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 Le grand retour [PV : Kanon]

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Takahashi Kimi
Aion † Walker

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MessageSujet: Le grand retour [PV : Kanon]
Dim 11 Nov - 18:44

La nuit tombe sur les horizons encore lointains. La ville, au loin, me fait de l’œil avec ces belles lumières qui semblent m’appeler. Le froid s'engouffre dans mes vêtements, me mord la chaire. J'ai froid. Mes mains s'agrippent à la rambarde, comme pour ne pas tomber tandis que mes yeux se ferment. Je savoure cet instant de paix... Je m'en délecte et je me souviens...

Il y a quelques mois, j'ai quitté Tokyo pour l'Europe. Ma fuite, puisque c'en est une, s'est faite sur un coup de tête et sur cet appel téléphonique des plus mystérieux. On m'avait donné rendez-vous à Bilbao pour des informations sur mes parents. Je n'ai pas laissé la peur s'installer... Non, j'ai pris un sac, j'ai enfourné tout ce qui était à portée de ma main - c'est-à-dire, pas grand chose - et j'ai pris un billet d'avion à destination de l'Espagne. Je n'ai prévenu absolument personne ! Ni mon meilleur ami que je considère comme un frère, ni mes amis de l'université, ni même les gérants de l'Efrit. Quand je dis personne, c'est personne.

C'est sans doute idiot. Voire même inconscient ! A l'heure d'aujourd'hui, je m'en mords un peu les doigts... Enfin bref, donc je suis partie du jour au lendemain en quête de cet informateur inconnu qui en savait long sur moi et ma famille...
Arrivée en Espagne éreintée, fatiguée et désorientée (oui, le décalage horaire ça fait mal !), je suis allée au fameux rendez-vous. Sauf que... Et oui, il y a un "mais" qui vient tout foutre à l'eau ! Figurez-vous que l'informateur qui, de un : prétendait avoir des informations pour moi, de deux : m'avait appelé au Japon et de trois : m'avait enjoint de le rejoindre en Espagne, n'était tout simplement pas là. Certes, la vie n'est pas noire ou blanche, mais là, je l'avais plutôt au travers de la gorge ! S’ensuivit ensuite une course effrénée pour trouver cet indic' qui se faisait tant désirer !... De l'Espagne, je me suis retrouvée en Hollande, puis en France, en Irlande, en Russe, au Portugal... J'ai beaucoup voyagé en l'espace de quelques mois. Et finalement, il y a trois semaines j'ai tout arrêté. On me prenait pour une conne et moi, naïve comme je suis, j'ai couru !
J'ai alors rassemblé mes maigres affaires et j'ai entrepris le voyage du retour.
Je n'avais qu'un seul téléphone d'un ami au Japon. Puisque je prenais un bateau pour rejoindre le pays du soleil levant, j'entrepris de l'appeler pour qu'il vienne me réceptionner.

Mes cheveux me fouettent le visage, me rappelant à la réalité. Je tire la capuche de ma veste sur ma tête et je me dirige vers ma cabine, lâchant la rambarde et mes souvenirs amers d'un échec cuisant. Nous allons bientôt arriver au port, aussi me faut-il me dépêcher de rassembler mes affaires, une fois encore. Je fourre mes rares habits dans mon sac à dos ainsi que mes papiers et je tire la fermeture éclair avec vigueur. Puis, je le met sur mes épaules tandis que le commandant de bord prévient de notre débarquement imminent. Mon regard embrasse la pièce une dernière fois,m'assurant de ne rien avoir oublié.
Et je sors sur le pont, mes mains enfoncées au fin fond de mes poches.

La plupart des gens que je croise sont des occidentaux. Ils viennent visiter l'Asie en croisière qui ne paie pas de luxe ! La plupart arbore un sourire éclatant, enthousiastes qu'ils sont d'arriver à quais après des semaines et des semaines de mer agitée.
Moi, mon visage est fermé, mes traits sont sombres et les cernes sous mes yeux, ne renforcent qu'encore plus cette atmosphère déprimée qui se dégage de moi. J'ai toujours la capuche relevée sur ma tête, ce qui me permet, disons, de me cacher. Je ne tiens pas à faire tâche au milieux des ces gens heureux.
J'évite les regards et les conversations qui commencent à s'élever dans les airs. Je me défile, comme un chien, la queue entre les pattes. Au lieu de suivre le mouvement et de m'avancer vers l'avant du navire, je m'enfonce vers l'arrière. Là, l'agitation et le brouhaha cèdent leur place à un calme plat. J'ai l'impression que le vent se renforce parce qu'il me tire des larmes. Ou bien, serait-ce parce que je pleurs ?

