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 Envole-moi [+18]

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Ha Ji Hoon
Aion † Walker

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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Jeu 18 Juil - 16:01

Ce corps, brûlant du même désir, de la même passion, de la même luxure que le mien, soumis à mes touchers et à mon regard, me rendait fou. C'était comme s'il me lançait un appel que je ne pouvais ignorer, me poussant à la démence. Et elle naissait de mon esprit partagé entre deux choix que je ne pouvais faire de moi-même. D'un côté, je ne pouvais pas. Je devais fermer les yeux, ignorer son odeur qui ravivait tant de souvenirs, ses yeux qui reflétaient les miens et ma propre âme mélangée à la sienne, sa voix qui avait manipulé tant de gens comme moi, perdu dans leur propre monde noir et infini. Je devais fermer les yeux, me retourner, ne jamais revenir ou revenir à ce que nous étions avant, deux ennemis qui avaient fait tous les mauvais choix possibles dès que leurs regards s'étaient croisés sur ce vieux port presque abandonné sous de faibles rayons lunaires. Ou je pouvais la regarder une nouvelle fois, observer les courbes de son corps qui étaient complémentaires à la forme de mes mains scarifiées et recouvertes d'un sang imaginaire mais pourtant présent. Je pouvais accepter l'appel que son âme me lançait. Je pouvais succomber cette nuit à ce que nous évitions depuis toujours et ne pas ignorer nos âmes qui se frôlaient et qui désiraient bien plus. Et moi, partagé entre ces deux choix, je devenais fou. Elle me rendait fou.

Mais la tentation était bien trop forte. Et elle me poussa à choisir mon chemin et nous savions très bien que rien ne serait comme avant dès le prochain matin. Et nous n'en avions que faire.

J'effleurai son doigt de mes lèvres, parallèlement à mon propre doigt qui avait craqué sous sa force il y a des mois de cela. Je caressai doucement ses fines hanches tandis que mes envies de vengeance sortaient d'elles-mêmes de ma bouche, trop fortes pour être retenues, trop fortes pour que je réfléchisse réellement à tout ce que je disais. Mon esprit avait renoncé à former des pensées concrètes et bien construites. Cette partie rationnelle de moi-même m'avait lâchement abandonné depuis que je m'étais laissé aller. Et Dieu lui-même savait à quel point je le regrettais sans pourtant le faire. J'étais incapable de prendre une décision à ce sujet.

Mon souffle se fit plus erratique lorsque ses doigts parcoururent la peau de mon cou et je laissai même échapper une plainte pourtant pleine d'allégresse, plus forte, plus intense, qui se répercuta sur les murs gris de l'appartement, lorsqu'elle planta ses ongles acérés dans ma peau. Quelques gouttes de sang tombèrent sur son visage, à quelques millimètres à peine de ses lèvres et sur le sofa, seul témoin de nos jeux sensuels et violents. Mes yeux de plus en plus noirs se voilèrent encore plus à ses mots et je ris intérieurement. J'étais la souris à ses yeux, mais elle l'était aux miens et bientôt les rôles allaient encore s'inverser, parce que nous étions incapables de rester fidèles à nous-mêmes et parce que notre fierté ne nous le permettait pas.

Je n'accordai aucune attention à mon cou lacéré, sur lequel s'écoulaient de minuscules ruisseaux de liquide vermeil et qui bientôt disparaîtront parce que cette marque allait se refermer aussi vite qu'elle était arrivée. A la place, j'observai la démone qui ne me quittait pas des yeux. Les siens comme les miens étaient le centre de cette scène. Ils nous reflétaient, nos désirs, nos envies, nos pêchés, nos âmes, et il ne fallait absolument pas que nous nous quittions des yeux. Nos touchers devenaient presque secondaires à côté de ce contact visuel essentiel.

Et après un silence qui semblait interminable, je lui répondis, presque agressif. Au diable notre jeu puéril mettant en scène un chat et une souris, au diable notre envie de dominer, au diable tous ces anges et démons dehors. J'avais fait mon choix.

