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 My old old friend [Hot]

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Kazuki Rui
Guardian angel † Taboo

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MessageSujet: My old old friend [Hot]
Mer 7 Nov - 1:34

My old old friend



Kazuki Rui & Shibata Ranmaru
06/05/2010



J’étais tranquillement entrain de laver quelques verres, d’en servir et de laver le comptoir, bref de faire mon travail. Ça faisait cinq heures que j’étais debout derrière le comptoir et j’avais une grande envie de m’assoir. Pas que j’étais fatigué, juste que j’étais tanné. Surtout qu’une bande d’hommes étaient très bruyant et que les entendre parler de choses si perverses et si déshonorante pour la pauvre demoiselle en question me mettait en colère. Si cette pauvre fille savait tous ces choses qui étaient dite sur elle, elle le giflerait à coup sur! Et avec raison, en plus!

Je soupirai de lassitude. J’adorais vraiment cet endroit, mais parfois, je m’ennuyais. Un verre par ci, un verre par là… C’en était lassant, à la longue! J’avais envie de faire un petit jogging, histoire de me dégourdir les jambes! Mais j’étais pris derrière le bar, obligé à écouter le discoure répugnant –même si apparemment excitant pour ceux qui ne pensaient pas à la jeune femme- sans rien dire.

Tanné de cette conversation qui me rendait malade, je détournai mon attention vers un nouveau venu. Je vis avec surpris Ranmaru. Ranmaru était un démon, enfin, probablement! Quand j’étais encore qu’un simple humain, il avait été là pour moi. Il m’avait aidé lorsque ma femme m’avait trahit. C’était sur lui que je reposais, sur son épaule que j’avais pleuré. Seulement, il avait disparu, comme ça, du jour au lendemain sans me prévenir. Mais en fait, je le comprenais d’être parti! Il avait supposément commis plusieurs meurtres et tout le village le traitait de démon! Bien que, je le savais maintenant, c’était probablement lui qui avait commis tous ces assassinats! Mais malgré ses gestes, c’était un ami très important pour moi et sans lui, sans son aide dans ce moment si pénible de ma courte existence humaine, je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui.

Ranmaru ne m’avait jamais reconnu. Moi, bien entendu que si. Il avait été très important pour moi, et le restait toujours, alors comment aurais-je put l’oublier? Ses yeux de biches étaient gravés dans ma mémoire à tout jamais! Il ne me reconnaissait pas, mais j’avais bien l’intention de lui rappeler qui j’étais. Je voulais retrouver notre amitié! Elle me manquait! Je n’avais presque aucun ami parce que j’étais trop concentré sur ma petite protégée! Alors un ami ne me ferait aucun mal, que du bien! Et puis mon confident me manquait. Je lui avais parlé de tant de chose! Je n’étais plus du genre à me plaindre. Lorsqu’il m’avait connu, j’étais trop blessé, j’avais le cœur à vif. Maintenant, malgré que je souffrais toujours, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons, -enfin presque mais bon- j’étais plus fort et je n’avais plus besoin d’une épaule pour me soutenir. Bien sur, j’avais besoin d’un ami. Mais pas d’une béquille. Maintenant, je marchais droit et sans appuie.

-Shibata-san, de la part de la maison!

Fis-je en lui donnant un verre de vodka, espérant qu’il aime cette boisson. J’espérais que le son de ma voix lui ferait rappeler, même si je savais que c’était espéré pour rien, parce que s’il ne m’avait pas reconnu en me voyant, comment pourrait-il reconnaitre ma voix? Mais je continuais d’espérer! Peut-être bien que son cerveau allait tout d’un coup me replacer!

En fait, je n’étais pas du tout surpris qu’il ne m’ait pas reconnu. J’avais changé! J’étais devenu plus musclé, plus en forme, plus beau! Mes cheveux noirs étaient, pour l’instant en tout cas, teindus en châtain. J’avais aussi une boucle d’oreille; une croix noire. J’avais beaucoup changé, physiquement parlant!

Je lui souris, même si je n’étais pas certain qu’il ait vue mon sourire. S’il savait que j’étais un ange, il en ferait le saut! Même si maintenant, je savais qu’il était un démon! Toutes les pensées qui m’avaient traversé l’esprit lorsque j’avais sut ce qu’il était étaient complètement pacifiste! Malgré que j’étais pacifique, en principe! Même envers les démons! Enfin… sauf s’ils attaquaient ma protégé! Là, je pouvais être très malin! Mais en général, j’étais toujours pacifique! Donc encore plus envers Ranmaru!


Dernière édition par Kazuki Rui le Jeu 31 Jan - 23:34, édité 2 fois
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mer 7 Nov - 13:22

J’errais finalement dans les rues, ne sachant pas trop où aller, je n’avais pas envie de grand-chose en ce moment, pas même de ramener des âmes en enfer… et puis si l’on m’en tenait rigueur, alors qu’on me torture, ce n’était pas comme si je trouverais ça désagréable. Pour un peu j’aurais pu directement aller titiller quelques anges ou démons pour m’amuser un peu, mais non… je crois que je n’avais même pas envie de ça non plus.
Quand je sortis de mes pensées, je me rendis compte que j’étais arrivé à Shinjuku. Heureusement que personne ne m’avait vu faire - je savais passer inaperçu - parce que ça faisait près d’une heure que je marchais. Je sortis mon portable de ma poche pour m’en assurer et soupirai longuement, oui, plus d’une heure même. Je ne savais pas trop ce qui m’arrivait ce soir, mais bon. Je levai les yeux sur l’établissement et vis que mes pas m’avaient mené au Skyline, je me sentis pâlir.

Qu’est-ce que je foutais là ? Comment diable avais-je pu me rendre au seul endroit dans cette putain de ville que je voulais éviter ? J’étais maso. Sérieusement, j’avais un grain. Venir ici… était-ce parce que la voix dans ma tête ne s’était pas manifestée depuis un moment - ce qui ne lui ressemblait pas - ? Parce que j’avais envie de l’entendre même si elle n’était plus seulement dans ma tête ? Merde, c’était quoi mon problème ? Je savais que j’étais taré mais là… même là je ne me comprenais pas.

Un grognement se forma dans ma gorge et résonna entre mes lèvres, je m’énervais moi-même. Mais puisque j’étais là, c’était le moment de me prouver que ce n’était qu’une coïncidence que je sois ici, que ce n’était qu’un pur hasard que je sois venu au Skyline et qu’il ne m’attirait pas… ni le bar, ni qui que ce soit d’autre.
J’inspirai pour me calmer, inutile d’effrayer les clients du bar en y entrant comme une furie, même si ça pourrait être amusant… non, ce soir je n’avais pas envie d’attirer l’attention sur moi. Je poussai finalement la porte de l’établissement et me dirigeai vers le bar sans prêter attention à ce qu’il y avait autour de moi. Il n’y avait rien de particulier ici, je m’en fichais totalement de qui pouvait se trouver ici.

Je m’installai sur un tabouret au comptoir et levai les yeux vers l’homme qui se trouvait derrière, ce n’était que le patron. Un long soupir de soulagement m’échappa et je m’appuyai sur ma main. Qui est-ce que je trompais avec cette attitude si je me sentais soulagé de ne pas le voir ? Je secouai la tête, il n’était pas là. Je n’entendrais pas de voix ce soir non plus, je pourrais jouer à être normal.
Kazuki-san s’approcha finalement de moi et posa un verre devant moi.

- Shibata-san, de la part de la maison !


Je haussai les sourcils en le regardant. Nous n’avions jamais vraiment discuté tous les deux, et j’étais surpris qu’il connaisse mon nom. Moi je connaissais le sien, mais c’était parce que je m’intéressais de trop près à ce bar depuis quelques temps, mais lui…
Je souris finalement, mon soulagement m’avait rendu un peu sociable, alors autant en profiter le temps que ça durerait.

- Merci beaucoup.

Je pris le verre et le portai à mes lèvres, avant même qu’il ne les touche je sentis les effluves de vodka chatouiller mon nez, mon sourire s’agrandit et j’avalai une bonne gorgée, bel alcoolique que j’étais. Je jetai ensuite un coup d’œil au bar, pour regarder les autres clients, et non pour vérifier qu’il n’était pas dans les parages. Je me tournai ensuite vers Kazuki en faisant un sourire amusé.

- Vous êtes tout seul ce soir ? Vous avez vendu votre barman ?

Putain !! Je me retins de justesse de me frapper la tête contre le comptoir. Bordel de merde, pourquoi est-ce j’abordais le sujet ? Je ne voulais pas savoir ce qu’il en avait fait de son putain de barman ! Il fallait que je me calme… que je me calme.
Je tournai soudainement la tête en entendant des éclats de rire rauques, des hommes probablement déjà ivres parlaient vivement, et c’était apparemment furieusement drôle, mais je me fis un devoir de ne pas les écouter.

- Il y a de l’ambiance ce soir, ironisai-je en relevant les yeux vers Kazuki.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mer 7 Nov - 23:34

Je fus très surpris que Ranmaru me réponde. Mais je savais qu’il ne m’avait toujours pas reconnu, sinon il ne m’appellerait pas «Kazuki» mais bien «Rui». Masi bon. Je savais que les miracles n’existaient pas et que même si je priais Dieu pour qu’il se souvienne de moi, comment mon Père accorderait de l’attention à un démon s’il l’avait déchu? Je savais que c’était tout à fait inutile. Mais j’espérais toujours! Peut-être que… avec un coup de main, il se souviendrait de moi!

-Merci beaucoup.

Je fus surpris qu’il me réponde et de plus, si gentiment. Je lui souris une nouvelle fois. Le voir me donnait envie de sourire! Surtout que c’était rare – tout du moins à mon lointain souvenir- qu’il soit si aimable! Pas avec moi, mais avec des inconnus, ce que j’étais devenu pour lui!

Alors qu’il buvait la vodka que je lui avais servie gratuitement, le sourire qu’il portait s’agrandit. Je fus heureux de voir que j’avais choisit la bonne boisson. J’avais choisis celle-ci parce que c’était la boisson forte la plus populaire. Bien entendu, il y en avait plusieurs autres, mais c’était la première que j’avais vue et sincèrement, j’étais fière de mon coup! Et un point pour moi! Ce n’est pas que je tenais aaaaabsolument à retrouver notre amitié, mais en fait… oui.

- Vous êtes tout seul ce soir ? Vous avez vendu votre barman ?

Je fus surpris qu’il me parle de mon barman. Masamune faisait un excellent travaille alors il n’était pas question que je le renvoie ou, comme il l’avait si bien dit, que je le «vende». Mais que faisait-il ici? Peut-être qu’ils se connaissaient! Mais je crois que c’était plutôt improbable, puisque Ii était un ange et Ranmaru un démon. Bon, je le savais, tout était possible. Possible, mais improbable. Malgré que pour devenir un démon, tu pouvais tout bonnement avoir été déchu! Après réflexion, peut-être bien qu’ils se connaissaient!

-Non, en fait, Ii est en congé! Je suis seul se soir! Vous vous connaissez?

Je soupirai en entendant les hommes que j’écoutais sans faire exprès d’un peu plus tôt éclatèrent de rire très très fort, troublant l’ambiance plutôt calme de l’endroit. Un peu plus et je les sortais! J’en sortais souvent, des gens qui avaient trop but ou qui étaient indécent, parfois même envers des jeunes demoiselles, ce qui me mettait dans tous mes états.

- Il y a de l’ambiance ce soir!

Dit Ranmaru en relevant ses yeux vers moi. Effectivement, il y avait de l’ambiance! Et sincèrement, je n’aimais pas trop cette ambiance. J’avais toujours détesté les gens qui ne savaient pas se conduire en public. Il faudrait que quelqu’un leur donne une leçon de savoir-vivre. C’était bien, une fois de temps en temps, prendre un peu d’alcool! D’ailleurs, mon bar existait pour ça! Mais assures-toi premièrement de savoir te tenir avec de l’alcool dans le sang! Si non, ne va pas dans des endroits calmes comme mon bar! Le Skyline n’était pas un endroit fait pour les jeunes fêtards, c’était un endroit calme! Je ne pouvais supporter ce genre de comportement.

-Effectivement, un peu trop! Si ça continue, je vais aller les calmer un peu!

Fis-je en lui offrant un sourire poli. Plus les hommes parlaient et riaient fort, plus j’avais envie de les jeter dehors! Alors, un homme me hurla : «Hey! Le barman! Heyyyy!! Celui qui sert à rien! Je veux une bière! Immédiatement! Non mais tu sers vraiment à rien toi, trou de c*l!»

Ha. Là. Ça, c’était de trop. J’allais lui apprendre, moi, à respecter les gens!! Mon visage rougit, la pression montant d’un coup. Ce que je détestais quand les gens manquaient de respect aux autres! Dans mon temps, personne ne m’aurait parlé comme ça! Bon, d’accord, j’étais un homme très respecté, mais bon! Je regardai Ranmaru, puis lui fis un petit sourire coincé.

-Je reviens tout de suite. Excusez-moi!

Je pris une bière, la débouchai et m’approchai d’eux, faisant le tour du comptoir.

-Voilà, monsieur, votre bière. Je vous prierai maintenant de payer et de quitter le Skyline. Je ne le dirai qu’une seule fois, monsieur!

Fis-je avec un sourire poli, ne perdant toujours pas mes manières. L’homme prit sa bière et la calla d’une traite. Je grimaçai pour lui, haïssant le gout de la bière. Il se leva puis, me tirant par le col de ma chemise, m’emmena au centre du la pièce pour ensuite me frapper, coup qui me jeta au sol. Si je m’y attendais, moi, à me faire frapper! Ma bouche me faisait mal. Je soupirai. Parfois, j’aimerais être moins pacifiste! Mais faisant appelle à mon sens aigu de la paix, je me levai en mettant mes paumes devant moi, signe que je ne voulais pas me battre. Seulement, je reçu un autre coup qui me jeta une nouvelle fois au sol. Je croisai le regard de Ranmaru, et regrettai de ne pas avoir répliqué. J’avais oublié que mon vieil ami était là et regardait me faire démolir sans que je ne fasse quoi que ce soit pour me défendre. Si je le voulais, je les aurais tous tué. Mais comme on dit, si tu fais quelque chose, c’est que tu l’encourages, et la violence, je ne l’encourageais pas du tout. Mais quand même... qu'est ce que Ranmaru allait penser de moi en me voyant me faire démolir comme ça?
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Jeu 8 Nov - 11:00

Le fameux barman était en congé… qu’est-ce que je n’aurais pas donné pour oser demander si les jours de congés étaient fixes ou non, rien que pour savoir si je pouvais venir tranquillement ici ou pas. Ah… quel nul. Mais à vrai dire, je n’avais pas besoin de demander, puisque j’étais déjà venu à peu près tous les jours de semaine et c’était la première fois que j’avais la chance qu’il ne soit pas là. Ceci dit j’ignorai sa question, je ne pouvais pas répondre à ça. Pour quoi me prendrait-il si je lui disais « non, je ne le connais pas vraiment, mais sa voix m’est très familière pour retentir depuis des siècles dans ma tête !!! »… il appellerait sans doute un hôpital psychiatrique pour me faire embarquer aussitôt. Ah tiens… c’était un type de vie que je n’avais pas testé encore : interné psychiatrique… ça pourrait être drôle sans doute.

Les voix des hommes dans le bar me sortirent de mes pensées encore une fois, je portai une main à ma tempe et la massai du bout des doigts, ce qu’ils pouvaient être énervants… Et ce n’était pas bon de m’énerver, j’aurais presque pu ajouter ce soir à cause de ma frustration à me sentir incroyablement seul mais… même en temps « normal » mieux valait ne pas me chercher, j’avais la dent dure. Et visiblement je n’étais pas le seul à être irrité par toute cette agitation, et ces propos disgracieux qui avaient fini par atteindre mes oreilles. Que les gens de cette époque pouvaient être grossier, ça m’en donnerait presque la nausée si je n’avais pas déjà connu pire. C’était comme s’ils ne se rendaient pas compte à quel point ils étaient affligeants…

- Effectivement, un peu trop ! Si ça continue, je vais aller les calmer un peu !


Il fit un faible sourire et je cachai un grand sourire dément en détournant la tête. Oh mais s’il allait les calmer, c’était sans doute un spectacle que j’adorerais, c’était amusant de voir les humains se battre… humains ? Attendez… seulement des humains ? C’était étrange, je n’en étais plus sûr tout à coup. Est-ce que j’étais perturbé à ce point en ce moment ? Ou bien l’étais-je d’habitude alors que cette fois j’étais lucide ? Et avec ces fichus humains qui braillaient je n’arrivais pas à me concentrer…
Je tournai la tête vers eux, en essayant de ne pas m’énerver, mais la façon dont ils venaient de parler à Kazuki ne me plaisait pas. Ah ! Et pourquoi ça me plaisait pas ? Comme si je devais m’inquiéter pour les autres, j’avais bien assez à faire avec moi-même. Cette fois ceci dit, j’espérais vraiment qu’il n’allait pas se retenir de les calmer. A sa place, je ne me retiendrais nullement.
Kazuki me regarda une dernière fois, un sourire nettement moins naturel sur les lèvres.

