peu différent de celui que j’éprouvais pour Rei. Oh Rei! J’avais tellement un cœur incompétent! Il choisissait toujours les mauvaises personnes! Sauf une. Une personne qui ne m’avait jamais déçut. Ran. C’était lui qui m’avait réapprit à aimer, à vivre. Bien entendu, il s’était enfuit et ça m’avait incroyablement blessé. Mais maintenant, je comprenais pourquoi. Je savais pourquoi il était partit! Oh Ran. Je voulais le voir. Bien que… je voulais toujours le voir!

Je passai alors devant un tableau qui me fit arrêter. Une peinture de l’enfer. Était-ce réellement ainsi, l’enfer? Avec toutes ces flammes et ces monstruosités? Je ne pouvais le croire. Ran avait été là. Mon Ran avait été en enfer! Et si le domaine de Lucifer était réellement ainsi… alors Ran avait dût incroyablement souffrir. Je fermai les yeux un moment, remerciant silencieusement le Père de m’avoir admis en Son royaume des cieux, Sa maison bénite. Je préférais de loin les nuages et, parfois, l’ennuie à cet endroit léché par les flammes, la mort et la noirceur.

Je rouvris les yeux et jetai un regard dans mon dos, comme pour voir mes ailes qui n’y étaient évidemment pas. Enfin… si, mais pas physiquement. Je m’imaginai un moment la douleur que Ran avait dût ressentir lorsqu’on les lui avait arrachées et du me mordre la lèvre inférieur pour ne pas gémir de douleur, les larmes montant dans mes yeux. Pauvre Ran… Mais en même temps, apparemment, il le méritait. Bien que je ne pourrais jamais voir mon sauveur comme maléfique, s’était un tueur et je le savais. C’était un vrai démon, ces bêtes assoiffés de sang et prenant plaisir à regarder leurs victimes agoniser, souffrir... Un démon qui aimait chasser, voir la peur, la terreur, dans les yeux de sa victime! Et pourtant, même si c’était un démon, il était tellement gentil, doux, prévenant, protecteur… hahum. Bref, il était tellement parfais avec moi! Et en plus, il m’avait encore fait oublier ma lady qui me tiraillait le cœur sans le vouloir. Il y arrivait toujours! C’est une des choses que j’adorais, chez lui. Il me faisait tout oublier. Tout.

Je passai finalement le tableau pour continuer ma visite et tomber sur un tableau plus éclairé, plus bleu, plus beau. Un tableau représentant le paradis. Un doux sourire se plaqua sur mes lèvres. Oh mon Père, votre maison me manque, parfois! Hey oui, le paradis me manquait, quelques fois! Je n’avais à me soucier que de mon bien être, en haut! Tellement moins de problèmes, de préoccupations, de douleurs… Mais en même temps, je mourrais si je retournais là haut maintenant! La pire chose qu’on pouvait me faire, c’était m’enlever Rei ou Ran. Les deux… et je mourrais. Je ne pouvais plus vivre sans eux! Définitivement.

Je restai là à regarder le tableau. Puis, je levai les yeux, laissant ma tête aller par en arrière pour offrir mon visage au ciel –plutôt au plafond-.

-Seigneur, mon Père, je vous remercie de m’avoir renvoyé ici! Sans vous, je n’aurais jamais rencontré Rei et je n’aurais jamais retrouvé Ran.

J’avais dit ces paroles à voix basses. Sinon, bien entendu, on m’aurait prit pour un fou! Je souris de nouveau au tableau, restant là, à fixer le faux paradis. Parce que, bien que le tableau fût sublime, rien ne pouvait égaler les cieux que Dieu régissait. Rien. Sauf peut-être Ran et Rei. Eux, ils arrivaient à me faire penser que Dieu avait créé quelque chose d’encore plus beau. Ils étaient mieux que le paradis.


Dernière édition par Kazuki Rui le Mer 28 Aoû - 16:21, édité 2 fois
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Sam 15 Juin - 0:35

Le temps qui passait avait-il toujours été aussi lassant et vide de sens ? Dans mes souvenirs, je n’avais jamais été très stable, à part peut-être pendant une certaine période il y a quelque chose comme deux siècles, mais en dehors de ça, est-ce que ça avait été toujours à ce point-là ? Je veux dire, avais-je toujours eu cette impression d’être sur le point de basculer dans le néant ? Je ne me comprenais pas, plus. Qu’est-ce qui avait bien pu changer dans ma tête ? Pourquoi est-ce que ça avait changé ? Moi qui étais, et je le reconnaissais sans honte, un masochiste de la plus pure espèce, je n’arrivais pas à m’y retrouver. Je n’arrivais pas à supporter cette station intermédiaire, ce n’était ni bon ni douloureux, ni extasiant ni effrayant, je ne ressentais rien d’autre que de la confusion… et ça, je n’en avais pas l’habitude. Même la voix dans ma tête ne m’aidait plus, oh elle résonnait toujours, lorsqu’elle le souhaitait, comme toujours, elle était là, ne me quittait pas… malheureusement, c’était également celle du barman du Skyline qui me poursuivait, et je n’avais pas envie de penser à lui, parce que quand je pensais à lui… je pensais inévitablement à Rui.

Réprimant un soupir, je poussai la porte d’une galerie d’art, je ne savais pas ce que j’allais y faire, néanmoins je préférais le calme de cette galerie aux rues peuplaient de gens susceptibles de sentir mon aura que je ne contrôlais plus. J’aurais pu retourner en Enfer quelques temps, voir si entendre les âmes torturées hurler me soulageait de mes maux, mais je n’avais pu me résoudre à y aller… c’était bien la première fois que l’idée de m’éloigner d’un ange me répugnait à ce point. Rui… il me manquait tant et pourtant je n’étais pas retourné le voir depuis que Rei nous avait trouvés dans le parc. Je savais de toute manière qu’il serait avec elle et qu’il me serait probablement bien difficile de l’arracher à sa protégée alors je n’avais même pas imaginé essayer, j’avais laissé le temps passer. Ça me ressemblait plus, n’est-ce pas, de jouer le détaché, de ne pas montrer à Rui tout ce qu’il provoquait en moi, toute cette faiblesse qui m’écœurait d’autant plus que c’était la mienne, pleinement la mienne. Mais pourquoi fallait-il que je me montre si orgueilleux ? Pourquoi fallait-il que je sois à ce point rongé par la folie ? Pourquoi fallait-il qu’il y ait tant d’esprits différents dans ma tête ? Les gens ont plusieurs facettes, c’est habituel, personne n’a jamais un seul type de comportement avec toutes les personnes qu’il rencontre tout au long de sa vie… mais j’étais probablement le seul à avoir réussir à isoler toutes ces facettes pour qu’elles se transforment chacune en une entité indivisible et me hantent éternellement… d’habitude, ça ne me dérangeait pas plus que ça. D’habitude… mais aujourd’hui, qu’est-ce qui m’arrivait !? Pourquoi aujourd’hui ne réussissais-je pas à remonter la pente, à m’écarter de cette facette de moi qui ressentais encore des choses comme l’amour, la tendresse ou encore le manque et la désolation ? Normalement, elle se faisait mettre KO en deux-deux par les autres et je retourner vaquer à mes occupations comme si de rien n’était.

Je me redressai finalement, décidant qu’il fallait que je réussisse enfin à me changer les idées avant d’aller supplier une certaine démone très puissante de mettre fin à ce tourment, démone qui se ferait sans doute un plaisir de me voir si pitoyable et d’accéder à ma requête.
J’avançai, saluai la responsable de la galerie et commençai à regarder les tableaux. Ils étaient plutôt bien faits, et venant de moi ce n’était pas peu dire parce que j’avais connu assez de peintres durant ma longue vie pour n’être plus impressionnable par un simple coup de pinceau, cela dit j’étais sensible à l’art et je savais reconnaitre le potentiel.

L’un des premiers tableaux qui retint mon attention fut la peinture représentant l’Enfer. Je fis la moue, est-ce que c’était ça que les gens imaginaient ? Des flammes partout et des silhouettes informes ? Sérieusement… où étaient les longues plaines arides, les ruines qui faisaient résonner les cris d’horreur et que j’affectionnais tant ? Hum les humains s’entêtaient toujours à peindre des choses qu’ils ne connaissaient pas… les peintures sur les Enfers ne manquaient, et il y avait toujours quelque chose qui clochait… pourquoi s’attaquait-il à un morceau aussi gros ? Ils avaient pourtant bien assez de leur chère Humanité pour s’inspirer en horreur et autre monstruosité.

Je repris mon chemin, de moins en moins certain d’avoir bien fait de rentrer, et aperçus finalement, à quelques mètres de moi, plongé dans ses pensées, mon ange. Je me mordis la lèvre et un rugissement dans ma tête étouffa la simple pensée d’aller le voir sans avoir pris quelques instants pour me reprendre. Cela faisait un moment qu’on ne s’était pas vus, d’accord, mais nous avions passés deux cents ans loin l’un de l’autre alors je devrais simplement être habitué à ne pas être avec lui.

Bon, comme je me refusais de refaire preuve de sensiblerie comme lors de nos retrouvailles ou encore de lui montrer que ce qui s’était passé lors de notre dernière rencontre m’avait touché bien plus que j’aurais pu l’imaginer, que cela m’avait même blessé, je croisai les bras sur mon torse et m’approchai d’un pas mesure en reprenant le contrôle de mon aura.