« Tais-toi. »

Peut-être refusais-je ce statut de proie qu'elle venait de me donner, mais ma voix était sèche. Autoritaire. Qu'elle arrête de parler. Ne voyait-elle pas que nous n'avions pas besoin de mots ?

Je me penchai légèrement en avant, toujours appuyé sur mes bras. J'embrassai ses lèvres, ayant le goût de mon propre sang et du sien qui se mélangeaient.

« Pour une fois dans ta vie, juste... tais-toi. »

Tais-toi et obéis à ce que ton âme et ton corps te dictent.


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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Dim 21 Juil - 11:08

À bien y réfléchir, je crois que je m'étais prise à mon propre jeu. Tout cela avait débuté lors d'une soirée banale et aucun signe n'aurait pu laisser présager que mon avenir basculerait ainsi. J'avais erré dans Tokyo, comme je le faisais souvent à l'époque. Mais il avait fallu que je croise cet ivrogne ce soir-là. Ça aussi, ça m'arrivait parfois. Torturer des humains, ça m'arrivait souvent dans ces temps-là. Ce que je n'avais pas prévu en revanche, c'était Ji Hoon. Mais qui aurait pu le prévoir ? Si un adjectif devait le qualifier, je me dis que ce serait "imprévisible". Sa mère ne l'avait pas prévu, son père non plus certainement. Chul Hei n'avait certainement pas prévu de s'attacher à un Aïon, lui si fidèle aux Cieux... du moins avant. Tomoya n'avait peut-être pas prévu de croiser l'un des siens un jour. Sung Mi n'avait pas prévu d'être aussi attirée par une proie. Et moi... Moi je n'avais pas prévu de lui offrir mon coeur. Je n'avais pas prévu de le croiser ce jour-là, ni de me confronter à lui. Je n'avais pas prévu d'être irrémédiablement conquise par ce charisme froid qu'il dégageait, au point de ne le vouloir que pour moi. Je n'avais absolument pas prévu que nous serions liés ainsi. Et j'étais loin de me douter que je tomberais amoureuse à nouveau. Mais était-ce réellement important ? Que nous ayions pu prévoir Ji Hoon ou pas, était-ce important ? Il était venu quand même et avait chamboulé nos vies à tous. Et honnêtement... Je n'arrivais pas à le regretter.

Je ne parvenais pas à me détacher de ses pupilles d'un noir profond qui reflétait ses doutes. Peut-être que moi non plus, il ne m'avait pas prévue. Mais penser qu'il avait à mon égard les mêmes sentiments que j'avais au sien aurait été se leurrer. Je n'étais pas sotte. Qui aurait pu m'aimer de toutes façons ?

« Tais-toi. »

Si j'avais pensé à répliquer, ses lèvres contre les miennes m'ôtèrent toute envie de parler, de me rebeller. Ma poitrine se soulevait dans un souffle chaud qui gonflait mon coeur prêt à exploser. Au diable nos différends. Et qui aurait pu se soucier à l'instant que Ji Hoon ne m'aime pas ? Certainement pas moi. Il me désirait, je le voyais dans ses yeux, et pour la première fois en plus d'un siècle et demi, je me sentais vivante.

« Pour une fois dans ta vie, juste... tais-toi. »

Mon corps vibra au son de sa voix et je me pris à penser que je ne pourrais plus me passer de sa voix dans ces moments d'intimité. Le moindre de ses gestes, de ses regards, de ses mots me coupait le souffle, comment aurais-je pu parler ?

Je passais ma main sur sa joue, la caressant doucement pour accompagner son visage vers le mien et happai ses lèvres entre les miennes. Le son de sa voix, la lueur de ses yeux, le goût de ses lèvres, la sensation de ses mains sur mon corps, comment pourrais-je m'en passer ? Tout cela ne faisait que me donner des envies de plus, des envies d'interdit. J'avais envie de croquer dans la pomme, de céder à ce péché que l'on m'avait tant enseigné et que je n'avais jamais commis. La seule pensée cohérente que je parvenais à avoir alors que nous nous embrassions était que j'avais besoin de lui, plus près, tellement plus près.