- Je reviens tout de suite. Excusez-moi !

Je le regardai s’éloigner vers les ivrognes, ouais en plus de ça ils n’attendaient probablement qu’un peu d’action pour se défouler. Je m’accoudai au comptoir sans les quitter des yeux, espérant bien que quelques coups seraient donnés par-ci par-là, au moins ma soirée n’aurait pas servi à rien comme ça.

- Voilà, monsieur, votre bière. Je vous prierai maintenant de payer et de quitter le Skyline. Je ne le dirai qu’une seule fois, monsieur !


Je haussai les sourcils, je ne le trouvais pas assez agressif, il allait foutre mon dernier espoir en l’air s’il continuait. Quoique l’homme qui l’avait hélé ne semblait pas coopératif. Je ne savais pas ce qu’ils avaient vu ces mecs-là, mais au vu des cadavres de bouteilles et les verres vides qui trônaient sur leur table je pouvais facilement en déduire qu’ils avaient dépassé leur seuil de tolérance depuis un moment, et en plus cet abruti buvait sa bière d’une traite, il n’allait pas tarder à faire un coma éthylique. Mon sourire s’agrandit, j’étais impatient de voir ça maintenant.

Il se leva, belliqueux, et attrapa Kazuki par le col pour l’emmener au milieu de la pièce, plus près de moi et je sentis aisément l’odeur de l’alcool qu’il avait ingéré, c’était écœurant. L’ivrogne frappa Kazuki qui tomba au sol, là par contre ça me surprenait. Il ne l’avait pas vu venir ? Et puis un type de sa taille pouvait se faire mettre par terre si facilement ? Mince, mes espoirs s’envolaient de nouveau. Il se releva, les mains devant lui, il n’avait visiblement pas l’intention de se battre, mais ça n’empêcha pas l’ivrogne de le frapper encore et Kazuki se retrouva de nouveau par terre.
Lorsqu’il leva les yeux vers moi, je ne compris pas son regard, ni la colère qui monta soudain en moi. Des humains qui se tapaient dessus, j’aurais dû adorer ça, j’aurais dû vouloir continuer à regarder dans mon coin en me gardant bien d’intervenir, c’était plus drôle de les regarder que de participer… ceci dit ce fut plus fort que moi.
Je me levai, calmement, si je m’énervais j’allais sans doute le tuer d’une simple pression des doigts dans sa nuque, et m’approchai de l’ivrogne, je posai une main sur son épaule et il tourna son regard vitreux vers moi, en même temps que son haleine saturée d’alcool.

- Je vous en prie monsieur, un peu de tenue, vous êtes dans un endroit public, là.
- Qu’est-ce qu’il m’veut le cure-dent !?

Cure-dent !? J’étais pas bien épais mais je pouvais lui faire regretter de m’avoir appelé comme ça avec une seule main, et je ne m’en privais pas. D’abord il frappait Kazuki qui n’avait rien demandé, et après il cherchait un démon, c’était franchement pas sa soirée.
Mon regard suffit néanmoins à le faire un peu déchanter, ma main sur son épaule le repoussa brusquement en direction d’une table.

- Eh oh doucement ! brailla-t-il en se relevant laborieusement.

Je m’approchai de lui de nouveau quand il fut sur ses pieds. Mais son envie de se battre n’avait visiblement pas disparu, il envoya son poing vers moi mais je l’esquivai et le balançai par-dessus mon épaule. Il n’en fallut pas plus pour qu’un de ses compagnons se joignent à la bagarre, il me ceintura alors que l’autre se relevait, je soupirai longuement, las. Le premier voulut me frapper mais je penchai la tête pour l’esquiver et il assomma son pote qui me tenait, je donnai alors un coup de coude dans les côtes de ce dernier, ses os craquèrent et il tomba sur le sol un mètre plus loin. La tension tomba d’un coup, puis fut remplacée par un petit sentiment de peur à mon égard.

- Ok, ok, on s’en va !!

Ceux qui étaient restés en retrait vinrent récupérer l’assommé et partirent, l’autre voulut les suivre mais je le rattrapai pour le ramener vers moi. Lorsqu’il leva les yeux vers moi, je sentis sa peur décupler ce qui ne put que me faire sourire. Ça aurait été tellement facile de le tuer, là… malheureusement devant d’autres humains c’était risqué surtout que ce ne serait même pas de la légitime défense vu comme je les avais étalés.

- Q-quoi encore ? bégaya-t-il.

Mon sourire s’agrandit, j’étais sûr qu’en le secouant encore un peu je pourrais le faire pleurer, ce serait marrant. Je me mordis brusquement l’intérieur de la joue pour me reprendre, oui ce serait drôle, d’accord, mais pas très malin. Je désignai Kazuki d’un signe de tête.

- On a payé tout l’alcool qu’on a bu ou on allait partir comme un voleur ? demandai-je à ma victime.

Je le sentis trembler mais ne le lâchai pas pour autant. Il fouilla rapidement dans ses poches pour sortir son portefeuille et je le poussai en direction de Kazuki. Bon, il allait sans doute falloir que je parte moi aussi, il allait me prendre pour un fou et m’empêchera de revenir les prochaines fois. Mais tant pis, comme ça, ça m’empêchera de venir me faire du mal.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
Mais une fois oubliée, comment savoir pourquoi je suis devenu fou ?

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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Ven 9 Nov - 23:54

J’étais étalé au sol comme un imbécile. On aurait dit que j’étais resté sans bouger, allongé sur le planché du Skyline, pendant au moins dix minutes. En réalité, quelques secondes étaient passées. Je m’assis donc et soupirai longuement. J’avais tout sauf envie de me battre. Faire mal aux gens et les blesser, ce n’était pas correct. Je tenais à mes valeurs et mes valeurs me disaient de ne pas frapper sans y être contraint. Il me restait encore d’autres solutions avant d’y venir aux poings! Après tout, comme je disais toujours, la violence est le dernier refuge de l'incompétence, et j’étais tout sauf incompétent. Enfin… Je le croyais! Je ne m’abaisserai jamais à frapper quelqu’un plus faible que moi! Sauf si ce plus faible que moi attaquait ma Rei-chérie, ma protégée...

Je me résolus donc à m’assoir et soupirai. J’allais me relevai, mais vis avec surprise et ahurissement mon ami, qui m’avait d’ailleurs complètement oublié, en face du gros monsieur qui m’avait écrasé comme un insecte. Bon, disons quand même un lapin; j’étais quand même plus beau qu’un insecte! On me l’avait souvent dit et j’avais au moins ça qui me resterait toujours! Quelle chance j’avais de ne pas vieillir!

Bref, mon ami était là et on aurait dit qu’il voulait s’amuser. Oups. Je connaissais un peu ce regard dément qu’il avait! Bon, son regard était toujours un peu dément, mais quand il faisait CE regard dément, ça voulait dire que ça allait mal tourné! Bon, pour lui, je crois qu’il s’amuserait bien. Mais pour moi, ça voulait dire que ça allait faire très, très mal pour ces pauvres hommes qui avaient un peu trop but. Je savais qu’ils l’avaient un peu mérité, mais quand même… En fait, je crois que personne ne méritait de se faire tabasser par Ranmaru. Parce que quand il se décidait, il ne se décidait pas qu’à moitié! Il y allait de bon cœur! Même si son cœur était mauvais par définition! Parce qu’après tout, ça restait un démon!

Et voilà. Il allait les tuer. Il allait vraiment les tuer. Il l’avait traité de cure-dent et ça, ça lui était apparemment insupportable. Je le vis par son regard meurtrier –et c’était vraiment le cas de le dire-. Note à moi-même : ne jamais au grand jamais traiter Shibata Ranmaru de cure-dent. Il n’appréciait pas vraiment, je crois! Et il faisait très peur quand il détestait quelque chose!

Et alors qu’il poussait le monsieur –qui me faisait maintenant vraiment pitié- vers une table, la bataille qu’il allait assurément gagner commença. J’allais hurler d’aller se battre dehors, mais je me retins de justesse. Pas une bonne idée de dire ça à ce moment!

La bataille dura un maximum de cinq minutes. Il leur avait rapidement fait peur. Vu le bruit, il avait assurément cassé les côtes d’un d’eux. Alors qu’ils allaient tous dégager, Ranmaru retint l’un d’eux qui avait vraisemblablement très peur de lui, maintenant.

- On a payé tout l’alcool qu’on a bu ou on allait partir comme un voleur ?

Fit-il avant de le pousser vers moi lorsqu’il eut trouvé son portefeuille. Je me remis sur mes pieds très rapidement et pas très élégamment puis m’époussetai, le rouge me montant aux joues. J’avais tout bonnement oublié de me lever, comme un vrai imbécile de première. C’était absolument honteux et en tout point gênant. Assis par terre à regarder mon vieil ami se battre et risquer les problèmes! Ho ce que j’aurais voulu disparaitre à ce moment! J’aurais bien entendu put le faire, mais j’aurais parut un peu étrange de disparaitre tout bonnement comme ça! Ha ce que je ferais pour être avec ma Rei et loin des regards de toute ma clientèle!

L’homme me jeta l’argent et partit en boitant, surement étourdie par Ranmaru. Je ramassai l’argent sans la compter et commençai à ramasser les bouteilles et verres que les hommes avaient laissés derrière eux. Je retournai derrière le bar et remplis un verre de vodka. Je rejoins ensuite Ranmaru, retournant de l’autre côté du comptoir. Un bleu commençait à se former sur ma joue et elle faisait mal. Je n’avais plus l’habitude des coups! Avant, par contre, j’y avais souvent fait face. Je retrouvai très rapidement ma tolérance envers la douleur et lui fit un sourire désolé et reconnaissant.

-Merci beaucoup, Shibata-san! Voici pour vous! Pour vous remercier! J’aurais été vraiment désolé que vous vous soyez blessé!

Fis-je avant de lui faire un signe de la main vers les tabourets au comptoir, l’incitant à retourner s’assoir. Comme l’action n’était plus tellement de la partie, les conversations redémarrèrent rapidement et l’atmosphère calme et posé du Skyline fut retrouvée. Je souris doucement, mon bien-être retrouvé, l’atmosphère s’accordant plus avec moi. Cette atmosphère était me reflétait! J’étais bien, ainsi!

-Vous savez, Shibata-san, je m’excuse que vous ayez eu à vous battre! J’en suis vraiment désolé! Normalement, au Skyline, j’évite que mes clients se battent! Et encore moins pour moi! Donc si je peux faire quelque chose… enfin je suppose que non, mais bon!

J’essayais vraiment de me racheter. Je ne voulais pas qu’il m’en veuille alors qu’on s’était à peine parler! Je l’avais obligé à se battre en me laissant ainsi mettre au sol, ce qui était un point en moins pour moi. Ranmaru s’était peut-être amusé, mais il aurait put –bien que cette possibilité était très improbable- se blesser et je m’en serais voulu à vie. Ce n’était pas pour rien que j’étais pacifiste! Je ne le dirais jamais assez, je suis pacifiste jusqu’au bout des ongles!

-Si vous voulez un autre verre, demandez et se sera gratuit pour vous, ce soir!

Fis-je avec courtoisie.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Sam 10 Nov - 16:13

Je regardais, d’un regard probablement plus que méprisant, à l’image d’une araignée regardant une mouche se débattre dans les fils de sa toile, l’homme avec qui je venais de me battre et qui donnait à Kazuki l’argent pour payer les boissons qu’ils avaient consommé. Sauf qu’il le lui jeta presque, j’étouffai un grognement et le vis filer rapidement vers la porte du bar. Ce qui fut plus dur à réprimer que mon grognement, ce fut le sourire qui voulut se dessiner sur mes lèvres. Un sourire, puis un rire, ce rire que j’avais lorsque j’effrayais un humain, un rire qui m’aurait fait passer pour un dégénéré, un psychopathe aux yeux de tous. Un rire que j’aimais, un rire qui me rappelait la voix dans ma tête. Je mordis l’intérieur de ma joue, sentis le sang envahir ma bouche assez rapidement, et assez abondamment, en tout cas assez pour divertir mon esprit de ma joie pour le focaliser sur le goût du sang sur ma langue.

Et mon attention se reporta enfin sur l’ambiance autour de moi. Je rajustai ma veste d’un geste net et classe et regardai Kazuki qui ramassait les bouteilles et verres sur la table des ivrognes, puis il repartit derrière son comptoir. Moi je ne bougeais pas, je n’éprouvais pas le besoin de bouger, mon for intérieur riait encore de cette petite bagarre, ce n’était pas tant pour le peu d’action qu’il y avait eu que pour la peur que je leur avais inspiré. C’était bon, tellement bon…

Kazuki revint finalement vers moi, un verre de vodka à la main, il me le donna.

- Merci beaucoup, Shibata-san ! Voici pour vous ! Pour vous remercier ! J’aurais été vraiment désolé que vous vous soyez blessé !

Ce disant il me fit signe de retourner m’installer au comptoir, oui quitte à rester immobile autant que ce soit au comptoir, ça paraitrait moins suspect. Moi, blessé ? Par des humains ? Honnêtement j’aurais trouvé ça extrêmement humiliant, et ces humains n’auraient pas survécu pour m’avoir humilié de la sorte.
Je hochai lentement la tête et retournai m’asseoir sur le tabouret que j’avais délaissé quelques secondes avant. Je bus une gorgée de ma vodka puis posai le verre sur le comptoir en regardant de nouveau Kazuki. Le bar était redevenu calme, et lui aussi par la même occasion, c’était comme s’il n’y avait pas eu d’altercation - à l’exception du bleu sur sa joue -.
Je repensai finalement à ce de quoi ces fichus humains m’avaient détourné. Il n’y avait pas que des humains dans ce bar - moi mis à part.

- Vous savez, Shibata-san, je m’excuse que vous ayez eu à vous battre ! J’en suis vraiment désolé ! Normalement, au Skyline, j’évite que mes clients se battent ! Et encore moins pour moi ! Donc si je peux faire quelque chose… enfin je suppose que non, mais bon !

Je me forçai à lui sourire le plus naturellement possible. De un, pourquoi s’excusait-il de m’avoir donné une occasion de m’amuser un peu - et ma journée avait été loin d’être amusante jusque là -, et de deux, j’étais quand même trop préoccupé par ce que je ressentais maintenant… autant pour le fait de le ressentir que pour la frustration de ne pas m’en être rendu compte avant.

- Si vous voulez un autre verre, demandez et ce sera gratuit pour vous, ce soir !

Mon sourire s’agrandit et je secouai la tête. Il était gentil. Trop gentil. C’était louche. Et moi j’étais con de chez con. Je repassai néanmoins mon costume de bon samaritain.

- Ne soyez pas aussi reconnaissant, je n’ai pas fait grand-chose. Et puis je n’aime pas ce genre de personnes rustres, les supporter ici alors qu’ils vous insultaient était au-dessus de mes forces. Je devrais d’ailleurs m’excuser pour m’être battu dans votre établissement, j’aurais dû les attirer dehors d’abord.

Oh que non, j’avais bien fait de ne pas le faire ! S’ils étaient sortis avec moi je les aurais probablement tous tué un à un, avec la plus grande facilité, et le plus grand plaisir possible. Je rebaissai les yeux sur mon verre et le finis en quelques gorgées.
Maintenant j’hésitais, partir ou rester… tenter de voir si j’étais fou de penser qu’il n’était pas vraiment humain, ou m’en aller comme si je m’en fichais puisque je ne remettrais sans doute pas les pieds ici. Mais le pire dans tout ça peut-être était que j'avais dit ne pas avoir supporté que Kazuki se fasse insulter, et l'avoir formulé à voix haute me prouvait à quel point c'était vrai. Si encore il avait été un démon, j'aurais compris cette réaction, mais il ne l'était absolument pas, et d'après ce que je ressentais c'était un ange...qu'avais-je à faire d'un ange ? Qu'il se fasse insulter ? ça n'aurait pas dû m'affecter... au contraire, j'aurais dû adorer ça. C'était bizarre.

Je soupirai longuement et passai une main sur mon visage. Ouais, ça m'énervait. C'était à se demander pourquoi je revenais encore ici alors qu'à chaque fois j'étais encore plus énervé en ressortant, enfin habituellement ce n'était pas de ma faute...

- Dites... vous avez toujours vécu à Tokyo ?