- Est-ce que ce n’est pas un peu surfait tout ce bleu et toute cette lumière ? Je n’ai pas le souvenir que cet endroit soit aussi calme et apaisant que ce que le fait croire cette peinture, ça se voit que c’est un humain qui l’a faite.

Un nouveau grondement emplit ma tête lorsque je me rendis compte que mon cœur de démon s’était mis à battre plus fort maintenant que j’étais près de Rui.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Sam 15 Juin - 3:17

J’étais entrain de penser à Ran qu’il apparut à mes côtés. Je le regardai, surpris. On aurait dit que je l’avais appelé par la pensée! Cette idée me fit sourire. Enfin… tant l’idée que le fait qu’il était à mes côtés
 
- Est-ce que ce n’est pas un peu surfait tout ce bleu et toute cette lumière ? Je n’ai pas le souvenir que cet endroit soit aussi calme et apaisant que ce que le fait croire cette peinture, ça se voit que c’est un humain qui l’a faite.
 
Je rigolai légèrement, soudainement bien plus de bonne humeur. La cause de cette bonne humeur? J’avais entendu sa voix et j’avais vue son magnifique visage.
 
-Oh, tu sais, mon paradis est bien différent de ce tableau! Mon paradis, il est incroyablement beau. Ses cheveux lui lèchent la nuque, des beaux cheveux soyeux! Il a des yeux incroyable, tellement profond, puissant! Il a des hanches digne faites pour faire rêver et il sait les bouger. Dis-je d’une voix remplit de tendresse et de douceur, le berçant de mon regard.
 
J’aurais tellement aimé le serrer contre moi! Ça faisait trop longtemps que je ne l’avais pas vue. Oh mon démon! Je ne pouvais tout simplement pas exprimer la joie de le voir en ce moment de solitude intense.  Et il m’était apparut, comme un ange. Sauf que c’était un démon.
 
Je me tournai complètement vers lui et me mordillai la lèvre inférieure. J’avais tellement envie de le serrer contre moi! J’avais tellement envie de l’embrasser! Ça faisait longtemps… tellement longtemps! Beaucoup trop! Même seulement deux jours sans ses lèvres sur les miennes, c’était beaucoup trop. Il fallait rattraper le temps perdu! Je voulais le rattraper! Parce que passer une seconde de plus sans lui était une torture. Une torture que j’acceptais, soit! Parce que chaque fois que je le voyais, toute cette douleur et cette torture mental s’évaporait et laissait la place à cette sensation si agréable, si douce, bien meilleure qu’aucune drogue. Cette sensation que les gens ont lorsqu’ils voient la personne aimée, mais amplifié d’au moins 100 fois.
 
Pour les humains, l’amour ne dure pas des siècles. Pour un ange, tout du moins pour moi, encore des dizaines et des centaines de siècles avaient beau passer, jamais tout l’amour, la tendresse, la douceur et mon envie de le protéger de tout ne disparaitrait. Jamais. Même si je me faisais arracher mes ailes, même si ses sentiments pour moi disparaissaient, même si l’apocalypse rasait tout… je continuerais de me soucier de lui, de l’aimer et de lui ouvrir mes bras, prêt à lui donner toute la tendresse et la douceur que j’avais à donner. Je ne pus m’empêcher de lui prendre discrètement la main, caressant sa cuisse et sa hanche au passage, d’un toucher léger.
 
-Ran, tu m’as manqué! J’avais peur que tu ne veuilles plus me voir après ce qui s’est passé avec Rei! J’en suis vraiment désolé, d’ailleurs! Je ne savais plus trop comment agir, pour te dire vrai! Je suis désolé…
 
J’avais tellement eu peur qu’il ne veuille plus entendre parler de moi! J’avais tellement peur que ses sentiments pour moi disparaissent! Il m’avait bien oublié une fois… bien qu’il pensait que j’étais mort! Mais… j’avais tellement peur qu’il trouve quelqu’un d’autre! J’avais tellement peur qu’il me laisse! J’avais tellement besoin de rester avec lui! Sans lui, j’étais totalement perdu!
 
Bien entendu, il y avait Rei. Mais Rei m’était totalement interdit. Je n’avais absolument aucune chance avec elle! Et puis de toute façon, elle ne voudrait pas de moi. Je l’aimais dans le vide! Et c’était douloureux. Avec Ran, au moins, l’aimer était génial! Je n’aimais pas pour rien! Il me redonnait mes caresses, faisait attention à moi! Avec lui, j’avais des chances. Avec lui, j’avais des espoirs. Et ce qui me faisait le plus peur, c’était les faux espoirs. J’en avais trop eut au cours de ma vie! J’avais totalement confiance en Ran! C’est juste que parfois, je ne comprenais pas pourquoi Dieu me mettait tant à l’épreuve. Il ne m’avait pas nantis question amour!
 
Plus je regardais Ran et plus mon regard s’attristait. Je m’imaginais sans lui, le perdre. Ne plus voir son beau visage, ne plus pouvoir attraper son regard du mien, ne plus pouvoir l’embrasser, ne plus pouvoir lui sourire, ne plus avoir personne à qui donner toute ma tendresse. J’étais quelqu’un de très affectueux et j’avais besoin d’avoir quelqu’un à affectionner. Ran était mon premier choix sur la liste! Deuxième : Rei. Raison : elle me repousserait en hurlant et Ran acceptait sans faire d’histoire, même si je savais pertinemment qu’il n’était pas du genre câlin. Je pinçai les lèvres. Que ferais-je sans lui?
 
-Ran, je sais que t’es pas du genre à exprimer tes sentiments et tout mais… tu vas rester avec moi longtemps, tu crois? C’est que… je ne veux pas te perdre… Tu comptes trop… je t’aime trop…
 
J’avais un peu trop l’air vulnérable à mon goût. Devant n’importe qui d’autre j’aurais eu horriblement honte. Devant Ran, ça allait. Il m’avait vue dans de bien pires états! Et puis… c’était le seule devant qui les apparences ne comptaient plus, le masque tombait. Je ne pouvais tout dire qu’à lui. Mon confident, c’était lui.
 
Il fallait vraiment que j’arrête de penser à ça. Plus je pensais et plus je me rendais compte que je l’aimais pour de centaines de raison, que le manque, s’il partait, serrait immense. En fait, je crois bien qu’il emporterait mon cœur avec lui. Il ne resterait plus qu’un trou béant au milieu de ma poitrine. Après tout, c’était le seul être que j’avais aimé qui m’avait jamais été accessible et surtout, toujours de mon côté. Ça avait toujours été le seul sur qui je pouvais compter, le seule pour qui je comptais vraiment.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Dim 16 Juin - 16:44

C’est le rire de Rui qui me répondit, et je ne pus m’empêcher de sourire en l’entendant, quand bien même ce que je venais de dire, je le pensais. Pour lui, le Paradis c’était probablement l’endroit le plus beau qui pouvait exister, mais contrairement à lui je n’y avais aucun bon souvenir… à bien y réfléchir, j’avais peu de vrais « bons » souvenirs qui ne se rapportaient pas à de la torture - envers un ange, un démon ou un humain - ou bien à mon péché préféré. Mes meilleurs souvenirs venaient encore de la Terre, je crois, et de l’Humanité en plus de ça, cette Humanité que j’aidais à détruire… mais puisque l’objet de ma tendresse ne faisait plus partie de cette Humanité, elle n’avait plus aucun intérêt pour moi… quoique ça ne voulait pas dire que j’aimais les anges non plus, c’était juste Rui.

- Oh, tu sais, mon paradis est bien différent de ce tableau ! Mon paradis, il est incroyablement beau. Ses cheveux lui lèchent la nuque, des beaux cheveux soyeux ! Il a des yeux incroyables, tellement profonds, puissants ! Il a des hanches dignes faites pour faire rêver et il sait les bouger.

Mon cœur eut un dératé et aussitôt la voix dans ma tête lui hurla de se calmer, néanmoins j’étais surpris. Il me comparait à un « paradis » ? Moi ? Pour un démon, c’était ironique, et puis son paradis ce n’était pas plutôt sa chasseuse ? D’accord ce qui nous liait lui et moi était particulier, et surtout très intense, mais c’était d’elle dont il était amoureux, non ? Pourquoi est-ce que ça me gênait qu’il dise ça, et pourquoi, en même temps, est-ce que ça me faisait plaisir ?

Il se tourna finalement vers moi en se mordillant la lèvre, mais il ne s’approcha pas de moi. Si je n’avais pas été aussi fier, j’aurais probablement franchi la distance qu’il y avait entre nous, mais je ne pouvais m’y résoudre. C’était comme une ultime défense, un dernier bouclier, ne pas lui montrer ce que je ressentais réellement pour ne pas finir anéanti.
Après quelques instants silencieux, il tendit un bras vers moi et ses doigts effleurèrent ma cuisse puis ma taille avant de s’emparer de ma main.

- Ran, tu m’as manqué ! J’avais peur que tu ne veuilles plus me voir après ce qui s’est passé avec Rei ! J’en suis vraiment désolé, d’ailleurs ! Je ne savais plus trop comment agir, pour te dire vrai ! Je suis désolé…

Je baissai les yeux sur sa main qui étreignait la mienne, il n’avait aucune idée de ce qui se passait dans ma tête, et encore moins dans mon cœur. Savait-il seulement que mon cœur pouvait ressentir encore ce que lui-même ressentait ? Ou bien m’aimait-il malgré le fait qu’il pensât qu’il m’était impossible d’aimer réellement ? C’était à la fois effrayant et réconfortant.
Mais je me demandais s’il s’était rendu compte de ce qui s’était passé, justement, la dernière fois, s’il s’était rendu compte que ce qu’il avait dit et répété m’avait plus blessé que ce que lui et moi aurions pu imaginer.