Mes bras se nouèrent à sa nuque et je l'attirais à moi, écrasant son corps sur le mien, dans un savant puzzle où nos deux pièces semblaient faites pour s'assembler. Mes doigts se perdirent dans ses cheveux alors que je lâchais ses lèvres quelques secondes pour respirer avant d'y replonger à nouveau, déjà en manque de cette sensation. J'échappais un petit gémissement étouffé alors que sa langue invitait la mienne dans une danse des plus langoureuses. Mon corps se réchauffait à une vitesse phénoménale, et pourtant je n'avais aucune envie de m'écarter de ses bras. Plus près, toujours plus près. Je nouais mes chevilles derrière ses cuisses, dans une tentative futile de le garder prisonnier de notre étreinte. Mais je savais que celui-ci ne chercherait pas à s'évader.
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Ha Ji Hoon
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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Lun 22 Juil - 1:56

Fiévreux, je le devenais au fil des secondes. La fièvre d'un accro à quelque chose, quelqu'un, qui avait peu eu l'occasion de goûter à ce fruit défendu dans toute sa vie et qui, maintenant qu'il en avait saisi la si délicieuse, rare et inattendue occasion et chance d'en apercevoir le goût ne serait-ce qu'un instant, devenait obsessionnel, obstiné à ne pas la laisser partir, cette drogue introuvable, telle un trésor au fin fonds des mers. Dans mon cas, cette dépendance tenait du spirituel. Nous étions à un tout autre niveau. Ces étreintes passionnelles que nous partageons n'était que l'intermédiaire entre nos deux âmes, rien d'autre. Et si vous pouviez les voir et leur donner une réelle image plutôt que celle abstraite que nous en avions, vous pourriez sûrement les voir, elles et nos auras tout autour de nous, danser et onduler dans la pièce, voire même en sortir pour montrer au monde entier qu'elles étaient entières. Qu'elles étaient enfin rassasiées mais pourtant et paradoxalement toujours affamées, toujours à en désespérément demander plus.

Et tandis que je n'hésitais à présent plus, tout s'accéléra, comme si quelque chose s'était déclenché. Je l'intimai de se taire, et parce qu'elle savait que nous n'en avions plus besoin, elle le fit. Je redécouvris ses lèvres à nouveau, lui demandant silencieusement de se laisser faire, et parce qu'elle en avait besoin tout autant que moi, elle le fit. Et comme si nous étions soumis l'un à l'autre, lorsque ses doigts caressant ma joue imploraient de me voir frissonner d'envie, je le fis.

Qui se souciait de nous ? Tout ma vie, j'avais du trouver comment survivre parce que les choix des autres influençaient toute mon existence, parce que je ne pouvais pas en faire moi-même, parce que j'étais un condamné à mort dès le moment où j'avais poussé mon premier cri pour respirer et vivre ma toute première seconde, tout simplement parce que j'étais interdit de vivre, tout simplement parce que les autres qui avaient vécu avant moi l'avaient décrété. Et si j'étais là cette nuit, ce n'était pas non plus par choix. Parce que Sora, démone comme tous les autres, m'avait lié à elle et encore une fois, j'avais du m'adapter pour survivre dans un lieu encore plus hostile qu'avant, parce que j'étais devenu encore plus interdit du droit de vivre à cause d'un lien anormal. Et pour une fois, pitié, laissez-moi prendre ma décision. Laissez-moi influencer ma propre vie. Je savais que c'était un mauvais choix, mais encore une fois qui se souciait de nous ? Qui se souciait d'un bâtard hybride et d'une démone chassée de son ancien domaine céleste ? Personne. Nous étions seuls au monde et donc libre d'assouvir nos désirs.