Je m'étais surpris moi-même à poser cette question. Mais je regardais Kazuki et attendais avidement sa réponse, peut-être qu'en lui posant des questions ça m'aiderait à comprendre pourquoi j'avais pris sa défense - en dehors du fait que j'avais aussi fait ça pour m'amuser -.

- Pardon, fis-je en souriant. C'est peut-être indiscret, mais je suis curieux...

J'étais surtout très louche, mais passons, j'avais l'habitude après des siècles de folie.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Sam 10 Nov - 23:28

Ranmaru s’était finalement assis et avait but sa vodka. Lorsque je lui avais dit qu’il allait avoir des consommations gratuites, je crois que ça lui avait fait plaisir! Mais je ne pouvais en être certain, car je savais que Ranmaru-kun faisait partit des être les plus compliqués sur terre. Il faisait partit des personnes auxquels j’évitais de m’approcher, pour éviter les ennuies! Si je ne l’avais pas connu lorsque j’étais humain, j’aurais sûrement évité de lui faire la conversation!

- Ne soyez pas aussi reconnaissant, je n’ai pas fait grand-chose. Et puis je n’aime pas ce genre de personnes rustres, les supporter ici alors qu’ils vous insultaient était au-dessus de mes forces. Je devrais d’ailleurs m’excuser pour m’être battu dans votre établissement, j’aurais dû les attirer dehors d’abord.

J’eux un sourire en coin. Bien évidement qu’il ne s’en voulait pas! Il avait évidement bien aimé se battre! Enfin, s’il n’avait pas changé! Parce qu’en plus de 200 ans, les gens pouvaient changer! Mais jusqu’à maintenant, je m’étais tout de même bien débrouillé avec lui! Je trouvais ça drôle, qu’il s’excuse de s’être battu dans le bar alors qu’il m’avait, encore une fois, sauvé la mise. Par contre, le fait qu’il s’inquiète, ou plutôt qu’il se mette en rogne, pour moi me fit chaud au cœur. Avant aussi, il détestait quand on m’insultait! Même si avant, c’était rare qu’on m’insulte… Plus le temps avançait, moins les gens avaient de tenu!

-Ce n’est rien! Merci beaucoup! Fis-je avant de continuer en murmurant. Je ne te le dirai jamais assez, Ran-kun…

Je soupirai et baissai la tête. Il m’avait tant aidé! Et moi, je ne pouvais rien faire pour lui rendre la pareille, sauf être aimable et lui offrir des rabais! J’étais pathétique. S’il savait à quoi je pensais, je crois qu’il se ferait un plaisir fou à bien se foutre de ma gueule! Surtout s’il savait que j’étais devenu un ange! Et de plus, un ange gardien! Même les autres anges se foutaient de ma gueule à cause de ça! Alors les démons, c’était encore pire! Le bas de classe de la race angélique! Mais j’aimais les humains –en particulier Rei- et j’aimais les protéger. Il fallait bien que quelqu’un le fasse! Sinon, ils seraient livré à eux même et se détruiraient, ce que je trouverais infiniment triste. Je me rappelais, moi quand j’étais humains! Je n’avais pas eu d’ange gardien, mais j’avais eu un bon ami démon. Un voile de nostalgie passa dans mes yeux. Je m’efforçai de reprendre le contrôle sur mes sentiments –et surtout mon visage qui exprimait toujours ce que je ressentais sans ma permission- et relevai la tête, légèrement énervé contre moi-même de me laisser retomber dans les souvenirs.

- Dites... vous avez toujours vécu à Tokyo ?

Je le regardai, surpris. L’espoir m’envahit d’un coup. Je ne savais pas s’il s’était soudainement souvenu de moi, mais il était en plein sur la bonne voix pour le faire, en tout cas! Et c’est certain que j’allais l’aider! Oui, je m’en faisais un devoir. Il allait se souvenir de moi en passant la porte de sortit. Il allait assurément se souvenir. Peut-être que je n’avais pas été très important pour lui, mais lui, il l’avait été pour moi. Ma propre femme avait abusé de ma confiance et s’était enfuie. Ça avait été le seul à s’inquiéter pour moi. Ça avait été le seul à m’aider et je lui en serrais reconnaissant pour le restant de ma longue vie éternelle. Ho que si, il devait se souvenir de moi. Sinon, comment ferais-je pour lui montrer ma gratitude et lui offrir mon amitié sans avoir l’aire d’un stalker?

- Pardon, fis-je en souriant. C'est peut-être indiscret, mais je suis curieux...

Je lui fis un signe de non de la tête et lui souris gentiment. C’était l’heure! Je rassemblai mon courage et le regardai dans les yeux, chose que j’avais pris l’habitude de faire. C’était troublant, le regarder dans les yeux. Masi, par le passé, je m’étais souvent imposé de le faire, juste pour me tester, pour savoir combien de temps je pourrais supporter son regard. Le mien aussi, était très difficile à supporter, mais pas pour les même raisons. Lui, il faisait peur. On aurait dit qu’il voulait nous entrainé avec lui dans sa folie, qu’il voulait nous la faire voir, la partager. En tout cas, quand je le regardais dans les yeux, c’est ce que je ressentais. Moi, les gens avaient trop l’impression que je perçais leurs défenses et que je pouvais lire leurs pensées. Mon regard était trop perçant, trop fort, pour eux. Mais pas pour Ran.

-Ne vous inquiétez pas, Shibata-san! Ça va! C’est bien, la curiosité, parfois! En fait, j’ai fait le tour du Japon! Mais je viens, originellement, de Chiba. J’y suis resté pendant longtemps! Mais il m’est arrivé quelque chose et je n’ai plus eu la force de rester là. Alors j’ai voyagé et je me suis finalement posé à Tokyo.

Expliquais-je en gardant mon regard encré dans le sien, essayant vraiment de briser le mur de ses défenses et de lui transmettre télépathiquement, même si je n’avais absolument pas ce pouvoir. Mais essayer n’avait jamais tué personne! Enfin, restait à voir! Mais moi, ça ne me tuerait pas, je le savais.

-Et vous, Shibata Ranmaru-san, vous avez toujours habité à Tokyo?

Demandais-je, attendant avec impatience sa réponse, attendant avec impatience ma réponse, s’il savait ou non qui j’étais. Je savais que je risquais d’être déçus, mais l’espoir fait vivre, après tout! Et moi, j’avais la rage de vivre profondément encré en moi.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Dim 11 Nov - 22:03

J’appuyai nonchalamment mon menton sur ma main pour prendre l’air de celui qui n’attend pas trop la réponse et qui avait juste voulu faire la conversation. Mon comportement m’intriguait, c’était comme si je ne me contrôlais pas… bon, ça, j’avais un peu l’habitude, j’étais un démon schizophrène donc mon self control était plutôt relatif, mais ce coup-ci c’était différent.
Mais si mon comportement m’intriguait, je dois dire que le sien me laissait tout autant perplexe, lorsque je lui eus posé ma question il fut plus surpris que je ne m’y attendais, il m’assura ensuite d’un mouvement de tête que je n’étais pas indiscret puis il me regarda dans les yeux. Les gens évitaient, en général, de me regarder dans les yeux, je ne savais pas exactement pourquoi mais probablement que je les inquiétais, et c’était bien ce que j’espérais je dois dire, mais Kazuki avait de lui-même plongé dans mon regard.
Il ne mit pas non plus longtemps à me répondre, et à son ton j’eus l’impression qu’il essayait de me faire comprendre quelque chose, sauf que je ne voyais pas du tout de quoi il pouvait s’agir.

- Ne vous inquiétez pas, Shibata-san ! Ça va ! C’est bien, la curiosité, parfois ! En fait, j’ai fait le tour du Japon ! Mais je viens, originellement, de Chiba. J’y suis resté pendant longtemps ! Mais il m’est arrivé quelque chose et je n’ai plus eu la force de rester là. Alors j’ai voyagé et je me suis finalement posé à Tokyo.

Je hochai de nouveau la tête, assimilant ses paroles. Alors il n’avait pas toujours été ici, je l’avais sans doute déjà croisé et je ne m’en souvenais pas… ça n’expliquait cependant pas pourquoi je l’avais défendu… parce qu’admettons que j’aie pu avoir une dette envers lui, c’était toujours un ange et j’évitais de m’acoquiner avec ce genre de créature, et eux m’évitaient tout autant.
Mais attendez… il n’avait pas dit Chiba ? N’avais-je pas passé quelques temps à Chiba il y a quelques plusieurs dizaines de décennies ? Eh… non, il n’y avait pas d’ange où j’étais…

- Et vous, Shibata Ranmaru-san, vous avez toujours habité à Tokyo ?

Je reportai mon attention sur Kazuki, la façon dont il prononçait entièrement mon nom était presque absolument pas subtile, et il semblait attendre ma réponse aussi impatiemment que j’avais attendu la sienne, ce qui était étrange… moi je voulais juste savoir s’il était ou non un ange, bien que je sois presque totalement sûr qu’il en soit un à présent, mais je me demandais en quel honneur, lui, il s’intéressait à moi.

- Hm non… je… j’ai beaucoup voyagé et je ne suis ici que depuis quelques mois.

Je souris de nouveau, j’avais fini par oublier quelle histoire j’avais servi aux humains qui s’intéressaient à moi… et malheureusement, dans ma position je ne pouvais pas m’embrouiller… ceci dit, s’il était vraiment un ange, il devait sans doute avoir remarqué que j’étais un démon. Et il restait aussi courtois avec moi ? Hm, je n’étais pas du genre à reculer devant des anges, au contraire même, mais s’il avait su ma nature avant que je sache la sienne, il pouvait très bien avoir préparé quelque chose pour se débarrasser de moi. Oh, ce serait vil… mais ça ne m’étonnerait qu’à moitié.
Je me redressai, mon sourire se perdant quelque peu et je me mordis la lèvre. Je ne croyais cependant pas qu’il oserait faire quoi que ce soit ici, il semblait tenir à son bar… alors sans doute valait-il mieux que je parte, et comme je l’avais pensé, mieux valait que je ne revienne pas non plus. Si je devais revenir quand les deux anges étaient présents, c’était se jeter dans la gueule du loup… bon, je n’avais jamais ressenti aucune animosité à mon égard de leur part, mais je ne tenais pas à me faire détruire par des saletés d’ange.

Je baissai les yeux sur ma montre, pour faire mine de regarder l’heure bien que je m’en fiche totalement, mais c’était ce que faisais habituellement les humains quand ils voulaient savoir quand partir. Sachant que je pouvais tenir des nuits entières éveillés, qu’il soit 23h ou 4h ne changeait rien pour moi, mais c’était une habitude qui m’amusait. C’était comme si les humains se donnaient une excuse pour filer, et c’était exactement ce dont j’avais besoin.

- Oh, il se fait tard… Cette réplique dans ma bouche me donna envie de rire. Je vais prendre un dernier verre et filer si je ne veux pas être mort de sommeil demain matin. Une vodka s’il vous plait.

Haha « mort de sommeil » ça aussi c’était amusant. Je me mordis la lèvre en retenant un rire hystérique, trop heureux d’avoir réussi à percer à jour cette saleté d’ange.


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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Dim 11 Nov - 23:57

J’étais assez attentif à lui que j’aurais remarqué le moindre signe s’il s’était vraiment souvenu de moi. Seulement, à ce que je voyais, non. Et ça me mettait un peu en rogne, disons! Mais je ne le montrai pas. J’avais trop envie qu’il se souvienne de moi pour le contrarier.

- Hm non… je… j’ai beaucoup voyagé et je ne suis ici que depuis quelques mois.

Il avait… hésité? Ce n’était pas son genre, d’hésiter! Surtout quand il parlait avec des humains! Et justement, il croyait parler avec un humain, à moins qu’il ait découvert ma véritable nature sans que je ne le sache.

-Ha soka! C’est bien, Tokyo, ne! J’aime cette ville! C’est pas la plus tranquille, mais c’est de loin la plus distrayante!

Je ne savais pas pourquoi je parlais comme ça. Mon cœur battait plus vite que la normale. Je n’aimais pas qu’il ait cet effet sur moi. Parce qu’avant, quand mon cœur battait ainsi et que la cause était Ran, c’était pas toujours bien vue par Dieu. En fait, quand il souffrait de son amour pour Rei, il repensait un peu à Ran et à l’aide qu’il lui avait apporté avec son ancien amour et reposait son cœur un peu. Définitivement, surtout maintenant, il voulait retrouver son ami.

Je lui souris une nouvelle fois, une détermination renouvelé dans les yeux. Peut-être que mon message télépathique ne c’était pas rendu, mais il finirait par comprendre. J’avais envie de le retrouver et je le retrouverais. Cet ami si important qui m’avait soulagé de ma peine, qui avait soulagé mon cœur pendant un moment.

- Oh, il se fait tard… Cette réplique dans ma bouche me donna envie de rire. Je vais prendre un dernier verre et filer si je ne veux pas être mort de sommeil demain matin. Une vodka s’il vous plait.

Je perdis lentement mon sourire. Pourquoi partait-il? Sa raison était absolument minable. Ran était infatigable et je le savais très bien! Ho oui, ça, je le savais. Mieux que quiconque. Enfin… peut-être pas, mais j’aimais le croire. Cette pensée, que je le connaissais bien, me faisait chaud au cœur.

Je finis par lui servir sa vodka avec un sourire triste, essayant de le cacher. Je n’avais pas tellement envie qu’il parte. J’aurais aimé qu’il reste au moins jusqu’à la fermeture! Bon, j’étais un peu exigeant, mais sa présence, contrairement au reste de la planète, me rassurait. Il m’était de bonne compagnie.

-J’espère que vous reviendrez vite! Vous êtes un bien agréable client, je dois dire!

Je lui souris et me retournai un moment pour cacher mon visage qui avait pâlit d’un coup. Je venais de penser que j’étais très suspect! Vraiment très, très suspect, même! Je n’agissais pas ainsi avec mes autres clients! Et si jamais il me trouvait suspect, il pourrait bien réagir de façon complètement inattendue. Mais d’un autre côté, s’il me trouvait suspect, il allait peut-être me poser plus de questions et ainsi savoir qui j’étais! Mais ce n’était pas comme ça qu’il allait me poser plus de questions puisqu’il allait partir! Je ne savais pas quoi faire pour qu’il reste. Je savais que je ne pouvais pas le retenir ici, et ça me frustrait. Mais je ne devais pas penser ainsi. Il était libre de ses choix et s’il voulait partir, c’était son choix. Même si j’aurais aimé qu’il reste.

-Faites attention, en partant, ne! À cette heure, à l’extérieur, dans ce coin de Tokyo, ce n’est pas très fréquentable! C’est dangereux! Même si je sais que vous savez bien vous défendre! Mais je ne voudrais pas qu’il vous arrive quelque chose! Vous êtes presque un habitué, si je peux me permettre!

Fis-je avec un sourire en coin, mes yeux reflétant le souci que je me faisais réellement, mais sans raison et je le savais. Après tout, il était un démon qui savait se battre! Et très bien, en plus! Il me l’avait encore une fois prouvé quelques minutes plus tôt. En fait, peut-être que c’était pour cette raison qu’il partait! Parce qu’il s’était battu! Je le scrutai du regard pour vérifier s’il ne s’était pas fait mal, me trouvant débile de ne pas avoir pensé de le faire avant. J’essayais d’être subtile, même si je ne l’étais pas vraiment, pour éviter qu’il ne me prenne pour un pervers, ou quelque chose dans le genre.

-Vous vous êtes fait mal, en vous battant, plus tôt? Demandais-je finalement après n’avoir rien trouvé à première vue.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Lun 12 Nov - 0:42

La façon dont son sourire s’étrécit lorsque je mentionnai le fait que j’allais partir me conforta dans ma position défensive et mon envie de rire me passa en une seconde. Dire que jusqu’à ce soir je l’avais pris pour un simple propriétaire de bar, un humain assez sympathique au demeurant et qui employait des gens louches - oui cet ange qui bossait pour lui était louche - mais finalement, je commençais à me poser des questions sur lui aussi… qu’il soit un ange ne me dérangeait pas dans l’absolu, je veux dire il m’arrivait de côtoyer des anges sans que je leur saute à la gorge, tant qu’ils ne me cherchaient pas d’embrouille je les laissais tranquille aussi… mais là…
Il me servit tout de même ma vodka, je posai mes mains sur le verre glacé en observant discrètement Kazuki. Il fallait que j’arrive vite à savoir s’il était une menace ou non pour moi.

- J’espère que vous reviendrez vite ! Vous êtes un bien agréable client, je dois dire !