- Ran, je sais que t’es pas du genre à exprimer tes sentiments et tout mais… tu vas rester avec moi longtemps, tu crois ? C’est que… je ne veux pas te perdre… Tu comptes trop… je t’aime trop…

Et moi je n’aimais pas l’entendre me dire des choses comme ça, pas alors que j’étais persuadé qu’il y avait sans doute une autre personne à qui il avait plus envie de le dire. Je crois que si je n’avais pas revu Rei, si je ne m’avais pas vu de mes yeux les sentiments qu’avait Rui pour elle, ça ne m’aurait pas autant affecté, et peut-être que ça aurait été mieux… alors autant faire comme si c’était le cas.

Je lui adressai un léger sourire en resserrant mes doigts sur les siens. Il avait raison en disant que je n’étais pas du genre à exprimer mes sentiments, cela dit il était probablement loin de comprendre la raison de cette retenue… mais j’étais quand même étonné qu’il en soit encore à me poser des questions de ce style ? Il était encore très loin de réussir à me comprendre.

- Tu me poses encore cette question après tout ce qu’on a vécu ensemble ? lançai-je avec un sourire en coin.

Je tournai la tête pour regarder autour de nous, n’ayant pas très envie que quiconque puisse entendre notre conversation. Non seulement cela pourrait semblait louche, et puis après tout ça ne regardait personne d’autre que lui et moi.
Je le regardai de nouveau, avec douceur, et me fis violence encore une fois pour ne pas me rapprocher de lui.

- Je croyais pourtant avoir déjà répondu à ça plus d’une fois, mon ange. Je resterai avec toi tant que tu auras besoin de moi, tant que tu voudras que je reste avec toi, c’est aussi simple que ça.

Le mieux était de lui faire comprendre que ce que je ressentais ne comptait pas, puisque tout ce qui comptait pour moi, c’était Rui. J’avais beau être égoïste et mauvais, jamais il ne me viendrait à l’esprit de faire passer mes besoins avant les siens… si je l’avais fait, je l’aurais probablement déjà tué, pour le bien du peu de cohérence mentale qu’il me restait.
Je soupirai doucement et retirai ma main de la sienne.

- Cependant… sans doute que le jour où tu me diras que ma présence ne t’est plus indispensable est plus proche que tu l’imagines.

Sa chasseuse allait bien finir par voir la perle qui la protégeait et peut-être que le fait de m’avoir vu rôder autour de son ange gardien lui aura ouvert les yeux, lui aura au moins donné l’envie de le protéger de moi. Mais il était certain que, même si je prendrai mes distances avec Rui, il me faudrait plus que ça pour cesser de veiller sur lui, et veiller à ce qu’elle ne le blesse pas.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Dim 16 Juin - 22:53

-Tu me poses encore cette question après tout ce qu’on a vécu ensemble? Me demanda-t-il avec un sourire en coin.
 
Sa réponse me fit sourire. Je tentai de le faire disparaitre, mais je n’y arrivai pas. Alors, il resterait près de moi? Ça, c’était toute qu’une bonne nouvelle! Il me regarda avec un regard doux, un de ses regards qui me faisaient toujours l’effet d’une flèche de cupidon. Je dut reprendre le contrôle sur moi pour ne pas sauter dans ses bras… bref, comme d’habitude.
 
-Je croyais avoir répondu à ça plus d’une fois, mon ange. Je resterai avec toi tant que tu auras besoin de moi, tant que tu voudras que je reste avec toi, c’est aussi simple que ça.
 
Je souris de plus belle et serrai sa main légèrement plus fort, mon cœur battant la chamade. J’avais envie de l’embrasser, de le serrer contre moi, de lui faire plaisir, de l’entendre dire mon prénom de sa voix tellement sensuel… j’avais envie de lui faire ressentir tout le bonheur et le plaisir que je pouvais lui fournir. J’avais envie de lui prouver qu’il avait raison de rester avec moi, que je pouvais le satisfaire, lui faire plaisir. Je ne savais pas comment Ran pensait, et je me doutais bien que je ne le saurais jamais. Mais je savais que les déclarations hauts en couleurs avec tout pleins d’artifices, ce n’était pas son genre. La seule chose que je savais faire à la perfection avec lui, c’était faire l’amour. Je savais qu’il aimait être avec moi, dans ces moments! Je lui aurais bien fait un beau souper romantique aux chandelles et tout, mais… ça c’était mon truc. Je n’avais pas la moindre idée de si c’était le sien ou non! Et je ne voulais en aucun cas le décevoir. Puis, alors que j’allais m’approcher de lui, il lâcha ma main dans un soupire.
 
Je le regardai, un mélange de panique et de surprise dans les yeux. Pourquoi? Moi, je voulais m’approcher et lui, il voulait s’éloigner? Ou bien… Je lui jetai un regard remplit de tendresse et de questionnement. Pas besoin qu’il sache que j’avais peur! Oui, j’avais peur qu’il s’en aille. Peut-être qu’il ne s’en irait pas pour l’éternité, mais il pouvait quand même s’en aller pour la journée. Aujourd’hui, je voulais rester avec lui.
 
-Cependant… sans doute que le jour où tu me diras que ma présence ne t’es plus indispensable est plus proche que tu l’imagines.
 
J’ouvris des grands yeux surpris. Masi que disait-il, celui-là!? Un mélange de colère et de tristesse s’empara de moi. Comment pouvait-il penser une seule seconde que je n’aurai plus besoin de lui un jour?! Ne comprenait-il pas? Moi qui pensais que j’étais un vrai livre ouvert quand il s’agissait de lui…! Je le pris par le bras et le tirai dans un coin où nous pourrions être tranquille. Je le poussai doucement contre le mûr sans lui faire mal et me collai à son torse. Je posai mes lèvres sur les siennes et  les embrassai dans un baiser des plus tendres, essayant d’y faire passer tous mes sentiments. Je serais perdu, sans lui. Je fis ensuite glisser mes lèvres jusqu’à son oreille.
 
-T’es un démon. Un démon des plus cruels, sans pitiés… Un démon assassin qui n’hésiterait jamais à faire du mal. Mais tu es aussi MON démon! Mon démon, tendre, gentil, prévenant, doux et si attentionné! Tu es mon Ran, celui sur qui je sais que je peux compter, celui en qui j’ai un confiance aveugle, celui qui me fait tout oublier, celui qui me fait vivre les émotions positives les plus fortes que je n’ai jamais ressentis, celui pour qui quitter le paradis m’a semblé une bonne décision, celui sans qui je ne serais jamais capable de passer la moindre épreuve, celui qui arrive à me faire sourire seulement à sa pensée. Comment peux-tu croire que je n’aurai plus besoin d’être heureux un jour? Comment peux-tu penser que je voudrais un jour vivre malheureux!? Sans toi, c’est ce que je suis! Sans toi, je ne suis qu’un incapable, ne faisant que s’apitoyer sur son sort comme un minable!
 
Ma voix avait finit par trembler, une boulle s’étant former dans ma gorge. Je ne pouvais toujours pas croire qu’il croyait que je pourrais un jour vivre sans lui. Comment une idée comme celle-ci avait-elle put se rendre jusqu’à son cerveau de démon!? Ne savait-il pas que je n’étais rien sans lui?! Ne savait-il pas que les années passée loin du démon de mon cœur avaient été pénibles, même plus?!
 
Je dus m’éloigner de lui. Je baissai la tête au sol et marchai vers la sortie. Je ne pouvais pas pleurer devant lui, pas après ce qu’il avait dit. N’avait-il pas confiance en moi? Moi?! L’abandonner!? Alors que je craignais toujours qu’il ait marre de moi!? Alors que c’était moi qui me demandais sans arrêt s’il allait me remplacer? Je n’arrivais tout simplement pas à y croire. Juste le fait de penser l’avoir de nouveau loin de moi me faisait perdre la tête. Juste y penser et mon cœur saignait.
 

Je dus me faire violence pour ne pas pleurer, là, au milieu de la galerie d’art. Je marchais d’un pas lent. Si je ne faisais qu’un mouvement trop rapide, mes larmes couleraient. Pourquoi arrivait-il à me faire pleurer d’une simple phrase!? Ça m’énervait. Je devrais pouvoir garder le contrôle sur moi-même. Et pourtant, je savais parfaitement qu’avec Ran c’était impossible.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Lun 17 Juin - 20:25

Avant qu’il eut besoin de dire quoi que ce fut, je lus sur son visage ce que mes paroles venaient de provoquer en lui. Je venais de lui causer un choc, pourtant j’étais persuadé que lui comme moi savions que c’était la vérité. Est-ce que ce n’était pas mon rôle, depuis le début, de lui tenir compagnie tant que ses amours ne le satisfaisaient pas ? Dans ce cas, n’était-ce pas également mon rôle de m’évincer lorsqu’il serait enfin heureux avec la personne qu’il aimait ?