N'est-ce pas ?

Je fermai les yeux, comme hypnotisé, à la sensation de sa langue contre la mienne, de la peau de ses bras contre celle de ma nuque, de la chaleur de son ventre contre celle de ma poitrine, de sa respiration sifflante contre mes mèches de cheveux chaotiques. Je respirai à peine, seulement quelques secondes lorsque nos lèvres se séparèrent à contrecœur pour revenir aussitôt les unes contre les autres. Même respirer semblait devenir secondaire. Ce qui importait, c'était ce corps sous le mien.

L'un de mes bras trouva sa place contre ses deux omoplates, l'autre sous ses cuisses, et tandis que je lâchais difficilement ses lèvres rougies par le sang et nos actions, je la soulevai, me redressant moi-même sur mes genoux - et ce sofa devenait trop petit au fil des secondes pour contenir notre avidité. Nos corps fébriles se collèrent encore l'un contre l'autre. J'eus un bruit de frustration lorsque mes mains rencontrèrent à nouveau une couche de vêtement, seule barrière entre elle et moi et l'envie de les retirer une bonne fois pour toutes me vint à l'esprit. Je sentais ses jambes s'enrouler autour de ma taille et ses coudes trouvèrent appui sur mes épaules. Ses doigts s'emmêlaient toujours autour de mes cheveux. Je m'accrochai à elle comme jamais, calant mon visage dans le creux de son cou, respirant à même la peau brûlante qui était comme une vile tentation à mes yeux. Une exécrable tentation que je n'allais combattre pour rien au monde.

Pendant un moment, nous nous arrêtions une nouvelle fois. Elle, que je tenais toujours entre mes bras, appuyée sur mes épaules, si bien qu'elle ne touchait même plus le canapé du bout des pieds, ses cheveux tombant en cascade autour de mon visage et chatouillant mes joues, et moi, la tête légèrement rejetée en arrière pour pouvoir croiser son regard. Je murmurai quelques mots entre deux respirations haletantes.

« Je sais que je vais le regretter. »

Et Dieu savait à quel point je ne m'en souciais plus depuis longtemps.


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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Jeu 26 Sep - 12:20

Saviez-vous à quel point un baiser pouvait être bon ? De toute ma longue vie maudite, jamais je n'avais goûté à quelque chose d'aussi exquis. Ji Hoon était loin d'être le premier homme que j'embrassais, mais c'était avec certitude le premier avec qui j'y prenais autant de plaisir. Le baiser était à mon sens l'acte charnel le plus pur qui soit, celui qui pouvait tout dire pour nous. Le baiser ne mentait pas. Et j'avais peur à cet instant que mes baisers me dévoilent, qu'ils révèlent mes incertitudes, mes sentiments, mes faiblesses. Parce que je savais que Ji Hoon les comprendrait, je savais qu'il le sentirait à travers mes lèvres, à travers mon souffle erratique. Mais autant que je me mettais à nue, il n'avait d'autre choix que de faire de même en répondant à mes baisers. Sur ce point, nous étions à égalité.

J'avais perdu tout contact avec la réalité dès lors qu'il m'avait embrassé la première fois, et je ne fus même pas étonnée de me retrouver d'un coup suspendue dans les airs, seulement appuyée sur ses épaules et sa taille. Mes jambes s'étaient d'elles-même enroulées autour de son corps et je reprenais mon souffle tandis qu'il me regardait de ses yeux voilés de désir. J'aimais qu'il me regarde ainsi.

« Je sais que je vais le regretter. »

Moi aussi Ji Hoon, moi aussi. Pourtant, cela ne m'empêcha pas de replonger sur ses lèvres déjà rougies et d'emmêler mes doigts dans ses mèches désordonnées. Je le sentis se lever, m'emportant dans ses bras. Sa démarche était bancale mais déterminée. Je m'amusais à lui faire perdre la tête, à le déstabiliser de mes baisers et mes caresses. Comme une vengeance, mon dos rencontra une armoire plutôt violemment, faisant crier celle-ci de douleur alors que son bois craquait. Peut-être aurais-je dû avoir mal moi aussi, mais le désir était plus fort et me laissais insensible au reste.