Je haussai les sourcils et il détourna la tête après m’avoir souri. Cela m’arrangea qu’il ne me regarde pas, ça m’évitait de me forcer à sourire alors que j’étais trop désemparé pour y penser. Le ton de sa voix était de nouveau particulier, il ne semblait plus aussi calme que tout à l’heure… c’était même presque pas naturel.
Je le remerciai vaguement avant de porter mon verre à mes lèvres pour boire. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas posé autant de questions sur quelqu’un. Mais je m’en voulais surtout de ne pas m’être aperçu plus tôt de ce comportement bizarre. Il savait forcément que j’étais un démon, alors qu’il me dise espérer que je revienne ici me paraissait étrange… même si on ne s’entretuait pas quand on se croisait, on préférait s’éviter entre anges et démons, c’était tacite… en tout cas, ça marchait comme ça avec moi, même certains démons m’évitaient, ma folie effrayait même ceux de mon espèce, c’était dingue…

- Faites attention, en partant, ne ! À cette heure, à l’extérieur, dans ce coin de Tokyo, ce n’est pas très fréquentable ! C’est dangereux ! Même si je sais que vous savez bien vous défendre! Mais je ne voudrais pas qu’il vous arrive quelque chose ! Vous êtes presque un habitué, si je peux me permettre!

Je relevai les yeux vers Kazuki, il se moquait de moi ? Pourquoi est-ce qu’il me disait ça ? Sérieux, c’était inutile de jouer la comédie à ce point-là, c’était beaucoup trop… et je trouvais ça d’autant plus louche. Mais au moins à présent je savais que je devais revenir… mais sans doute plus vite qu’il l’espérait, je n’allais pas attendre un jour de plus. S’il voulait me chercher des crosses, on allait le faire entre quatre yeux et je ne le laisserais pas se défiler. S’il voulait me prendre par surprise, il aurait dû s’y prendre avant que je me rende compte de ce qu’il était. Hm comme c’était facile de se cacher dans l’aura d’un autre ange plus puissant.

Je m’empêchai de me dire que son inquiétude avait l’air sincère, je ne pouvais pas continuer à faire l’idiot et de prendre les choses pour ce qu’elles n’étaient pas. Il jouait sûrement juste très bien la comédie, ou savait bien mentir.
Mais son regard scrutateur me mit mal à l’aise, je terminai mon verre de vodka rapidement.

- Vous vous êtes fait mal, en vous battant, plus tôt ?

Ce coup-ci, je me forçai à sourire, mais je ne retins pas mon agressivité qui poussa mes lèvres à laisser entrevoir mes dents en un sourire carnassier. Comment aurais-je pu me faire mal ? Comment pouvait-il penser que ces pauvres et insignifiants humains avaient pu me blesser ?

- Non, ne vous en faites pas, ça va. Merci de vous inquiéter.

Merci, mon œil ! Si tu crois que je te vois pas venir avec tes gros sabots saleté d’ange fourbe !
Je fourrai ma main dans ma poche pour sortir de quoi payer mon dernier verre, je refusais d’accepter quoi que ce soit d’un type pareil, d’accord il n’était pas pire que certains démons mais eux au moins ne cachaient pas leur jeu… et puisque je comptais faire des dégâts dans son bar, je pouvais bien payer une vodka en plus. Je posai l’argent sur le comptoir et me relevai.

- Je reviendrai, j’aime bien l’ambiance de ce bar, quand il n’y a pas d’énergumènes ivres, cela va sans dire. Bonne fin de soirée.


D’un geste révérencieux, je le saluai puis tournai les talons pour sortir du bar. Malheureusement pour lui, sa fin de soirée serait sûrement moins bonne qu’il l’imaginait. Une fois à l’extérieur je marchai sur plusieurs centaines de mètres avant de pivoter dans une ruelle sombre. Je montai à des escaliers de secours, volant plus que grimpant, jusqu’au toit puis je revins jusqu’au bâtiment où se trouvait le Skyline. A présent je n’avais plus qu’à attendre que l’heure de la fermeture arrive et que les clients sortent pour refaire une entrée. Un sourire se glissa sur mes lèvres alors que j’imaginais la surprise et la frayeur que j’allais lui faire.


Ne m’est-il pas plus salutaire d’oublier une vie qui m’a rendu fou ?
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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Lun 12 Nov - 2:14

- Non, ne vous en faites pas, ça va. Merci de vous inquiéter.

Je savais que ça allait, mais je voulais tout de même qu’il sache que je m’inquiétais pour lui. Parce qu’au moins, ainsi, il allait savoir que j’étais de son côté! Ça oui, j’étais de son côté. Avant, je ne m’inquiétais pas autant pour les gens. Mais maintenant, à force de toujours s’inquiéter pour Rei, mon côté ange gardien s’était étendu et je m’inquiétais toujours pour tout le monde. Et pour Ran, c’était encore pire. Parce que j’étais proche de lui et que je ne voudrais pour rien au monde qu’il lui arrive quelque chose. Il me donna de l’argent pour payer sa vodka, ce qui m’étonna. Je le regardai, incrédule.

- Je reviendrai, j’aime bien l’ambiance de ce bar, quand il n’y a pas d’énergumènes ivres, cela va sans dire. Bonne fin de soirée.

Il tourna les talons et s’en alla sans que j’aie pu lui rendre son argent. Et ça, j’y tenais. Pourquoi n’acceptait-il pas mon cadeau?

-Hey! Shibata-san! Votre argent!

Le hélais-je en faisant quelques pas vers la sortie. Seulement, je ne pus le poursuivre plus loin car un de mes clients me réclamait une boisson. Je retournai alors derrière mon comptoir et le lui servit.

Pendant toute la soirée, je ne pensais qu’à Ranmaru-kun. J’étais triste et heureux à la fois. Triste parce qu’il était partit beaucoup trop tôt, parce qu’il ne m’avait toujours pas reconnu. Heureux parce qu’il était venu aujourd’hui aussi, parce que j’avais put discuter avec lui, parce qu’il m’avait défendu.

Je ne le dirais jamais assez, il me manquait beaucoup. Plus je réfléchissais, plus je me maudissais de ne pas avoir été plus directe et de n’avoir fait que sourire comme un imbécile. J’aurais dût plus parler et arrêter de m’inquiéter de s’il allait ou non me prendre pour un dingue. Maintenant qu’il était partit, je regrettais! Ça c’était bien moi!

La soirée se continua et tout du long, je pensai à Ran-kun. J’avais hâte qu’il me reconnaisse! Ha que j’avais hâte! Mes soirées avec lui me manquaient, nos discutions me manquaient. Je pouvais parler de pleins de choses avec lui et j’avais confiance en lui. Je n’avais pas confiance en beaucoup de personnes mais j’avais entièrement confiance en lui. J’espérais juste que lui aussi avait confiance en moi. J’espérais qu’il savait que j’étais là si jamais il avait besoin de quelqu’un pour parler, ou pour n’importe quoi d’autre. Il avait tant fait pour moi!

Finalement, ce fut l’heure de fermer. Il restait encore quelques clients qui tardaient à partir, mais je décidai d’être gentil et de les laisser finir leur verre tranquillement et de les laisser relaxer un peu. On me demanda un autre verre, mais je leur dis que c’était l’heure de fermer. Je les accompagnai donc à la sortit. Je passai aussi la porte et restai dehors, juste pour prendre un peu l’aire. J’y restai quelques minutes pour bien m’aéré le cerveau et m’étirai de tout mon long.

-Haa! J’ai faiiiiiim! Fis-je avant de bailler.

J’allai rentrer à l’intérieur lorsque je vis, à côté de la porte, Ranmaru. Mais que faisait-il là?! Je le regardai longtemps, plongeant pour la deuxième fois de la soirée mon regard dans le sien. J’essayais de trouver la réponse dans ses yeux, mais ne la trouvai guère. Je restai comme ça à le regarder pendant au moins un gros cinq minutes, mes yeux représentants deux gros points d’interrogations.

-Heu… Ranma… Shibata-san, mais que faites vous encore ici? Ça doit faire un peu plus de deux heures que vous êtes partit! Vous alliez revenir? Désolé, Shibata-san, mais le Skyline est fermé! Ha et puis… vous pouvez rentrer! En plus, vous avez oublié votre argent.

Fis-je, perplexe et incertain, mais prenant l’opportunité pour lui parler en face-à-face, en privé. Je pourrais peut-être ainsi lui faire rappeler qui j’étais et ce que j’étais pour lui. Je ne savais pas exactement ce que je représentais pour lui, mais je savais qu’il m’aimait bien, qu’il m’appréciait. Moi, en tout cas, je l’appréciais beaucoup! Sur plusieurs plans, sous plusieurs points de vue, je l’appréciais. J’espérais juste qu’il ressentirait toujours la même chose malgré les nombreuses années qui nous séparait. J’espérais, malgré notre espèce qui se détestait l’une l’autre par définition.

Je lui tournai alors le dos et me rendis dans le bar, l’attendant à l’intérieur, attendant avec impatience qu’il vienne me rejoindre.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Lun 12 Nov - 11:01

La patience n’était pas une qualité qui me faisait défaut, peu m’importait le temps que j’allais devoir attendre avant que le Skyline ferme, je ne comptais pas laisser durer les choses trop longtemps. Il était hors de question que je le laisse filer, sous ses dehors gentils en présence d’humains je craignais que se cache un ange un peu plus redoutable lorsque nous serions seuls et plus obligés de cacher notre véritable nature. Il ne me faisait pas peur, il en fallait beaucoup pour ça, mais je ne savais pas à quoi m’attendre avec Kazuki, alors je ne lui donnerai pas le plaisir de me voir fuir devant lui, il ne manquerait plus que ça !

Deux heures entières s’écoulèrent doucement, et en regardant en contrebas je commençai à voir les clients partir, mais je savais qu’il en restait encore quelques uns, et ma soudaine impatience n’était due qu’à l’excitation d’un combat contre un ange. Je me redressai à peine, prêt à bondir sur le sol quand la voie serait libre. Et, enfin, les derniers partir, je vis même Kazuki sortir à son tour. Je sautai, atterris dans la pénombre à quelques mètres.

- Haa ! J’ai faiiiiiim ! entendis-je.

Je me rapprochai, presque nonchalamment, mais silencieux, et lorsqu’il se retourna pour rentrer, il s’arrêta. Je me contrains à ne laisser qu’un maigre sourire sur mes lèvres tant que nous étions dehors, alors qu’il me scrutait du regard. Il ne s’était pas attendu à me revoir de si tôt, c’était évident, et tout le temps qu’il me regarda, en quête d’une réponse, je restai silencieux, préférant laisser s’accumuler ses interrogations et la tension entre nous.

- Heu… Ranma… Shibata-san, mais que faites vous encore ici ? Ça doit faire un peu plus de deux heures que vous êtes parti ! Vous alliez revenir ? Désolé, Shibata-san, mais le Skyline est fermé ! Ha et puis… vous pouvez rentrer ! En plus, vous avez oublié votre argent.

Mah, deux heures, qu’est-ce que c’était dans une vie éternelle ? Ceci dit j’étais un peu surpris qu’il m’invite à l’intérieur aussi facilement, mais ça me facilitait les choses, ça m’éviterait d’avoir à le pousser à l’intérieur avant de nous y enfermer.
Lorsqu’il retourna à l’intérieur, je le suivis, à présent je sentais son impatience en plus de la mienne, c’était tangible, raison de plus pour rester sur mes gardes.

Une fois à l’intérieur, je fermai la porte, ne me permettant pas de tourner le dos à celui qui était à présent mon ennemi et, une main dans le dos, je tournai lentement l’un des verrous, le cliquetis retentit dans le silence du bar, me faisant sourire davantage.

- Oh mais je ne suis pas venu pour ça, soufflai-je.

Qu’est-ce que je me fichais de l’argent, c’était une bassesse humaine de s’y intéresser, moi j’étais au-dessus de ça, même si ça rendait nos vies plus faciles à nous, démons, d’avoir de l’argent pour nous cacher, mais bon nombre de mes vies avaient été sans le sou et je ne m’en étais pas si mal tiré.

J’avançai lentement en direction de Kazuki, réfléchissant aux mouvements qui seraient les plus divertissants, mais je ne devais pas oublier à qui j’avais affaire alors je devais rester concentré.

- Inutile de continuer la mascarade, ajoutai-je. Il n’y a plus d’humains autour alors cesse d’être dégoulinant de sollicitude, même pour un ange, c’est louche.

Comme s’il pouvait franchement avoir la moindre inquiétude pour moi, sa gentillesse était malvenue et trop feinte pour que je me permette de me tromper sur ses intentions. Il était louche, si encore il n’avait pas à ce point insisté lorsque je lui avais dit que je partais, je ne serais peut-être pas revenu, mais il tenait trop à me faire rester et je ne savais pas pourquoi. Il m’intriguait ce foutu ange, et je n’allais pas lui laisser le loisir d’attaquer le premier en suivant ses propres plans. C’était moi qui étais aux commandes à présent.

- Je ne sais pas ce que tu me veux, mais ce soir, on suit mes règles.

Je cessai brusquement de sourire, me débarrassai de ma veste trop longue qui empiétait sur mes mouvements et bondis en direction de Kazuki. Passant près de lui je le poussai vers le mur et me remis sur mes pieds, à quelques mètres devant lui. Provocateur, je lui fis signe d’approcher.

- Allez, bats-toi.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mar 13 Nov - 0:06

Je souriais. Il était revenu et c’était peut-être parce qu’il se souvenait de moi! J’avais juste envie de sauter dans les aires et de lui donner un gros câlin qu’il n’accepterait sûrement pas, ou peut-être que si, mais pas avec les mêmes idées derrières la tête, pas avec la même signification. C’est alors que j’entendis un verrou, certainement celui de la porte. Je me retournai vers lui, surpris. Il avait perdu tout signe de gentillesse. Il était menaçant. Effectivement, il n’accepterait pas mon câlin. Là, j’en étais certain.

- Oh mais je ne suis pas venu pour ça, souffla-t-il.

-Quelque chose ne va pas?

Demandais-je inquiet. J’avais peut-être fais quelque chose qui lui avait déplu. Peut-être qu’il ne se souvenait pas de moi, finalement. Mon cœur avait toujours été facilement trompé et cette fois encore, mes espoirs s’effondraient. Mon ami ne m’était pas revenu. Sinon, il ne me regarderait pas ainsi. Il ne me regarderait pas avec ce regard menaçant qu’il utilisait contre ceux qui tentaient de me blesser, lorsque j’étais humain, lorsque j’étais faible. Non, il ne savait pas qui j’étais, sinon il ne me regarderait pas comme ça.

- Inutile de continuer la mascarade, ajouta-t-il. Il n’y a plus d’humains autour alors cesse d’être dégoulinant de sollicitude, même pour un ange, c’est louche.

Je le regardai avec des points d’interrogations dans les yeux. Et je compris. Non seulement il ne m’avait pas reconnu, mais il me prenait pour un ennemi. Je le regardai dans les yeux et ne vis que de l’agressivité, du rejet, de la haine. Rien de positif.

-Ho Seigneur… aidez-moi…!

Soufflais-je tristement. Il était venu me tuer. Il était venu m’affronter. Je ne voulais pas me battre, et encore moins contre lui. J’étais condamné à mourir se soir. Je ne me battrai pas contre lui. Le blesser était tout simplement impensable. Il m’avait tellement aidé! Je ne pouvais me résoudre à lui faire mal. Je respecterai mes principes jusqu’à la toute fin et ne le toucherai pas. Seulement, je ne pouvais pas mourir. Je ne pouvais pas laisser ma Rei, ma reine, toute seule à nouveau. Je ne pouvais pas la laisser toute seule dans ce monde où tout le monde avait un but caché, où tout le monde était fou et pensait à faire du mal aux autres avant tout.

J’allais parler lorsqu’il se mit lui-même à parler.

- Je ne sais pas ce que tu me veux, mais ce soir, on suit mes règles.

Ses règles? Mais quelles étaient-elles, ses règles? Pourquoi avions-nous à nous battre? Je le regardai avec des yeux suppliants. Je suppliais silencieusement qu’il se souvienne de moi, qu’il arrête de me regarder avec ces yeux qui faisaient peur, qu’il sourit ou même juste qu’il parte et n’essaie plus de me tuer.

-Ran-chan…

Soufflais-je, désespéré, les yeux remplit d’une infinie tristesse. Même ce regard triste, que je faisais si souvent quand j’étais humain, ne lui rappelait rien? Alors c’était perdu. Je l’avais vraiment perdu. Il faudrait que je m’y résolve. Mais que ne ferais-je pas pour qu’il ait un flash, qu’il se souvienne, qu’il soit de nouveau mon fidèle ami, toujours là pour moi, me réconfortant, me faisant oublier mes peines l’espace d’une nuit. Il me manquait, cet ami là.

Il enleva sa veste et la jeta plus loin. Il sauta alors vers moi et me plaqua contre le mur, me coupant le souffle. J’avais fermé les yeux très fort et ne les ouvrit que lorsque mon souffle revint. Je le vis alors, devant moi, prêt à se battre, prêt à me détruire. Je le suppliai de nouveau du regard, un bras contre mon ventre.