Soudainement, il attrapa mon bras et m’attira dans un coin isolé avant de me plaquer au mur pour m’embrasser. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse de cette manière, aussi, rien ne put empêcher mon cœur pris de cour de se mettre à battre à une allure démesurée. Encore une fois je me retins de l’enlacer, de m’accrocher à lui alors que ses lèvres malmenaient tendrement les miennes. Heureusement, il rompit le baiser avant que je ne cède à la tentation puis glissa sa bouche à mon oreille, j’en frissonnai, puis me figeai.
Comment pouvait-il me dire une chose pareille ? Je pouvais à présent être certain qu’il n’avait absolument pas idée de ce que je pouvais ressentir, et de là à dire qu’il pensait probablement que je ne pouvais pas aimer comme lui, il n’y avait qu’un pas. Pas que j’aie envie qu’il aille se mettre en tête que j’étais amoureux de lui - chose que je ne pouvais même pas m’admettre à moi-même -, cependant après tout ce temps il devait bien savoir que je pensais à lui avant de penser à moi. Parce que moi, la douleur, j’aimais ça, mais lui, il avait assez souffert durant son existence pour que je n’alourdisse pas son fardeau.

Je rouvris les yeux et les levai vers Rui lorsqu’il me lâcha et commença à s’éloigner de moi, tête baissée et prenant lentement le chemin de la sortie. La rage accéléra ma respiration et j’eus du mal à la contrôler, alors que dans ma tête il exultait.

- Laisse-le, Ran. Laisse-le souffrir comme il t’a fait souffrir, il n’est pas différent de tes autres bourreaux.

Je me mordis le coin de la lèvre jusqu’à sentir une goutte de sang rouler sur ma peau. Il avait raison, Rui était devenu l’un de mes bourreaux, probablement le pire qui soit, le seul qui serait en mesure de réellement me détruire. Mais bien sûr qu’il était différent des autres, et le laisser souffrir c’était au-dessus de mes forces, même si j’étais en colère contre lui. Sans compter qu’il osait me laisser en plan après m’avoir parlé comme il l’avait fait !
Je passai rageusement une main sur mon menton pour essuyer le sang, sans m’inquiéter du fait que plutôt que de l’essuyer, je l’avais probablement étalé. Je partis à la suite de mon bourreau et le rattrapai, je l’attrapai par le col de sa veste et l’entrainai purement et simplement jusqu’à la réserve.

Je claquai la porte derrière nous et poussai Rui contre un mur, incapable de retenir cette douleur que je ne voulais pourtant pas lui montrer. À présent loin de tout regard humain, je sautai sur Rui, littéralement. Je plaquai mes mains sur ses épaules pour le rabattre au sol, dos contre le mur, et je me plaçai à califourchon sur ses cuisses, gagnant enfin un ascendant physique.

- Je t’interdis de me parler comme ça, grognai-je en détachant chaque syllabe. Tu sais aussi bien que moi que ce que je dis est vrai, et quand bien même ce que tu me dis l’est aussi, je refuse de l’entendre. Tu crois peut-être que parce que je suis un démon, tout ce que je suis capable de ressentir, c’est de la haine, du mépris, ou au mieux, de l’indifférence ! Ou que je ne suis pas apte à comprendre ce que tu ressens, mais tu te trompes… et pourtant tu oses me dire des mots aussi tendres alors que tu en aimes une autre au point de venir te réfugier dans mes bras parce qu’elle te blesse ! De quel droit peux-tu me parler comme ça et me faire caresser des espoirs alors qu’un jour tu me laisseras !

Je serrai les dents, priant - tiens ça faisait longtemps - pour que Rui ne se rende pas compte que je commençais à trembler, et aussi pour que ce que je ressentais ne soit pas ce que l’on ressent lorsqu’on est sur le point de fondre en larmes.

- Et je ne peux pas croire que tu sois assez naïf pour imaginer que ta chasseuse, ou n'importe qu’elle autre fille dont tu tomberas amoureux, accepte tout bêtement notre relation et accepte de te partager avec quelqu’un comme moi.

À son âge, il devait bien comprendre qu’à un moment donné, il y a des choses pour lesquelles il faut savoir choisir, et qu’une relation amoureuse se fait à deux, pas à trois, quand bien même moi je pourrais accepter de le partager pour ne pas avoir à me séparer de lui… mais et encore, est-ce que je serais réellement en mesure de le supporter éternellement ?

J’enlevai mes mains de ses épaules et les laissai retomber le long de mon corps en baissant la tête. Je serrai les poings pour tenter de contrôler mes tremblements mais je sentais que j’étais sur le point de fléchir.

- Non Ran, ne sois pas aussi faible…

Je me mordis la lèvre, c’était trop tard, je sentais déjà quelque chose d’humide couler sur mes joues.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Lun 17 Juin - 21:43

Ran vint me chercher et me tira brusquement jusque dans la réserve. Il me plaqua au sol, me faisant pousser un petit gémissement de douleur, et s’assit sur mes hanches. Du sang était étalé sur sa joue… il… pleurait? Je le regardais, surpris et sous le choc. Il était effrayant, comme ça. Et pourtant, je n’avais pas peur. En fait, j’étais terrifié. Pas par ce qu’il pourrait me faire, mais bien par ce qu’il pourrait me dire.

- Je t’interdis de me parler comme ça. Tu sais aussi bien que moi que ce que je dis est vrai, et quand bien même ce que tu me dis l’est aussi, je refuse de l’entendre. Tu crois peut-être que parce que je suis un démon, tout ce que je suis capable de ressentir, c’est de la haine, du mépris, ou au mieux, de l’indifférence ! Ou que je ne suis pas apte à comprendre ce que tu ressens, mais tu te trompes… et pourtant tu oses me dire des mots aussi tendres alors que tu en aimes une autre au point de venir te réfugier dans mes bras parce qu’elle te blesse ! De quel droit peux-tu me parler comme ça et me faire caresser des espoirs alors qu’un jour tu me laisseras !

J’étais sous le choc. Alors… c’était comme ça… C’était ça… Cétait Rei qui le dérangeait tant! Mais bon Dieu! Il comptait autant que Rei, pour moi! Même s’il avait raison. Je venais sans arrêt me réfugier dans ses bras… pas toujours parce que j’avais mal! Parfois, je voulais juste le voir et être avec lui… parfois, j’étais simplement fatigué et Ran m’apportait une tranquillité telle que je pouvais simplement dormir d’un sommeil sans rêve, réparateur. Je refusais de croire que Ran croit que je voulais être avec lui simplement pour me cacher. Bien entendu, je le faisais. Mais pas que ça. Sans lui, j’étais perdu. Qu’il dise que je m’étais trompé sur ses sentiments, par contre… ça me fit un baume au cœur. Je n’avais tout simplement pas voulu espérer trop…

- Et je ne peux pas croire que tu sois assez naïf pour imaginer que ta chasseuse, ou n'importe qu’elle autre fille dont tu tomberas amoureux, accepte tout bêtement notre relation et accepte de te partager avec quelqu’un comme moi.

Là, il marquait un point. Jamais personne n’accepterait que je sois avec Ran. Et pourtant, je m’en fichais complètement. Puis, il se redressa. Il se mordit la lèvre et se mit à… PLEURER!? Je le regardai sans bouger quelques secondes puis me redressai et l’attira dans mes bras. Je me collai au mûr et me mit à le bercer tout doucement. Je ne savais pas quoi lui dire pour ne pas le blesser plus qu’il ne l’était déjà. Je m’en voulais tellement, de ne pas avoir vue sa douleur! Je m’en voulais tellement! Il m’aidait toujours, me rassurait… et moi, je le faisais pleurer. C’est tout ce que j’avais réussi à faire. Une larme dévala ma joue, larme que j’essuyai discrètement. Je ne voulais pas qu’il voit. C’était lui qui avait été blessé.

-Mon cœur… je ne serai jamais avec Rei… tu sais, c’est vrai que je l’aime, mais tu comptes autant qu’elle peut compter! Tu es mon éternel partenaire! Le seul qui restera avec moi et qui passera au cour du temps à mes côtés! Je t’aime, Ran. Je t’aime comme un homme peut en aimer un autre. Tu n’es pas quelqu’un que je vais voir uniquement lorsque j’ai mal! Mais je sais que tu as raison. Je viens toujours me réfugier contre toi, comme un lâche. C’est… tu es…

Je soupirai pour faire baisser la pression. C’était très éprouvant, voir Ran pleurer! Surtout que maintenant, son visage était tâché de rouge. Je lui embrassai le front avec tendresse et le serrai un peu plus fort.

-Ran, pour ce qui est de ce que je t’ai dit par rapport à tes sentiments… je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas te faire de mal… mais je ne me rends compte de rien. Je suis égoïste avec toi, je le sais très bien! Je suis désolé, de te faire du mal! Mais je t’assure que personne ne prendra jamais ta place! Je suis prêt à tout pour toi, Ran! Si Rei et toi se battiez, je ne serais jamais capable de choisir! Je préférerais me faire arracher les ailes que faire du mal à l’un de vous deux! Tu es aussi important que Rei, mon cœur! Je ferais tout pour toi! Tout! Ne crois pas que je t’abandonnerais pour quelqu’un d’autre! Et puis… je ne suis pas naïf à ce point. Je sais que notre relation de serait jamais accepté! Et c’est pourquoi je préfère rester sans petit ami et avec un amant que le contraire. Je…

Je ne savais pas quoi dire. Je ne savais même pas si je l’avais blessé en disant ces mots. Mais je savais que pour rien au monde, je ne voulais faire pleurer Ran. Je ne voulais pas le blesser, parce que c’était comme me faire mal moi-même.