Je reste ainsi le temps que le bateau soit arrimé. Ça met bien une trentaine de minutes... Et puis, j'entends les applaudissements qui annoncent la fin de mon voyage. Devrais-je tout arrêter ? Est-ce inutile de rechercher des pistes sur mes parents ?... Je ne sais pas. Je ne sais plus... Je suis perdue, complétement déboussolée.
Un marin, qui s'assure qu'il n'y ait plus de passagers, s'approche de moi timidement. Je ne le vois pas jusqu'à ce qu'il me tapote sur l'épaule, un sourire avenant sur les lèvres.
Il est temps de partir.
Il est temps de revenir.
Il est temps d'oublier...

Je me débarrasse de mon air triste comme d'une vieille peau qu'on arrache. Et je met un pied à quais. Je crois qu'au fond de moi, je n'attends pas à ce que cette personne vienne me chercher... Pourquoi le ferait-elle ?
Je marche donc d'un pas mesuré, sans forcément regarder les gens que je peux croiser. Et puis mon regard croise le sien. Il est là...
Je m'arrête un instant, un tas de questions se bousculant au portillon de mon esprit. Je les fais taire pour le moment tandis que j'enfonce mes mains encore plus au fond de mes poches, tirant ma veste. Je prends une grande inspiration, comme si je m’apprêtais à plonger dans une eau froide, et je me dirige vers ce visage que je connais que trop bien.


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Shimizu Kanon
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MessageSujet: Re: Le grand retour [PV : Kanon]
Lun 12 Nov - 18:48

Il nous arrive parfois des choses qu’on n’attendait pas, qu’on ne pouvait prédire. Le soleil après un long mois de pluie, des démons venant de l’occident arrivés pour nous précipiter dans l’apocalypse, une amie perdue de vue après un long voyage … Takahashi Kimi. Quand elle m’avait appelé, j’étais resté réservé, écoutant sa demande en répondant par monosyllabe. Pourtant avec le recul, j’étais content de cet appel. Je n’aimais pas m’éloigner de mes amis. Je n’aimais pas que des non-dits nous séparent. C’était l’occasion rêvé de rattraper le temps perdu. Kimi était une personne qui gagnait à être connue, j’en étais persuadé. Bien que parfois mon sentiment sur les personnes m’avait trompé, j’étais sur de moi. Elle était une bonne personne. J’avais juste été surpris par son appel. En fait, je ne savais même pas qu’elle était partie en voyage. En Europe d’après ce qu’elle m’avait dit. Je regrettais un peu de ne pas m’être inquiété de sa disparition, mais ces derniers temps avaient été tellement troublés. Un moment, j’avais été tenté de lui dire de rester là ou elle était. De ne pas revenir à Tokyo qui semblait être devenu si dangereux pour toutes les créatures quelles que ce soit leur nature. Mais je n’avais aucun droit sur Kimi et je n’étais pas son ange gardien. Je n’aurais pas pu lui expliquer la situation au téléphone. C’était devenu si compliqué.