- Allez, bats-toi.

Il avait dit cette phrase de façon provocatrice. Il voulait que je me batte, alors? Il voulait vraiment m’affronter, que je me défende? Pourquoi n’essayait-il pas de me tuer maintenant, alors que je n’avais pas la volonté de me battre, ni d’essayer de me défendre? Mais pourtant, il fallait que la trouve, cette volonté.

-Ranmaru, s’il te plait! Pourquoi faut-il se battre? Pourquoi faut-il se blesser? Je ne veux pas qu’on se batte! Ne serais-ce pas triste? Pourtant… on était si proche!

Fis-je pour essayer de le convaincre. Il fallait vraiment que je me batte, au final! Je pensai donc aux yeux sauvages de ma lady, Rei. Je pensai à elle et me dit qu’elle devait avoir quelqu’un à ses côtés. Je ne la laisserai jamais seul et ce n’est pas maintenant que je devais me relâcher. Même si je devais me battre avec Ran, je ne pouvais pas mourir maintenant. Je soupirai et serai les dents et les poings.

-Comme tu veux… Je vais me battre, alors.

Fis-je avant de marcher lentement vers lui, mes poings devant moi, me concentrant alors sur lui. Je m’approchai un peu trop près de lui. Normalement, dans un combat, il fallait que je me garde un espace plus grand. Mais je ne voulais que l’immobiliser, peut-être le ceinturer. Il fallait que je réussisse à passer derrière lui sans trop me faire blesser. Sinon, je ne serais pas capable de le faire. Il fallait que je fasse quelque chose pour le déstabiliser. Comme pouvais-je le déstabiliser? Il fallait que je réfléchisse. Bien entendu, je pouvais l’embrasser. Et ce serait efficace! Mais pouvais-je me permettre de poser une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes sans fondre en larme? Il me manquait. Extérieurement, on avait l’impression que je l’aimais. Bien entendu, non. Mon sentiment pour lui était tout autre. C’était vraiment un ami, même si parfois, mes gestes étaient tendres envers lui. Mais c’était tout simplement parce que je tenais beaucoup à lui. J’étais comme ça avec mes amis. Les gens trouvaient ça étrange, parfois dérangeant, mais j’étais comme ça.

Bref, je me résolus à cette idée. Je glissai alors mon bras sur son épaule et posai délicatement mes lèvres sur les siennes. Je suppose que je l’avais troublé car je pus me glisser dans son dos et ainsi l’emprisonner dans mes bras.

-Je ne me battrai jamais contre toi. Je ne veux pas me battre contre toi.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mar 13 Nov - 20:48

L’étonnement et l’apparente déstabilisation de mon adversaire ne me firent ni chaud ni froid. Eh ! Est-ce qu’il ne s’était pas attendu à ce que je réagisse à un moment ou à un autre ? Je veux dire, j’étais déjà venu plusieurs fois dans ce bar, il aurait bien dû penser qu’un jour ou l’autre j’aurais remarqué qu’il n’y avait pas un ange travaillant dans ce bar, mais deux. Sérieusement il ne fallait pas me prendre pour plus bête que je ne l’étais, et même si ma folie m’avait aveuglé un temps à cause de ce barman à la voix trop connue, j’avais aussi des moments de lucidité, ils étaient rares, mais ils étaient là, et ce soir en était la preuve.
Mais je l’avais sans doute pris de cours, surtout s’il avait vraiment pensé que j’étais parti tout à l’heure, bref mon plan avait marché jusqu’à présent, il ne restait plus qu’à attendre qu’il se décide à se battre, ce qui ne semblait pas l’emballer… comme tout à l’heure contre les ivrognes.

- Ranmaru, s’il te plait ! Pourquoi faut-il se battre ? Pourquoi faut-il se blesser ? Je ne veux pas qu’on se batte ! Ne serait-ce pas triste? Pourtant… on était si proches !

Je haussai les sourcils, de quoi parlait-il ? Nous avions été proches ? Et puis quoi encore ! Je ne m’acoquinais pas avec les anges, moi ! Il n’y avait aucun moyen pour que ça arrive ! Non mais il me prenait vraiment pour un idiot hein ! Qu’essayait-il de faire ? De réveiller quelque chose en moi ? Le pauvre… s’il savait que tout ce qu’il y avait en moi c’était folie, luxure et violence, il serait probablement déçu, et choqué, pauvre petit ange.

Je continuai de l’observer, silencieux, tel un animal, je ne voulais pas entrer dans son jeu. Il essayait de m’embrouiller pour pouvoir me tuer plus facilement, et je ne comptais pas lui donner cette chance, j’avais des choses à faire avant de mourir, moi ! Des vengeances, pour la plupart d’ailleurs…
Mais je vis finalement que son comportement changea, pour un peu j’aurais souri, mais je tenais à l’effrayer. Mon regard fit rapidement la navette entre ses poings serrés et sa mâchoire crispée.

- Comme tu veux… Je vais me battre, alors.


Il se mit alors à s’avancer vers moi, lentement, se protégeant de ses poings. Prêt à bondir au moindre geste offensif, je restai raide, tendu comme un arc, alors qu’il s’approchait de moi. Il s’arrêta pile devant moi, l’air de réfléchir. Je faillis lever les yeux au ciel, non mais il savait se battre au moins ? Je glissai doucement un pied en arrière pour me préparer à reculer s’il s’avançait encore, et s’il osait faire cette bêtise, ce serait la dernière.
Mon cerveau tilta brusquement, mon comportement était bizarre. Pourquoi ne lui avais-je pas encore brisé la nuque ? Il était si près, si imprudent, normalement mes adversaires n’approchaient pas à plus d’un mètre de moi sans se prendre à coup et lui… je n’aurais eu qu’à bouger légèrement une main pour toucher sa taille, et je restais immobile, guettant ses gestes.

Il bougea enfin, rapidement, il glissa un bras autour de mes épaules et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Cette caresse ne dura qu’une seconde mais elle suffit à me figer complètement, Kazuki en profita alors pour passer derrière et ses bras me ceinturèrent.

- Je ne me battrai jamais contre toi. Je ne veux pas me battre contre toi.

La pression retomba d’un coup, si bien que même mes jambes faillirent lâcher, mais j’étais trop fier pour me laisser aller à la moindre faiblesse, je serrai les dents. Quel con ! Bordel, encore une fois, qu’est-ce que je pouvais être con. Cette chaleur qui m’entourait m’était familière, trop familière, et j’aurais cru ne jamais plus la ressentir. La dernière fois remontait à quelque chose comme deux siècles… à Chiba, évidemment.
La tension combative fut rapidement remplacé par de la colère, envers moi-même évidemment, et puis un petit peu envers cet abruti trop pacifiste. Comment avais-je pu oublier, ou plutôt, ne pas reconnaitre, le seul véritable ami que j’avais jamais eu ? Un humain en plus de ça. Mais pire, comment aurait-il osé ne pas se défendre contre moi alors qu’il voyait bien que je ne l’avais pas reconnu ?

De colère, mon corps se mit à trembler légèrement, je posai mes mains sur ses bras pour l’empêcher de me lâcher au cas où l’idée lui viendrait, et je reculai d’un bond, m’expédiant contre le mur, écrasant un peu Rui entre le mur et moi. Puis, rapidement, je me retournai sans quitter ses bras et plaquai mes mains de chaque côté de sa tête. Je plongeai un regard désapprobateur dans ses pupilles écarquillées.

- Saleté d’ange, putain de pacifiste, ne crois pas que ce genre de subterfuge marchera sur d’autres que moi, on n’est plus dans les années 70.

Enfin, je daignai lui sourire, d’un sourire en coin encore carnassier. Je posai à mon tour ma bouche sur la sienne, soupirant, retrouvant des sensations perdues, puis j’appuyai mon front contre son épaule. Il était rare qu’on réussisse à me mettre face au monstre que j’étais, là pour la première fois je me faisais peur moi-même. J’aurais pu le tuer, je l’avais pris pour un vulgaire ange qui aurait fait un parfait punching-ball après mon pitoyable combat contre les ivrognes de tout à l’heure.

- Rui, dis-moi que tu te serais opposé à moi… dis-moi que si j’avais pas ouvert les yeux tu ne m’aurais ôté l'unique ami que j'aie eu en te laissant bêtement tuer…

Je n’étais pas un sentimental, oh non, loin de là, mais si un jour j’avais appris que le seul être à qui je m’étais lié de toute mon existence, qu’elle fut angélique ou démoniaque, avait été tué de mes propres mains, je crois que je n’aurais pas pu m’en relever. Bien sûr, jusqu’à présent j’avais cru qu’il reposait en paix, alors j’avais fait mon deuil, mais si un jour j’avais dû apprendre qu’il avait été transformé en ange et qu’il s’était retrouvé dans la vaste liste des anges que j’avais détruit sans même que je m’en rende compte… je crois que je me serais détesté encore plus qu'à présent.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mar 13 Nov - 23:05

Tout d’un coup, je sentis son aura changer. Elle n’était plus meurtrière. Il était en colère. Je sentais tout son corps trembler dans mes bras. Il était surement fâché de s’être fait prendre ainsi, de s’être laissé distraire par un baiser, un simple petit baiser qui n’avait duré à peine qu’une seconde. Ça avait été supposé le troubler, mais pourtant, ça avait aussi eu son effet sur moi. Je savais que j’allais avoir un pincement au cœur en l’embrassant, mais je ne pensais pas que ça allait faire aussi mal. Il ne se souvenait pas de moi et c’était ce qui me faisait réellement mal.

Seulement, d’un coup, il mit ses mains sur mes bras qui le tenaient fermement contre mon torse. Il recula alors d’un coup vers le mur, m’y plaquant d’un coup. J’écarquillai les yeux, m’attendant à tout sauf ça. Je ne pensais pas qu’il allait faire ça. Mais Ça alors, non. Il m’avait prit par surprise. Si je lâchais ma prise, je me laisserais abattre. À quoi bon me battre contre lui? Je savais qu’il avait beaucoup plus de motivation qu’en à me massacrer que moi et entre nous, comme nous étions environ aussi fort, ce n’était vraiment qu’une question de motivation. J’eu alors une pensée tendre pour Rei. Ma pauvre chérie. Je la laisserais de nouveau seule, juste quand je commençais à gagner sa confiance. Ho ma pauvre Rei! J’allais la laisser seule, si je lâchais ma prise!

Je fus alors extrêmement surpris lorsqu’il se retourna vers moi, me faisant face, sans pour autant essayer de se dégager de mon emprise. Il plaqua alors ses mains de chaque côté de ma tête, un regard désapprobateur plongé dans le mien. J’étais très incertain. Je ne savais plus trop quoi penser. La vérité était que je ne savais plus ce que lui, pensait. Et c’était ce qui importait vraiment. Si je savais ce qu’il y avait dans sa tête, je saurais comment réagir, quoi dire. Mais là, c’était le noir. À quoi Ran pensait-il?

- Saleté d’ange, putain de pacifiste, ne crois pas que ce genre de subterfuge marchera sur d’autres que moi, on n’est plus dans les années 70.

Je fus alors d’autant plus surpris. Mais je compris, lorsqu’il me sourit, qu’il m’avait reconnu. Je lui fis alors un tendre sourire à mon tour. Il m’avait reconnu. Une joie m’envahit. Il était là, dans mes bras, et il m’avait reconnu. Il m’avait même sourit. Un sourire carnassier, mais un sourire. Il m’embrassa alors à son tour, un baiser bien mieux que le miens. Lui, ce n’était pas pour faire diversion, pour me troubler.

Tendis que je resserrai ma prise sur lui, plaçant l’une de mes mains au creux de son dos et l’autre dans ses cheveux, il appuya son front contre mon épaule. Mon cœur s’accéléra et les larmes me montèrent aux yeux. J’avais toujours été très sentimental, trop sentimental. En ce moment précis, alors que je venais tout juste de retrouver mon ami perdu depuis trop longtemps, c’était impossible que je ne verse pas une larme. Le fait que celles-ci restent encore dans mes yeux me surpris moi-même.

- Rui, dis-moi que tu te serais opposé à moi… dis-moi que si j’avais pas ouvert les yeux tu ne m’aurais ôté l'unique ami que j'aie eu en te laissant bêtement tuer…

Ho ça y était. Je fermai les yeux alors qu’une petite goute d’eau se fit un chemin sur ma peau. Je me mis alors à passer ma main dans ses cheveux, essayant à tout prix de lui cacher mes larmes. J’avais toujours pensé qu’il n’aimait pas que je sois aussi sensible. Mais j’avais trop de sentiments, d’émotions, de sensations en même temps. C’était trop à gérer. Ma poitrine se soulevait plus rapidement, ma respiration se faisait légèrement bruyante. Il fallait que je retienne mes larmes. Il fallait que je m’intime au calme et que je lui réponde. Je due respirer lentement et profondément pendant quelques secondes avant de pouvoir lui répondre.

-Je… je ne peux pas me battre contre toi. C’est trop difficile. Je… j’ai eu l’idée de me défendre pendant quelques minutes, mais… c’est impossible, après tout! Ran-chan… je suis désolé. Tu l’as dit, ne! Je suis trop pacifiste, peut-être.

Murmurais-je, la gorge serrée. Je lui embrassai le dessus de la tête et commençai à passer ma main dans son dos, pour finalement la mettre sous son chandail afin de caresser sa peau chaude qui m’avait tant manqué.

Quand il était partit, j’avais tant souffert! Je lui en avais voulu quelques temps, oui, mais après, j’avais souffert encore plus. Quand j’avais été dans cette prison, quand j’avais été torturé, j’avais souvent pensé à lui et il m’avait, de nouveau et sans le savoir, redonné du courage et la force de me battre, de rester en vie. Je mit alors mon visage dans son cou, ne pensant plus à mes joues mouillées.

-Ran-chan… merci d’être là… Merci d’avoir été là.

Je lui donnai alors un léger baiser au creu de son épaule puis soupira, mon souffle allant s'échouer dans son cou.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mer 14 Nov - 0:47

J’avais essayé de garder une certaine distance entre le corps de Rui et le mien, mais ça ne l’empêcha pas de me serrer contre lui. Le sentir de nouveau tout près de moi me rendait un peu nostalgique, dire que pendant deux siècles j’avais cru qu’il était mort… j’étais heureux que ce ne soit pas le cas. « Heureux »… honnêtement, je ne l’étais que rarement, mais les fois où je l’avais été le plus, ça avait toujours été en sa compagnie.
Sa main commença à caresser mes cheveux et je fermai les yeux. Je n’avais même pas besoin de le regarder pour savoir ce qu’il ressentait, et ça se confirma quand je sentis son torse se soulever plus vite contre le mien. Soit il pleurait, soit il était à deux doigts de s’y mettre. Je soupirai faiblement, j’aurais aimé être capable d’en faire autant, mais je crois que j’étais devenu trop froid pour ce genre d’émotions.

- Je… je ne peux pas me battre contre toi. C’est trop difficile. Je… j’ai eu l’idée de me défendre pendant quelques minutes, mais… c’est impossible, après tout ! Ran-chan… je suis désolé. Tu l’as dit, ne! Je suis trop pacifiste, peut-être.

Je serrai les dents, je n’en revenais pas qu’il ose me le dire comme ça ! Il aurait voulu que je vive avec sa mort sur la conscience ! Quel idiot lui aussi ! Non mais…
Il déposa un baiser sur ma tête, coupant cours à mes pensées rageuses et l’une de ses mains passa sous mon chandail. Je n’ajoutai rien, comprenant que ça n’aurait servi à rien de toute façon… de un, c’était trop tard, et de deux, quand il s’agissait de violence il réussissait à se montrer aussi entêté que moi.
Quand il enfouit son visage dans mon cou, je relevai la tête en soupirant. Il pleurait. Je détestais ça. Surtout pour moi, est-ce que ça valait franchement le coup de pleurer pour un monstre comme moi ? Il était bien trop sensible… je n’aimais pas ça. Je le jalousais pour ça, quelque part, mais surtout, il ne se rendait pas compte à quel point ça le rendait vulnérable.

- Ran-chan… merci d’être là… Merci d’avoir été là.

Je refermai les yeux quand il déposa ses lèvres sur mon cou. Je remontai l’une de mes mains à son visage et caressai doucement sa joue du bout des doigts, puis je le repoussai pour pouvoir m’écarter un peu de lui. Maintenant que je voyais ses larmes sur ses joues, je sentais mon cœur vide se serrer.
Je secouai la tête, pour lui montrer que ça ne m’étonnait pas de lui qu’il se soit mis à pleurer, et lui cacher encore une fois que ça m’affectait. Je crois qu’il n’avait jamais compris que sa détresse me touchait réellement, il s’était simplement dit que je n’aimais pas ce genre de faiblesse… c’était vrai, mais si ça n’avait été que ça, je ne me serais pas pris la tête pour un humain il y a deux cents ans. Il pouvait au moins se vanter de m’avoir amadoué, moi, alors que je venais juste de quitter l’enfer après y avoir mis un peu de bordel, ma spécialité.