-Pour te dire la vérité, mon cœur, je ne sais même pas si je t’ai plus blessé en te disant ça. Je ne veux pas te faire de mal! C’est la dernière chose que je veux! Et… c’est vrai que je ne comprends pas. C’est vrai que je ne sais pas à quoi tu penses, comment tu penses! Je suis trop bête pour deviner! Alors dit-le tout simplement, quand je te blesse! Parce que ce n’est jamais voulu. Je t’aime! Tu me supportes alors que personne d’autre ne le ferrais! Et même si quelqu’un d’autre le voudrait bien, moi ce n’est que toi que je veux! Je ne pourrais jamais être avec quelqu’un d’autre! Jamais! Même si tu parles de Rei, je ne pourrai jamais être avec elle! Même si je le voulais, je ne pourrais pas! C’est interdit! Et je t’assure que si être avec Rei signifie te perdre, alors je ne le veux pas! Si être avec Rei signifie te faire du mal, alors il en est hors de question! Je ne t’échangerais contre rien au monde! Absolument rien!

Je ne savais pas quoi faire. Je voulais tellement qu’il comprenne comme il était important! Je voulais tellement qu’il comprenne! Je lui embrassai la tempe avec tendresse et essuyai ses joues de mes pouces, continuant doucement de le bercer. Je ne voulais plus qu’il pleure. Pas à cause de moi. En ce moment même, j’aurais pleuré toutes les larmes de mon corps. J’avais fait pleurer mon démon.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Mer 19 Juin - 20:52

Je pleurais. J’étais un démon et j’étais en train de pleurer. Et j’étais en train de pleurer à cause de l’affection que je portais à un ange. Fut un temps, cela m’aurait fortement écœuré et mes cris auraient résonné en écho à ceux qui retentissaient dans ma tête à ce moment. Fut un temps, pas si éloigné, j’aurais pensé que ça aurait toujours été ainsi. Et pourtant, à cet instant, alors qu’intérieurement je faisais mon possible pour me reprendre, quelque chose en moi réduisait tous mes efforts à néant.
Mais, alors que je pensais que Rui aurait cherché à me fuir pour le comportement probablement effrayant que je venais d’avoir devant lui, envers lui, je sentis ses bras passer autour de moi et il m’attira contre son torse pour me bercer doucement. Cette fois, je ne me retins pas pour me pelotonner contre lui et j’enfouis mon visage contre son cou, m’enivrant du parfum de sa peau, de sa chaleur. Comment avais-je réussi à tenir deux siècles loin de lui, alors qu’à présent, à peine deux semaines de séparation m’avaient paru insupportables ?

J’écoutai Rui, qui faisait son possible pour me rassurer, me rappelant les sentiments qu’il avait pour moi, et cela fonctionna. Il déposa un baiser tendre sur mon front en me serrant un peu plus fort dans ses bras, puis continua à parler. Cette fois, je l’entendis de nouveau se mettre à rire. Rui était vraiment le plus terrible, il ne savait pas s’il me blessait ou non, il ne voulait pas me faire de mal, et pourtant…
Je refermai les paupières pour reprendre mes efforts à me calmer. Il me disait qu’il m’aimait, et au fond qui étais-je pour remettre en cause la parole d’un ange aussi pur et honnête que lui ? Mais ce que je comprenais également dans ses mots, c’était qu’il renonçait à Rei parce qu’il n’avait pas le droit d’être avec elle, alors il abandonnait avant même de savoir s’ils pouvaient être heureux ensemble. Oh, loin de moi était l’idée de le pousser dans les bras de cette chasseuse, et tous les prétextes étaient bons pour accueillir Rui dans mes bras, quitte à servir de substitut… enfin, c’était ce que je pensais, jusqu’à présent. Mais maintenant que j’avais entendu de sa bouche qu’il ne saurait pas choisir de lui-même entre elle et moi, que tout ce qui le freinait avec elle, c’était qu’il était trop bon pour enfreindre une règle, les flammes qui léchaient mes plaies s’intensifiaient. S’il se tournait vers moi, c’était parce que j’étais disponible, à sa portée, facile.

Sa voix s’éteignit, les battements de mon cœur avec, et il essuya doucement mes larmes. Après quelques instants, je me redressai pour m’arracher à son étreinte mais mon corps tremblait encore de mes sanglots mal contenus.

- Et c’est moi que tu traitais de « cruel » tout à l’heure...

Ma voix était à peine sortie de ma bouche. Je relevai les yeux pour croiser ceux de Rui. Ce qui m’énervait, c’était que je savais qu’il ne pouvait qu’être sincère, et ça me tuait parce que quelque part j’aurais préféré qu’il me mente pour m’amadouer. J’avais pourtant l’habitude des paroles qui blessent, qu’elles viennent de moi, de ma tête ou d’un autre… et celles de Rui qui n’étaient même pas faites pour m’affecter, elles me détruisaient doucement. J’aurais dû me contenter de ce qu’il me donnait, parce qu’il était tout ce que je voulais, mais savoir que son cœur était partagé ça me tuait. J’aurais dû pouvoir faire avec, j’étais un démon et jusque là, j’avais toujours fait en sorte de ne me lier à personne… mais voilà, j’étais peut-être amoureux, mais j’étais également désespéré, arrogant… et jaloux. Et s’il y avait bien une personne que j’aurais voulu préserver de me voir dans un état aussi mauvais, c’était bien Rui.

Je passai une nouvelle fois ma main sur mes joues, chassant les dernières larmes qui s’étaient échappées alors que je retenais les autres avec toute ma volonté.

- Tu dis que tu abandonnerais toute occasion de gagner le cœur de quelqu’un « à cause » de moi, mais est-ce que ça ne me garantit pas qu’un jour tu penseras à quelqu’un d’autre en étant près de moi ? Est-ce que ça ne me garantit pas que tu auras un jour des regrets ? C’est pas un choix, ça, c’est du dépit, de la facilité.


Je me détestais. Enfin, plus que d’habitude quoi. Je posai ma main sur mon visage en soupirant, qu’est-ce que j’étais en train de raconter ? J’étais en train de faire des reproches à la meilleure personne que je connaissais sur cette terre… de quel droit ?
Je baissai la tête. Je me savais fou depuis toujours, mais être fou par amour, c’était bien la première fois. J’appuyai mon front contre l’épaule de Rui.

- Dévore-moi, murmurai-je. Je sais que je devrais juste accepter tout ce que tu me donnes, mais j’ignore si je serai capable d’ignorer les sentiments que tu éprouves pour d’autres… rien que d’y penser ça me rend fou. Tu n’imagines pas ce que tu fais ressentir, Rui.
- Tu n’es qu’une loque…

Je me mordis la lèvre pour me retenir de lui répondre. Je savais ce que j’étais, même si c’était difficile à admettre, surtout près de Rui.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?



Dernière édition par Shibata Ranmaru le Ven 25 Oct - 11:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Jeu 20 Juin - 0:39

Il pleurait toujours lorsqu’il s’éloigna de moi.

- Et c’est moi que tu traitais de « cruel » tout à l’heure...

Je l’avais encore blessé. J’avais ma réponse. Je pinçai les lèvres. Je ne voulais pas lui faire de mal! Jamais! Et pourtant, quand ses yeux croisèrent les miens, je dus utiliser toute la volonté que je possédais pour ne pas éclater en sanglot à mon tour. Pourquoi devais-je lui faire du mal?! J’aurais eu envie de hurler. Je voulais le protéger, lui faire ressentir tout ce qu’il me faisait lui-même ressentir…! Mais je le faisais souffrir, à la place. Je ne faisais que le faire souffrir. Il essuya les larmes restantes.

- Tu dis que tu abandonnerais toute occasion de gagner le cœur de quelqu’un « à cause » de moi, mais est-ce que ça ne me garantit pas qu’un jour tu penseras à quelqu’un d’autre en étant près de moi ? Est-ce que ça ne me garantit pas que tu auras un jour des regrets ? C’est pas un choix, ça, c’est du dépit, de la facilité.

De la… FACILITÉ!? Ça m’énervait. Ne comprenait-il pas ce que j’essayais de lui dire?! Ne comprenait-il pas que pour rien au monde je voudrais lui faire de mal, que pour rien au monde je ne voudrais être avec quelqu’un d’autre?! Ne comprenait-il pas qu’avec lui, il m’était impossible de penser à quelqu’un d’autre? Ne comprenait-il pas qu’il m’était… indispensable…? Je ne pouvais pas lui en vouloir, en fait. S’il pensait à quelqu’un d’autre, j’en mourrais. Si j’étais à sa place … je crois que je me serais déjà tué! Mon démon… je m’en voulais tellement! Que pourrais-je faire pour qu’il arrête de souffrir? Je ne pouvais pas arrêter de voir Rei. C’était impossible, puisque j’étais son ange gardien. Je ne voyais pas comment je pouvais soigner les blessures que je lui avais causées. Il pencha la tête, allant accoté celle-ci sur mon épaule.

- Dévore-moi. Je sais que je devrais juste accepter tout ce que tu me donnes, mais j’ignore si je serai capable d’ignorer les sentiments que tu éprouves pour d’autres… rien que d’y penser ça me rend fou. Tu n’imagines pas ce que tu fais ressentir, Rui.