Par contre, rien ne m’empêcher d’accéder à sa demande. Et c’est avec grand plaisir que je prenais un taxi pour venir la rejoindre au port où son bateau arrivait. Les mains dans les poches, je regardais tous ces gens descendre du beau paquebot qui venait de s’amarrer. Et je pensais distraitement à un voyage loin de tous les problèmes que je rencontrais actuellement. Dans une capitale de la vieille Europe, ma protégée serait en toute sécurité. Un moment je me laissais aller à nous imaginer dans un restaurant parisien ou dans une gondole à Venise. Je n’avais jamais beaucoup voyagé dans ma vie humaine comme dans ma vie d’ange. La seule terre que je connaissais était japonaise et j’enviais les gens qui avaient connu divers horizons comme mon ami et colocataire coréen. Je secouais la tête distraitement en remarquant soudain que parmi toutes les personnes qui étaient descendus du bateau, je n’avais pas vu le visage de Kimi. Je cherchais, me concentrant un peu plus. Peut être avait-elle changé de look ou de couleur de cheveux ce qui était courant de nos jours. Mais aucune personne présente sur le quai ne semblait s’intéresser à ma pauvre personne. Légèrement inquiet, je m’avançais doucement, me rapprochant de plus en plus de la sortie du bateau. Cela faisait déjà un moment que plus personne ne sortait et c’était étrange. Je vérifiais que mon portable était bien allumé, au cas où j’aurais malencontreusement raté un appel ou un message. Finalement, j’allais rentrer dans le bateau, prêt à demander des informations à l’équipage à bord, quand je voyais se dessiner une frêle silhouette qui s’avança vers moi. Le visage fatigué et la mine triste, j’observais Kimi tentant de se composer un air serein en m’apercevant. J’esquissais alors un sourire et venait à sa rencontre pour la serrer dans mes bras. Parfois un geste vaut dix mille mots. Et je sentais qu’elle en avait besoin. Puis, mes mains descendirent sur ses épaules alors que je m’éloignais, lui laissant son espace vital. Ce n’était peut-être pas grand-chose, juste un peu de chaleur humaine.

- Bienvenue chez toi, Kimi.
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Takahashi Kimi
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MessageSujet: Re: Le grand retour [PV : Kanon]
Mar 13 Nov - 18:48

Je m'attends à tout sauf à ça. La réaction de Kanon me laisse perplexe. Je ne cache pas mon étonnement malgré le fait que je me laisse faire. Quand il me serre dans ses bras, je me laisse aller tout contre lui, refluant les larmes qui commencent à m'assaillir. Ce n'est rien qu'un geste des plus banal mais mon ami y met tout son cœur que ça me fait réellement du bien. Le froid semble se dissiper, je ne ressens plus la douce caresse du vent frais sur ma peau.

Puis, il s'éloigne, ses mains sur mes épaules. Ce seul contact me rappelle combien j'ai été horrible avec lui ! Je m'en veux, j'en ai honte à dire vrai... Tout ça parce que je transposais la situation de Kanon et de sa protégée à celle de mes parents. Tout ça parce que j'étais furieuse qu'il enfreigne les règles et les lois en connaissance de cause. Mais au lieu de m'avoir renvoyé paitre lors de mon appel téléphonique, au lieu de rester froid et distant, il se soucie de moi. Il prend soin de moi. Et cette simple phrase de bienvenue qui brise le silence dans la nuit, m'enveloppe d'une étrange chaleur qui fait vibrer mon cœur de reconnaissance.
Mes sentiments, jusque là bien enfouis en moi, éclatent.

"Je suis rentrée." dis-je d'une voix chevrotante tandis que des larmes brouillent ma vue.

Ça ne dure que l'espace d'un instant. Quelques secondes où j'entre-ouvre mon cœur à quelqu'un d'autre qu'à Len. Comment en suis-je arrivée là ? C'est en me posant cette question que je me referme sur moi-même. Je dois être forte à partir de maintenant. Je dois laisser le passé là où il est : derrière moi. Et aller enfin de l'avant...
Comme une enfant, j'essuie les traces de mes larmes avec la manche de ma veste. Puis, je souri à Kanon et je le remercie sincèrement. S'il n'avait pas été là ce soir pour me réceptionner, je crois bien que j'aurais marché longtemps, tentant d'apaiser mes remords et mes tourments. Là, il n'aura suffit que d'une étreinte et de quelques mots bien choisis. Je lui en serai éternellement reconnaissante. Mais je me doute que le jeune homme voudra deux ou trois explications quant à mon silence radio plutôt étrange... Mais chaque chose en son temps !

"Dis-moi... Au téléphone, il m'a semblé que tu ne me disais pas tout ?" ma voix se fait hésitante. Je ne sais pas si je ne me trompe pas lourdement... Mais bon, souvent mes intuitions sont fondées. Alors, je m'y fie. Et puis, rien qu'en le regardant, j'ai l'impression qu'il s'est passé pas mal de chose. En Europe, j'en ai entendu vite fait, mais je ne m'y suis pas vraiment intéressée. Je n'avais pas le temps... Bon, ok ! Je me trouve des excuses qui ne tiennent pas vraiment debout !... Je ne m'en formalisais pas. A vrai dire, les chaînes d'informations là-bas, sont plutôt du style à exagérer... A la fin, on ne sait plus ce qui relève de la réalité ou de la vraisemblance ! Je me pince les lèvres, et je reprends : "Enfin, tu as le temps de tout m'expliquer en marchant. Ça craint ici, à moins que depuis que je suis partie ça n'ait changé !"