- Je t’abandonne sans une explication, et toi tu me remercies ? Je te savais pacifiste, pas maso…

Comme si j’aurais pu lui expliquer, à l’époque… d’ailleurs, à bien y penser, il devait y avoir un truc qui ne tournait pas rond chez lui pour qu’il soit heureux de me retrouver. D’accord nous avions été proches, très proches… à vrai dire, il n’y avait jamais eu personne de plus proche de moi que lui, mais j’étais un démon, même à l’époque je l’étais déjà. J’avais tué des gens, et ça ne comptait pas pour lui ? Bon, pour moi non plus, j’avais ça pour avoir « bonne conscience », il m’avait été impossible de faire du mal à Rui alors j’avais compensé… quand je pense qu’à peine quelques minutes avant j’avais eu envie de le tuer, j’en frissonnais de dégoût pour moi-même.

- Tu m’as manqué, soupirai-je. Et je crois que je ne réalise pas moi-même à quel point c’est le cas…

Je me rapprochai doucement de lui, hésitant un peu - ce qui ne me ressemblait pas -, puis je l’embrassai. Il le fallait, j’avais besoin de sentir ses lèvres sur les miennes, comme à l’époque. Je me contraignis à un baiser tendre, mais sensuel. Je ne pus m’empêcher, encore, de soupirer contre sa bouche. Oh oui qu’il m’avait manqué. Le retrouver après tout ce temps, c’était inimaginable.
Je rompis le baiser après quelques instants et le regardai dans les yeux.

- Rui… je ne te répugne pas ? Je veux dire… maintenant tu dois savoir que tout ce qui se disait sur moi à l’époque était vrai… tu es un homme tellement bon, tellement gentil, je ne peux pas croire que, quelque part, tu ne me détestes pas.

Je baissai les yeux. J’avais décidé de me dévoiler, un peu, ça ne durerait pas, mais puisque c’était nos retrouvailles, ne pouvais-je pas en profiter tant que rien ne parasitait ma tête ? Je soupirai et commençai à m’éloigner de Rui. Nous étions diamétralement opposé, aujourd’hui encore plus qu’à l’époque, c’était un ange…


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mer 14 Nov - 2:59

Il n’était pas très content que je pleure. Il m’avait éloigné et avait secoué la tête, signe que je pris comme de la désapprobation. Il trouvait ça faible, pleurer! Enfin, je le supposais! Tout ce que je savais, c’était que je devais arrêter ça immédiatement. J’essuyai donc mes yeux et lui sourit.

- Je t’abandonne sans une explication, et toi tu me remercies ? Je te savais pacifiste, pas maso…

J’avais peut-être été abandonné, mais c’était pour une bonne raison. Je le savais! Et puis, peut-être qu’en fait, oui. Peut-être que j’étais maso. Après tout, la souffrance, c’était ce que j’avais le plus connu. Mais Ran ne le savait pas. J’avais beaucoup de cicatrice dans le dos qu’il n’avait jamais vue. Du temps de Chiba, je n’avais pas encore été torturé. Je ne savais pas ce qu’était la souffrance physique, quand on s’était connu! Maintenant, non seulement je connaissais celle mental, mais celle physique aussi. Et mental, c’était constamment. Je pourrais écrire le guide 101 de comment faire pour aimer les mauvaises personnes!

- Tu m’as manqué. Et je crois que je ne réalise pas moi-même à quel point c’est le cas…

Je lui avais manqué? Je lui fis alors un sourire tendre. Ho que moi aussi il m’avait manqué! Je passai ma main sur sa joue, juste pour la forme, pour le toucher une nouvelle fois. Notre proximité, cette aura près de la mienne, tellement rassurante, tellement réconfortante, m’avait manqué, à moi aussi.

Il s’approcha alors encore plus de moi, hésitant, puis m’embrassa tendrement. Ce baiser me rassura, je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que ça voulait dire, pour moi, que rien entre nous n’avait changé. Non, rien. En tout cas, de mon côté, il restait ce qu’il avait été. Mes mains échouèrent alors sur se hanches, s’y posant, retrouvant l’endroit qu’elles avaient si souvent touché. Il soupira contre ma bouche, ce que je ne tardai pas à faire aussi. J’avais rarement envie de plus, ma Rei occupant toujours mon esprit, mais cette fois, quelqu’un d’autre était le sujet de mes pensées et cette fois, je voulais pousser les choses. Mais juste au moment où j’allais le faire, il sépara nos lèvres à ma grande déception. Il me regarda alors dans les yeux, regard que soutint, comme je le faisais avant.

- Rui… je ne te répugne pas ? Je veux dire… maintenant tu dois savoir que tout ce qui se disait sur moi à l’époque était vrai… tu es un homme tellement bon, tellement gentil, je ne peux pas croire que, quelque part, tu ne me détestes pas.

Je le regardai, surpris, incapable de dire un seul mot. Comment pouvait-il penser, seulement même un seul moment, que je le détestais?! Je ne pourrais jamais le détester! C’était tout simplement impossible! J’en serais incapable! Ma capacité à le détester était nulle. Pourquoi pensait-il cela? Même ses compliments me passèrent six pieds par-dessus la tête. Je ne pouvais pas accepter qu’il pense que je le détestais. Je me fichais bien de ce qu’il avait fait! J’étais contre la violence, mais je ne pouvais changer la nature des gens. Ran était un démon et les démons, ça tuais des gens. Je ne pouvais rien y faire, point final. Rei aussi, elle tuait des gens! Bon, seulement des démons et des anges, mais c’était tout de même des gens! Alors que j’allais lui répondre, il baissa les yeux et s’éloigna.

Je le regardai, inquiet, légèrement paniqué, même. Je tendis ma main vers lui et prit la sienne, m’avançant pour être plus proche, puis lui remontai le menton du bout des doigts, cherchant son regard.

-Ran, ne croit plus jamais, jamais ça. Seul Dieu sait comme tu m’es précieux! Je ne peux pas te détester. Et puis tu sais, on ne peut pas changer les gens s’ils ne le veulent pas. Tu es comme ça et je t’apprécie comme ça. Peu m’importe ce que tu as fait ou ce que tu feras, tant que toi, tu es bien avec ce que tu fais. Oui, tu es un démon et bien entendu que je sais que c’est bien toi qui ait tué tous ces gens! Et bien sur que je t’en ai voulu, d’être partit, comme ça, sans même me dire au revoir! Mais plus tard… j’ai tellement eu besoin de toi… Même juste ton souvenir m’a suffit. Je pensais à toi et sincèrement, si je ne m’étais pas accroché à ton souvenir, je serais mort bien plus tôt. Sans le savoir, tu m’as beaucoup aidé ensuite. Je t’ai pardonné depuis très longtemps. J’ai besoin de toi, encore aujourd’hui, mon tendre ami! Ne m’abandonne pas encore une fois. Cette fois, je peux comprendre ce qui t’arrive un peu mieux. Tu n’auras pas à fuir, comme tu l’as fait avant!

Je caressai le revers de sa main de mon pouce, le regardant dans les yeux, suppliant silencieusement qu’il revienne sur ses dires et qu’il revienne vers moi. J’avais besoin de mon ami. Il m’avait trop manqué pour me faire goûter à sa présence un instant et me l’enlever après. Dieu n’était pas assez cruel pour ça. Même si Ran n’était pas une créature de Dieu, mais plutôt de Lucifer. Lucifer, lui, il était cruel. Je me mis à avoir peur qu’il s’en aille vraiment.

-Reste avec moi. Soulage mon coeur de nouveau blessé, le temps d'une nuit, comme avant...Soufflais-je.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Jeu 15 Nov - 22:54

J’étais un démon. Au plus profond de moi-même, j’étais un démon. Je n’étais pas comme certains qui reniaient leurs frères démons pour aider les humains et se mêler à eux comme s’ils étaient un des leurs. Non, moi j’étais un vrai démon, les humains qui m’entouraient étaient pour moi des insectes et rien de plus. Même quand j’avais été un ange, ma folie m’avait rapidement rendu mauvais et j’avais commencé à me venger de ceux qui se servaient de moi. J’avais la certitude que, même lorsque j’avais été humain, j’étais déjà mauvais. Dès ma naissance sûrement… bref, je n’étais pas de ceux dont on se demandait pourquoi ils en étaient là. Et je n’en avais pas honte, j’aimais être un démon. Au moins j’étais libre de faire ce que je voulais. Mais voilà… même si aujourd’hui encore je n’éprouvais aucune honte face aux horreurs que j’avais accomplies, j’étais persuadé qu’à cause de ça les seuls qui pourraient m’accepter seraient des démons aussi mauvais et aussi fous que moi. J’avais bien eu une preuve du contraire quelques deux siècles avant, mais il s’agissait alors d’un humain en mal d’affection, aujourd’hui cet humain était un ange, il avait vécu plus de choses, sa vision devait être différente.

Mais contrairement à ce à quoi je m’attendais, les doigts de Rui reprirent les miens et il s’approcha de moi avant de relever mon visage vers lui. Je vis dans son regard qu’il craignait quelque chose, et une partie de moi me convainquit facilement que ce n’était de moi qu’il avait peur, même s’il aurait sans doute dû.

Je l’écoutai, osant à peine soutenir son regard. Je l’écoutai me dire à quel point il tenait à moi quoi que je puisse être, quoi que j’aie pu faire. J’étais quand même soulagé qu’il m’avoue m’en avoir voulu d’être parti, c’était une réaction plus que logique, j’étais le second à l’abandonner, et il s’était tellement reposé sur moi que le quitter comme je l’avais fait était terriblement cruel. D’accord, ça me ressemblait, et pour n’importe qui d’autre je l’aurais sans doute fait rien que pour le plaisir, mais là… je savais que si j’avais pu faire autrement, je ne l’aurais pas fui. Si j’avais pu, je serais revenu rien qu’une fois pour lui expliquer les raisons de mon départ, pour m’excuser convenablement, mais ça avait été impossible.

Soutenir son regard était de plus en plus difficile au fil des phrases qu’il prononçait… Il disait m’avoir pardonné, alors que moi-même je ne m’étais plus posé la question depuis mon départ… il m’avait été inutile de me pardonner alors que je pensais ne plus avoir affaire à lui de nouveau, après tout, à ce moment il n’était qu’humain. Et il osait dire qu’il me comprenait… j’espérais bien que non. Je lui avais caché tellement de choses… des choses que je ne pouvais que lui cacher encore. Alors peut-être… peut-être qu’un jour je devrais le fuir de nouveau. Pouvais-je le lui avouer ? Couper cours à nos retrouvailles ? Non, j’étais bien trop égoïste pour me blesser comme ça… oui, j’étais maso, mais pas cette fois, cette fois je ne voulais pas ressentir ce manque de nouveau.

Son pouce caressait le dos de ma main, doucement, sans me quitter des yeux, les secondes passèrent et de nouveau il sembla peu sûr de lui… ou de moi.

- Reste avec moi. Soulage mon cœur de nouveau blessé, le temps d'une nuit, comme avant... souffla-t-il.

Ces mots redéclenchèrent en moi des besoins ressentis uniquement lorsque j’avais été près de Rui : protéger quelqu’un qui m’était cher. Il avait toujours été le seul. Même si à l’époque je l’avais secoué à cause de ce qui lui était arrivé je n’avais pu m’empêcher d’éprouver le besoin de le réconforter. Pour un démon de ma trempe, c’était surprenant, mais je n’avais jamais tenté d’aller contre ce besoin, de le renier.

Je me tournai de nouveau vers lui, les mots me brûlant les lèvres, mais je refusais qu’il voie à quel point je me sentais concerné par ce qui lui arrivait, même encore aujourd’hui. Si j’assumais ce que j’éprouvais pour lui, mon unique salut était de lui en cacher l’intensité. Il savait que je l’appréciais beaucoup, mais il était sans doute loin de penser que je l’aimais autant que lui m’aimait.

Je me mordis l’intérieur de la joue un instant pour pouvoir tempérer le ton de ma voix.

- Rui, qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui te blesse, toi, un ange ? Qui ose ?

Il était sans doute inutile de préciser que Rui était l’unique créature sur terre qui trouvait grâce à mes yeux, et en deux siècles l’idée qu’il soit devenu un ange aurait dû me titiller, je n’avais jamais rencontré de personne plus gentille que lui. De ce fait, je supportais mal l’idée qu’il souffre par la faute d’un ou d’une autre que moi.

Je me rapprochai de lui, passant mes bras autour de son cou pour me blottir contre lui, j’enfouis mon visage au creux de son épaule en soupirant.

- Dis-moi tout, Rui… et je t’aiderai à ne plus y penser. Je serais là pour toi… autant que tu le voudras.

Je respirai profondément le parfum de sa peau et y déposai un baiser.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Ven 16 Nov - 4:16

Il prit un temps avant de me répondre. J'avais peur de ce qu'il allait me dire. Je le regardai, mon regard se faisant de moins en moins sûr. Ce fut alors un soulagement lorsqu'il me répondit.

- Rui, qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui te blesse, toi, un ange ? Qui ose ?

Je le regardai, les yeux brillants. Ran s'inquiétais pour moi. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète, mais je devais le dire, j'étais heureux qu'il se soucis encore de ce qui m'arrivait, de ce qui me blessais. Je lui souris tendrement et l'accueillit contre moi comme un cadeau de Dieu lorsqu'il se colla contre mon torse, la tête contre mon épaule. Je me dis alors que c'était ironique. Je devais arrêter de parler de son retour comme si c'était mon Père qui me l'avait ramené parce que c'était tout sauf le cas. Ran était un démon de la pire espèce et, en général, Dieu n'aimait pas ce genre de créature. Moi, non plus d'ailleurs. En général! Mais Ran était une exception, et toute qu'une en plus! Ho, ça oui! Je resserai légèrement ma prise sur lui, comme pour lui assurer que je l'acceptais comme il était, comme pour lui prouver que moi aussi, je me souciais de lui et que je ne voulais pas qu'il souffre.

- Dis-moi tout, Rui… et je t’aiderai à ne plus y penser. Je serais là pour toi… autant que tu le voudras.


Ho mon très cher! Comment pouvais-je lui dire que celle que j'aimais à en crever était en faite ma protégée? Ho, c'est vrai! Il faudrait que je lui avoue en même temps que même parmi les anges, on se foutait de ma gueule! Parce que bien sur, j'étais un ange gardien et que ce sont les faibles de l'espèce angélique! Comment pouvais-je lui dire que même parmi les miens, il n'y avait personne qui me comprenait, personne de qui j'étais proche, personne qui se souciait même juste un peu de moi? Je ne pouvais pas lui dire.

Seulement, en même temps, je savais que je pouvais lui faire confiance. Je savais qu'il ne me jugerait pas, que même si j'étais un ange gardien, il resterait près de moi. Je n'avais jamais dit à personne mes sentiments pour Rei. J'avais toujours gardé ce sentiment trop lourd à porter et, surtout, interdit, pour moi. Peut-être que lui dire, à lui, le seul en qui j'avais réellement confiance -excepté Rei, bien entendu- me soulagerait. Je voulais, en même temps, lui prouver que j'avais confiance en lui. Je me mis alors à lui caresser le dos, passant une nouvelle fois ma main sous son chandail. Je lui embrassai la tempe et soupirai fortement avant de commencer.

-Ran... Tu sais quel type d'ange je suis? Je suis un ange gardien. Je dois protéger une jeune femme, Rei! Ma petite Rei... Ma lady... Seulement, je suis vraiment qu'un con! Je sais pas pourquoi mon coeur aime me jouer des tours, comme ça! Je sais pas pourquoi je suis amoureux d'elle! C'est strictement interdis, des relations comme ça! En plus, Rei est une chasseuse. Elle tue démon et ange sans remord. Et c'est en partie ma faute. Je... J'ai mal fait mon travail, elle me déteste. Au final, la seule personne dans ce monde en qui je peux réellement me fier, c'est toi, ne! Même quand j'étais humain, quand je me suis fait torturer, emprisonner et écarteler, j'ai pensé à toi et je me disais que même si je mourrais, ce n'était pas si grave, que je te retrouverais et que tu me guiderais... Je me trouve stupide, quand j'y repense! Comment aurais-tu put le savoir? Quand on est un humain et qu'on entend le mot "démon", on croit qu'ils savent tout, qu'il comprennent tout, qu'ils sont au dessus de tout... Même chose pour les anges! C'est débile. Mais au moins, penser à toi me réchauffait un peu le coeur, apaisait mes blessures, un peu.