Mes lèvres se perdirent dans son cou, s'appliquant à le marquer encore et encore. Ji Hoon était mien, et ce soir il l'était d'autant plus. Jamais je ne permettrai à une autre de me le prendre. Je l'entendis jurer alors qu'il peinait à ouvrir la porte menant à ma - sa - chambre. Puis mon dos rencontra une surface molle que je devinais comme étant celle du lit. Je n'attendis pas une seconde pour le tirer à moi, refusant d'être loin de sa chaleur ne serait-ce qu'un instant. Je savais ce que je voulais à cet instant, et plus aucune voix dans ma tête n'essayait de me convaincre du contraire. Le désir avait gagné la partie, mon coeur avait parlé, et ma raison s'était tue.

Je caressais le visage de Ji Hoon avec douceur, comme le temps d'une trêve. Nous savions tout deux ce qui allait se passer. Et nous savions que dès le lever du soleil, tout redeviendrait comme avant. Mais cette nuit, rien que cette nuit, nous mettions tout de côté. Ange, Démon, Aïon, Apocalypse, malédiction... plus rien n'avait d'importance. Il n'y avait que nous, dans cette bulle de paix qui ne durerait que la nuit. Et dans cette bulle, je pouvais me permettre de l'aimer, et il pouvait se permettre de céder à ses envies. Nous savions que nous n'en tiendrions pas rigueur à l'autre par la suite. Juste cette nuit. Oui, cette nuit, nous étions amants.
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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Sam 26 Oct - 22:19

Je me sentais noyé dans une mer infinie de plaisirs fiévreux et dans l'incapacité d'en sortir. Ce n'était pas comme si je le voulais. J'avais succombé à beaucoup de choses en même temps ce soir, bien que je savais que d'ici demain, toute cette euphorie se sera volatilisée dans les airs et que le regret allait venir un jour ou l'autre, d'ici peu même. Mais qu'importe. Mon esprit ne semblait se rendre compte que d'une seule chose ; c'était la personne contre moi. Je partageais sa chaleur, ses envies, ses douleurs, ses sentiments. Nos pensées étaient les mêmes, liées et les mots n'étaient même plus nécessaires. La violence de nos gestes, de nos lèvres, laissait place à la douceur et ce cycle se répétait sans cesse. C'était ainsi que notre relation avait toujours marché, et même maintenant, cela continuait.

Mes bras s'enroulaient éperdument autour de sa taille et le moment plus tard, je la soulevai, laissant le sofa être le seul témoin de notre crime. Je la sentais joueuse, s'amusant à caresser et déposer un baiser sur chaque parcelle de ma peau qui était à sa portée. Si j'avais cédé à cet endroit précis, mes jambes n'auraient pu me supporter plus longtemps, mais je ne pus m'empêcher en guise de douce vengeance, elle qui essayait de me faire perdre l'esprit, à la plaquer contre un meuble. Le son du bois craquant sous notre poids et ma force parvint à peine à mes oreilles qui étaient trop occupées à se délecter du cri de douleur de l'objet de mes pensées. Je fermai les yeux, un cri s'échappant de mes lèvres lorsqu'elle marqua, encore et toujours, mon cou et j'en oubliai même la douleur. L'instant d'après (ou peut-être était-ce bien après. Je ne savais pas. Je perdais toute notion du temps, rien ne me liait à la réalité. Nous étions dans un tout autre monde.), je la déposai sur la surface molle du matelas qui n'était plus le mien depuis plusieurs semaines. Son parfum s'était répandu dans toute la pièce, de même que la chaleur venant du salon. J'eus à peine le temps de prendre position au-dessus d'elle qu'elle m'attirait contre son corps. Ce ne fut que quelques secondes, courtes, mais qui pourtant m'avaient paru éternelles sans la sentir contre moi.