J’étais un démon. Il était l’ange et moi le démon, ici! C’est à moi et pas à lui qu’on aurait dut enlever les ailes! Que pouvais-je faire? Oh mon Seigneur, aidez-moi! Apportez-moi Votre aide! J’ai besoin d’aide! Oh mon Ran! Que dois-je faire?

-Ran…

Je me rendis alors compte que ma voix n’était plus qu’un mince filet grave et enraillé. J’avais une boulle dans la gorge qui m’empêchait de parler. Je ne voulais pas pleurer! Pas maintenant! Maintenant, devant Ranmaru, je devrai me montrer fort! Je ne pouvais pas me montrer si faible alors que je l’avais tant blessé. Oh bon Dieu, aurais-je dut l’ignorer, lorsqu’il était venu au Skyline? Je ne lui aurais jamais causé de souffrances…

-Ranmaru… Est-ce que j’aurais dut t’ignorer, ce soir-là, au Skyline? Est-ce que… j’aurais simplement dut laisser ça comme c’était? Je ne veux pas te blesser et pourtant c’est tout ce que je fais depuis ce jour! Je veux juste te protéger et pourtant..! Je suis désolé.

J’étais vraiment un ange gardien raté, n’est-ce pas? Je le serrai alors contre moi de nouveau, caressant ses cheveux alors que mon cœur battait douloureusement dans ma poitrine. J’aurais aimé qu’il s’arrête à ce moment précis. J’étais tellement égoïste! J’étais le pire! Oh j’étais tellement mauvais! Je pris conscience de ce fait et me mit à sangloter tout en le serrant. Pa-thé-tique.

-Je suis désolé! C’est moi qui te fait du mal et c’est moi qui pleure! Déé-é-solé! Je… je voudrais juste que tu puisses être heureux! Je suis… tellement… mauvais! Je suis tellement désolé! Je suis tellement égoïste! Je ferrais tout pour… pour… te garder près de moi… et pourtant… tu-tu-tu souffres! Mais je veux… juste… que tu sois heureux avec moi!

Je n’arrivais pas à m’exprimer clairement. Je serrais mon démon contre moi, sanglotant. J’avais tellement honte de moi! Quelle chose lamentable! Je fis tout mon possible pour desserrer un peu mon emprise sur lui. Ça me fit mal jusque dans mon âme, mais au moins, s’il voulait partir, s’enfuir l’être pathétique que j’étais en ce moment même, alors il le pourrait. Je lui jetai un coup d’œil, mais le regrettai aussitôt. J’avais oublié pendant un moment qu’il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert.

Je me torturais l’esprit. Comment pouvais-je lui faire du mal alors qu’il m’avait été d’un si grand secourt et qu’il l’était toujours?! Je pris le temps de respirer. Il fallait que je respire si je voulais parler! Mais… je ne savais pas quoi lui dire… Je ne savais plus quoi dire! Je plaçai alors une main tremblante dans ses cheveux et posai avec toute la tendresse dont je possédais mes lèvres sur les siennes. Mes larmes roulaient doucement sur mes joues, mais j’avais repris très légèrement le contrôle sur moi-même. Il comprendrait certainement mieux dans un baiser que dans des mots! Je l’aimais! Ran était le démon dont j’étais follement amoureux! Je… c’est ce que j’essayai de lui faire comprendre. Il comprendrait le reste seul, non? J’étais tombé amoureux de lui quand? Entre le moment où on s’était retrouvé au Skyline et maintenant. Je l’aimais! Comment peut-on vouloir du mal à quelqu’un qu’on aime? Impossible. Je voulais juste qu’il sache ça. Que je l’aimais et que je ne lui voulais pas de mal.

Mes larmes se tarirent d’elles mêmes. Les lèvres de Ran sur les miennes étaient magiques. Je séparai lentement nos lèvres et m’essuyai les yeux. Je plongeai doucement mon regard dans le sien, sans pourtant être capable de sourire. J’étais incapable de sourire s’il souffrait. Je voulais savoir comment il allait.
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Jeu 20 Juin - 23:24

- Ran…

Sa voix, soudain basse et vibrante, me fit frissonner, et me fit également réaliser toute l’émotion qu’il ressentait, qu’il contenait tout aussi difficilement que moi. Non, je n’avais pas pensé que ma détresse pourrait le laisser impassible, mais je ne pensais pas qu’elle le toucherait à ce point. J’avais perdu l’habitude des personnes bonnes et douces comme l’était Rui, malgré que je sache qu’il n’y avait pas meilleur que lui sur cette planète, ni dans les cieux.

- Ranmaru… Est-ce que j’aurais dû t’ignorer, ce soir-là, au Skyline ? Est-ce que… j’aurais simplement dû laisser ça comme c’était? Je ne veux pas te blesser et pourtant c’est tout ce que je fais depuis ce jour ! Je veux juste te protéger et pourtant..! Je suis désolé.

De nouveau, il me prit dans ses bras pour me serrer contre son torse. Il me blessait mais pour rien au monde je n’aurais souhaité ne pas l’avoir retrouvé, j’étais maso après tout. À choisir entre la douleur de craindre qu’il puisse m’abandonner, et celle de ne plus jamais l’avoir à mes côtés, le choix était simple, et de toute manière, j’étais déjà à lui.

- Je suis désolé ! C’est moi qui te fais du mal et c’est moi qui pleure ! Déé-é-solé ! Je… je voudrais juste que tu puisses être heureux ! Je suis… tellement… mauvais ! Je suis tellement désolé ! Je suis tellement égoïste ! Je ferais tout pour… pour… te garder près de moi… et pourtant… tu-tu-tu souffres ! Mais je veux… juste… que tu sois heureux avec moi !

Je glissai mes mains dans son dos pour lui rendre son étreinte alors que je le sentais trembler contre moi. Ses larmes me vrillaient, je ne supportais pas qu’il pleure, même si je lui avais souvent fait croire que c’était parce que c’était une faiblesse que je n’admettais pas, et aujourd’hui il pleurait parce que moi-même je pleurais, ce que j’admettais encore moins.
Ses excuses me paraissaient tellement déplacées, comment pouvait-il se reprocher d’être mauvais, ou égoïste ? C’était un ange, il était parfait, il était juste… trop gentil, c’était peut-être ça son pire défaut. Il faisait tout avec la meilleure volonté, même aimer.

Ses bras me lâchèrent lentement, et je sentis mon cœur se serrer mais je me forçai à m’écarter de lui. Nos regards se croisèrent, et je pus enfin comprendre, je me sentis enfin réellement rassuré… en quatre siècles d’existence, je crois que je n’avais jamais lu autant de tendresse dans un regard, autant… d’amour ?
Sa main remonta dans mes cheveux et il m’embrassa, je m’abandonnai à ses lèvres et m’accrochai à son cou. Mon cœur s’emballa brusquement, comme s’il craignait de ne plus avoir l’occasion de me faire me rendre compte de mes sentiments les plus profonds, de tout l’amour que je portais déjà à Rui. Mais j’avais compris, et lui aussi, et il se remit à gronder.

Rui rompit le baiser après quelques doux instants et essuya ses joues, puis son regard revint sur le mien. Mon cœur déborda, et avec lui les grondements dans ma tête qui tentaient de m’empêcher de parler, mais les mots étaient déjà sur mes lèvres.

- Rui, je… je ne sais être heureux qu’avec toi. Ma vie n’a aucune saveur, sauf quand je suis dans tes bras.

J’enfouis mes doigts dans ses cheveux et me rapprochai pour sceller nos lèvres de nouveau, je voulais continuer de me sentir bien, même si ça devait le faire hurler de plus belle. Je soupirai et me collai contre le torse de Rui pour sentir sa chaleur qui m’avait tant manquée.
Je mis fin au baiser mais gardai ma bouche tout près de la sienne.

- Je t’aime.
- Ran, non !
- Je t’aime plus que tout…

J’embrassai encore ses lèvres, un court instant avant de me mordre la lèvre et de relever les yeux vers lui. Je devais lui dire maintenant, je me connaissais, ces mots il ne les entendrait pas souvent sortir de ma bouche même si l’intensité de mes sentiments ne changerait jamais. Mais il devait l’entendre, je devais le lui dire, sincèrement, au moins une fois.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Lun 24 Juin - 1:55

Je rompis le baiser. J’avais du mal à garder ce semblant de calme que j’avais réussi à acquérir, à ne plus pleurer. Mais je le devais! Parce que mon Ran-chan avait besoin de tout sauf mes larmes, en ce moment! Je ne devais pas pleurer. Pour lui! Et c’est cette pensée qui me permettait de rester calme.

- Rui, je… je ne sais être heureux qu’avec toi. Ma vie n’a aucune saveur, sauf quand je suis dans tes bras.

Il passa sa main dans mes cheveux et m’embrassa de nouveau. Je me laissai aller dans le baiser, appréciant ses lèvres comme si c’était la dernière fois. Il  se colla tout contre moi, me laissant la chance de refermer mes bras autour de lui, l’un de mes mains bien callé sur ses reins et l’autre le caressant  tout doucement. Il finit par séparer nos lèvres sans pour autant se décoller, gardant sa bouche près de la mienne. J’avais une envie folle de lui faire l’amour sur ce plancher, là, tout de suite… Simplement pour l’entendre soupirer de bonheur et voir du plaisir sur son doux visage. J’avais tellement envie de voir du plaisir sur son visage! Après ces quelques minutes de «dispute», j’avais envie de le voir libéré de toutes pensées négatives.