Je lui embrassai une nouvelle fois la tempe, cherchant à calmer mon pouls qui c'était de nouveau accéléré, mais cette fois à cause de la douce et douloureuse pensée de ma petite Rei. Mon amour pour elle était irrationnel. Mon "amour" pour Ran l'était. Je comprenais mon sentiment, j'étais à l'aise avec lui et je savais à quoi m'attendre. Je savais qu'il ne me repousserait pas, qu'il ne me blesserait pas pour rien et qu'il ferait attention à mon coeur qu'il connaissait bien, qu'il savait beaucoup trop sensible et délicat. Il avait beau être caché derrière un torse musclé et solide, il pouvait facilement être brisé et il le savait. Il me connaissait et cette pensée me fit du bien. Il était peut-être le seul à vraiment me connaitre. Je posai ma joue contre sa tête, fermant lentement les yeux.

-Tu restes avec moi, cette nuit, ne? Tu ne t'enfuiras plus en me laissant derrière, ne? J'ai beaucoup trop besoin de toi pour que tu me laisses seul.

Oui, j'avais besoin de lui cette nuit. Et oui, je l'avouais, j'avais encore besoin de lui au quotidien. J'avais besoin d'être de nouveau près de lui, autant de son coeur que de son corps.
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Ven 16 Nov - 18:02

Rui me serra contre lui, j’avais peut-être été idiot de penser qu’il m’aurait repoussé pour ce que j’étais, après tout je le connaissais, et ce que nous avions partagé, ce que nous partagions, dépassait sans doute notre nature même. Si en deux siècles de séparation, nous nous souvenions encore de ce qui s’était passé entre nous, si ça comptait toujours, alors il y avait peu de chance que cela disparaisse un jour. J’avais confiance en lui et j’aurais pu tout lui dire si, malgré tout, je n’avais pas la crainte que son regard change un peu s’il apprenait ce qui se baladait dans ma tête… et j’étais certain que lui, était capable de tout me dire, j’étais mal placé pour juger qui que ce soit de toute façon, même si je ne me gênais pas de le faire quand je n’aimais pas quelqu’un, aussi je fus surpris quand Rui hésita à me répondre.

Je n’interrompis cependant pas notre étreinte, lui laissant le temps de se décider. Que pouvait-il avoir peur de me dire ? J’avais déjà fait les pires choses alors il aurait été difficile pour lui de me choquer, ou de changer la vision que j’avais de lui.
Doucement, il commença à caresser ma peau et déposa un baiser sur ma tempe avant de se confier à moi. Je l’écoutai sans broncher, mais ce fut difficile. Ce qu’il me disait ne me surprenait pas… qu’il soit un ange gardien, ça lui ressemblait trop pour que j’en sois surpris, et ça expliquait le fait que son aura ait été cachée par celle de son barman qui était bien plus puissant que lui. Et concernant celle dont il s’était épris, il avait toujours le chic pour choisir celles qui ne lui correspondaient pas. Pourquoi ne se trouvait-il pas une douce jeune femme ? Non, il avait choisi une chasseuse, qui était sa protégée ! Et il était franchement pas tombé sur la plus agréable, je le savais bien pour avoir déjà eu affaire à cette demoiselle. Elle avait du cran… mais savoir qu’à présent elle faisait souffrir Rui m’énervait… comment se permettait-elle ? Qui était-elle pour le détester ? Petite humaine…

En réalité, ce qui fut le plus difficile à encaisser dans ce qu’il me raconta, c’est ce qu’on lui fit subir quand il était humain. « Torturer, emprisonner et écarteler » somme toute des mots qui avaient tendance à me faire sourire, rire, en tant normal, mais dans la bouche de Rui, savoir qu’il avait dû endurer cette douleur, seul, avec le souvenir que je lui avais laissé de moi, cela m’enragea. Je serrai les dents pour ne pas laisser éclater ma colère, si j’avais su à l’époque, si j’avais pu revenir le sauver… les humains à l’origine de ces horreurs ne s’en seraient pas sortis facilement ils l’auraient payé de leur vie pour avoir osé s’en prendre à lui.

Il déposa de nouveau un baiser sur ma tempe puis posa sa tête contre la mienne, je fermai les yeux un instant, rien qu’une seconde pour penser à rien d’autre qu’au fait que j’étais de retour dans ses bras.

- Tu restes avec moi, cette nuit, ne ? Tu ne t'enfuiras plus en me laissant derrière, ne ? J'ai beaucoup trop besoin de toi pour que tu me laisses seul.

Comment pourrais-je le laisser de nouveau ? Pas après ce qu’il venait de me dire, plus encore qu’avant je savais que je devais être à son côté pour l’épauler. Peut-être devrais-je remercier cette petite chasseuse finalement, elle me donnait une excuse pour ne pas quitter Rui sans qu’à nouveau je m’en sente coupable. Je remontai l’une de mes mains dans les cheveux de Rui et les caressai doucement.

- Aie confiance en moi, plus jamais je ne te laisserai.

Je me redressai pour le regarder dans les yeux. Il ne fallait pas qu’il compte que j’aie ce genre de comportement souvent, et j’espérais d’ailleurs bien que ce serait la seule fois où je me laisserais être aussi sentimental, parce que je n’aimais pas ça du tout. Être sentimental c’était être faible… et je refusais de l’être.

- Je te promets de ne plus te fuir… et sache qu’à l’époque je n’avais pas plus envie de fuir qu’aujourd’hui. J’étais même prêt à décimer tous ceux qui savaient quel monstre j’étais pour pouvoir rester avec toi plus longtemps… mais ça n’aurait fait qu’envenimer les choses, il y aurait toujours eu quelqu’un pour douter de moi, alors je n’avais pas le choix. Et je m’excuse de ne pas t’avoir prévenu, mais ça aurait été plus difficile, autant pour toi que pour moi.

Je soupirai, même s’il m’avait pardonné depuis longtemps selon lui, ça n’aurait pas été juste que je ne m’excuse pas de l’avoir abandonné je suppose, ça aurait été lâche, facile. J’assumai d’être parti, et même si je ne lui aurais pas fait l’affront de dire que je l’avais fait pour le protéger, c’était en partie vrai… qui sait si toutes ces rumeurs n’auraient pas fini par l’inclure, moi je pouvais survivre à tout, mais Rui n’était encore qu’un humain à ce moment-là, et il était fragile.

Je déposai un baiser sur ses lèvres, sage, avant de plonger de nouveau dans ses yeux, un doux sourire aux lèvres.

- Je resterai cette nuit, demain, et toutes celles où tu voudras de moi près de toi, Rui.


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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Sam 17 Nov - 3:51

Il avait mit sa main dans mes cheveux pour les caresser. Cette caresse si douce me fit du bien. Il savait commet réagir avec moi et ce qui m’apaisait. Cette caresse me rappelait bien des choses. Ran avait toujours été le seul à comprendre mes peines et à savoir les calmer. Tout le monde croyait qu’il fallait me donner une claque d’encouragement dans le dos et rire de ce qui me rendait mal. Lui, il savait quoi faire. J’espérais juste que lorsque ce serait mon tour de l’aider, j’en serais, moi aussi, capable. Il m’avait toujours aidé, réconforté, tandis que moi, je ne me contentais que de recevoir et jamais rien donner. Je n’avais rien à lui donner! Je ne savais pas quoi faire pour lui rendre la pareille. J’espérais juste que le jour où il aurait besoin de quelqu’un, il viendrait me voir. Je le réconforterais à mon tour.

- Aie confiance en moi, plus jamais je ne te laisserai.

Je souris doucement. Je lui ferais confiance. Tant qu’il m’assurait qu’il ne me laisserait plus, alors ça allait. Il se redressa et me regarda dans les yeux. Ses yeux si effrayants, mais pourtant, pour moi, tellement réconfortant, tellement protecteur! Quand je voyais ses yeux, je pouvais me dire que tout irait bien. Quand il était là, de toute façon, tout allait bien, ensuite. Ses yeux dans les miens, il se mit à m’expliquer pourquoi il était partit, qu’il aurait voulu rester, qu’il ne voulait pas m’abandonner. Il s’excusa, même si je lui avais dit que je l’avais déjà excusé. Ses mots me firent chaud et cœur, mes yeux un peu dans l’eau par toutes ses belles paroles qui étaient pourtant vraies. Je lui souris tendrement et ravalai mes larmes alors qu’il me donna un petit baiser.

- Je resterai cette nuit, demain, et toutes celles où tu voudras de moi près de toi, Rui.

Je lui souris à nouveau. Si je ne faisais qu’à ma tête, je le garderais près de moi toutes les nuits. Je ris légèrement de moi-même et l’attira au creux de mes bras pour l’embrasser doucement. Je le pris dans mes bras comme s’il était une princesse –ce qu’il était loin d’être- puis l’emmenai dans l’arrière boutique où se trouvait un sofa. Je m’assis dessus et le posai sur mes genoux.

-Tu me promets d’être là quand je le voudrai, mais tu sais, moi aussi je suis là. Si tu as besoin de moi, si tu veux me voir, je suis là. Je suis là pour toi et ça, c’est pour toujours. C’est une promesse.

Je lui souris et le regardai comme je regardais Rei quand je voulais qu’elle me fasse, même un peu, confiance. Ce regard qui incitait normalement les gens à se fier à moi. Plus on croyait à ce que l’on disait plus les gens croyait en nous. Moi, j’étais certain à 100% de ce que je lui affirmais. Je tiendrai ma promesse quoi qu’il arrive. Bien entendu, il y avait Rei, mais je pouvais faire les deux en même temps. Être là pour lui et pour elle en tout temps. Je saurais gérer.

Je caressai ses lèvres des miennes et, tout en lui donnant tous pleins de baisers papiers, descendit vers sa mâchoire, en suivant le contour. Je lui embrassai alors la joue puis me redressai légèrement pour lui embrasser le front.

-Même les plus terribles démons ont besoins de tendresse, parfois.

Affirmais-je avant de, justement, l’embrasser tendrement. Je me demandais ce que lui, il avait fait durant ces 200 années de séparation. Je me demandais bien ce qui lui était arrivé, à lui. Je n’avais surement pas été le seul à souffrir. Il avait certainement tué tous pleins de gens, mais sinon, qu’avait-il fait de sa longue vie sans fin?

Je caressai sa joue du revers de ma main et lui embrassai le front. Mon ventre se mit alors à gronder contre ma volonté. Je fermai les yeux pour ne pas voir les siens -surement moqueurs- et me frottai le ventre. J’avais faim. Mon dernier repas avait été le souper de la veille. Je n’avais rien mangé de la journée et de toute la journée, il fallait que mon ventre se manifeste –et pour la première fois en plus- à ce moment.

-Heu… je… gâche le moment là. Tu as faim?

Demandais-je pour essayer de calmer et cacher ma gêne, même si je savais que je ne le tromperais pas avec mon regard faussement calme, normal. Je soupirai et ris une nouvelle fois de moi-même. Après réflexion, peut-être qu’en fait je ne gâchais pas le moment tant que ça. On pourrait manger à une table et parler tranquillement. Mais s’il n’avait pas faim, s’il voulait faire quelque chose d’autre, je pouvais parfaitement attendre et faire cet autre chose. J’étais ouvert à toutes les propositions de sa part!

-Ou bien… sinon… on peut faire autre chose.

Il fallait que je le propose! Sinon il se sentirait peut-être obligé de manger avec moi au lieu de faire des trucs qu’il avait peut-être envi de faire! Hum hum… dilemme! Je le laissais choisir, ce serait beaucoup moins difficile comme ça!
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Lun 19 Nov - 23:11

Mon sourire s’agrandit quand je vis le sien, mais lorsqu’il se mit à rire je fis une petite moue. Eh ? Il ne croyait pas ce que je lui disais ? Pour une fois que je disais quelque chose d’un tant soit peut tendre et, surtout, sincère, c’était comme ça qu’il le prenait ? Il ne s’en aperçut sans doute pas, et j’oubliai vite lorsqu’il m’attira dans ses bras pour m’embrasser de nouveau. Il me porta ensuite dans ses bras jusqu’à l’arrière-boutique du bar, ce qui me fit sourire. Rui était-il aussi impatient que ce que ses paroles le laissaient sous-entendre ? Voilà qui serait intéressant je dois dire. Il s’installa sur un sofa et me garda sur ses genoux.

- Tu me promets d’être là quand je le voudrais, mais tu sais, moi aussi je suis là. Si tu as besoin de moi, si tu veux me voir, je suis là. Je suis là pour toi et ça, c’est pour toujours. C’est une promesse.

Je souris, plus tendrement, comment pourrai-je même douter de sa parole ? Ceci dit, dire ça à un démon de la luxure, ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, surtout ces temps-ci où je me sentais de moins en moins stable. Il était tellement dévoué… je crois que jamais je ne pourrais lui dire ce qui me rongeait, il serait bien le premier à être au courant d’ailleurs… car même si en Enfer le fait que je sois fou n’avait échappé à personne, aucun d’eux ne savait réellement que j’entendais une voix dans ma tête assez régulièrement et que c’était grâce à elle que je m’étais fait ma place. Non, je ne pourrais pas le dire à Rui, ça ne ferait que lui montrer à quel point j’étais mauvais.

Ses lèvres sur les miennes me sortirent de mes pensées et je souris sous sa bouche qui déposait quantité de baisers sur mes lèvres puis sur ma peau, suivant l’arête de ma mâchoire. Je fermai les yeux, savourant sa douceur et le bien-être qui m’envahissait. Je me sentais tellement bien dans ses bras. Il déposa un baiser sur ma joue, puis sur mon front.

- Même les plus terribles démons ont besoin de tendresse, parfois, affirma-t-il.

Il embrassa mon sourire avec cette même tendresse dont il m’avait couvert à l’époque où nous nous étions connus, quand il pensait encore naïvement que j’étais aussi humain que lui. J’en frissonnai. Tout cela réveillait mes sens, mes souvenirs, ces réminiscences dont je me divertissais lorsque la compagnie en laquelle je me trouvais ne me satisfaisait pas autant que savait le faire Rui, et je n’en avais pas honte… j’aurais aimé le dire à Rui, en revanche je ne savais pas comment il le prendrait, il était loin d’être aussi dépravé, perverti que moi, cela risquerait de le gêner. Quoi que ce serait amusant… j’aimais qu’il soit gêné. Mais cette tendresse, il avait bien été le seul à me l’offrir, ou bien était-ce le seul que j’autorisais à agir ainsi avec moi. Oui, peut-être.

Son estomac se manifesta soudain, alors que j’étais à deux doigts de lui sauter dessus. Je fus heureux qu’il ferme les yeux, ainsi il ne voyait pas mon air blasé et légèrement frustré. Je soufflai silencieusement et me redressai un peu.

- Heu… je… gâche le moment là. Tu as faim ?


Il soupira silencieusement et rit de nouveau. Je secouai doucement la tête en souriant et remontai une main dans ses cheveux que je caressai une nouvelle fois. C’était notre lot à tous dans ce corps humain de subir ses besoins, on y pouvait rien, et puis je n’allais pas le crucifier pour ça tout de même. Mais il était mignon quand il était gêné et ennuyé… surtout d’ailleurs quand il faisait tout pour n’avoir pas l’air gêné et ennuyé, comme si je ne le connaissais pas assez pour savoir quand il essayait de prendre sur lui.

- Ou bien… sinon… on peut faire autre chose.

Autre chose ? S’il avait faim, on n’allait pas tenter le diable - sans mauvais jeu de mot - et je n’étais pas égocentrique au point de ne faire que ce que je voulais en dépit des autres… enfin, si, je l’étais, mais pas en ce qui concernait Rui, avec lui tout était différent. Et puis de toute façon, la seule « autre chose » que j’avais en tête pour l’instant allait nécessiter qu’il ne s’évanouisse pas d’inanition… qui sait ce que je serais capable de lui faire s’il était inconscient quand j’étais dans les parages.

Je me penchai sur lui pour déposer sur sa bouche un baiser que j’appuyai légèrement pour sentir la douceur et la chaleur de ses lèvres, ainsi que cette saveur qui m’avait toujours fait fondre quand je l’avais sur la langue. Je mis fin au baiser rapidement et glissai ma bouche jusqu’à son oreille que je titillai du bout de ma langue.

- Si tu as faim, allons manger, murmurai-je. Il faut que tu prennes des forces, mon ange.

Je léchai plus franchement son oreille puis me redressai de nouveau pour le regarder. Je fis un sourire en coin et, décidant que je n’avais pas été aussi explicite que j’aimais l’être, fis doucement descendre une main le long de son torse jusqu’à son bas-ventre, me gardant bien d’aller plus bas, et je ne quittai pas son regard des yeux.