Pendant le temps d'une trêve, nos regards s'arrêtèrent, se scrutèrent, sa main caressa ma joue. Je savais ce qu'elle voulait me dire, je savais que d'ici quelques heures, tout ceci serait fini et Dieu, qu'est-ce que je m'en fichais de savoir que là dehors, tout le monde voulait notre mort. J'esquissai un sourire, un véritable sourire. J'aurai pu rester des années ainsi. Dans ses yeux, il y avait cette sensation d'être aimé, et pour rien au monde je ne voulais l'abandonner.

Notre danse reprit de plus belle, caresses, baisers, morsures, cris. Je me surpris à murmurer des mots dans ma langue natale, que je récitais tel un mantra, au creux de son oreille, même lorsque mes lèvres frôlaient sa peau. Moi-même je perdais le fil de ce que je disais. Bientôt, plus rien n'avait d'importance, si ce n'est le corps et l'âme de mon amante de cette nuit.

***
Je me sentais flotter à présent. Loin de cette mer où je m'étais noyé avec plaisir, mais il en restait quelques souvenirs imprimés dans ma mémoire. A mes côtés, la même chaleur que j'avais partagée cette nuit. Pendant un moment, rien. Puis d'un coup, mes sens me revinrent pendant la même seconde. Une odeur démoniaque et pourtant différente, de l'air frais caressait la peau nue de mes bras d'habitude toujours couverts de peur du regard d'autrui, un poids sur mon torse. Mon corps me faisait souffrir et pourtant malgré la douleur, je ressentais encore un semblant d'euphorie. J'ouvris les yeux.

Retour à la réalité perdue.

J'essayais de me rappeler les récents événements, mais rien n'y fit. Je restais ainsi pendant un moment, jusqu'à ce que mon regard ne descende lentement, de peur de voir mes craintes se confirmer. La vue du visage si anormalement paisible de celle qui partageait son âme avec la mienne aurait pu m'attendrir si le contexte était différent. Je me rappelais soudainement de chaque contact qu'il y avait eu entre nous cette nuit. Si j'étais horrifié d'avoir cédé à des pulsions dont je ne soupçonnais pas l'existence, d'autre part, jamais je ne m'étais senti aussi complet. Ou peut-être était-ce parce que j'avais oublié ce qu'était être entier. Nos âmes n'avaient fait qu'une, elles qui étaient si affamées à force d'être aussi éloignées. Mais elles avaient beau être rassasiés, elles demandaient toujours plus.

Je tremblais de tous mes membres et malgré tout je me levai, saisis quelques vêtements pour me couvrir et sortis de la pièce aussi rapidement que je le pouvais. Ce ne fut qu'une fois dans le salon que je pus contempler l'étendu des dégâts de nos ébats.

Sur le sofa se trouvaient quelques couches de vêtements froissés et oubliés depuis longtemps, froids. Le soleil matinal éclairait quelques débris de bois au sol, venant d'une armoire réduites en quelques morceaux. Partout il y avait une trace de notre passage. Mais le pire ne se trouvait pas au sol, sur les murs, sur un meuble. Non, c'était sur moi. Je me rapprochai d'un miroir et vis mon corps recouvert. Rougeâtre. S'il y avait déjà des cicatrices anciennes qui resteraient à vie, d'autres avaient fait leur apparition. Marques d'amour, marques de haine. Morsures, lacérations encore rouges et une trace d'une langue, de lèvres. Les deux étaient opposés et pourtant s'accordaient parfaitement sur ma peau. Je touchais avec fascination chacune des marques.

Un léger bruit derrière moi me fit se retourner et je me préparai à faire face à Akano Sora.