J'esquisse un léger sourire, tandis que je prends l'initiative en passant mon bras dans le sien. Sans doute vais-je le décontenancer, mais c'est une habitude prise avec Len, donc bon... Len. Il me faudra lui parler d'ici peu. J'angoisse un peu de sa réaction ! Mais j'espère qu'il va bien...
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MessageSujet: Re: Le grand retour [PV : Kanon]
Dim 25 Nov - 17:37

J’avais l’impression qu’elle n’était pas en forme et mon sentiment se confirma en la voyant échapper quelques larmes. Kimi…Je n’aime pas voir les gens pleurer. C’est peut être mon job d’ange gardien qui me fait ça mais j’ai l’impression que j’ai le devoir de réconforter tout les gens qui me sont proches. Les larmes c’est synonyme de fatigue émotionnelle. Quand les sentiments sont trop forts pour être contenu. Que se passait – il exactement pour que Kimi soit dans cet état là ? Je retenais mon interrogation car j’estimais qu’elle n’aurait surement pas envie de parler de ça maintenant. Elle devait être fatiguée et ma présence n’était pas là pour lui rappeler ce pourquoi elle était malheureuse. J’allais garder le silence quand sa question me décontenança légèrement. Elle n’était visiblement pas au courant des derniers évènements. Comment aurait-elle pu savoir quand elle était en Europe, surement qu’elle ne devait pas avoir de contact avec Tokyo de là bas. Mes lèvres se pincèrent un instant et je cherchais les mots appropriés pour qu’elle ne cède pas à la panique. L’annonce était délicate. Je tentais d’adopter un visage le plus serein possible.

- Nous avons un ….problème. Auquel nous devons faire face. Tous ensemble.

Je reprenais ma respiration difficilement en scrutant ses traits. La moindre peur aurait pu me pousser à éluder au maximum la situation. Mais Kimi était forte et ne se démontait pas aussi facilement. De plus, je ne voulais pas que mes paroles la poussent indirectement à se mêler à nous pour apporter son aide. Kimi était un aïon et je ne connaissais que trop le sort que les miens lui réserveraient en la découvrant. J’avais aussi un autre exemple à ne pas suivre en tête. L’enjeu était trop risqué.

- Ce n’est pas vraiment « nous » que j’aurais du utiliser mais « on ».

Je me passais la main dans les cheveux, embarrassé de ne pas savoir m’exprimer clairement quand il aurait fallu. Kimi m’entraina alors sur les quais. Il était vrai que l’endroit n’était pas le plus sur à Tokyo et qu’il fallait mieux ne pas trop trainer. Pour ma part, l’exercice physique, aussi moindre soit-il m’aida à mieux faire le point dans ma tête.

- Personne ne s’y attendait vraiment mais toutes les attaques que la ville a subies ces dernières semaines proviennent d’anges venus de l’occident. Ils sont persuadés que nous sommes en train de nous égarer et sont là pour …prêcher les prémices de l’apocalypse. En nous poussant à les rejoindre, à se rallier à leur cause.

Et puis, il y avait aussi l’alliance. Cette alliance pour sauver la ville où démons et anges se battaient ensemble pour la même quête. C’était là notre ultime recours. Que pouvions-nous faire de plus contre ses anges millénaires si ce n’est que donner notre âme pour sauver les habitants de cette ville qui nous était si chère. C’était pour des personnes comme Kimi, humains, démons ou anges, que j’avais rejoint cette alliance. Parce que je ne pouvais pas renoncer tant qu’il y avait encore un peu d’espoir. Espoir que je voulais partager le plus que possible.

- La vie de milliers de personnes est entre leurs mains mais nous n’allons pas nous laisser faire. Ils ne savent pas à quoi s’attendre. Et on a l’avantage de savoir s’unir pour la bonne cause. Alors Kimi, il ne faut surtout pas que tu ais peur d’accord ? Mais surtout, sois discrète et méfie toi beaucoup.
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Le grand retour [PV : Kanon]

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