- Et puis, ce n’est pas une heure ou deux qui nous feront défaut, nous avons l’éternité devant nous pour rattraper ces deux derniers siècles…

Je l’embrassai de nouveau, un peu plus brusquement, puis je me remis sur mes pieds et lui tendis la main. Si je continuais à le provoquer comme je le faisais, c’est moi qui allais finir par plus pouvoir me retenir d’attendre.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Lun 19 Nov - 23:54

Il m’embrassa soudainement. Je ne m’y attendais pas tellement. Je maudissais mon ventre, ma tête hurlant des insultes à mon estomac qui gâchait tout. Il remonta sa bouche près de mon oreille et la titilla légèrement, ce qui me rendit franchement impatient. Et le pire, c’est que c’était mon point faible. Fallait pas toujours à mon oreille s’il ne voulait pas que je lui saute dessus! Il me dit par contre que je devais manger et reprendre des forces. Seulement, lorsqu’il m’appela mon ange, un grand sourire que je tentai de réprimer prit place sur mes lèvres. Bien entendu que j’étais son ange! Maintenant, c’était le cas de le dire. Et puis finalement, si c’était grâce à ma faim qu’il m’avait appelé comme ça, je pouvais bien lui en être un peu reconnaissant. Mais juste un peu, parce que ça gâchait quand même le plaisir!

Sa langue vint alors de nouveau retrouver mon oreille et cette fois de façon beaucoup plus appuyé. Alors que je serrais les dents pour ne pas lui montrer comme cette caresse me rendait fou, il se redressa et me fit un sourire en coin. Il passa alors sa main sur mon torse pour finalement caresser mon bas-ventre. Je fermai les yeux et soupirai doucement. Cette main me faisait tellement frémir! J’avais juste envie de l’attirer violement contre moi et de l’embrasser passionnément. Seulement, je me devais de garder mon calme et de respirer pour ainsi essayer d’oxygéner mon cerveau qui semblait effectivement manquer d’air.

- Et puis, ce n’est pas une heure ou deux qui nous feront défaut, nous avons l’éternité devant nous pour rattraper ces deux derniers siècles…

J’ouvris de nouveau les yeux et lui fit un sourire désolé. Il m’embrassa alors légèrement violement – à croire qu’il lisait dans mes pensées- et finit par se relever. Il me tendit alors la main.

Vraiment, mon ventre gâchait tout. J’avais espéré toute la soirée ce moment et mon p*tain d’estomac me le gâchait! Je faillis me mettre à hurler et frapper des poings et des pieds dans le vide comme un enfant à qui on enlève son jouet préféré. Je ne voulais pas aller manger, moi! Je voulais rester avec lui sur ce divan et faire l’amour avec lui! Je rougis à cette pensée mais pris finalement sa main pour me remettre sur pied. Je l’attirai alors contre moi et l’embrassai tendrement une nouvelle fois. Si je ne pouvais pas aller plus loin dans l’immédiat, alors je pouvais au moins l’embrasser. Je passai mes mains dans son dos le-lui caressant d’un touché léger.

-Je commende de la pizza, alors! Mon p’tit démon!

Fis-je avant de lui faire un clin d’œil puis de poser un rapide baiser sur ses lèvres pour ensuite retirer mes mains de son dos et me diriger vers la salle principale. Je commandai donc une pizza et leur précisai que j’étais extra extra pressé. J’imaginais bien le regard que Ran avait sur moi et c’est pour ça que je n’osai pas le regarder. Il devait bien se foutre de ma gueule! Si ça avait été quelqu’un d’autre, il serait partit tout de suite et m’aurait laissé sur ma soif sans suite possible. Heureusement, ce n’était pas quelqu’un d’autre; c’était Ran. Mon Ran à moi, me plaisais-je à me dire.

-Ran, je suis désolé pour ça! Je te jure, dès que j’ai le ventre plein, je te permets de me le faire payer comme tu voudras, ne! Faut le pardonner, mon estomac comprend pas qu’il gâche tout et qu’il ne faut pas gronder comme ça! Il pense juste à lui! Et je dis des sacrés conneries quand j’ai faim.

Fis-je avant de laisser ma tête tomber sur la table. J’avais envie d’être dans les bras de Ran et sans cette stupide intervention de mon estomac, j’y serais en ce moment-même. Je soupirai et j’eu encore une fois envie de faire l’enfant et de taper des poings et des pieds. Je finis par me redresser et de tendre les bras à Ran, une moue sur les lèvres, mes yeux piteux lui demandant de venir me serrer dans ses bras. Je voulais accoter ma tête contre son épaule ou même son torse. J’avais vraiment des envies de meurtres envers mon estomac mais surtout envers mon irresponsabilité depuis la veille en me disant que je pourrais bien manger plus tard. Maintenant, le plus tard était arrivé et ce n’était vraiment pas le moment!

-Ran, je m’excuse…

Fis-je une nouvelle fois avant de soupirer. Ran me manquait tellement! Et juste quand je le retrouvais, que j’allais enfin pouvoir le toucher encore, le caresser, le sentir contre moi –et peut-être bien en moi- il fallait que mon estomac gâche tout. Comment une si petite chose, un si petit détaille, pouvait tout gâcher aussi aisément?!

Je savais. C’était la punition Divine! C’était Dieu qui voulait me rappeler que la luxure était un péché! Et bien, pour une fois dans sa vie, il pouvait bien aller se faire foutre, Dieu! Parce qu’en se moment, c’est tout ce que je voulais! Aller me faire foutre! Et pas par n’importe qui! Par Ran, mon démon à moi! Mon démon, à qui je tenais énormément. Mon démon que j’aimais de tout mon cœur et qui m’avait trop manqué pour qu’un connard d’estomac me gâche le moment! Si on pouvait lire dans ma tête, tout ce qu’on verrait, ce serait un gros «FRUSTRÉ ET EN MANQUE DE RAN» en rouge clignotant.
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Shibata Ranmaru
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mar 20 Nov - 17:12

Je le regardais alors qu’il ne semblait ne réagir qu’à moitié à ce que je venais de dire, ou peut-être se retenait-il de réagir, justement. Je m’empêchai de sourire et attendis jusqu’à voir ses joues se colorer de rouge, encore cette fois, ne pas sourire fut difficile. Ce qu’il pouvait être innocent, même après tout ce temps… c’était bien le seul que je rencontrais qui le soit à ce point. C’est pour ça qu’il était mon trésor, c’est pour ça que je ne permettrai à personne de le briser.

Il prit finalement ma main et se leva, dans ce même mouvement il m’attira de nouveau dans ses bras et m’embrassa tendrement. Je l’enlaçai, répondant à son baiser, alors que ses mains caressaient légèrement mon dos, j’en frissonnai.

- Je commande de la pizza, alors ! Mon p’tit démon !


Je souris en réponse à son clin d’œil et le laissai quitter la pièce. Quand il fut hors de vue, je me mordis furieusement l’intérieur de la lèvre jusqu’à sentir le goût du sang et mes poings se serrèrent de frustration. Non, je ne pouvais pas lui montrer à quel point je me sentais frustré de ne pouvoir être dans ses bras comme je le voulais maintenant, je risquerais probablement de l’effrayer s’il s’en rendait compte.
Je le rejoignis finalement, l’air de rien, et m’appuyai dos contre le comptoir alors qu’il téléphonait à une pizzéria, j’eus juste le temps de l’entendre dire qu’il souhaitait que sa pizza arrive très très très vite et je me mordis la lèvre étouffer mon rire. Il dut se douter de ma réaction car il garda la tête tournée à mon opposé pour ne pas me regarder, ce qui ne fit que m’amuser encore plus. Ce qu’il pouvait être idiot quand il s’y mettait… si ça avait été n’importe qui d’autre, cela ne m’amuserait ni ne m’attendrirait, il avait bien de la chance d’être toujours le même, et que je le sois aussi… Je savais parfaitement tout ça, et bizarrement ça ne changeait rien à l’intensité de ce que je ressentais. Oui, Rui était une exception, oui, j’étais totalement l’inverse de ce qu’il connaissait de moi quelque part mais… avec lui, ça valait le coup.

- Ran, je suis désolé pour ça ! Je te jure, dès que j’ai le ventre plein, je te permets de me le faire payer comme tu voudras, ne ! Faut le pardonner, mon estomac comprend pas qu’il gâche tout et qu’il ne faut pas gronder comme ça ! Il pense juste à lui ! Et je dis des sacrées conneries quand j’ai faim.

Il laissa tomber sa tête sur la table, je haussai les sourcils. Oui, ça je m’en souvenais parfaitement qu’il se perdait en divagation quand son estomac attirait son attention, j’avais même appris à m’y habituer, après tout, nous avions passé un temps conséquent ensemble. Je secouai la tête en souriant, ce n’était quand même pas de sa faute s’il était toujours taraudait par ses besoins d’humain… moi, avec le temps, j’avais appris à faire le tri dans les besoins que je désirais contrôler, et ceux que je désirais laisser me contrôler… la faim, la soif, le sommeil, je maîtrisais à présent, mais il faut dire que j’avais une préférence pour mes bas instincts.
Il se redressa enfin et se tourna vers moi. Il me tendit les bras et la moue qui se dessina sur ses lèvres relança mon envie de rire, je dus encore me faire violence. Je croisai les bras sur mon torse et appuya ma joue sur l’une de mes mains.

- Ran, je m’excuse…

Cette fois, ce fut trop. Je serrai mon poing sur ma bouche mais mes épaules tressautèrent à cause de mon rire mal contenu et après quelques secondes je pouffai. C’était amusant de voir à quel point il s’inquiétait de ce que je pouvais penser… mais bon, j’avais une enveloppe corporelle humaine moi aussi quoi que ça en coûte à mon amour-propre.

A cette vitesse surnaturelle que j’affectionnais, je me rapprochai de lui et me hissai sur la table, pile en face de lui. Celle-ci bascula à peine sous mon poids et j’attrapai les mains de Rui pour les passer autour de ma taille, je glissai mes mains le long de ses bras, lentement.

- Ne t’excuse pas, ce n’est pas la mort, tu as juste faim… et j’ai déjà dû supporter pire de la part d’humains alors… t’en fais pas, va…

Je me penchai vers lui pour déposer un baiser sur ses lèvres puis me redressai pour le regarder. Les humains, surtout les mecs, savaient être tout sauf attentifs aux moments les plus, disons, délicats… bah, ce n’était pas comme si j’en attendais beaucoup d’eux après tout, ce n’était que des humains. Rui était le seul à ne jamais me décevoir. Je glissai mes doigts sur son cou en souriant.

- Et même si je suis exigeant, je sais également être patient… quand ça en vaut la peine… alors tu n’auras qu’à me prouver, après, que tu vaux toutes les peines du monde.

Je me penchai pour l’embrasser encore une fois, mais cette fois je laissai durer le baiser, je n’arrivais pas à me détacher de ses lèvres. Je laissai d'ailleurs ma langue caresser sa bouche pour retrouver la sienne.


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Kazuki Rui
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MessageSujet: Re: My old old friend [Hot]
Mer 21 Nov - 0:55

Il riait de moi, là?! Je souris tendrement face à son rire qu’il essayait de contenir. Et oui, Ran-chan riait de moi. Bha au moins, ça l’amusait! Et tant mieux, ça aurait eu au moins une bonne conséquence! Je ne me vexais pas si facilement, tout de même! Je lui souris alors tendrement. Son sourire avait toujours été difficile à obtenir, même si j’avais toujours eu beaucoup plus de facilité avec lui que les autres!

Il vint alors s’assoir sur la table devant moi et plaça mes mains dans son dos. Il descendit alors lentement les siennes le long de mes bras, me donnant des frissons.

- Ne t’excuse pas, ce n’est pas la mort, tu as juste faim… et j’ai déjà dû supporter pire de la part d’humains alors… t’en fais pas, va…

Il m’embrassa avant que je n’ai eu le temps de dire quoi que ce soit et se redressa. Il glissa ses mains dans mon cou avant de continuer.

- Et même si je suis exigeant, je sais également être patient… quand ça en vaut la peine… alors tu n’auras qu’à me prouver, après, que tu vaux toutes les peines du monde.

Je dus me faire violence pour ne pas me mettre à sourire comme un idiot. Il savait comment me faire plaisir. Il savait toujours quoi dire et j’adorais quand il faisait ça. Je lui souris tendrement alors qu’il se pencha à nouveau pour m’embrasser. Il laissa alors sa langue rejoindre la mienne, ce qui me fit légèrement sourire dans notre baiser. Je me levai alors de ma chaise pour pouvoir être –presque parce que quand un peu plus grand- à sa hauteur. Je me collai contre son torse, faisant pression dans son dos pour le rapprocher au maximum. Après un temps indéterminé pour cause de beaucoup trop perdu dans un monde où tout est rose et où des petits moutons sautilles autour de nous pour extérioriser mon tôt de bonheur, je dus me séparer de ses lèvres pour pouvoir respirer. J’accotai mon front contre le sien, le gardant tout de même plaqué contre mon torse.

Je le regardai alors dans les yeux d’un regard intense, enfin… parce qu’avec ce que je ressentais, comment pouvait-il ne pas être intense? Ran me rendait comme ça. Intense. Il était un péché en lui-même! Même s’il le savait déjà, ça! Juste le voir me donnait envie de le serrer fort dans mes bras et de le bercer, de lui donner et de lui montrer toute la tendresse que j’avais envers lui. Je me demandais pourquoi il me donnait le droit d’être si proche de lui alors qu’il ne laissait personne l’approcher sans se manger son poing qui, sérieusement, ne me donnait pas envie de tout.

-Ran, pourquoi moi? Pourquoi j’ai le droit de te serrer dans mes bras et personne d’autre? Enfin… personne à ma connaissance…

Tout d’un coup, je me trouvai stupide d’avoir posé cette question. Peut-être bien que je n’étais pas le seul. Peut-être qu’il y avait d’autres personnes pour lui et que je n’étais pas unique, comme je le croyais. Il ne m’avait jamais rien dit à ce propos. Malgré que moi non plus, je ne lui avais jamais dit qu’il était le seul avec qui j’agissais ainsi…

-Ran, tu sais que tu es le seul, hein? Je veux dire… tu es le seul pour qui je ressens ce que je ressens… avec qui je suis si proche.

J’affichais mes doutes, mais il devait savoir que si je gardais tout à l’intérieur, j’allais finir par m’étouffer avec mes sentiments et que quand ça allait sortir, ça sortirait dans une crise de larme. Et je n’étais pas du genre, normalement, à aimer pleurer devant les gens. Ran était différent –encore- sur ce point. J’avais tellement pleuré devant lui que maintenant, j’étais à l’aise d’afficher mes peines. Mais encore là, seulement devant lui. Avec les autres, j’essayais de paraitre fort et je savais cacher mes sentiments pour ceux qui ne me connaissaient pas. Bien entendu, tout ce passait dans mes yeux, mais personnes n’osait les regarder.

Je mis alors une de mes mains dans le cou de Ran et tirai sa tête vers moi pour l’embrasser avec le plus de douceur que je pus. Je m’éloignai alors lentement pour le regarder avec tendresse et lui sourire. Ce démon était mauvais, mais pas avec moi et je comptais bien lui prouver qu’il avait raison. Dès que j’aurais mangé, je le lui prouverais. D’ailleurs, ce stupide livreur était fichtrement long!

Et juste à ce moment, on cogna à la porte. Je posai mes lèvres sur sa joue et alla répondre, me séparant de lui à contrecœur. Je déverrouillai le loquet que Ran avait verrouillé et vit le livreur. Je le payai et refermai la porte sans lui accorder plus d’attention. Il devait me prendre pour un de ces êtres sauvages qui ne portent aucune attention aux autres et se foutent de leur gueule, mais non, j’étais juste très pressé.

Je retournai à table, posai la pizza à côté de Ran et le prit par la taille pour le faire descendre de table.

-Si tu veux manger avec moi, vaut mieux que tu sois assis sur une chaise plutôt que sur la table!

Fis-je avant de passer tendrement ma main sur sa joue, puis de poser furtivement mes lèvres sur les siennes. Je le regardai quelques secondes, le dévorants du regard en essayant d’être subtil même si, je le savais, Ran ne se laissait jamais prendre par mes tentatives de cacher mes intentions, mes sentiments, mes réactions et mes gestes. J’allai ensuite m’assoir à table et prit une pointe de cette pizza qui avait prit un temps fou –d’après moi mais certainement pas d’après le reste de la planète- à arriver. J’en pris une première bouchée et ne pu m’empêcher de crier un «oichiiiiiii~». Trop bon~ Surtout quand on à faim!

-Ran-chan! Vient manger! C’est super super bon!

Fis-je sans m’apercevoir que mon enthousiasme était beaucoup trop grand pour une simple pizza. Mais moi, quand j’avais faim, tout devenait la meilleure chose que l’homme ait rêvé de manger.
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