- Je t’aime.

À cet instant, mon cerveau cessa tout activité.

- Je t’aime plus que tout…

Mes yeux se remplirent de larmes d’émotion alors qu’il posa un baiser sur mes lèvres. Il leva finalement les yeux vers moi les miens. Une larme roula sur ma joue. Je ne savais tout simplement pas comment réagir ni comment lui répondre. Mon cerveau n’avait toujours pas redémarré. Je passai ma main sur sa joue avec tendresse sans vraiment m’en rendre compte. Je bougeai les lèvres, tentant de parler, mais en vain, rien ne sortait de ma bouche. Je lui embrassai alors le front avec tendresse.

Il m’avait dit «Je t’aime». Ces mots que j’espérais désespérément et qui m’avait tant blessé par le passé. Ces mots qui me gonflaient le cœur de bonheur et qui me l’avaient déjà détruit. C’est mots qui, venant de la bouche de mon démon, me faisaient l’effet de l’extasie.

-Oh bon sang, Ran… Dis-je d’une vois tremblante.

Je n’arrivais toujours pas à dire quelque chose de pertinent. Je recommençai alors à lui caresser la joue, descendant dans son cou et sur son épaule. J’aurais voulu lui donner une vraie réponse, mais je n’y arrivais toujours pas. Ma voix restait obstinément coincé dans ma gorge. L’émotion était bien trop forte! Mon Ran m’aimait… mon Ran à moi... Je posai ma tête sur son épaule et me mit à lui embrasser le cou.

Je montai doucement ma bouche jusqu’à sa tempe, laissant le temps à ma voix de se remettre de l’émotion, me laissant le temps de reprendre possession de ma voix. Puis, je m’éloignai lentement de lui pour le regarder dans les yeux. Je lui souris tendrement.

-Ran, je t’aime aussi. Je jure devant Dieu que je t’aime.

Et enfin j’avais finalement dit quelque chose qui méritait que j’ouvre la bouche! Je lui souris doucement et me mit à embrasser son visage avec douceur, parsemant sa peau de baiser. Je voulais enlever toutes ces traces de larmes! Je ne voulais plus voir ces trainées rouges! Elles me répugnaient. Tout signe de tristesse de Ranmaru me répugnait! Surtout si sa tristesse était causé par nul autre que moi.

Je terminai mes baisers sur ses paupières. Je me mis alors à lui caresser les hanches tout doucement. Je mis mon visage dans son cou, y déposant une multitude de doux baisers. J’étais épuisé! Tous ces sentiments et ces larmes m’avaient épuisé! Et maintenant, je n’avais envie que de Ran, de douceur, de caresse et d’un lit. J’avais envie de me coucher avec Ran tout contre mon corps. J’avais envie de me laisser aller, de fermer les yeux et de sentir mon amant contre moi. Mon amant mais aussi mon amour...

-Je suis fatigué… Je t’aime.

Je n’avais pas put m’empêcher de lui dire que je l’aimais. Maintenant qu’il me l’avait dit lui-même, c’était comme une permission de lui dire aussi. Et lui dire que je  l’aimais me rendait heureux! Parce que Ran savait ainsi ce que je ressentais pour lui et c’est tout ce que je souhaitais. Je voulais qu’il sache qu’il n’avait rien à craindre, que je l’aimais et que je l’aimerais toujours. Je voulais qu’il sache que je serai toujours là pour lui. Toujours.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Sam 27 Juil - 20:55

Mes paroles, mon baiser, furent suivi d’un silence mais je ne m’en inquiétais pas, ce n’était pas un silence tendu, au contraire. Je percevais ce qu’il ressentait, quand bien même je n’avais aucune empathie pour personne, je retrouvais juste l’écho de mes propres sentiments dans son regard qui ne me quittait pas, et c’était bien la première fois qu’une telle effusion de sentiments, ni même cette larme sur sa joue, ne me répugnaient pas, venant d’un autre ou de moi, et je dois avouer que je n’aurais jamais cru cela possible.
Rui posa sa main sur ma joue et ses lèvres s’entrouvrirent, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il déposa alors un baiser sur mon front et je fermai les yeux.

Sa voix tremblait lorsqu’il parla finalement.

- Oh bon sang, Ran…

Je rouvris les yeux en souriant alors que ses doigts caressaient ma peau, ma joue d’abord puis mon cou et mon épaule, ce qui ne manqua pas de m’arracher des frissons, et comme si ça ne suffisait pas, il posa sa tête sur mon épaule pour embrasser mon cou. Je me mordis la lèvre pour ne pas gémir. Nous nous étions embrassés tant de fois, tellement que j’en avais perdu le compte, alors pourquoi est-ce que je me sentais ainsi ? Comme si c’était la première fois… la première fois que cela signifiait quelque chose de différent pour moi.
C’était peut-être étrange de penser ainsi mais jusqu’à présent, malgré l’affection que j’avais toujours porté à Rui et le bien que son corps me faisait en se pressant contre le mien, sentir sa peau sur la mienne n’avait été que le même acte que j’avais perpétré avec tant d’autres. J’étais un démon de la luxure, on ne pouvait pas me demander de trouver une quelconque symbolique dans un acte aussi primaire que le sexe. Pour moi, jusqu’à récemment, avec Rui, ça n’avait été que de la luxure.
Mais à cet instant, je me rendais compte que c’était devenu totalement différent, comme si accepter ce que je ressentais avait débloqué quelque chose dans ma tête, et que ses lèvres sur ma peau me touchaient réellement pour la première fois.

Sa bouche remonta doucement jusqu’à ma tempe, mon cœur battait fort sous toute cette tendresse que je subissais. Rui me regarda de nouveau.

- Ran, je t’aime aussi. Je jure devant Dieu que je t’aime.

Un cri de rage éclata dans ma tête alors que je ne pouvais m’empêcher de sourire, l’émotion dévastant toute trace de lui dans mon esprit, je l’ignorai plus que brillamment, profitant des lèvres de Rui qui se posaient de nouveau sur mon visage. Il m’offrit une myriade de baisers qui me donnèrent envie de me pelotonner contre lui pour ne plus jamais le quitter, quand bien même un tel comportement ne me ressemblait pas, je m’en fichais pour l’instant.
Il enfouit ensuite son visage contre mon cou sans cesser ses baisers, et ses mains se mirent à caresser mes hanches, m’électrisant un peu plus.

- Je suis fatigué… Je t’aime.

Un petit rire que je ne pus retenir s’échappa de ma bouche. Je ne savais pas que le bonheur pouvait rendre euphorique à ce point… enfin, le vrai bonheur, pas la joie malsaine que je ressentais régulièrement quand j’achevais un être vivant, ou quand je retournai en Enfer pour entendre hurler les âmes torturées, ça je savais déjà que ça me mettait dans un état presque extatique. Là, c’était quelque chose que je n’avais jamais ressenti. Pas de ma vie d’ange. Pas de ma vie de démon.

J’enlaçai Rui et remontai ma main jusqu’à sa nuque pour caresser ses cheveux. J’approchai doucement ma bouche de son oreille et y déposai un baiser avant de murmurer :

- Allons chez moi, alors… avant que ma retenue ne disparaisse et que je te saute dessus…

Je fis glisser mes mains sur son torse pour le repousser doucement et pouvoir m’écarter de lui, son souffle dans mon cou ne m’aidait pas. Oui, j’avais envie de lui, mais qu’y pouvais-je ? Même amoureux, j’étais toujours un démon de la luxure, non ? Mais non, ce n’était pas que du sexe que je voulais, je voulais juste être avec Rui, être à lui, complètement.
Je plongeai mon regard dans le sien, cherchant désespérément le peu de retenue qu’il me restait. Je me mordis la lèvre puis l’embrassai, ça je pouvais encore me le permettre. Je remontai mes mains dans son cou, caressant sa peau du bout des doigts. Sentir ses lèvres contre les miennes, bouger contre les miennes, soudainement ça me paraissait tellement plus beau que n’importe quoi d’autre.
Je rompis le baiser dans un soupir et me noyai de nouveau dans le regard de mon ange.

- J’espère quand même que tu n’es pas trop fatigué, soufflai-je en souriant.

Je remontai l’une de mes mains à son visage pour passer un doigt sur ses lèvres que j’embrassai de nouveau brièvement en susurrant un petit « je t’aime ». Puis je m’écartai pour de bon, je me relevai et tendis la main à mon ange.

- Partons, je crains que la responsable finisse par s’apercevoir qu’on est ici.

Je lui souris de nouveau. Je n’étais pas certain qu’on ait bien le droit de se trouver dans cette pièce, et si elle s’en rendait compte, elle risquait de ne pas apprécier, enfin ce n’était pas que je m’en inquiétais, mais elle trouverait sûrement légitime d’exprimer son mécontentement, et je n’avais envie d’entendre rien de négatif pour le moment.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Dim 18 Aoû - 18:47

Il avait rit lorsque je lui avais dit être fatigué! Enfin… et que je l’aimais! Parce que je n’avais pas put m’en empêcher! J’étais encore sous l’adrénaline du fait qu’il m’avait dit ces quelques mots que je rêvais l’entendre me dire depuis si longtemps. Ranmaru me serra dans ses bras et remonta l’une de ses mains jusqu’à mes cheveux, pour les caresser. Il approcha ses lèvres de mon oreille et l’embrassa, me faisant frissonner jusqu’à la moelle. Ce que mes oreilles pouvaient êtres sensibles!