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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]
Mar 19 Nov - 9:42

Ce fut la lumière du jour sur mes paupières closes qui me réveilla. N'avais-je pas fermé les rideaux la veille ? Ce n'était pourtant pas dans mes habitudes. Grognant légèrement, je roulais dans les draps pour tourner le dos à la fenêtre. Ma tête se posa sur mon coussin qui me sembla plus dur et chaud qu'il ne devrait l'être. Mais je ne me posais pas plus de questions : Morphée me rappelait déjà à elle.

Lorsque je me réveillais à nouveau, le soleil était déjà haut dans le ciel à en juger par la clarté de la chambre. Mais ce n'était pas ce qui m'avait réveillée cette fois. Non, j'avais froid. Recroquevillée sous les draps, j'ouvris lentement les yeux, les plissant légèrement à cause de la luminosité. Courbaturée, je m'étirais dans le lit, laissant le drap glisser sur ma peau nue... SUR MA PEAU NUE ? Je me redressais vivement, sans oublier de remonter le tissu sur ma poitrine, les yeux grands ouverts. Et je réalisais. Ji Hoon. Ça n'avait donc pas été un rêve. Mon rythme cardiaque s'accéléra alors que je me sentais rougir au souvenir de la nuit passée. Qu'est-ce qui nous avait pris ? Je n'arrivais même plus à savoir comment tout avait dérapé ainsi.

Un rapide coup d'oeil m'informa que mon "colocataire" n'était plus présent dans la pièce, mais j'entendais ses pas dans le salon. Que faire ? Perdue, j'enfouis mon visage dans mes mains en gémissant doucement. Cette situation devenait bien trop compliquée. Comment savoir quelle allait être sa réaction ?

Je restais un bon quart d'heure ainsi, à me torturer l'esprit. Puis je me levais et m'avançais vers le miroir de l'armoire. Mon corps était recouvert de bleus, là où Ji Hoon avait serré trop fort, mais aussi de quelques morsures et griffures. Plus rares, quelques suçons se baladaient ici et là. Mon dos était le plus touché, et je me rappelais avec douleur du contact de l'armoire du salon hier soir. J'avais de la chance que rien ne soit cassé - chez moi du moins. Je n'étais plus qu'un amas de douleur, et je n'aurais pourtant rien changé si j'avais pu. Car ce que mon esprit retenait avant tout, c'était à quel point je m'étais sentie complète dans les bras de mon amant, cette plénitude qu'il m'avait offerte. Qu'importait cette large tâche violacée dans mon dos quand mon âme était à ce point apaisée ?

Déterminée à sortir de ma cachette et faire face à la réalité, je partis en quête de mes vêtements, mais ceux-ci devaient joncher le sol du salon. Je saisis donc seulement ma petite culotte et un T-shirt qui traînait au sol : à en juger par la mini-robe qu'il me faisait, il appartenait à Ji Hoon. J'étais complètement décoiffée et banale à souhait ainsi, mais je ne cherchais pas vraiment à ramener l'Aïon dans le lit, alors ça suffirait. Prenant mon courage à deux mains, j'ouvris la porte de la chambre.

Il était là, dos à moi. Simplement vêtu d'un pantalon, je pouvais parfaitement voir les traces de mon passage sur son dos tandis qu'il observait celles sur son torse dans le miroir. Nos regards se croisèrent dans l'objet, et je ne sus que dire. Je finis par baisser le regard, triturant mes mains devant moi. Était-il en colère ? J'en étais persuadée. Peut-être allait-il me tuer cette fois, réellement. Je tirais comme je le pouvais sur mon haut pour couvrir mes cuisses et les bleus qui les ornaient. Au bout d'un moment qui me semblait interminable, j'osais relever les yeux. Il me fixait et le silence était pesant. J'ouvris la bouche sans trop savoir quoi dire. Que pouvait-on dire dans un moment pareil ?

« Bonjour, je... tu as faim ? »

Si j'avais pu me gifler à cet instant, je pense que je l'aurais fait.
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MessageSujet: Re: Envole-moi [+18]

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