- Allons chez moi, alors… avant que ma retenue ne disparaisse et que je te saute dessus…

-Hummm~ Fis-je comme toute réponse, incapable de dire autre chose.

Il me repoussa doucement, ses mains sur mon torse. Ses mains sur mon torse me faisaient frissonner. En fait, tout contacte avec lui me faisait frissonner. Il me regarda alors dans les yeux, me faisant de nouveau frissonner. Un petit sourire tendre apparut sur mes lèvres. Je voyais bien qu’il avait envi de moi, surement autant que je le désirais moi-même. J’avais toujours caché le mieux que je le pouvais mon amour pour lui. Dans mes yeux, j’avais toujours essayé de lui montrer ma tendresse à son égard, mais jamais mon amour. J’avais toujours eu peur qu’il parte en courant si je lui avouais l’aimer. Surtout que l’amour que j’éprouvais pour lui était vraiment intense. Mais maintenant qu’il m’avait avoué son amour… c’était une autre histoire. Je pouvais lui montrer l’étendu de mes sentiments sans craindre son départ.

Mes réflexions furent interrompues par ses lèvres sur les miennes. Il glissa ses mains jusqu’à mon cou, me faisant bien entendu de nouveau frissonner. Ses mains tellement douces… Je glissai les miennes sur ses hanches pour les plaquer doucement dans son dos, collant son torse au miens. J’aimais tellement nos baisers! J’avais embrassé plusieurs personnes après des centaines d’années d’existences, mais jamais un baiser n’était aussi bon qu’avec lui. C’était tellement bien, avec lui! C’était tellement… particulier, magique!

Ran finit par rompre le baiser pour replonger son regard dans le miens. Quels yeux magnifiques…

- J’espère quand même que tu n’es pas trop fatigué.

Dit-il en souriant, sourire que je lui retournai. J’aimais tellement quand il souriait! Je n’avais tellement pas l’impression que c’était un démon… J’avais tellement l’impression d’avoir un ange devant moi! Je n’arrivais tout simplement pas à voir le mal en lui, dans ces moments! Bien entendu, je le savais, qu’il était mauvais! Mais… pas pour moi. Pour moi, c’était… c’était mon amour. C’est tout. En fait, je m’en foutais, qu’il soit un ange, un démon, un humain, un aïon ou même un monstre! Il était lui, et je l’aimais comme il était.

-Ça dépend pourquoi, lui répondis-je avec un petit sourire coquin.

Il passa son doigt sur mes lèvres, lèvres qu’il embrassa rapidement, me disant un petit «Je t’aime», ce qui me fit sourire comme un idiot. Et dire que seulement trois mots de sa part pouvaient me faire changer d’humeur du tout au tout! Enfin, là, ce n’était pas vraiment du tout au tout parce que j’étais déjà comblé, mais… là j’étais encore plus comblé! Hahum. Il se releva alors et me tendit la main.

- Partons, je crains que la responsable finisse par s’apercevoir qu’on est ici.

Je pris sa main et me relevai, lui rendant son sourire. Je l’attirai alors contre moi d’un coup et posai mes lèvres sur les siennes. Je le serrai contre moi, glissant mes mains sur ses hanches, les caressant, laissant mes mains se balader jusqu’à ses fesses. J’essayais de ne pas laisser aller mes pulsions perverses, mais étrangement, c’était vraiment difficile, en ce moment! Habituellement, je n’étais pas vraiment pervers. En fait, c’était un péché de l’être, alors… C’est donc à cette pensée que je mis au baiser plutôt abruptement, me reculant, rougissant jusqu’aux oreilles.

-D-désolé… Et si on y allait?

Fis-je, gêné et un peu honteux de mon comportement. Je me mordillai la lèvre inférieure et lui jetai un coup d’œil. Non mais quelle classe, Kazuki! Reprends-toi! Je soupirai alors et me tournai vers lui pour lui prendre la main.

-Mais où sont passés mes manières, Shibata-sama? Fis-je avant de faire une petite courbette pour baiser sa main.

Oui, j’étais un romantique! Un romantique vieux jeu…! Mais j’étais comme ça. J’avais été éduqué comme ça, à toujours surveiller mes manières. Je m’étais un peu relâché, ces temps-ci, par contre! Cette époque manquait de manières et j’étais influencé! Malgré que… je ne m’imaginais pas faire des courbettes de politesse dans la rue!

Je me souvenais qu’à l’époque, je faisais toujours usage de toutes mes manières envers lui! Même lorsqu’on le traitait de démon, je ne manquais jamais de manières, jamais comme aujourd’hui! J’étais toujours au summum de ma forme, dans cette matière! Heureux d’avoir refait usage de mes manières d’antan, je lui souris de toutes mes dents, replacé mes cheveux puis me tint droit, presque exagérément… bref, comme dans le bon vieux temps!

-Bon, maintenant, on peut y aller! Lui dis-je avant de lui faire un clin d’œil.

Je lui ouvris la porte et lui fis signe de passer devant en lui faisant un sourire charmeur. Je me forçai à garder mes yeux à une hauteur raisonnable, c'est-à-dire ailleurs que sur ses fesses, sa taille et autres endroits indécents. Bon dieu qu’il me mettait à l’épreuve! Pourquoi était-il aussi beau?! Finalement, il était là, le mal! Il était bien trop beau, c’était un appel à la luxure! Puis, une question se pointa dans mon esprit. Ran de mon cœur était un démon de quoi? Enfin… je ne m’y connaissais pas du tout en démonologie, mais j’avais entendu que les démons étaient… classifiés? M’aaah! Je lui demanderai un jour!
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: Unexpected meeting
Lun 19 Aoû - 15:31

Alors que Rui venait de se relever, sans me laisser le temps d’anticiper son geste, il m’attira soudainement contre son torse et captura mes lèvres avec une insolence qui ne lui ressemblait pas, mais qui ne me déplaisait pas non plus. Je me laissai aller à ce baiser, sentant ses bras m’enlacer farouchement puis ses mains descendre sur mes fesses. Un frisson grimpa le long de mon échine et un soupir m’échappa contre ses lèvres.
Se rendant sûrement compte de son propre comportement, Rui rompit le baiser et s’écarta de moi en rougissant, il s’excusa. Je ne pus m’empêcher de sourire, je m’empêchai cependant de rire car je ne savais pas comment il le prendrait. Je n’avais pas besoin d’excuse, j’avais besoin que nous soyons seuls pour qu’il puisse me reprendre dans ses bras de cette manière sans que j’aie à me retenir de lui sauter dessus. Étais-je en train de réussir à dévergonder l’ange le plus pur que je connaissais ? Je m’en sentais un peu coupable, mais au fond je trouvais ça plutôt flatteur qu’il se mette dans cet état pour moi. Ouais, j’étais pas un démon de la luxure pour rien quoi…

Une fois redevenu lui-même, il reprit ma main.

- Mais où sont passées mes manières, Shibata-sama ?

Il baisa ma main. Je haussai les sourcils, souriant de plus belle. Il venait de me faire faire un bond de deux siècles en arrière, cela faisait longtemps que cette nostalgie ne m’avait pas envahie, c’était étrange. Ses manières guindées m’avaient toujours fasciné, sans doute parce qu’elles me paraissaient complètement étrangères. Je n’avais probablement pas été élevé comme ça dans mon existence humaine, et même quand je faisais semblant d’en être un, je ne parvenais pas à être aussi distingué, c’était pour ça que l’on m’avait soupçonné de tuer ces humains, j’étais mal vu à l’époque. Aujourd’hui c’était beaucoup plus simple d’être quelqu’un de « la haute », pour peu que l’on passe à la télé et que l’on ait de l’argent… un physique avantageux aussi, ça aidait. Et j’avais les trois.

- Bon, maintenant, on peut y aller !

Je hochai la tête et sortis de la pièce lorsqu’il eut ouvert la porte devant moi. Oh, le Rui un brin vicieux était déjà parti ? J’allais devoir le faire revenir, je n’avais pas fini de m’amuser avec lui.
On traversa les couloirs de la galerie et, à l’entrée, comme je m’y attendais, la responsable était là, derrière son petit comptoir blanc. Si elle s’était aperçue que nous nous étions éclipsés dans sa réserve, elle n’en fit pas la remarque et nous suivit simplement du regard, discrètement. Lui rendant son regard, je la vis rougir, elle ne s’attendait peut-être pas à ce que je m’aperçoive qu’elle nous fixait. Je lui adressai un sourire poli, et on quitta l’endroit.

- Prenons un taxi, j’ai hâte de me retrouver seul avec toi
, soufflai-je d’une voix douce et, pour une fois, sans sous-entendu.

Il m’avait manqué, sa tendresse m’avait manqué par-dessus tout, il était le seul à avoir jamais été tendre avec moi et, ces derniers jours, j’avais commencé à craindre de ne plus y avoir droit.
Je repris la main de Rui et entrecroisai mes doigts aux siens. J’arrêtai un taxi et nous fis monter à l’arrière en donnant l’adresse de mon immeuble au chauffeur. Je ne savais pas combien de temps durerait le trajet jusqu’à chez moi, mais je savais que ça irait bien plus vite que si nous y avions été à pied. Oh bien sûr, s’il avait fait nuit, j’aurais pris le risque de voler jusqu’à mon appartement, mais en plein jour, mieux valait éviter…


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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